Kagame est un instrument au service des intérêts étrangers
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Lorsqu’on pose bien un problème, on a des chances de le résoudre. Lorsqu’on pose mal un problème, on a peu de chances de le résoudre. Il en est ainsi du problème de la justice internationale. En particulier du TPIR et d’INTERPOL.

On sait déjà avec certitude que le TPIR est au service d’une politique dictée par les USA et le Royaume-Uni. Ces deux Etats, usant de leur puissance conjuguée au Conseil de sécurité, ont fait du TPIR un instrument au service de leur politique dans la Région des Grands Lacs. Leur politique dans cette région est depuis longtemps d’armer, de financer et de protéger, par tous les moyens, leurs agents. Le régime FPR est un supplétif des USA et du Royaume-Uni dans leur offensive pour le contrôle de l’Afrique, en particulier, l’Afrique francophone. Florence Hartmann, l’ancienne attachée de presse de Carla Del Ponte, a expliqué dans son livre comment les USA, par la voix de Pierre Richard Prosper, notamment, a reçu les instructions des USA, en présence de leurs agents, des représentants du régime Kagame. Elle a refusé. Elle a été virée du TPIR, non pas par Kagame, mais par la coalition USA-UK, au Conseil de sécurité. Ce n’est pas Kagame, qui instrumentalise le TPIR, mais ses maîtres américains et britanniques.

Il en est de même d’INTERPOL. Interpol est dirigé par Jackie SELEB, ex-chef de la police sud-africaine, récemment limogé pour corruption, une police sud-africaine elle-même sous les ordres de Washington et  de Londres. Les opérations quotidiennes d’Interpol sont dirigées par son secrétaire général, Ronald K. Noble. Sans surprise, c’est un Américain.

ImageInterpol n’est pas une organisation professionnelle. Interpol est une institution internationale au service des 186 Etats qui composent son assemblée générale. Et parmi ces Etats figurent sans surprise également, les USA, le Royaume-Uni et …le Rwanda, de Kagame. Ils l’utilisent dans leur agenda. Kagame n’instrumentalise pas Interpol. Il n’en a pas les moyens. Ce sont ses maîtres américains et britanniques qui instrumentalisent Interpol, comme l’ONU et le TPIR, au service de leurs desseins sur l’Afrique en général, et la Région des Grands Lacs en particulier. 

C’est ainsi que William Swing s’en va et qu’il est remplacé à la tête de la MONUC, par un Britannique, Alan DOSS. Pour poursuivre la même politique en RDC et dans la région.  

Il faut cesser d’être myope.

Kagame est lui-même l’instrument de la politique des USA et du Royaume-Uni en Afrique. C’est ce qui explique, qu’au delà de la Région des Grands Lacs Africains, stricto sensu, ce sont ses soldats qui ont été envoyés au Darfour et qu’un criminel notoire, Karenzi Karake, dont les crimes contre l’humanité sont bien documentés, notamment ceux commis en RDC, y compris par des agences de l’ONU, a été désigné pour seconder le commandant de la force hybride ONU-UA.

Quelle force Kagame a-t-il pour instrumentaliser le Conseil de sécurité, ou le Sécrétariat général de l’ONU? Aucune. Il est l’instrument de puissants membres du Conseil de sécurité, c’est tout. Tant que ses maîtres jugeront qu’il est encore utile, ils emploieront leur puissance respective pour l’aider à faire son boulot. En l’occurrence, en échange de ses services, ils l’aident à protéger son régime, sans lequel, il ne pourrait plus exécuter les tâches qu’ils lui assignent.

De même, c’est toujours à cause de cette protection, que la France n’a pas envoyé de demande à Interpol, dont le siège se trouve pourtant en France même, à Lyon, pour qu’Interpol rédige une "RED NOTICE", qui permettrait de demander la coopération des 185 autres polices du monde, pour arrêter les 9 collaborateurs de Kagame visés par les mandats internationaux lancés par le juge Bruguière. La France n’a pas encore utilisé ses ressources à cette fin. Elle a ses raisons. Mais, il n’est pas inutile de dire qu’elle veut probablement éviter une confrontation avec les USA et le R-U qui pourraient s’y opposer, s’ils ne l’ont pas encore décidé alors que la France sait qu’ils sont malgré tout ses alliés en d’autres multiples circonstances. Elle ne pourrait le faire que si, probablement, les USA et le R-U avaient d’abord donné leur aval à l’opération, s’ils avaient laissé tomber leur actuel agent, Paul Kagame. Ce n’est pas encore le cas.

Non, Kagame n’instrumentalise pas INTERPOL. Pour employer ses propres mots, "he’s nothing", il n’est rien sans ses maîtres américains et britanniques. Il le prouve, par ses incessants voyages aux USA et au R-U, pour divers prétextes, pour renouveler sa loyauté et montrer son assiduité, auprès de ses maîtres. Il est temps de voir les choses en face.

PS:

Qui est Ronald K. Noble?

Pour ceux qui lisent l’Anglais, voici sa biographie officielle:

Ronald K. Noble was elected Secretary General by the 69th INTERPOL General Assembly in Rhodes, Greece, in 2000, and was unanimously reelected to a second five-year term by the 74th INTERPOL General Assembly in Berlin, Germany, in 2005. He is also a tenured Professor of Law at New York University School of Law, on leave of absence while serving as INTERPOL’s Secretary General.

Mr Noble previously served as the United States Department of Treasury’s first Undersecretary for Enforcement (1993-1996), where he was in charge of some of the US’s then-largest law enforcement agencies, including the Secret Service, Customs Service, Bureau of Alcohol, Tobacco and Firearms, Federal Law Enforcement Training Center, Financial Crimes Enforcement Network, and Office of Foreign Assets Control. Prior to that, he served as an Assistant US Attorney and Deputy Assistant Attorney General in the US Department of Justice (1984-1989).

A former member of INTERPOL’s Executive Committee, Mr Noble was also President of the 26-nation Financial Action Task Force, the anti-money laundering organization established by the G7 in 1989. Mr Noble served as a Law C lerk for Judge A. Leon Higginbotham, Jr., of the US Court of Appeals for the Third Circuit, from 1982-1984, where he received the highest evaluation ever given to a Law Clerk by Judge Higginbotham.

Qu’est qu’une "Red Notice"?

 An Interpol Red Notice is not an international arrest warrant.

These Interpol ‘Red Notices’ represent only a tiny fraction of the number of red notices issued by Interpol.

The persons concerned are wanted by national jurisdictions (or the International Criminal Tribunals, where appropriate) and Interpol’s role is to assist the national police forces in identifying or locating those persons with a view to their arrest and extradition.

These red notices allow the warrant to be circulated worldwide with the request that the wanted person be arrested with a view to extradition.

A distinction is drawn between two types of red notice: the first type is based on an arrest warrant and is issued for a person wanted for prosecution; the second type is based on a court decision for a person wanted to serve a sentence.

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