Actualité des Glands Lacs – Semaine du 9 au 15 novembre 2013
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Rubrique : Actualité


Publié le 16 Nov 2013 par Gaspard Musabyimana

RESUME : En RDC, la semaine a été marquée par une querelle sémantique sur l’issue des négociations entre le M23 et le gouvernement congolais à Kampala où les prises de position demeurent confuses. Alors que le ministre congolais des Affaires étrangères avait annoncé la signature d’un « accord de paix » avec le mouvement , aucun accord n’a finalement été signé entre les parties, et la délégation congolaise a quitté Kampala, ce qui est déploré par les envoyés spéciaux et le patron de la MONUSCO présents dans la capitale ougandaise qui en appellent toujours à une « solution politique ». La partie congolaise, qui s’est montrée critique à l’égard de la médiation ougandaise (Rappelons que le Groupe d’experts de l’ONU a mis en évidence l’appui de l’Ouganda au M23 – NDA) et affirme qu’elle est prête à signer une « déclaration » portant sur la défaite du M23, déclare qu’il ne pouvait y avoir un « accord de paix » avec un mouvement militairement battu et dissous, alors que la médiation ougandaise affirme qu’un document en onze points avait été conclu avant la défaite du M23. Par la voix du porte-parole du gouvernement, ce dernier déclare en tout cas qu’il ne réintégrera pas les mutins du M23 dans l’armée (Ce dernier avait affirmé publiquement qu’il n’était pas intéressé – NDA). En attendant, les négociations ne sont que « suspendues », bien qu’elles aient peu de chances d’aboutir . Du côté du Rwanda, c’est toujours le silence complet sur l’évolution du dossier , tandis que son allié, le M23, a implosé à nouveau en deux branches politiques, une branche « réaliste » affirmant qu’elle est prête à signer le « document » présenté par la RDC . Par ailleurs, à Kinshasa, les formations de la majorité réclament une déclaration de reddition de la part des mutins tandis que l’opposition insiste sur le fait qu’un « accord de paix » s’apparenterait à une trahison. Du côté du Conseil de sécurité, on insiste sur la souveraineté territoriale de la RDC et l’on réclame le désarmement du M23 ainsi que l’engagement de poursuites contre ceux qui ont porté gravement atteinte aux droits de l’homme : en ce qui concerne la question du désarmement, le gouvernement congolais a déclaré vouloir s’inspirer du « modèle colombien ».

Sur le terrain et toujours pour ce qui regarde le M23, le gouverneur du Nord Kivu conteste le nombre de mutins réfugiés (1.600) en Ouganda qu’il estime à un peu plus d’une centaine , tandis que les attachés militaires de plusieurs ambassades s’étonnent de la quantité d’armes lourdes et de munitions découvertes dans un des bastions du mouvement. Par ailleurs, la société civile prétend qu’une centaine de soldats rwandais se seraient positionnés à quelques km de l’aéroport de Goma, ce qui n’est pas confirmé par le patron de la MONUSCO et le mécanisme de vérification aux frontières. Enfin, des civils ayant collaboré avec le M34 auraient été arrêtés à Kiwanja et Bunagana, le gouverneur de la province affirmant qu’il n’a donné aucun ordre en ce sens.

Ailleurs au Nord Kivu, le chef de guerre Cheka qui sévit dans le territoire de Walikale déclare être prêt à se rendre mais pose de nouvelles conditions. Dans le même territoire, la population a saccagé le bureau de la police minière à Bisie : des creuseurs ont été blessés par balle au cours de la manifestation. Dans le territoire de Rutshuru, qui avait surtout été occupé par le M23, sept autres groupes armés continuent à faire régner la terreur : toutefois, on note que 150 miliciens se sont rendus aux autorités administratives tandis que d’autres seraient entrés en pourparlers avec ces autorités. Enfin, au Sud Kivu, des bandits armés qui pourraient appartenir au FNL burundais ont attaqué les FARDC dans la plaine de la Ruzizi.

Dans le domaine politique, la CENI a présenté sa feuille de route qui prévoit la priorité accordée aux élections locales : elle propose que pour les élections provinciales, on recourt au suffrage universel indirect (ce qui nécessite une modification de la Constitution. NDA). Par ailleurs, une enquête menée par des chercheurs de l’UNIKIN affirme que la RDC compte plus de 40 partis dont l’organisation ne respecte pas les principes démocratiques.

Dans le domaine économique, des affrontements ont eu lieu à Lubumbashi entre la police minière de l’entreprise Rwashi Mining et des creuseurs artisanaux qui auraient tenté d’envahir la concession, ce que ces derniers nient.

Au Burundi, le pays s’apprête à accueillir des milliers de réfugiés qui souhaitent rentrer volontairement : le principal problème auquel ils seront confrontés est d’ordre foncier.

En ce qui regarde le Rwanda, la FIDH déplore la « lenteur déraisonnable » de la France dans le dossier de deux Rwandais accusés de participation au génocide. Toutefois, la cour d’appel de Paris s’est prononcée en gaveur de l’extradition de deux autres Rwandais, bien que la Cour de Cassation pourrait refuser cette décision comme elle en a pris l’habitude.

EURAC

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BURUNDI

Conditions sociales…

(BUR_1) IRIN – 14/11

Burundi is preparing to receive thousands of its refugees from Uganda in a voluntary repatriation exercise. Their return will follow that of around 30,000 compatriots expelled by Tanzania earlier in 2013, and that of a similar number obliged to return in late 2012 after they lost their refugee status.

Over the past decade or so, around half a million people have returned to Burundi, a country that saw two large-scale exoduses in the late 20th century: Tens of thousands fled in the wake of a genocide in 1972, while many more left during a civil war that raged between 1993-2005.

One of the major obstacles to the successful reintegration of the returnees – who number 13,000 in the case of Uganda – relates to land. Many of those now in Uganda own no land in Burundi, because they left the country when they were very young. And those that did own property, do not know if they will get it back.

Read the whole story under :

http://www.irinnews.org/report/99126/burundi-s-land-

conundrum

RDC

Sécurité, Armée…

–          Kivu

(RDC_1) Radio Okapi – 8/11

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, conteste le nombre de combattants du M23 qui se sont rendus aux autorités ougandaises depuis la défaite de la rébellion. Le porte-parole du gouvernement ougandais a déclaré à RFI le jeudi 7 novembre qu’environ 1 600 commandants et combattants du M23 ont traversé la frontière depuis trois semaines en groupes de dix, vingt ou trente, y compris leur commandant, Sultani Makenga.

