La sexualité à la rwandaise
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La sexualité à la rwandaise repose, principalement et sans conteste, sur une méthode : le kunyaza.
Son originalité consiste en ce que, depuis des temps immémoriaux, le rwandais avait trouvé une façon de faire jouir sa partenaire, par l’excitation simultanée des principales zones érogènes de la femme.

L’orgasme ne pouvait qu’immanquablement se déclencher. Pour les détails sur cette méthode, il est conseillé de lire avec intérêt le livre: "Pratiques et Rites sexuels au Rwanda" de Gaspard MUSABYIMANA, publié en 2006 à Paris (France) aux Editions L’Harmattan.  

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Le kunyaza : une méthode originale de faire l’amour

Physiologiquement, le vagin est innervé uniquement sur son premier tiers. Il est donc peu innervé. D’après des spécialistes, il n’a que deux points de sensations, un à son entrée et un autre dans son fond.

L’orgasme de la femme peut être clitoridien ou vaginal. Le premier peut déclencher le second chez 99% des femmes.

L’orgasme vaginal est difficile à déclencher car il faut d’abord bien localiser les points G et A. Le point G se situe quelque part à une distance estimée à 1/3 de la longueur du vagin. Le point A est une autre zone érogène à l’intérieur du vagin vers le col de l’utérus. D’aspect lisse et bien stimulé, il permet la lubrification du vagin et déclenche des orgasmes à répétition. La localisation des points G et A n’est pas chose aisée. Elle varie d’une femme à une autre. D’où toute la difficulté de déclencher l’orgasme vaginal.

L’efficacité de la méthode kunyaza réside en ce qu’elle combine l’excitation mesurée du clitoris, couplé des intromissions courtes et saccadées (gucuga) et des coups secs de pénétrations longues (gucumita).

Les pénétrations courtes et longues et la sollicitation de l’entrée vaginale ne peuvent que faire jouir une femme à plusieurs reprises les  principales zones érogènes du vagin étant touchées.

Cette triple stimulation est un art qui n’est que rwandais.

Il s’ensuit, pour certaines femmes, une éjaculation féminine (kunyara) qui consiste en une émission d’un liquide en provenance de l’arborescence urétrale avec ses branchements de glandes et de canaux, contenant un liquide orgasmique qui se verse au moment de l’orgasme.

Le kunyaza se pratique dans différentes positions : couchée, assise ou debout. Traditionnellement, la méthode assise et couchée étaient les plus privilégiées. Ainsi la fille allant au mariage partait chaque fois avec une petite natte bien tressée, sur laquelle le couple devait s’asseoir pour cette méthode. Aujourd’hui, le kunyaza, la femme à califourchon, est également possible.

En occident, les statistiques sont alarmantes. La littérature spécialisée parle de 30% de femmes qui n’ont pas d’orgasme du tout et de 70% des femmes qui ne connaissent pas l’orgasme vaginal. La méthode du kunyaza pourrait bien parer à certains de ces problèmes.

Ailleurs en Afrique, l’actualité est même triste dans certains pays. Le 08/03/2007, j’ai été appelé par un Cercle des Etudiants de l’Université de Louvain-La-neuve à donner une conférence. Elle avait pour titre « Femme et Sexualité en Afrique » J’ai été ébahi par des diapos sur l’excision projetés par ma consœur du Burkina Faso, conférencière elle aussi. Ces images étaient dures à voir : des pleurs de petites filles auxquelles on coupe à vif le clitoris, des femmes obligées de se faire fermer l’orifice vaginal en cousant les deux bords de la fente vulvaire à cause d’une longue absence projetée de leurs maris. La réouverture se fait, dans la même souffrance, au retour de leurs partenaires, …  

Ayons une pensée pour ces femmes. La loi du pays sévit mais malgré tout de telles pratiques subsistent encore.

©Gaspard Musabyimana, 25 juin 2007

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                                                               Les seins

une femme et ses servantesAujourd’hui comme hier, l’entretien des seins est une préoccupation des filles depuis leur jeune âge. Traditionnellement, déjà toute petite, la fille y appliquait de petits insectes pêchés dans des ruisseaux et dont les piqûres aux mamelons favorisaient, disait-on, le développement des seins.

