Actualités des Grands Lacs – Semaine du 13 au 19 septembre 2014
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Rubrique : Actualité


Publié le 21 Sep 2014 par Gaspard Musabyimana

En RDC, alors que la SADC menace les FDLR d’une offensive militaire (RDC_2), le commandant de la MONUSCO réitère la détermination des casques bleus de traquer tous les groupes armés dans le pays (RDC_1). Ces derniers sont en effet toujours bien actifs dans l’est de la RDC. Au Nord Kivu, leurs actions continuent à entraîner des déplacements de population dans le territoire de Masisi pour ce qui regarde les Nyatura ainsi qu’un groupe armé qui se nomme « les volontaires » et les Maï-Maï Kifuafua, lesquels demandent des garanties de protection pour les populations de la région de Walikale avant de désarmer (RDC_4) (RDC_6).

On enregistre le même phénomène près de Goma où les populations fuient les affrontements entre les FDLR et le NDC du chef de guerre Cheka (RDC_5) lequel sévit aussi dans le territoire de Lubero où il s’affronte aux Maï-Maï de Lafontaine (RDC_7). Toujours au Nord Kivu, on signalera aussi qu’un accrochage a eu lieu à Kitchanga entre les FARDC et police d’intervention mobile qui a donné lieu à des pillages (RDC_7_1).

Au Sud Kivu, les Raïa Mutomboki, dont un des chefs a été tué aux combats, ont attaqué une position des FARDC dans le territoire de Shabunda (RDC_3).

En Province Orientale, le FRPI a mené plusieurs attaques et pillages en territoire d’Irumu (RDC_7_2). Enfin, au Nord Katanga, une attaque de Maï-Maï a eu lieu dans le territoire de Kamina (RDC_8).

Toujours dans le domaine de la sécurité, le président Kabila a donné un coup d’accélérateur à la réforme de l’armée en instaurant sept secteurs opérationnels dont l’un sera dirigé par le général Amisi qui avait été accusé d’avoir vendu des armes à des groupes armés avant d’être blanchi.

De leur côté, dans un rapport d’évaluation de l’accord d’Addis Abeba, une dizaine d’ONG congolaises ont estimé que la RDC avait encore "beaucoup d’efforts" à accomplir pour remplir ses engagements, notamment dans le cadre de la réforme de l’armée (RDC_2_1).

Dans le domaine politique, une manifestation d’opposition contre une révision constitutionnelle qui autoriserait au président Kabila d’effectuer un troisième mandat a été dispersée sans incidents majeurs (RDC_9). La révision constitutionnelle, qui doit être débattue au Parlement, lequel a ouvert sa session plénière consacrée surtout au budget (RDC_11), continue à faire l’objet de refus et de mises en garde. Cette semaine, le président du Sénat s’est déclaré opposé à tout changement dans la constitution (RDC_12), tandis que les évêques catholiques, accusés par le gouvernement d’être « à la solde de leurs maîtres à penser occidentaux », réitèrent aussi leur opposition à toute modification dans cette constitution et sont opposés à la formation du Comité de modération électorale parrainé par la CENI (RDC_13). En ce qui concerne cette dernière, son rapporteur a précisé que les élections de 2015 et 2016 auraient lieu dans les temps (RDC_10).

Dans le domaine de la justice et des droits humains, le Chef de l’Etat a accordé une grâce présidentielle au pasteur Kutino condamné en 2008 à dix années de prison : rappelons que ce pasteur avait été arrêté en 2006 à la suite d’un meeting au stade de Kinshasa où il avait proféré des propos « incendiaires » contre le pouvoir en place (RDC_14). Par ailleurs, Journalistes en danger (JED) dénonce l’acharnement judiciaire à l’encontre du journaliste qui s’était attaqué au prélat congolais, Mgr. Monsengwo : une liberté provisoire lui a été refusée (RDC_15). Enfin, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a été suspendu par ses pairs pour avoir émis en certificat de conformité à une société de télédistribution contestée : l’intéressé conteste sa suspension (RDC_16).

Dans le domaine économique, l’ONG Global Witness appelle la société britannique SOCO International à se retirer pour de bon du Parc des Vurunga (RDC_17).