Pour le gouverneur du Nord-Kivu, ce nombre est trop élevé compte tenu des pertes enregistrées par la rébellion lors des derniers combats avec les militaires congolais. « Nous avons plus de 400 rendus. Il y a 700 qui sont au Rwanda, il y a d’autres qui sont tombés sur le champ de bataille », indique-t-il, affirmant que le nombre de ces combattants oscille entre 100 et 150.

Le gouverneur explique que l’annonce de l’arrivée de plus de mille rebelles du M23 en Ouganda est une « stratégie du M23 et ses alliés » pour intégrer au sein des FARDC  « des éléments rwandais ou ougandais ». Les pourparlers entre la rébellion et le gouvernement congolais dans la capitale ougandaise ont longtemps achoppé sur la question de l’intégration des rebelles dans l’armée congolaise. Kinshasa rejetant l’intégration collective des rebelles dans son armée.

Selon l’AFP, ces rebelles sont cantonnés dans l’enceinte des bureaux des services de la Faune sauvage à Rugwerero, dans le département de Kisoro, dans le coin sud-ouest de l’Ouganda, frontalier de la RDC et du Rwanda.

Lire aussi sous :

http://www.acpcongo.com/index.php?option=com_

content&view=article&id=22256

(RDC_2) Radio Okapi – 8/11

Les attachés à la Défense de plusieurs ambassades accréditées en RDC affirment être étonnés par la découverte, à Chanzu, de la quantité de munitions et d’armes lourdes, appartenant aux rebelles du M23. Ils ont visité le jeudi 7 novembre les trois grands dépôts dans lesquels les rebelles avaient caché leurs munitions sur cette colline du Nord-Kivu après leur défaite face à l’armée congolaise.

Le colonel Steve Vermer, attaché à la Défense à l’ambassade de Belgique à Kinshasa, qui faisait partie de cette délégation, espère qu’une enquête sera diligentée sur la provenance de ces munitions. « J’étais impressionné par la quantité très grande des munitions  qui se trouvent sur cette colline. On savait que le M23 avait de l’armement, avait des munitions, mais en telle quantité, ça m’a étonné. J’espère qu’il y aura une enquête qui permettra de voir d’où viennent ces munitions. J’ai cru voir que certaines de ces munitions étaient de fabrication russe mais je ne sais pas qui les leur a livré ». À part les armes d’origine russe, d’autres armes d’identification chinoise et arabe auraient été également découvertes sur la colline de Chanzu.

Le gouverneur de province qui a accompagné ces diplomates leur a montré deux véhicules de l’armée rwandaise abandonnés par le M23 dans cette zone. Mercredi, le gouverneur de province avait estimé à 300 tonnes, la cargaison de munitions cachées par les rebelles. Il avait déclaré que cette découverte contredisait les allégations des responsables de la rébellion qui affirmaient avoir puisé leur armement dans les dépôts de l’armée congolaise à Goma.

Le gouverneur du Nord-Kivu a assuré que ces armes constituaient un « véritable arsenal de guerre » qui pouvait permettre au M23 de tenir encore longtemps sur la colline stratégique de Chanzu d’où les rebelles ont été délogés après une opération musclée de l’armée loyaliste.

Lire aussi sous :

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2013/11/08/

le-general-olenga-commente-la-victoire-de-larmee-congolaise/

(RDC_3) Radio Okapi – 9/11

Le chef de guerre du mouvement Nduma Defense of Congo (NDC), Ntabo Ntaberi Sheka, a affirmé qu’il est prêt à abandonner la rébellion à condition que sa milice soit amnistiée et intégrée au sein de l’armée ou de la police nationale congolaise. Sheka l’a noté dans une lettre adressée au chef de l’Etat congolais et à la communauté internationale. Réagissant à cette correspondance qui lui est parvenue vendredi 8 novembre, le Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, demande au chef de guerre de déposer les armes au risque d’y être contraint. Il rappelle qu’il n’est plus question d’intégrer des miliciens à l’armée de manière collective.

Dans son cahier de charges, le général major auto-proclamé Ntabo Ntaberi Sheka demande aussi au gouvernement de reconnaître les grades qu’ils se sont attribués. Le chef du N.D.C. exige aussi la transformation de son mouvement armé en parti politique et l’annulation de toutes les poursuites judiciaires nationales et internationales dont son groupe armé fait l’objet. Il est actuellement sous mandat d’arrêt émis par les autorités congolaises depuis janvier 2010. Sheka est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ce chef milicien sollicite du gouvernement une analyse rationnelle de ces revendications afin d’y apporter une suite favorable.

Le Gouverneur du Nord-Kivu, de son côté, rejette toutes ces revendications et appelle Sheka ainsi que les autres groupes armés qui pullulent dans la région de déposer les armes sous peine d’y être contraints : « On ne peut pas nous demander de faire une armée et de continuer à y intégrer des criminels. De deux, vous savez qu’il y a des crimes imprescriptibles comme des crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, des génocides. Si tous ces rebelles sont passibles de ce genre de crimes, il ne sera pas question de les amnistier », précise-t-il.

Les combattants de NDC, majoritairement de l’ethnie Nyanga, et ceux de l’Alliance pour un Congo libre et souverain (APCLS) de l’ethnie Hunde vivent à couteaux tirés dans la localité de Pinga, à près de 200 km au Nord-Ouest de Goma (Nord-Kivu), depuis 2010. Les notables de deux communautés tentent de réconcilier les deux groupes armés, sans succès.

(RDC_4) Radio Okapi – 10/11

La population a saccagé samedi 9 novembre le bureau de la police des mines à Bisie (Walikale), dans le Nord-Kivu, après que trois creuseurs ont été blessés par balle lors d’une manifestation réprimée par les policiers. Les creuseurs artisanaux de Bisie, à environ 80 Km au nord-est de Walikale centre, regroupés en coopérative minière, manifestaient contre leur évacuation de ce site en faveur de la société Mining Processing Congo. Les autorités administratives sont descendues sur le lieu dimanche pour calmer la tension.

Les creuseurs ont violemment manifesté leur refus de quitter ces six kilomètres carré où ils mènent leur exploitation artisanale.

La police des mines est intervenue en tirant plusieurs balles en l’air pour tenter de disperser les manifestants, blessant trois d’entre eux. L’un des blessés, qui se trouve dans un état grave, a été évacué ce dimanche à l’hôpital général de référence de Walikale.

En colère, la population a mis à sac le bureau et les installations de la police des mines basée à Bisie et brûlé une grande quantité de matériels, selon le commandant district de la Police nationale congolaise à Walikale. L’administrateur de territoire s’est rendu dimanche à Bisie pour calmer la tension.