Dans certaines régions, cet insecte était tué et la dépouille appliquée sur de petites incisions que la fille s’était pratiquée sur la poitrine.

A la puberté, la fille appliquait régulièrement le couvercle du panier sur ses seins pour avoir un mamelon conique et pour que les seins pointent comme cet ustensile.

Cependant, il ne fallait pas que ce développement recherché occasionne des seins trop volumineux. De gros seins pendants étaient propres à une femme ayant accouché trois ou quatre fois mais pas pour une jeune fille. Celle-ci devait avoir des seins fermes et bien constitués.

Pour éviter des seins trop volumineux, la fille posait sa poitrine sur le tabouret que venait de quitter son oncle maternel ou paternel.

La distance entre les tétons des seins devait être la plus large possible. Des massages réguliers étaient nécessaires pour arriver à ce résultat.

Des filles avec une poitrine plate subissaient tous les malheurs du monde. Elles étaient rejetées et parfois mises à mort car elles étaient considérées comme pouvant être à l’origine des malheurs qui frapperaient la société entière.

Si dans la coutume rwandaise, les seins étaient destinés prioritairement à donner du lait à l’enfant, ils n’étaient pas moins sollicités sexuellement. Il était connu que les seins « chauffent le mari », une façon de reconnaître leur caractère excitant.

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Amaroli à la rwandaise

Dans mon livre « Pratiques et Rites sexuels au Rwanda », j’ai écrit :

"Les urines d’une femme ménopausée intervenaient dans la préparation de différents médicaments, surtout comme antiseptique. La nuit, il n’était pas question d’aller uriner dehors. La femme avait un pot de terre qui servait d’urinoir. Après quelques jours, une matière blanchâtre apparaissait dans le fond du pot. C’était l’albumine contenue dans les urines. Ce précipité était soigneusement recueilli et donné aux jeunes filles qui s’en servaient comme lait corporel. Elles s’en enduisaient notamment sur les cuisses pour les rendre plus douces au toucher".

Un de mes lecteurs m’a fait remarquer qu’ailleurs, il existe ce qui est connu sous le terme de « urinothérapie » qui est l’usage de l’urine à but thérapeutique. En Inde, cette pratique est appelée Amaroli. Il s’agit de boire une partie de son urine pour se soigner ou pour entretenir sa santé. L’urine est également  utilisée comme cosmétique pour entretenir la peau, les cheveux, pour des lavements intestinaux, des douches vaginales,…

A ce sujet, une dame rwandaise vivant en Europe m’a envoyé le témoignage suivant :

"Moi je l’utilise régulièrement sur ma peau comme démaquillant le soir, cela évite d’avoir des boutons et enlève les imperfections de la peau. Personnellement je n’ai pas de bouton au visage à cause de ça. Celles à qui j’ai conseillé d’utiliser leurs urines  pour nettoyer la peau, ont eu des effets immédiats. Dans le Rwanda ancien, ceux qui voulaient une belle peau se lavaient avec les urines de vaches. Quand on se lave avec  l’urine du jour, on se prémunit contre  les imperfections. Un traitement avec l’urine de la semaine accumulée  permet de donner un petit éclat clair à la peau. C’est plus sain que l’hydroquinone non? Moi personnellement je n’utilise jamais les produits comme des crèmes africaines éclaircissants. L’usage des urines est une chose à laquelle on s’habitue et on doit avoir des précautions personnelles pour rester dans un cadre hygiénique et de propreté impeccable.

J’ai donné leur propre urine du matin à mes enfants en cas de crises d’exéma avec sécheresse avancée, lorsqu’ils étaient petits, et qu’ils avaient des poussées que les Ouest africains appellent apparemment BOURBOUILLE. Pour le reste dans ma crème quotidiennes j’ajoute une crème ou lait appelée EUCERINE à 10% d’urée pour avoir une peau douce. Elle est disponible en pharmacie. Cette même crème est recommandée aux diabétiques pour leurs pieds qui ont des tendances à sécher".