Au Burundi, le défenseur des droits de l’homme Pierre-Claver Mbonimpa dont l’état de santé s’est aggravé est maintenu en prison : plusieurs députés européens demandent sa libération immédiate (BUR_1) (BUR_3). Par ailleurs, HRW réclame une commission d’enquête sur la découverte de plusieurs corps découverts par les pêcheurs burundais sur le lac situé à la frontière entre le Burundi et le Rwanda (BUR_2).

En Ouganda, les autorités ont déjoué une tentative d’attentat perpétrée par une cellule des islamistes somaliens du Shebab qui se seraient vengé de la mort d’un des leurs à Mogadiscio : plusieurs arrestations ont été opérées dans ce contexte (OUG_1). Par ailleurs, on signalera que les poursuites à l’encontre du chef du renseignement militaire, accusé d’avoir fomenté un complot contre des responsables politiques, ont été abandonnées (OUG_2).

Au Rwanda, le régime entend traquer la corruption et les détournements de fonds publics : la directrice de la caisse de sécurité sociale a été arrêtée pour mauvaise gestion, tandis que le président du Sénat, mis en cause pour le même motif, a été contraint à la démission (RWA_1) (RWA_3). On signalera également que, au cours d’une réunion en Belgique, Victoire Ingabire a été réélue à la tête de la présidence de son parti, le FDU (RWA_2). Dans le domaine de la justice, le procès d’un chanteur célèbre, rescapé du génocide et de ses trois co-accusés a été reporté : une nouvelle charge a été retenue contre les intéressés (RWA_4).

Source : EURAC

BURUNDI

Justice, Droits de l’homme…

(BUR_1) AFP – 15/9

Le président de la principale organisation de défense des droits de l’Homme du Burundi, Pierre-Claver Mbonimpa, incarcéré depuis mai pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" et gravement malade, a été maintenu en détention lundi, a-t-on appris auprès de son avocat.

              

Pierre Claver Mbonimpa, président de l’Association pour la protection des personnes détenues et des droits humains (Aprodeh), a vu son procès s’ouvrir début juillet. Il a été transféré fin août dans une clinique de Bujumbura dans un état grave en raison de complications dues à une grippe mal soignée et à un paludisme contracté en prison, selon des médecins. M. Mbonimpa, 65 ans, est également diabétique et souffre d’hypertension, selon ses avocats.

     

Ses avocats déplorent qu’en dépit d’une circulaire préconisant d’accorder la liberté provisoire aux prévenus de plus de 60 ans atteints d’une maladie chronique, la justice burundaise ait jusqu’ici rejeté toutes leurs demandes de libération. Une ONG française contre la torture, l’Acat, a elle aussi demandé sa libération et la France s’est dite préoccupée par son état de santé.

     

Lundi, la justice burundaise a simplement décidé, à la demande du procureur, "la création d’une commission médicale chargée d’examiner son état de santé", a précisé son avocat. Trois médecins devront ainsi, sous dix jours, dire s’il peut, ou non, se présenter devant ses juges. "Cette décision est une honte pour la justice de ce pays car Mbonimpa est au plus mal et on avait présenté une attestation médicale qui confirme son état", a également estimé Me Niyongere.

Relations extérieures…

(BUR_2) RFI – 17/9

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) appelle à une enquête après la découverte, ces dernières semaines, de plusieurs corps dans le lac Rweru, à la frontière entre le Rwanda et le Burundi. Human Rights Watch dénonce le fait que les enquêtes soient au point mort. Kigali et Bujumbura rejettent toute responsabilité.

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) n’est pas en mesure de confirmer les témoignages recueillis par RFI. Selon des pêcheurs burundais ainsi que des riverains rwandais de l’Akagera, ces corps auraient été jetés dans cette rivière au Rwanda, avant d’atterrir dans le lac, du côté burundais de la frontière. « Nous n’avons pas encore pu mener nos propres enquêtes, mais nous sommes très inquiets. Les deux pays ont plus ou moins refusé de faire des enquêtes sérieuses et se rejettent la responsabilité », confie la chercheuse de HRW pour les Grands Lacs, Carina Tersakian. Il n’y a eu ni autopsie ni tentative d’identification des quatre corps retrouvés par les autorités burundaises qui ont préféré les enterrer, officiellement pour des raisons sanitaires.