(RDC_5) Radio Okapi – 11/11

Sept groupes armés locaux et étrangers continuent à semer la terreur à Rutshuru, territoire du Nord-Kivu qu’occupaient partiellement la rébellion du M23 jusqu’à sa récente débâcle face à l’armée congolaise. Ces miliciens sont essentiellement des combattants Maï-Maï et des rebelles rwandais des FDLR divisés en plusieurs groupuscules qui s’allient au gré de leurs intérêts. Ces milices sont souvent en connivence avec des groupes ethniques. Les populations des localités occupées par plaident pour un déploiement de l’armée dans ce secteur. Environ une quarantaine de groupes armés pullulent dans l’Est de la RDC.

Parmi les groupes armés actifs dans le Rutshuru, il y a quatre milices Maï-Maï, soit le Mouvement populaire d’autodéfense (MPA), les Nyatura, la Force de défense des intérêts du peuple Congolais (FDIPC) et les Shetani, et trois groupes de rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), les Soki, les Foca et les Rude. Ces groupes sont actifs sur la route entre Kiwanja et Ishasha, au nord-est de Rutshuru Centre, dans le groupement de Binza, à plus de 70 Km au nord de Goma. Ils collaborent entre eux au gré des intérêts ou des ethnies locales auxquelles ils appartiennent ou dont ils sont proches.

La population accuse ces miliciens d’être les auteurs de plusieurs exactions. Ils gèrent une dizaine de barrières et imposent des taxes variant de 500 FC (0,5 USD) à 20 dollars américains aux voyageurs qui fréquentent cet axe. Les miliciens font aussi payer des amendes aux agriculteurs qui désirent accéder à leurs champs ou récolter leurs produits et imposent des travaux forcés.

Les militaires et policiers déployés dans certains villages de ce territoire sont impuissants face à ces groupes armés.

Les conflits entre ces milices créent par ailleurs des divisions au sein des communautés locales, notamment les Hutu et les Nande, ethnies majoritaires dans la région.

(RDC_6) Radio Okapi – 11/11

Une centaine de militaires de l’armée rwandaise (RDF) ont établi leur position dans la localité Murambi, à environ 3 kilomètres au nord-est de l’aéroport international de Goma en territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu), ont indiqué dimanche 10 novembre des sources de la société civile du Nord-Kivu. Murambi est une localité frontalière au Rwanda. Dominique Bofondo, l’administrateur du territoire de Nyiragongo, confirme cette présence.

« Le gouverneur de province m’a demandé de partir là-bas [à Murambi]. Je suis parti, j’ai moi-même vu un nombre important de troupes rwandaises. Ce qui m’a inquiété c’est qu’ils ont quitté [les soldats rwandais] la frontière et sont maintenant sur le sol congolais », affirme Dominique Bofondo.

Ces militaires rwandais se sont installés « là où les FARDC faisaient leur patrouille », précise ce chef local. D’après lui, ces militaires rwandais ont profité du vide laissé par les FARDC qui étaient parties à Rutshuru combattre le M23 pour s’installer à Murambi.

Dominique Bofondo estime que le gouvernement congolais devrait « faire de cette question une urgence et ne pas la négliger au risque que cela ne coûte très cher ».

Les responsables du mécanisme conjoint de vérification des frontières de la Conférence internationale sur la région de grands lacs (CIRGL) n’ont pas encore réagi à cette allégation.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/13/

martin-kobler-nous-navons-aucune-indication-sur-la-presence-

des-soldats-rwandais-au-nord-kivu/

(RDC_7) AFP – 11/11

Des civils accusés d’avoir collaboré avec l’ex-rébellion M23 ont été arrêtés ces derniers jours dans les zones de l’Est de la RDC reprises par l’armée, ont affirmé lundi un ancien député et plusieurs habitants. "On cherche à identifier qui a collaboré ou facilité les activités du M23. Je connais au moins six civils qui ont été arrêtés, je crois pour enquête. Ce sont des voisins qui les ont dénoncés", a déclaré un habitant de Rutshuru, ville située à 80 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

     

À Kiwanja, à quelques kilomètres de là, un habitant a affirmé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, qu’il connaissait "une dizaine de personnes arrêtées". "Elles travaillaient dans les services du M23. D’autres sont accusées d’avoir manigancé des enrôlements de jeunes pour le M23", a-t-il dit, précisant que c’est "l’armée" qui procédait aux arrestations.

     

"À Bunagana", ancien fief politique des rebelles, à 100 kilomètres au nord de Goma, "sept personnes" arrêtées sur accusation d’avoir "collaboré avec le M23" ont été "toutes relâchées hier, mais cela crée une peur dans la communauté", a déclaré l’ex-député Enock Ruberangabo, basé au Sud-Kivu. D’après ce dernier, les Congolais d’ethnie tutsi qui n’ont pas fui pendant la chute du M23 sont particulièrement visés par les arrestations. Mais l’habitant anonyme de Kiwanja a pour sa part assuré que les arrestations dont il a eu connaissance concernaient d’autres ethnies, hutu et nande.

     

Interrogé, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé qu’il n’avait donné "aucun ordre pour arrêter quelqu’un parce qu’il appartient à une communauté donnée" et qu’il n’avait pas été informé d’arrestations de soutiens présumés du M23.

(RDC_8) Radio Okapi – 11/11

Un militaire des Forces armées de la RDC (FARDC) a été tué par balles dimanche 10 novembre par des bandits armés à Kiliba Kabulimbo, dans la plaine de la Ruzizi, en territoire d’Uvira (Sud-Kivu). Le commandant du 1011ème régiment, le Colonel Innocent Habarugira qui livre cette information a indiqué que les auteurs ont été identifiés comme des rebelles burundais du FNL. La veille, des hommes armés identifiés au Maï-Maï Nyerere avaient tué un policier à son domicile.

Les rebelles ont d’abord barricadé la route sur le tronçon entre Kabulindo et Kiliba vers 19 heures locales. Ils ont ensuite arrêté six motos sur cet axe et ont dépouillé les conducteurs et leurs clients avant de les relâcher, a expliqué le colonel Innocent Habarugira.

Informés de la situation, les militaires ont organisé une patrouille pour remettre de l’ordre sur ce tronçon. À leur arrivée, ils ont été accueillis par des tirs nourris. Un militaire a été atteint par une balle et a succombé plus tard, a expliqué la même source.

Samedi 9 novembre, d’autres hommes armés identifiés comme des miliciens Maï-Maï du groupe Nyerere ont criblé de balles et tué un policier, ajoute le commandant des FARDC du 1011 e régiment. L’incident s’est passé à 21 heures au domicile de la victime à Kabulimbo. Le même samedi, des hommes armés ont tendu une embuscade contre un véhicule non loin de Kiliba Kabulimbo vers Nyamunindi, à 20 km au Nord de la cité d’Uvira. Ils ont tiré dessus, blessant trois passagers à bord.

