Bruxelles : Toute l’opposition rwandaise pour la libération de Victoire Ingabire.
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Rubrique : Actualité


Publié le 24 Fév 2014 par Gaspard Musabyimana

Le 22/02/2014, presque toute l’opposition politique se trouvant à l’extérieur du Rwanda était représentée dans la manifestation organisée par le parti FDU-Inkingi, pour exiger la libération de Victoire Ingabire. Le rassemblement a eu lieu à la place Luxembourg (Bruxelles) devant le bâtiment abritant le Parlement européen de 14h à 16h.

P. Murayi, JB Ryumugabe et JB NgarambeParmi les 200 personnes présentes, on pouvait y apercevoir Twagiramungu Faustin de RDI, Ngarambe Joseph et Musonera Jonathan de RNC, Ryumugabe JB de PS Imberakuri, Ngarambe Jean Baptiste et Komeza de PDR Ihumure, Habimana Bonaventure du PPR-Imena, Abbé Thomas Nahimana de Ishema Party, Munyampeta Dominique de PDP-Imanzi, Dr Murayi Paulin du nouveau parti UDR (Union Démocratique Rwandaise). Le FPP (Front pour la Paix et le Progrès)-Urukatsa d’un certain Akishuli Abdallah était lui aussi représenté.

Les cadres des FDU-Inkingi avaient également répondu nombreux à la manifestation : Joseph Bukeye, Emmanuel Mwiseneza, Charles Ndereyehe et Michel Niyibizi. Les sections du parti en Allemagne, en France et en Hollande étaient eux aussi représentées au plus haut niveau.

Les slogans véhiculaient le message de « Free Ingabire » et réclamaient en outre la libération de tous les opposants politiques dont Déo Mushayidi et Maître Bernard Ntaganda.

F. TwagiramunguPour rappel, c’est en 2010, que l’opposante politique Victoire Ingabire est rentrée d’exil de son propre gré. Elle fut,  après quelques mois,  arrêtée et détenue dans la sinistre prison centrale de Kigali. Un simulacre de procès fut organisé devant la Haute Cour de Kigali devant laquelle des faux témoins recrutés par les services secrets militaires (DMI)  ont été présentés par le procureur  comme des anciens collaborateurs de l’opposante. Pourtant elle ne les connaissait même pas. Ils sont venus plaider « coupables » et elle fut condamnée à 8 ans de prison. Voulant aller au bout de la procédure, Victoire Ingabire a interjeté appel devant la Cour Suprême, mais sans se faire aucune illusion, car dans un de ses discours, le président Kagame lui-même avait publiquement déclaré, avant même le début du procès, que l’opposante était coupable et que donc elle devait être condamnée. Entre temps, ceux qui ont été  présentés comme des co-accusés de Victoire Ingabire et comme des officiers des FDLR et qui ont plaidé « coupables » de tous les chefs d’accusations portés contre l’opposante, ont été mis en liberté.

Joseph BukeyeLes plus sceptiques ont accordé le bénéfice du doute à la « justice » rwandaise en espérant que la Cour Suprême réparerait l’injustice et laisserait partir libre l’opposante qui n’a commis d’autre délit que celui d’avoir une autre conviction pour l’exercice du pouvoir que celle de l’actuel Président Paul Kagame.  Après plusieurs reports injustifiés, le verdict a été enfin prononcé vendredi 13 décembre 2013. Sans surprise, la Cour Suprême a alourdi la peine infligée par la Haute Cour à l’opposante Victoire Ingabire et l’a condamnée à 15 ans d’emprisonnement.

Lin, le mari de Victoire

Thomas Nahimana (en lunette)

Gaspard Musabyimana
24/02/2014

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