Deux autres corps ont été repêchés la semaine dernière. Cependant, les pêcheurs burundais et rwandais parlent de dizaines de corps depuis la mi-juillet. « Nous demandons aux autorités burundaises et rwandaises de mener des enquêtes approfondies et rigoureuses pour essayer d’abord d’établir l’identité de ces victimes, mais également les circonstances qui auraient pu entraîner leur mort », poursuit Carina Tersakian.

Le porte-parole de la police rwandaise, Damas Gatare, avait démenti les témoignages recueillis par RFI, assurant qu’aucun cadavre n’avait été retrouvé du côté rwandais de la frontière. Il avait également affirmé qu’il n’y avait eu aucune disparition au Rwanda.

« Human Rights Watch a recensé plusieurs cas de disparitions en 2014, surtout depuis le mois de mars. Il y a des cas sur lesquels nous avons enquêté au nord-est du Rwanda. Certaines de ces personnes sont réapparues en prison au bout de plusieurs semaines ou encore de plusieurs mois. D’autres sont toujours portées disparues », précise Carina Tersakian.

Interrogée sur la situation au Burundi, la chercheuse de HRW dit ne pas avoir recensé de cas de disparitions. Elle explique cependant qu’il y a « toujours des détentions arbitraires et des personnes qui sont détenues pour des périodes très longues ». Carina Tersakian tient également à souligner qu’elle ne pense pas « que l’on puisse faire un lien, pour le moment, entre ces différentes tendances de disparitions dans les deux pays et les corps retrouvés sur le lac Rweru. On manque d’informations, c’est pour cela que des enquêtes sont absolument nécessaires », conclut-elle.

(BUR_3) Belga – 18/9

Les députés européens, et notamment Louis Michel (MR) et Marc Tarabella (PS), ont appelé jeudi matin à la libération "immédiate et inconditionnelle" du défenseur burundais des droits de l’homme Pierre Claver Mbonimpa, arrêté au mois de mai et maintenu en détention malgré une santé défaillante.

              

Les députés européens se sont émus jeudi matin du sort de M. Mbonimpa et ont appelé, dans une résolution mise au vote jeudi midi, à sa libération "immédiate et inconditionnelle". Une députée a suggéré que l’aide octroyée par l’Union européenne au Burundi, 432 millions d’euros, soit utilisée comme un levier pour s’assurer d’un meilleur respect des droits de l’homme. Elle a également proposé que l’Union demande des garanties que l’argent est effectivement utilisé pour aider la population.

OUGANDA

Sécurité, Armée…

(OUG_1) AFP – 13/9

L’Ouganda a déjoué samedi un attentat imminent planifié par une cellule des islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda, moins de deux semaines après la mort de leur chef suprême dans une frappe américaine dont Kampala s’était félicité. La police ougandaise a annoncé, sans autres précisions, avoir procédé à des arrestations.

«Les autorités ougandaises ont annoncé la découverte d’une cellule terroriste des shebab à Kampala», a déclaré l’ambassade des Etats-Unis à Kampala dans un communiqué. Des forces de sécurité s’efforcent de déterminer «s’il y a encore des membres de la cellule en fuite». «Nous restons en contact étroit avec nos homologues ougandais tandis que l’enquête se poursuit sur ce qui semble avoir été la préparation d’une attaque imminente», a ajouté l’ambassade.

Le porte-parole de la police ougandaise Fred Enanga a indiqué que la police avait «procédé à des arrestations». «Les forces de sécurité en Ouganda ont déjoué une tentative d’attentat terroriste contre l’une de ses installations. Nous avons effectué des arrestations», a-t-il dit. Les forces de sécurité ont renforcé leurs patrouilles autour des principaux sites, ont indiqué les Etats-Unis dans une note d’avertissement destinée aux ressortissants américains vivant en Ouganda.

«À ce stade, nous ne sommes pas au courant de cibles spécifiques, et les autorités ougandaises ont renforcé la sécurité sur les principaux sites, y compris l’aéroport international d’Entebbe», a indiqué l’ambassade.

L’ambassade des Etats-Unis avait lancé une mise en garde lundi dernier contre une possible vengeance des shebab après la mort d’Ahmed Abdi Godane, tué par une frappe américaine près de la capitale somalienne Mogadiscio. Il était l’une des dix personnalités les plus recherchées pour terrorisme par les États-Unis et les shebab avaient assuré qu’ils «vengeraient» sa mort.