Le chef de cité de Kiliba, Alimasi Masasika, affirme que les chefs locaux et les FARDC sensibilisent la population pour dénoncer les malfaiteurs.

(RDC_9) Radio Okapi – 12/11

Près de 150 miliciens Maï-Maï se sont rendus, le week-end dernier, aux autorités de l’administration du territoire de Rutshuru, à 75 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). Selon des sources administratives, environ 74 autres miliciens des Forces de défense des intérêts du peuple congolais sont également arrivés à Rutshuru-centre où ils négocient leur désengagement.

Les mêmes sources indiquent que d’autres miliciens sont en pourparlers avec les autorités, pour négocier les conditions de leur désarmement, en vue d’une intégration dans l’armée ou une réinsertion sociale. Le commandant d’une milice jadis opérationnelle dans le secteur de Bwito s’est rendu aux autorités localités, dimanche dernier, avec près de 80 de ses hommes.

L’administrateur du territoire de Rutshuru, Justin Mukanya, qui donne ces chiffres invite les leaders communautaires à sensibiliser tous leurs ressortissants encore en brousse à se rendre. Cependant, la société civile de Rutshuru déplore les conditions de cantonnement des miliciens qui se rendent aux autorités locales dans ce territoire du Nord-Kivu. Selon le président de cette organisation citoyenne, ces ex-combattants ne sont pas nourris et les malades parmi eux peinent à être soignés. Il invite le gouvernement à débloquer les fonds en faveur de ces ex-miliciens.

(RDC_10) Radio Okapi – 13/11

Avant de déposer les armes, le général autoproclamé Ntabo Taberi Sheka demande que la Mission des Nations unies en RDC déploie ses bases partout dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu et que le gouvernement renonce à toute attaque contre lui. Il a présenté ces nouvelles revendications mardi 12 novembre à Pinga devant la délégation mixte composée de la Monusco et du gouvernement provincial.

Dans son cahier des charges adressé mercredi 6 novembre dernier au président de la République, le chef de la milice Nduma defense of Congo (NDC) exigeait entre autres l’amnistie générale, un dialogue avec le gouvernement et l’intégration de ses combattants, qu’il estime à trois mille, avec reconnaissance de grades.

Le ministre provincial de l’Intérieur, Valérien Mbalutwirandi, qui a représenté le gouvernement provincial affirme que les nouvelles revendications de Sheka prouve « qu’il n’a pas l’intention de quitter la brousse ». « Nous avons vu que ces collaborateurs sont prêts à donner de bonnes options, mais c’est lui qui a peur de la justice, il voudrait qu’on le prenne au même titre que les autres dans l’amnistie générale. Nous lui avons donné les trois options. Soit il dépose les armes, il y a la justice qui attend ceux qui ont commis des crimes parce qu’il y aura l’intégration au cas par cas. Il y en a en effet qui seront démobilisés pour rentrer à la vie civile », a déclaré Valérien Mbalutwirandi. Le ministre dit espérer tout de même que le peu de temps laissé à Sheka suffira pour qu’il adhère aux options du gouvernement « avant que les FARDC et la brigade d’intervention de la Monusco ne passent à la phase offensive ».

Après avoir visité vendredi 8 novembre dernier la localité de Pinga – située à près de 200 km au Nord-Ouest de Goma -contrôlée par Sheka, le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait déclaré qu’il y envisageait des solutions urgentes à la situation sécuritaire.

Les combattants de NDC, majoritairement de l’ethnie Nyanga, et ceux de l’Alliance pour un Congo libre et souverain (APCLS) de l’ethnie Hunde vivent à couteaux tirés dans cette contrée depuis 2010. Les notables de deux communautés tentent de réconcilier les deux groupes armés, sans succès.

Vie politique…

(RDC_11) AFP – 8/11

Le ministre congolais des Affaires étrangères a confirmé vendredi à Paris la signature lundi d’un accord de paix avec la rébellion M23, promettant en outre l’éradication des autres groupes armés refusant de déposer les armes dans l’est du pays.

"Il était entendu qu’un jour après la déclaration du M23 annonçant formellement qu’il renonce définitivement à la rébellion, le gouvernement lui en donnerait acte et que cinq jours après la déclaration du gouvernement interviendrait la signature des conclusions des pourparlers de Kampala. La signature aura donc lieu lundi", a déclaré Raymond Tshibanda N’Tunga Mulongo. "Ces accords sont importants car l’histoire démontre que c’est autour de la table que se fait la paix", a insisté le ministre qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue d’une Conférence ministérielle de la Francophonie à Paris.

     

Interrogé sur le sort des autres groupes armés, le ministre a affirmé que le "sort des autres groupes armés et forces négatives est déjà scellé. Ceux qui ne déposent pas les armes seront dans le viseur des forces armées car ils doivent disparaître". "Nous avons signé le certificat de décès des groupes dans l’est du pays", a-t-il ajouté, citant notamment les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) présentes dans l’est du pays, et les Forces nationales de libération (FNL), un groupe rebelle burundais.

Lire aussi sous :

http://www.irinnews.org/report/99088/analysis-

extending-peace-in-drc-after-m23-s-demise

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/08/

kampala-kinshasa-confirme-la-signature-dun-

accord-avec-le-m23-le-lundi/

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman

/2013/11/08/le-general-olenga-commente-

la-victoire-de-larmee-congolaise/

http://www.rfi.fr/afrique/20131111-kampala-

rdc-m23-ouganda-makenga-paix-

(RDC_12) Radio Okapi – 9/11

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a présenté le vendredi 8 novembre aux délégués des partis politiques réunis au Palais du peuple une projection de la feuille de route pour l’organisation du cycle électorale 2013-2016. Le contenu de cette feuille de route n’a pas été révélé à la presse. Mais le président de la Ceni, l’abbé Malu Malu a annoncé que les élections urbaines, municipales et locales seront organisées en 2014. « Quoi qu’il en soit l’année 2014 est électorale et va connaître des élections urbaines, municipales et locales », a-t-il déclaré.

Le président de la Ceni a affirmé cependant que le calendrier de chaque élection sera publié au début de chaque année budgétaire. « Il faudra attendre janvier 2014 pour avoir le calendrier électoral des élections urbaines, municipales et locales. Janvier 2015 pour connaître les opérations en ce moment-là. Et janvier 2016 en ce qui concerne les élections présidentielle et législatives nationales », a expliqué l’abbé Malu Malu.

