Le massacre des réfugiés hutu continue en RDC
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Rubrique : Actualité


Publié le 10 Jan 2012 par Gaspard Musabyimana

Depuis le 26 novembre 2011, alors que la population congolaise se préparait à aller élire un président et les représentants du peuple, les réfugiés rwandais Hutu qui habitent dans la localité de Kimua autour d’une base des forces onusiennes (MONUSCO) en zone Walikale dans le Nord Kivu ont été surpris par une attaque meurtrière qui a fait des victimes innocentes.

 Depuis lors, ceux qui  ont pu se sauver errent dans les forêts : les enfants ne savent pas où sont leurs parents, les parents ne savent pas si leurs enfants sont morts ou encore vivants. La situation devient dramatique de plus en plus d’autant plus que même dans la forêt, des embuscades et des raids par surprise les dispersent en emportant chaque fois des vies humaines.

Le champ d’action macabre s’est élargi depuis, et s’étend sur une grande partie des zones de Walikale et du Masisi. Les médias n’ont pas relaté ces actes que d’une façon évasive comme un fait anodin, alors qu’en réalité c’est une reprise des crimes commis en 1996-1997 sur les réfugiés hutu rwandais, crimes qui, d’après une  enquête commandée par les Nations unies, devrait être déclarée Génocide.

C’est le scénario  "UMOJA WETU" (Notre Union) qui se répète : en janvier 2009, des armées rwandaises et congolaises coalisées pour l’éradication des FDLR s’étaient livrées aux réfugiés hutu. Cette  action avait été contestée par d’éminentes personnalités comme le Cardinal Laurent Monsengwo à Kinshasa et l’honorable Vital Kamerhe alors président de l’Assemblée nationale congolaise.

Ces actions macabres rappellent également les massacres  des années 1996-1997 perpétrées lors de l’Opération par KIMIA II (tais-toi) en juin 2009. Le ministre congolais, Lambert Mende, avait cautionné ces actions, en déclarant  le 25 février 2009 sur les ondes dans la ville de Goma : « Les FDLR, nous allons les exterminer par tuerie ». Ce sont des civils, les plus vulnérables car non armés, qui sont toujours visés.  Ainsi il y a un « génocide » périodiquement légitimé.

Aujourd’hui les attaquants des réfugiés hutu sont de jeunes congolais sensibilisés par Kigali à la haine raciale. Ils tuent pour l’argent car ils sont grassement payés pour ces assassinats. Et cet argent a été pourtant volé à la RDC. Les autorités du FPR ont, par les mêmes avantages financiers,  gagné la confiance de quelques chefs locaux influents et les chefs des Mayi Mayi en quête d’argent.

Dans l’attaque du 26 novembre 2011, des bandes Mayi  Mayi sont arrivés dans le village de Kimua le Ils ont rappelé  la consigne à la population hunde : « Calmez-vous, restez dans vos maisons comme convenu, nous cherchons seulement les rwandais hutu ».  Ils se sont alors attaqué aux maisons habitées par les Rwandais. Les Mayi Mayi tiraient sur eux sans discrimination. Ils ont tué  ou blessé hommes, femmes et enfant. L’un ou l’autre hunde fut atteint par balle. Les attaquants ont brûlé ensuite  les maisons après les avoir saccagées.

Les tueurs utilisent un arsenal de guerre très large, de l’arme légère à l’armement lourd. C’est une armée constituée, avec des services organisés aux ordres de batailles précis. Ils s’attaquent à une population qui ne demande qu’à vivre simplement, violant ainsi les conventions internationales en la matière.

Il est devenu une habitude que  chaque année et par période, un nombre important des Hutu rwandais, ou ceux qui leur sont assimilés, doit être tué en masse en RDCongo. Le silence sur ces actes est aussi un crime.

Marhulu Joeph
10/01/2012

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