«Restez vigilants concernant la possibilité en cours d’attentats terroristes en Ouganda», avait averti l’ambassade américaine. «Nous mettons aussi en garde les citoyens américains contre la possibilité d’attentats des shebab en Ouganda, en représailles contre les opérations militaires des Etats-Unis et de l’Ouganda en Somalie la semaine dernière qui ont tué le dirigeant des shebab Ahmed Godane», avait-elle ajouté.

L’Ouganda, l’un des principaux fournisseurs de troupes pour la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui combat les shebab en Somalie, s’était dit «heureux» de la mort de Godane. Kampala avait aussi affirmé avoir aidé les Etats-Unis à le tuer en leur fournissant des renseignements cruciaux sur l’endroit où il se trouvait.

Par ailleurs, le ministère ougandais des Affaires intérieures a déclaré que les services de l’immigration avaient mené samedi matin une «opération contre des immigrants illégaux dans plusieurs quartiers de Kampala». Elle a abouti à l’arrestation de 69 personnes dont les nationalités n’ont pas été précisées, selon la même source. On ignore si cette opération et celle contre la cellule des shebab étaient ou non liées.

Les shebab ont mené dans le passé des attaques meurtrières contre des pays engagés militairement en Somalie dans le cadre de l’Amisom. La plus retentissante avait fait au moins 67 morts au centre commercial Westgate, à Nairobi, en septembre 2013. Ils ont aussi revendiqué plusieurs attentats récents au Kenya, à Djibouti et en Somalie et frappé en Ouganda dans le passé.

Lors de la finale de la Coupe du monde de football en 2010, 76 personnes avaient été tuées dans des attentats à la bombe dans deux restaurants à Kampala.

Sans mentionner aucun groupe nommément, l’ambassade des Etats-Unis à Kampala avait mis en garde début juillet contre une «menace spécifique» d’attaque «terroriste«contre l’aéroport de Kampala. Mais les autorités ougandaises avaient assuré avoir «apporté une réponse» à la menace en renforçant la présence militaire et policière dans la capitale et rien ne s’était produit. Samedi, l’Amisom a affirmé dans un communiqué avoir attaqué une base des shebab dans le sud de la Somalie et leur avoir infligé de «lourdes pertes».

Justice, Droits de l’homme…

(OUG_2) AFP – 18/9

Un chef du renseignement militaire ougandais, qui était accusé d’avoir fomenté un complot pour assassiner des responsables politiques du pays, a été libéré par le tribunal militaire qui le jugeait, a-t-on appris jeudi auprès de l’accusation.

              

L’Etat n’avait "plus d’intérêt à poursuivre" le commandant Herbert Muramagi Asiimwe, et a lui-même "retiré l’affaire", a dit le procureur, Frederick Kangwamu, sans donner plus de détails.

     

Le commandant Muramagi Asiimwe, arrêté en mars, était le chef des opérations maritimes de l’Organisation de sécurité intérieure (ISO), une agence de contre-espionnage ougandaise. Des militants des droits de l’Homme ont par le passé accusé le gouvernement d’utiliser cet organisme pour se débarrasser d’adversaires politiques.

     

Le nom du général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni et chef d’une unité des forces spéciales, avait été cité dans la presse comme l’une des possibles cibles du projet d’assassinat.

     

L’avocat de la défense a confirmé l’abandon de toutes les poursuites.

RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Radio Okapi – 15/9

Le commandant de la Force de la Monusco, le général Dos Santos Cruz, a réitéré samedi 13 septembre la détermination des troupes de la mission onusienne en RDC à continuer de traquer, aux côtés de l’armée congolaise, les groupes armés réfractaires  au processus de Désarmement, démobilisation, et réinsertion (DDR III) mis en place par le gouvernement congolais.

«Le gouvernement [congolais] a donné aux groupes armés une opportunité. S’ils ne déposent pas les armes, la Monusco va collaborer, par tous les moyens, avec les FARDC pour les neutraliser par la force», a menacé le général Santos Cruz.

