Marche contre le procès politique intenté à Victoire Ingabire par le régime de P. Kagame
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Rubrique : Actualité


Publié le 19 Nov 2011 par Gaspard Musabyimana

Ce 19/11/2011, plu de 400 Rwandais, quelques ressortissants des pays de la région des Grands Lacs et certains amis belges, dont le colonel Luc Marchal, ancien commandant des Casques bleus au Rwanda en 1994, ont effectué une marche de soutien à Victoire Ingabire, présidente du parti FDU-Inkingi en prison au Rwanda.

Le cortège s’est formé vers 13h30 au rond-point Montgomery et à partir de 14h, il a emprunté l’avenue de Tervuren sur une dizaine de kilomètres jusqu’à l’ambassade du Rwanda à Bruxelles. Les slogans et les calicots étaient nombreux et variés, avec le même mot d’ordre : dénoncer la dictature du général Kagame et les travers de son régime.

L’objectif de la manifestation a été précisé par Joseph Bukeye, un des membres du Comité de coordination du parti FDU en Belgique. Il a dénoncé l’arbitraire et les irrégularités de ce procès politique.

Tout d’abord, le procureur a laissé entendre que Victoire Ingabire a été arrêtée sur des informations fournies par le témoin, le colonel Tharcisse Nditurende. Or dans le procès, il s’est avéré que l’accusation a recueilli les déclarations de ce témoin trois jours après l’incarcération de la présidente du parti FDU. Son acte d’accusation a été changé en cours d’audience, et le juges ont toléré cette énormité, démontrant ainsi la collusion flagrante entre le ministère public et les juges. Les avocats de la défense ont subi des menaces et des intimidations notamment par des fouilles intempestives à l’entrée du tribunal. Un autre fait montrant le parti pris des juges est le fait qu’ils ont, sur demande du procureur, approuvé que la défense ne puisse pas contre interroger les témoins de l’accusation. Ils ont finalement admis que la défense prépare des questions à leur poser et qu’elles leur soient soumises. Les rares réponses arrachées aux témoins sont en contradiction avec ce qui est stipulé dans l’acte d’accusation. Par ailleurs, dans ce procès, il a été fait usage de lois non rétroactives pour des faits supposés avoir eu lieu avant la promulgation des dites lois. Tout au long du procès qui suit son cours, le constat manifeste est qu’il y a ingérence de l’exécutif dans la procédure judiciaire.

Lors de cette manifestation, la foule a scandé des slogans demandant non seulement la libération de Victoire Ingabire mais également de tous les prisonniers politiques, dont notamment Me Bernard Ntaganda, Déo Mushayidi, Charles Ntakirutinka, Dr Théoneste Niyitegeka et tous les autres prisonniers injustement détenus. Dans son discours, le représentant des FDU Inkingi a rappelé que ces prisonniers n’ont commis aucun crime car ils n’ont fait qu’exercer leurs droits politiques et que donc leur libération s’impose.

La manifestation s’est terminée dans le calme à 16h et les organisateurs ont remercié la police pour son encadrement d’une efficacité exemplaire. 

Jane Mugeni
19/11/2001

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