Rwanda : Alain Gauthier, Rakiya Omaar et Carla Ferstmen : même combat.
+

Sous le couvert des associations dites de "défense des droits de l’homme" dont ils ne sont souvent qu’avec leurs familles nucléaires comme membres, quelques activistes pro-FPR rivalisent de zèle pour faire la chasse aux opposants réels ou supposés au régime de Paul Kagame. Certains le font par gain du lucre, d’autres par solidarité identitaire, d’autres enfin pour les mêmes convictions idéologiques que celles qui ensanglantent la région des Grands Lacs en Afrique depuis 1990. Parmi le plus actifs, citons : le français Alain Gauthier, la rwando-somalienne Rakiya Omaar et la britannique Carla Ferstman.

Alain Gauthier et son Collectif des parties Civiles pour le Rwanda (CPCR)

Ce sexagénaire français qui a vécu au Rwanda comme enseignant et d’où il a ramené son actuelle compagne Daphrose, s’est refait une nouvelle carrière comme « chasseurs d’opposants à la dictature de Paul Kagame vivant en France ». Son outil de travail est constitué d’un  "Collectif" dont jusqu’à ce jour les membres visibles ne sont d’autres que lui et sa compagne. Malgré cela, son efficacité n’est plus à démontrer car à lui seul, il a sur son actif plus d’une dizaine de réfugiés qui sont, soit injustement poursuivis, soit qui ont été mis en prison ou menacé de l’être sous de fausses accusations. Le calvaire de la veuve de l’ancien président Habyarimana, c’est lui. L’arrestation du Dr Eugène Rwamucyo dans des circonstances rocambolesques et en plein enterrement, c’est encore lui. La mise en examen du Dr Sosthène Munyemana, de M. Claver Kamana et de beaucoup d’autres exilés rwandais en France, c’est toujours lui. Il semble que comme dot il aurait promis à sa belle-famille tutsi de Butare de débarrasser la France de réfugiés hutu. D’où son acharnement autrement incompréhensible.

Rakiya Omaar ou comment joindre l’utile à l’agréable ?

Cette femme d’origine somalienne mais ayant acquis la nationalité rwandaise vit entre Londres et Kigali. Sous le couvert d’une organisation fantôme dénommée « Africa Rights » dont elle est la directrice et la seule chercheuse, elle mène en réalité campagne pour traquer les opposants au régime dictatorial et en même temps participer à la campagne de désinformation de l’opinion internationale. Mais pour cela, elle en est grassement payée.  Dernièrement, elle a reçu le plus officiellement du monde du gouvernement rwandais une prime de 100.000 dollars pour produire un rapport diabolisant les militaires français présents sur le site de Murambi en 1994. Nous avions alors dénoncé ce marché. Ses publications et ses points de vue sont tellement biaisés que mêmes les autres organisations sœurs (Human Right Watch ou Amnesty International) n’y font plus référence. Rakiya Omaar a perdu toute crédibilité et tous ceux qui s’intéressent à la région des Grands Lacs s’en sont vite rendus compte.

« Redress » ou le dernier venu dans le juron du FPR

Depuis quelques temps, une nouvelle organisation, elle aussi basée à Londres et répondant au nom de Redress a aussi voix au chapitre. En perte de vitesse, elle a sûrement senti l’intérêt qu’il y avait à servir d’agent de promotion du régime de Paul Kagame. Aussitôt dit aussitôt fait et voila que notre organisation de « défense des droits de l’homme » hier moribonde, reprend aujourd’hui du poil de la bête.

Voilà le trio qui, profitant du récent remaniement ministériel en France, vient d’adresser une lettre au nouveau Ministre de la Justice Monsieur Michel Mercier, pour lui demander d’accélérer la chasse aux opposants au dictateur Paul Kagame vivant en France plus énergiquement que ne l’avaient fait ses prédécesseurs. Dans une lettre datée du19 novembre 2010 adressée au Ministre de la Justice avec copie au Président de la République, au Premier Ministre et au Ministre des Affaires Etrangères, Alain Gauthier, Rayika Omaar et Carla Ferstman demandent que «…puisque la France ne veut pas les (les opposants hutu) extrader…qu’ils fassent l’objet…de poursuites judiciaires ».  Il est clair que ces activistes pro-Kagame qui disposent de grands lobbies dans les milieux politiques et financiers entendent faire pression sur le tout nouveau Garde des Sceaux pour regarnir leur tableau de chasse de nouveaux trophées des opposants à la dictature du général Kagame.

Osons espérer que les autorités françaises resteront assez clairvoyantes pour ne pas écouter les sirènes des activistes de la dictature et surtout que la Justice aura assez de ressources pour garder son indépendance dans cette lutte d’influence dans laquelle la dictature du général Kagame a investi d’énormes moyens.

Emmanuel Neretse
22/11/2010

###google###

Pas de commentaire

COMMENTS

Repondre

Laisser un commentaire