Pour lui, tous les groupes armés affichent des comportements criminels, marqués par des  pillages, des vols, et autres exactions contre les populations civiles. Il a rappelé que les troupes de la Mission onusienne (Monusco) opèrent en RDC, en vertu de la résolution 2187 du Conseil de sécurité des Nations unies, «pour améliorer la situation et ramener la paix.» Cette résolution assigne à la Monusco la mission de contribuer notamment à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones sorties de conflit et à la protection des populations civiles.

Le général Santos Cruz s’est exprimé ainsi samedi à Mubambiro, où le bataillon tanzanien de la Brigade d’intervention internationale de la Monusco célébrait le 50ème anniversaire de la création de l’Armée du peuple tanzanien. Un défilé des troupes tanzaniennes de la Brigade d’intervention et plusieurs manifestations culturelles ont été organisées. Les casques bleus malawites et les Sud-africains se sont joints à cette célébration.

Depuis son arrivée en RDC en juin 2013, le bataillon tanzanien de la brigade a déjà perdu six militaires dont trois morts aux combats contre l’ex-M23, et trois autres dans un accident de leur véhicule dans les Virunga, au Nord-Kivu.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20140918-rdc-ong-tirent-premier-bilan-demi-teinte-accord-addis-abeba/

(RDC_2) AFP – 16/9

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a exigé lundi des rebelles hutu rwandais présents en RDC qu’ils évacuent les zones tenues dans l’Est, les menaçant d’une action militaire, selon un communiqué.

              

Réuni à Pretoria pour un sommet au format restreint, les responsables de la SADC ont annoncé qu’ils allaient faire parvenir "un message clair et fort aux dirigeants des FDLR", les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). Ce message vise à les avertir "du caractère inévitable d’une action militaire pour non-respect (des accords) et les presser de débloquer le processus de reddition volontaire". Une mission doit être envoyée qui fera un rapport à la prochaine réunion de la troïka, selon le communiqué.

Début juillet, les Etats africains associés aux efforts de paix dans la région des Grands Lacs avaient donné six mois aux FDLR pour qu’ils achèvent leur désarmement. La SADC a aussi demandé à la communauté internationale de lancer son programme de relogement dans des pays situés hors de la région des Grands Lacs pour les combattants FDLR qui ont accepté de se rendre, et qui ne veulent ou ne peuvent pas se réinstaller au Rwanda.

(RDC_2_1) AFP – 19/9

Le président de la RDC, Joseph Kabila, a signé une série d’ordonnances pour donner un coup d’accélérateur à la réforme de l’armée, un engagement pris dans le cadre d’un accord de paix régional signé en 2013.

              

M. Kabila a signé 29 ordonnances entre mardi et jeudi, visant notamment à réorganiser l’armée sur le territoire. Ces ordonnances ont été lues à la télévision publique jeudi soir. "En vue de consolider la paix à l’est du pays", déchiré par vingt ans de guerres, le chef de l’Etat a "décidé de créer des secteurs opérationnels non seulement pour protéger la population, mais également pour éradiquer la violence d’où qu’elle vienne", selon l’une des ordonnances.

     

Il a ainsi créé sept "secteurs opérationnels d’action" répartis dans des zones où sévissent des groupes armées locaux ou étrangers: Nord-Equateur, Nord-Katanga, Nord-Kivu, Grand-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Uele. Ces secteurs opérationnels se situent dans les trois "zones de défense" du pays déjà existantes.

     

Le général-major Gabriel Amisi a été nommé à la tête de la première zone de défense, qui couvre la moitié ouest (provinces de Kinshasa, Bandundu, Bas-Congo, Equateur), indique une ordonnance. En novembre 2012, des experts de l’ONU ont rapporté que cet ex-rebelle, accusé de massacres à Kisangani (nord-est) en 2002, avait vendu des munitions à des braconniers et groupes armés dans l’Est. Le président Kabila l’avait suspendu peu après et, fin juillet 2014, une enquête de l’armée l’avait blanchi.

     

En février 2013, avec dix autres pays africains, la RDC a signé l’accord dit d’Addis Abeba, qui a pour but de mettre un terme aux conflits qui ensanglantent l’Est congolais, où des dizaines de groupes armés locaux et étrangers s’affrontent pour des raisons ethniques, économiques ou foncières. Kinshasa doit notamment mettre en oeuvre une série de réformes de ses forces de sécurité et de son système judiciaire. Mercredi, dans un rapport d’évaluation de l’accord, dix ONG congolaises ont estimé que la RDC avait encore "beaucoup d’efforts" à accomplir pour remplir ses engagements, et ont recommandé d’"accélérer la réforme de l’armée".