Pour plus d’informations, visitez les liens .

© Gaspard Musabyimana, le 04/03/2008

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La cérémonie du Kubandwa et la sexualité

Le terme kubandwa vient du verbe kubanda: insister quand on est dans le besoin. Le kubandwa est une cérémonie d’initiation au culte de Ryangombe, chef des esprits. Elle comprend 6 étapes : 1) Kwatura: l’initiation ; l’adepte est encore maigre dans la religion (ni uruzingo) ; il est guidé par un parrain et doit attendre sa confirmation (gusubira ku ntebe) pour faire partie de la famille des imandwa ; 2) Kugaburirwa : les agapes ; l’initié ne peut faire aucun acte humain, sauf partager le repas ; 3) Gusubira ku ntebe : la confirmation, littéralement : «retourner sur la chaise à laquelle l’initié a occupé lors de la première cérémonie : le kwatura » ; à ce stade il devient un vrai adepte de Ryangombe et peut lui aussi initier les autres (kubandisha abandi) ; 4) Gusega : la collecte, littéralement : « mendier » . C’est une épreuve à laquelle devait se soumettre l’initié. D’ordinaire mendier est un acte humiliant. Le public s’y prête et donne quelque chose car «on ne refuse rien à l’imandwa » (.ntawima imandwa), comme lui aussi ne peut forcer ou voler (nta mandwa ikungura urugi, nta mandwa yiba) ;5) Guhiga : les vœux ; 6) Guhigura : l’exécution des vœux.

Lors des cérémonies de kubandwa, des copulations rituelles étaient faites par les parents de l’initié (umubandwa). Lors de la première initiation (kwatura), ils réceptionnaient ce rite par des rapports sexuels (kubyakira), signe qu’ils étaient d’accord et contents que leur enfant soit admis dans ‘‘la société secrète des imandwa’’. Il en était de même pour les parrains. L’acte sexuel était interdit par contre à l’initié s’il était marié. (nta mandwa yurira uburiri : aucun initié ne peut monter sur le lit). Des actes conjugaux étaient également de rigueur dans les différentes autres cérémonies de kubandwa. La copulation était notamment exigée lors de la «phase de confirmation » (gusubira ku ntebe) ou phase de reprise » (gusubizaho). Il s’agissait alors du rite de ‘‘réceptionner la baratte et l’arc’’ (kwakira igisabo n’umuheto). Ces deux outils d’usage familial, symbolisent respectivement la fécondité chez la femme et le courage et la virilité chez l’homme. Après leur emploi, le maître des cérémonies les donnait aux parents de l’initié. Ils allaient les déposer à l’intérieur de la hutte et  procédaient à une copulation rituelle pour les réceptionner.Les cérémonies de kubandwa étaient faites dans le plus grand secret et l’initié était tenu de ne rien révéler de ce qu’il a vu ou vécu (kutamena ibanga : ne pas casser le secret) sinon, il mourrait (kwicwa n’igihango). Le principe était que celui qui n’a pas subi le kubandwa ne devait pas savoir ce qui se passe réellement, il doit le vivre (utabanzwe ntagomba kubimenya, agomba kubyibonera). Ce secret tournait surtout autour de la sexualité. D’une part durant la cérémonie, les parents de l’initié allaient sur le lit et faisaient semblant de s’accoupler. D’autre part, une des étapes de kubandwa était le «gushira isoni » (ne pas avoir la honte). Des insultes se rapportant au sexe étaient adressées à l’initié dans le langage propre des imandwa (urukonjo). Quelques exemples : gushira isoni (isoni : honte) devient gushira ishino (ishino : nymphe) ; à l’homme on disait : « watinikirije : tu as eu des rapports sexuels avec… », le verbe gutinikiriza vient du mot intini: gland ; à la femme il était dit: « wanitse imishino, imisundi : tu as étalé tes nymphes », pour dire : « tu as eu des rapports sexuels avec … ». 

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