Le président de la Ceni a fait savoir que sa commission proposait d’organiser les élections provinciales au suffrage universel indirect. « Mais cela dépendra des législateurs », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l’abbé Malu Malu a prévenu que l’organisation du recensement administratif de la population pourrait perturber le calendrier électoral. « La Ceni a attiré l’attention sur une grande opération qui peut changer énormément les choses. Elle propose que le gouvernement prenne ses responsabilités pour procéder au recensement administratif de tout Congolais et de toute Congolaise peu importe l’âge », a-t-il souligné.

La rencontre entre la Ceni et les partis politiques se déroule sans les représentants de la plateforme de l’opposition des Forces acquises au Changement (Fac) qui avaient claqué la porte le lundi. À en croire l’un de ses membres, Lisanga Bonganga, une des recommandations des concertations nationales demandait qu’on puisse restructurer l’actuelle commission électorale.

(RDC_13) Radio Okapi – 11/11

Le gouvernement congolais et les ex-rebelles du M23 devraient signer un accord de paix ce lundi 11 novembre à Kampala au terme de leurs pourparlers qui durent depuis onze mois. Mais à Kinshasa, des ténors de l’opposition et du pouvoir ne veulent pas d’un «accord » entre les deux parties. La majorité souhaite  «Déclaration» de reddition du M23, tandis que l’opposition estime qu’après la victoire militaire des FARDC sur le M23, un accord équivaudrait à une trahison.

« L’accord est prêt et nous attendons que tout le monde revienne lundi pour le signer » à Kampala, avait déclaré vendredi 8 novembre le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, précisant que l’ONU et l’Union africaine (UA) seraient représentées. Cette information a été confirmée le même jour à Paris  par le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.

Dimanche 10 novembre, une vingtaine de députés et personnalités de la majorité présidentielle ont condamné « ce jeu de qui perd gagne auquel se livre le gouvernement ougandais dans son soutien aux ex-rebelles ». Ils sont plutôt favorables à la signature d’une déclaration du M23 renonçant à la guerre. Ces acteurs politiques qui ont par ailleurs demandé  à l’Ouganda de renvoyer en RDC les ex-rebelles du M23 se trouvant sur son territoire doutent du nombre des combattants qui auraient traversé la frontière. Kampala évoque le chiffre de 1 600 combattants du M23 alors que «d’autres sources renseignent que le nombre des ex-rebelles M23 serait compris entre 200 et 400», affirment ces membres de la majorité.

Les Forces acquises au changement (Fac) abondent dans le même sens. Pour cette plate-forme de l’opposition, la signature d’un accord en l’état actuel des choses équivaudrait à « une trahison du peuple congolais ». Les Fac ont condamné les récentes déclarations des officiels ougandais sur la signature d’un accord entre le gouvernement et le M23 qui «confirment la thèse d’un complot et laissent un goût amer de la victoire totale des FARDC»

Martin Fayulu, le coordonnateur des Fac, demande aussi à Kampala de clarifier sa position sur la présence d’ex-rebelles du M23 sur son sol : «L’Ouganda soutient que le chef rebelle [Sultani Makenga] et ses combattants seront placés sous la protection de l’Ouganda, jusqu’à ce que les gouvernements régionaux, y compris ceux du Rwanda et du Congo, s’entendent sur la manière dont doivent être traités les éléments négatifs présents dans la région. Les FAC demandent à l’Ouganda d’expliciter cette position, à tout le moins de respecter l’accord-cadre d’Addis-Abeba.» Avec cette déclaration, poursuit la même source, «l’Ouganda veut se disculper et prétendre qu’il n’est pas parrain des mouvements rebelles qui opèrent en RDC, y compris le M23. Les dirigeants du M23 sont en voie de bénéficier du même traitement de la part de l’Ouganda comme ce fut le cas pour Laurent Nkunda, Jules Mutebusi et tant d’autres de la part du Rwanda.»

(RDC_14) AFP – 11/11

La RDC et les rebelles congolais du M23 ne sont pas parvenus à signer lundi à Kampala un important "accord" de paix, a annoncé le gouvernement ougandais. Aucune nouvelle date n’a été fixée pour de nouveaux pourparlers entre Kinshasa et les rebelles du M23 devant conduire à la signature de cet accord, selon la même source.

     

La délégation de RDC a "renoncé à signer un accord avec le M23", a déclaré le porte-parole du gouvernement ougandais Ofwono Opondo, ajoutant que les pourparlers étaient reportés "sine die".

     

Les pourparlers ont largement achoppé sur une question de sémantique, le gouvernement de Kinshasa ne voulant pas signer un texte dans lequel le mot "accord" est spécifiquement mentionné.

      

À Kinshasa, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a déclaré ne pas être "étonné" par l’annonce faite à Kampala. "Nous, nous voulons signer une déclaration, mais le facilitateur s’entête pour une raison que nous ne connaissons pas et veut nous imposer un accord. (…) Il devient le problème. Au lieu d’être une solution. (…) S’il changeait d’avis, même cette nuit, nous pourrions signer", a déclaré à l’AFP M. Mende.

     

Auparavant, M. Ogondo, le porte-parole du gouvernement ougandais, médiateur dans les pourparlers, avait indiqué que les délégations du M23, du gouvernement de RDC mais aussi des observateurs européens, américains, de l’ONU et de l’Union africaine étaient arrivés à la résidence présidentielle où devait se dérouler la signature à Entebbe, localité proche de la capitale ougandaise située sur le Lac Victoria.

Lire aussi sous :

http://www.lesoir.be/359112/article/actualite/

monde/2013-11-11/m23-et-kinshasa-echouent-

signer-un-accord-kampala

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2013/11/11/laccord-signe-a-kampala-pose-toujours-question/

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131112083929/onu-diplomatie-paix-fdlr-crise-dans-le-kivu-rdc-

kinshasa-refuse-de-signer-l-accord-de-paix-avec-

le-m23-les-pourparlers-reportes-sine-die.html

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/13/kampala-

pourquoi-kinshasa-veut-une-declaration-accord-avec-le-m23/

(RDC_15) Radio Okapi – 11/11

Le gouvernement congolais veut s’inspirer du modèle colombien pour réussir l’intégration des ex-rebelles dans l’armée nationale. Il a dépêché, le week-end dernier à Bogota, son directeur du programme de désarmement et démobilisation, Roger Mosombo. Ce dernier étudie le processus de réintégration dans l’armée colombienne des rebelles qui ont combattu pendant plusieurs années les forces loyalistes de ce pays d’Amérique du Sud.

Roger Mosombo a visité sur place l’agence colombienne de réintégration (ACR), organe public qui supervise le retour à la vie civile des ex-combattants des groupes illégaux comme des guérillas ou des milices paramilitaires, indique l’AFP.

