France-Rwanda : Alain Gauthier de nouveau confondu et ridiculisé dans le dossier Serubuga
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Rubrique : Actualité


Publié le 29 Mai 2013 par Emmanuel Neretse

Alain Gauthier est cet enseignant retraité français qui a eu la lumineuse idée de se reconvertir en détective privé pour assurer ses vieux jours. Grâce à ses liens familiaux avec certains milieux rwandais, il n’a pas eu de peine à se faire embaucher par le régime dictatorial du général-président Paul Kagame qui règne sur le Rwanda depuis 1994 comme son agent en France avec pour mission de traquer les opposants à la dictature ou d’autres personnalités qu’il voudrait faire taire. En effet, Alain Gauthier a épousé une rwandaise apparentée aux   personnalités appartenant au cercle restreint qui détient le pouvoir à Kigali. Installé en France et bénéficiant des moyens colossaux pour accomplir la sale besogne, le couple s’est rendu très vite célèbre et a mis la plupart des médias dans son escarcelle, de sorte que sur les principales chaînes de télévision, Daphrose et Alain Gauthier sont devenus de véritables stars au même titre que les plus  « people » le plus en vue en France. Conséquence : un ressortissant rwandais vivant en France et qui a le malheur d’être étiqueté comme hostile au régime rwandais actuel est tout de suite pointé du doigt par le couple infernal et doit désormais se considérer comme administrativement mort et juridiquement condamné avant l’heure. Plusieurs malheureux en ont fait les frais.

Ce fut le cas du Colonel Laurent Serubuga qui fut  Chef d’Etat- major de l’Armée Rwandaise jusqu’en juin 1992, date de sa mise à la retraite par limite d’âge. Sous couvert de son association-bidon « Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR) », Alain Gauthier avait déposé, en 2007, une plainte contre cet officier. Cette plainte venait après celle déposée en 2000 par le FIDH et Survie, une autre officine opérant pour Paul Kagame en France, plainte qui avait été classée sans suite faute de preuves.

Le 01 mars 2013, Alain Gauthier a rameuté la presse pour proclamer haut et fort qu’enfin, suite à sa plainte, le Colonel Serubuga venait d’être "mis en examen" par le Tribunal de Grande Instance de Paris pour « génocide » ! Comme à l’accoutumée, la presse tomba dans le panneau et diffusa la nouvelle sans avoir vérifié de sa véracité. Or, il n’en était rien : le colonel Serubuga, jusqu’à date,  n’était pas et n’a jamais été mis en examen par la justice française jusqu’à ce jour.

Face à ce qui doit être qualifié de diffamation,  le Colonel Serubuga porta plainte contre Alain Gauthier. Aujourd’hui, l’imposteur, par la voix de ses avocats grassement payés par Kigali, explique benoîtement qu’il s’était trompé ! De même, certains organes de presse qui avaient été prompts à diffuser ce canular d’Alain Gauthier ont eu le courage de diffuser un démenti. C’est ce qu’a fait l’Agence Hirondelle le 27 mai 2013.  Malheureusement les inconditionnels du mensonge et de la manipulation, « marques déposées » du FPR, tiennent mordicus à continuer à diffuser les âneries sans nuances de l’agent Alain Gauthier.

Cette histoire montre bien que le régime dictatorial de Paul Kagame tente et parfois réussit, grâce aux agents comme Alain Gauthier,  à exporter en France les méthodes utilisées au Rwanda-même pour faire condamner les innocents ou les faire disparaître. Les victimes de ces actes malveillants de l’agent Alain Gauthier devraient, comme le Colonel Serubuga, avoir le courage d’user de tous les moyens que leur permet la Loi française pour dénoncer et au mieux faire condamner cette abominable entreprise fondée par un vieux monsieur en mal de célébrité et de liquidités.

Emmanuel Neretse
29/05/2013

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