Harmonie familiale et sexualité
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Rubrique : Culture
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Publié le 7 Nov 2011 par Jane Mugeni

Il existe une relation entre bonheur familiale et sexualité. Des recherches ont montré qu’une bonne santé sexuelle est associée à plus de bonheur et de bien-être, et à une plus grande longévité, que la sexualité serait un élément déterminant du bien-être et de la qualité de vie.

De même la fréquence des relations sexuelles et le degré de plaisir qui y est associé seraient des éléments significatifs influant sur la longévité.

Mais il faut savoir, pour une sexualité épanouie, qu’il existe en la matière une différence entre l’homme et la femme. Le cycle sexuel de l’homme comme celle de la femme comprend 3 phases chacun : l’excitation, l’érection, puis l’éjaculation chez l’homme ; chez la femme : l’excitation, la lubrification, puis l’orgasme.

La sexualité de l’homme est dite localisée, celle de la femme est dite distribuée. Cela va influer sur la façon dont l’excitation se passe chez l’un et chez l’autre. L’homme est plus rapidement excité que la femme. Chez l’homme, cette excitation est centrée sur la zone sexuelle qui est souvent le pénis tandis que chez la femme il faut que tout son corps soit érotisé pour ressentir une excitation.

D’où l’importance des préliminaires. Ils font partie intégrante des rapports sexuels. La sexualité ne saurait être complète sans eux. Les anciens rwandais savaient faire le kuretesha. C’était en comparaison avec une vache. Quand un éleveur allait traire sa vache, il commençait par caresser le pis (mamelle de la vache) et les trayons d’une vache pour exciter les glandes mammaires. Celles-ci se gonflaient et la sécrétion du lait état visible. C’est le kuretesha. Alors seulement le producteur pouvait commencer à traire la vache. De même le jeune homme qui allait se marier était informé de ne pas faire l’amour à une femme avant que les glandes vaginales ne soient excitées et imbibent le vagin. Le sexe de la femme bien lubrifié, la pénétration pouvait se faire facilement et agréablement. Subtilement donc, on apprenait au jeune homme que seule « une femme chaude » (warese) peut être montée.

On doit donc se caresser, utiliser les parties du corps les plus sensibles (seins, cuisses), ou tenter d’érotiser d’autres parties du corps pour chercher à varier le plaisir et augmenter la satisfaction.

Il est vrai que la méthode rwandaise du Kunyaza tend souvent à occuper le terrain lors des relations sexuelles. Cette méthode a des avantages certains et prouvés. Elle permet de toucher bon nombre de zones érogènes de la femme et ainsi déclencher immanquablement l’orgasme.

Mais si elle réussit chez certaines femmes, elle ne l’est pas chez d’autres. Ceci s’explique par le fait même que nous avons vu que la sexualité de la femme est distribuée. Dans la méthode du Kunyaza, la place pour des caresses est réduite, la main étant occupée.

On a encore vu que tout passe par le dialogue : le couple doit parler de ce qui lui va mieux. Le Kunyaza, la pénétration profonde ou saccadée, la position couchée, debout ou assise, la pénétration par derrière,…La modernité a introduit également d’autres méthodes comme le cunnilingus, etc. Il ne faut pas se bloquer sur une méthode ou une seule position.

Enfin, il faut souligner qu’il n’existe pas de norme, il n’existe pas un nombre permettant de comparer l’activité sexuelle d’un couple à l’activité des autres couples. La fréquence des relations sexuelles dépend des besoins, de l’âge, de l’état physique, psychologique, et hormonal de deux partenaires, de leur disponibilité, de leur complicité et de l’état général du couple.

Il n’existe pas un lien direct entre désir et fréquence des rapports sexuels. Le manque de temps, la fatigue, les maladies comme la dépression, le chagrin, le deuil, la lassitude,… peuvent empêcher ou ralentir l’activité sexuelle.

Jane Mugeni

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