«On m’a expliqué comment fonctionne l’ACR, comment on aborde la démobilisation et le désarmement. Ce rapprochement m’intéresse beaucoup car dans notre pays, le M23 s’apprête à déposer les armes», a affirmé Roger Mosombo.

Selon lui, le processus colombien est louable. Il dure six ans et élabore une radiographie complète du démobilisé (aspect familial, santé, droit) avant de l’orienter alors qu’en RDC la formation professionnelle des combattants repentis ne dura que trois mois.

Lire aussi sous :

http://www.jeuneafrique.com/actu/

20131113T135328Z20131113T135259Z/rdc-l-

onu-exhorte-a-se-doter-d-un-plan-pour-demobiliser-

les-rebelles.html

(RDC_16) AFP – 12/11

Les pourparlers entre le gouvernement de RDC et les rebelles congolais du M23 à Kampala vont se poursuivre, malgré l’incapacité des délégations à signer un accord de paix lundi soir, a affirmé mardi la médiation ougandaise.

              

"Les deux parties sont toujours en Ouganda", a annoncé le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, "nous n’avons pas de nouvelles d’elles ce matin, mais les pourparlers n’ont pas été officiellement interrompus". Selon le porte-parole, le ministre ougandais de la Défense Crispus Kiyonga a poursuivi depuis lundi soir ses efforts de médiation avec les deux parties.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/12/

kampala-les-envoyes-speciaux-regrettent-

le-manque-de-compromis-entre-la-rdc-le-m23/

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/12/rdc-

martin-kobler-invite-kinshasa-le-m23-ne-pas-

exclure-loption-politique/

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-

1911-RDC-faibles-chances-d-accord-entre-Kinshasa-et-le-M23-a-Kampala.htm?&rub=6&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20131112.

ddd57268.5fa8.4a8a.803c.cfc94157f929.xml

http://www.rfi.fr/afrique/20131112-rdc-m23-kinshasa-

kampala-rwanda-accord-sultani-makenga

(RDC_17) Reuters – 12/11

The Congolese government delegation has quit Ugandan-hosted talks with M23 rebels, saying Kampala’s support for insurgents was to blame for the failure to sign a document due to officially end Congo’s latest rebellion.

Okello Oryem, Uganda’s junior foreign affairs minister, did not immediately comment on the accusations, but said he expected it would take a few more days before any deal could be signed to end the most serious Congolese uprising in a decade.

Congo’s accusations against Uganda shows the deep mistrust in the region, a barrier standing in the way of long-term peace despite the defeat of the M23’s 20-month insurgency by Congo’s United Nations-backed army.

"What are we supposed to sign? No country in history has signed an agreement with a movement that has declared its own dissolution," said Lambert Mende, a spokesman for Democratic Republic of Congo’s government. Mende said Kinshasa wants the rebels to pledge not to take up arms again but Uganda was blocking this. "Uganda seems now to be acting as part of the conflict. It has interests in M23."

Bertrand Bisimwa, political head of the M23, was not immediately available for comment. Sultani Makenga, its military chief, is being held by Uganda after he abandoned the rebels’ last hill-top positions with hundreds of fighters.

Uganda’s lead mediator, Defence Minister Chrispus Kiyonga, said both sides had concluded negotiations over the 11-point document on November 3, two days before the rebels announced they were laying down their arms. A second source close to the peace talks said the Kinshasa and M23 delegations had both initialed each page.

Congo’s President Joseph Kabila is keen to capitalize politically on his army’s victory, the first over a major rebellion in the distant, lawless east. A Ugandan source close to the mediation said this was made clear during talks. "The Kinshasa people don’t even want to sit in the same room with M23 team. They want to sit in separate rooms because (they feel) they are not equals." However, Christoph Wille, an Africa analyst at Control Risks, said Kabila was unlikely to completely back out of talks as a deal would boost his mandate at a time when he is looking towards 2016, when his second and final term is due to end.

Read also under :

http://congosiasa.blogspot.be/2013/11/whats-

left-to-save-in-kampala.html

http://www.lalibre.be/actu/international/breve-528302cc3570ea593dba24a2#.UoPvNyJF6Eo.facebook

http://www.reuters.com/article/2013/11/13/

us-congo-democratic-rebels-idUSBRE9AC0RG20131113

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/14/

kampala-la-facilitation-la-base-de-lechec-dun-

compromis-entre-le-kinshasa-le-m23/

(RDC_18) Jeune Afrique – 13/11

C’est officiel : le Mouvement du 23-Mars (M23) a désormais deux branches distinctes. Son secrétaire permanent, Serge Kambasu Ngeve, affirme bénéficier du soutien de la "majorité" des membres de l’ex-rébellion et annonce son intention de signer les "conclusions" des pourparlers de Kampala avec le gouvernement congolais. Une démarche qui s’éloigne de la position prise initialement par le bureau politique du groupe armé, aujourd’hui défait. C’est la naissance de l’aile dite "réaliste" du M23.

"Nous refusons d’être pris en otage par une minorité de personnes qui bloquent l’aboutissement du processus de paix". Serge Kambasu Ngeve, jusqu’ici secrétaire permanent du bureau politique du Mouvement du 23-Mars (M23), s’en prend désormais à son propre camp, du moins à "certains de [ses] camarades" qui "[tiennent] mordicus au terme ‘accord de paix’" comme intitulé du document qui doit sanctionner les pourparlers entre le gouvernement congolais et le M23. Ce que Kinshasa ne veut pas, fort de sa victoire militaire sur le terrain, préférant les termes "déclaration" ou "conclusions".

Le 13 novembre, lors d’un point de presse à Kampala, Serge Kambasu Ngeve, qui dit être soutenu "presque par l’ensemble des membres" de l’ex-mouvement rebelle, a affirmé que son groupe était prêt à signer les "conclusions de Kampala" – un des termes souhaités par Kinshasa – avec la délégation du gouvernement congolais.

"Ce jeu de vocabulaire, certes avec des implications politiques, ne peut, en aucun cas, conduire à un suicide collectif pour notre organisation et des milliers des membres qui la composent", a-t-il déclaré.

Joint au téléphone par Jeune Afrique, celui qui se considère comme le "négociateur principal du M23" s’interroge sur la "capacité visionnaire" de ceux qui sont à la tête de leur groupe armé défait. "Si nous ne concluons pas les pourparlers de Kampala avec le gouvernement, qu’allons-nous devenir ? Que vont devenir les ex-combattants rebelles", lance-t-il notamment à Bertrand Bisimwa, chef politique du M23 et à René Abandi, le chef de la délégation de l’ex-rébellion à Kampala, que nous n’avons pas réussi à joindre.

L’aile "réaliste" du M23, dirigée par Serge Kambasu Ngeve, affirme désormais "soutenir résolument la position émise par le gouvernement de la RDC qui, de toute évidence, maîtrise tous les paramètres sociopolitiques du moment". Et en échange ? "Amnistie et cantonnement ou réinsertion à la vie civile de nos troupes", lâche-t-il. Mais seront-ils seulement habilités à parler au nom de l’ensemble du M23 ? À la médiation ougandaise de trancher…

Lire aussi sous :

http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-le-m23-

et-ses-parrains-se-divisent/

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/

archive/2013/11/13/rdc-le-m23-et-ses-parrains-se-

divisent-49380.html

(RDC_18_1) Radio Okapi – 15/11

« Le gouvernement n’accepte pas l’intégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 au sein des FARDC, cela d’autant plus qu’une telle intégration, individuelle ou collective, ne fait pas partie des obligations qui lui incombent aux termes des pourparlers de Kampala ». Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, a fait cette déclaration jeudi 14 novembre à Kinshasa. La RDC attribue l’échec de la fin du dialogue de Kampala avec le M23 prévu lundi dernier à la médiation ougandaise.

Lambert Mende a indiqué que les structures appropriées de l’État congolais avec le soutien de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) se chargeront de la démobilisation et  de la réinsertion sociale des combattants du M23. Ce que demande par ailleurs le conseil de sécurité de l’ONU.

Concernant la question de l’amnistie, Lambert Mende a annoncé que le gouvernement proposera bientôt au Parlement un projet de loi d’amnistie, pour faits de guerre et d’insurrection en faveur de tout membre du M23 qui s’engagerait « individuellement et par écrit ». Il a expliqué que l’amnistie individuelle couvrira la période allant du 1er avril 2012 jusqu’à ce jour, excluant toute idée d’amnistie générale. Selon lui, chaque candidat à l’amnistie devrait s’engager notamment « à s’abstenir de manière permanente de recourir aux armes, de participer à un mouvement insurrectionnel pour faire aboutir une quelconque revendication, et qui accepterait que toute violation de cet engagement rende automatiquement caduque l’Amnistie ainsi accordée et disqualifie l’auteur de la dite violation du bénéfice de toute amnistie ultérieure».

Le gouvernement s’est aussi engagé à œuvrer pour la mise en œuvre rapide des accords tripartites signés avec les pays voisins et le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) au sujet du retour des réfugiés et des déplacés de guerre. Cette question figurait au nombre des revendications du M23.

(RDC_18_2) Radio Okapi – 15/11

La RDC compte une pléthore de partis dont l’organisation ne respecte pas les principes démocratiques en rapport avec leurs projets de société et leurs idéologies. Ce constat émerge d’une enquête menée par des chercheurs du centre d’études politiques de l’Université de Kinshasa (Unikin) sur le fonctionnement de partis politiques en RDC. Les conclusions de cette étude ont été publiées jeudi 14 novembre au cours d’un séminaire-atelier organisé par la fondation Konrad Adenauer.

Le coordonnateur national de la fondation Konrad Adenauer, Mabiala Matuba, fait état d’une multitude des formations politiques en RDC sans idéologie :«On parle de 444 partis politiques officiellement enregistrés jusqu’à ce jour. Certains partis ont la même idéologie ; les uns dans l’opposition, les autres au pouvoir. Les partis politiques ne croient pas beaucoup à l’idéologie. Ce sont des partis qui se regroupent autour des personnalités. Leur organisation est souvent dictatoriale : la volonté du président est encore trop prépondérante.»

Cette situation inquiète les chercheurs de l’Unikin, dans la mesure où les partis politiques sont des associations qui ont pour mission de conquérir, d’exercer ou de conserver le pouvoir de l’Etat. « S’il n’y a pas de démocratie interne au sein des partis politiques, comment voulez-vous que ces gens qui prendront demain le pouvoir puissent l’exercer au niveau national ? Donc, ça pose une interrogation», a indiqué le professeur Mabiala Matuba. Pour lui, il faut «encourager davantage la coopération entre l’université et le monde politique, pour que les recherches scientifiques puissent servir d’outils à l’élaboration des politiques publiques.»

Économie, Finances…

(RDC_19) Radio Okapi – 12/11

Cinq personnes ont été blessées par balles dimanche dans le voisinage de l’entreprise minière Ruashi Mining à Lubumbashi (Katanga). Selon des sources proches de la société qui ont livré cette information mardi 12 novembre, il s’agit des creuseurs clandestins qui ont tenté de pénétrer par force dans les installations de leur concession pour voler les minerais. Une version rejetée par les blessés qui disent être des voisins de l’entreprise.

Les responsables de Ruashi Mining affirment que près de deux cents creuseurs artisanaux munis d’armes blanches ont forcé d’entrer dans l’enceinte de l’entreprise. Comme ils ne pouvaient pas les en empêcher, ils ont fait appel aux policiers pour sécuriser leur patrimoine. Ces derniers auraient dans un premier temps tenté calmement de dissuader les creuseurs d’entrer dans l’enceinte de Ruashi Mining. Face à leur refus et au jet des projectiles qu’ils auraient lancés, les policiers ont été obligés de tirer en l’air pour disperser ces creuseurs, racontent des responsables de Ruashi Mining.

Ces accrochages ont fait quatre blessés par balle. Un cinquième blessé a été mordu par le chien de garde de Ruashi Mining. Pour leur part, les victimes refusent d’être assimilées aux creuseurs clandestins. Elles affirment avoir été atteintes par balles dans leurs maisons situées aux alentours de cette entreprise minière. Ces blessés exigent de Ruashi Mining qu’il couvre leurs frais des soins médicaux.

Relations extérieures

(RDC_20) AFP – 10/11

L’accord de paix que doivent signer lundi la RDC et la rébellion du M23 représente "un pas très important" pour la paix dans la région, après un an et demi de conflit, a déclaré dimanche l’envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs.

                    

"C’est un pas très important pour la paix dans la région des Grands Lacs car cela nous permet maintenant d’aller de l’avant", a souligné Mary Robinson, ajoutant que l’armée congolaise et la brigade d’intervention de l’ONU dans la région allaient ensuite faire porter leur effort sur les autres groupes armés qui y sévissent encore. "Désormais ils vont s’en prendre à tous les groupes armés" actifs dans cette région instable depuis une vingtaine d’années, a dit dans une interview l’ancienne présidente irlandaise.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2013/11/10/

rdc-mary-robinson-salue-lannonce-dun-accord-

entre-le-m23-le-gouvernement/

(RDC_21) Radio Okapi – 15/11

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a appelé mercredi 14 novembre au désarmement et à une démobilisation immédiate et permanente du M23, se félicitant de l’annonce faite par le groupe rebelle de mettre fin à son insurrection sanglante contre la RDC. Lundi dernier, les ex-rebelles du M23 et le gouvernement congolais ont échoué à signer un accord qui devait mettre fin aux pourparlers de Kampala qui durent depuis onze mois.

Dans une déclaration de l’ambassadeur chinois Liu Jieyi dont le pays assure la présidence tournante du conseil de sécurité, l’ONU demande qu’un texte final qui prévoit le désarmement des combattants du M23 et la poursuite des auteurs des violations des droits de l’homme, soit adopté et mis en application.

Le conseil de sécurité a par ailleurs réaffirmé son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC. Il demande donc au gouvernement de la RDC de rester déterminé à créer une armée nationale professionnelle, responsable et viable.

Dans la même déclaration, le conseil s’est aussi félicité de l’annonce du M23 de mettre un terme à sa rébellion et condamne les violences provoquées ayant coûté la vie à des nombreux civils et à des casques bleus de la Monusco.

Reconnaissant  les sacrifices consentis par la Monusco et les pays fournisseurs des contingents pour renforcer la paix et la stabilité dans l’est de la RDC, le Conseil souligne qu’aucune action visant à empêcher la mission de s’acquitter de son mandant ne sera tolérée. Il insiste donc sur l’importance de mettre hors d’état de nuire les FDLR et tous les groupes armés, conformément à la résolution 2098 et se félicite que le président de la RDC Joseph Kabila et le chef de la Monusco Martin Kobler aient pris cet engagement.

Le Conseil plaide enfin pour la nécessité de s’attaquer de façon durable aux causes profondes du conflit dans l’est de la RDC et renouvelle son appui à la mise en œuvre de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

RWANDA

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_1) AFP – 11/11

Les parties civiles et les équipes de défense dénoncent la lenteur "déraisonnable" des deux affaires confiées à la France par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a rapporté lundi le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI).

              

Selon un rapport du MTPI, chargé des fonctions résiduelles du TPIR dans la perspective de sa fermeture, Me Emmanuel Daoud, avocat de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme dans ces affaires, souligne "le caractère déraisonnable de la durée de la procédure" et "l’absence de volonté politique des autorités françaises" de voir les dossiers aboutir.

     

L’un des cas confiés à la France est celui de l’abbé Wenceslas Munyeshyaka, prêtre de la paroisse Sainte-Famille de Kigali entre 1992 et 1994. Le TPIR l’accuse d’avoir tué et violé plusieurs personnes et d’en avoir remis des dizaines d’autres aux milices extrémistes hutu Interahamwe qui les ont exécutées.

     

La seconde affaire concerne l’ancien préfet Laurent Bucyibaruta, ex-militant du parti du président de l’époque, Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat allait déclencher le génocide en 1994. M. Bucyibaruta est accusé par le TPIR d’avoir incité au génocide les Interahamwe, sur lesquels il avait autorité à Gikongoro (sud).

     

Pour Me Michel Tubiana, avocat de la Ligue des droits de l’Homme lui aussi cité dans le rapport du MTPI, la lenteur des procédures a "de toute évidence considérablement handicapé la justice dans sa quête de preuves pertinentes".

     

L’un des avocats de l’abbé Munyeshyaka, Maître Jean-Yves Dupeux, se plaint aussi de "la durée peu raisonnable de la procédure". Me Dupeux affirme par ailleurs ne pas bénéficier des mêmes facilités de déplacement au Rwanda que les associations qui se sont constituées parties civiles.

(RWA_2) Jeune Afrique – 13/11

La cour d’appel de Paris s’est prononcée, mercredi, pour l’extradition au Rwanda de Claude Muhayimana, 52 ans, et d’Innocent Musabyimana, 41 ans. Ils sont actuellement recherchés par Kigali pour leur participation présumée au génocide de 1994.

L’extradition vers le Rwanda de Claude Muhayimana, un homme de 52 ans qui possède aussi depuis 2010 la nationalité française, et d’Innocent Musabyimana, 41 ans, se précise. Mercredi 13 novembre, la cour d’appel de Paris a donné un avis favorable à la demande de Kigali suivant ainsi l’avis du parquet qui s’était prononcé en septembre pour l’extradition de ces deux Rwandais. Ces deux hommes sont actuellement recherchés par Kigali pour leur participation présumée au génocide de 1994.

Si plusieurs pays, comme le Canada ou la Norvège, ont accepté d’extrader des génocidaires présumés vers Kigali, la justice française a toujours rejeté les requêtes adressées par le Rwanda.

Reste à savoir si ce jugement fera l’objet d’un pourvoi en cassation, car, à ce jour, la jurisprudence de la Cour de cassation est toujours allée dans le sens d’un refus d’extradition.

Relations extérieures

(RWA_3) AFP – 9/11

Le Rwanda, sous pression internationale pour lâcher le M23, est muré dans un silence assourdissant depuis la défaite du mouvement rebelle face aux troupes de la RDC appuyées par l’ONU.

Sollicité plusieurs fois par l’AFP, le Rwanda, qui a toujours nié soutenir les rebelles congolais, n’a jamais donné suite. Tout au plus la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo s’inquiétait-elle lundi soir sur une radio locale, alors que le M23 était "chassé du territoire" de la RDC, d’une progression vers les frontières de son pays des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).

Le silence du Rwanda est d’autant plus remarqué qu’il tranche avec les menaces de riposte que proférait Kigali il y a quelques semaines contre l’armée de RDC quand des obus tombaient sur son territoire, à la frontière de la région congolaise du Nord-Kivu où s’affrontaient le M23 et les forces de Kinshasa.

"Le Rwanda a poussé le bouchon un peu loin dans son pari sur le M23", estime l’analyste indépendant belge Kris Berwouts. Du coup, "les partenaires traditionnels du Rwanda sont allés bien au-delà des pires craintes" de Kigali, longtemps protégé par la culpabilité de l’Occident honteux de sa passivité lors du génocide, a ajouté M. Berwouts. "Kagame n’avait pas le choix" et ne pouvait pas intervenir, relevait un spécialiste de la région avant même l’annonce du dépôt des armes par le M23.

     

La discrétion du Rwanda, disent les analystes, s’explique aussi par des dissensions internes au sein du régime. À Kigali, une partie des hauts responsables resterait favorable à une présence et une influence au Nord-Kivu pour, au-delà des intérêts miniers, continuer d’y traquer les FDLR. Pour d’autres, le jeu n’en vaudrait plus forcément la chandelle.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20131109-rdc-

le-rwanda-il-lache-le-m23?ns_campaign=

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