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http://www.lesoir.be/655024/article/actualite/monde/2014-09-15/bourreaux-et-victimes-cote-cote

–        Kivu

(RDC_3) Radio Okapi – 13/9

Les Maï-Maï Raïa Mutomboki du groupe Sisawa ont attaqué vendredi 12 août tôt le matin une position des FARDC dans la localité de Lugungu située à 36 km au nord de Shabunda-centre. Un capitaine des FARDC a été tué, a indiqué le commandant du 1010ème régiment, ajoutant que ses troupes ont réussi à repousser les assaillants à Chombi.

Tout est parti d’un conflit qui oppose deux clans sur la propriété du site minier se trouvant dans la rivière Bilika. L’un de ces clans a recouru aux Raïa Mutomboki, commandés par Sisawa, pour lui permettre d’accéder à ce site riche en or et déposséder l’autre partie qui utilise des dragues dans l’exploitation de l’or dans la rivière Bilika.

Comme la position FARDC est située non loin de cette rivière, les Raïa Mutomboki ont décidé de commencer par disperser les FARDC. Ils ont alors lancé une attaque sur la position de l’armée régulière à Lugungu centre vendredi à partir de 6 heures locales.  Les affrontements ont duré jusqu’à 10 heures, selon le Collectif des organisations de défense des droits de l’homme (Cadhom) à Shabunda. Plus de 80 pourcents de la population de Lugungu s’est enfui dans la forêt et le reste a pris la route vers Kachungu et Shabunda-centre, selon la même source.

Toujours d’après le Cadhom, les Raïa Mutomboki ont pris en otage 22 personnes pour transporter les produits qu’ils ont pillés au marché local et dans les boutiques environnant Lugungu-centre.

Le commandant du 1010ème régiment FARDC, le colonel Jean-Jacques Bitsetsa, a confirmé ces informations. Le capitaine tué a été inhumé ce samedi à Shabunda-centre, a-t-il poursuivi, sans donner de bilan du côté assaillant. Le colonel Bitsetsa a aussi indiqué que ses troupes avaient repoussé les miliciens et que les opérations de représailles étaient en cours.

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http://radiookapi.net/actualite/2014/09/19/sud-kivu-chef-de-la-milice-raia-mutomboki-tue-aux-combats/

(RDC_4) Voice of America – 14/9

The leader of the Maï-Maï Kifuafua rebel movement said he needs assurances from the Democratic of Republic of Congo’s (DRC) government that it will protect unarmed civilians in the territory the group controls before his 2,800 members will hand over their weapons under the administration’s peace effort program.

Didier Bitaki said members of his group took up arms to protect civilians in the Walikale territory and nearby towns after increasing attacks by the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) and other rival rebels. “We could not leave our people [to] be killed by FDLR and other groups. So, it is very simple, if the government guarantees security to our population in Walikale and other areas, there is no reason to [prevent] my troops from joining the government,” Bitaki said.

Bitaki said his group is ready to support government’s effort to establish peace, but expressed concern the administration has yet to keep promises to protect civilians. He insists the constitution, however, gives his men the right to protect life and property, in spite of the government’s insistence the rebel group is part of the country’s insecurity problem. “The constitution says that everybody has a right to defend himself whenever he is threatened by foreign or forces that will [create] danger for his life,” said Bitaki. “So when we saw that our families are being threatened by rebel forces from Rwanda and from [other places] we said that we should protect ourselves because of the FARDC [Congolese army] were not able to do so. So that is the reason why the group exists," he added.

Bitaki called on the government to send FARDC troops to the areas his rebels control to reassure his group the administration is serious about improving security.

(RDC_5) Radio Okapi – 16/9

Des vagues de déplacés arrivent depuis trois jours dans les localités de Bukumbirwa, Kishongya, Rusamambo et Kanune, au Nord-Kivu. Ces habitants fuient les combats entre des miliciens dissidents au mouvement Nduma defense of Congo de Cheka et les combattants hutus rwandais des FDLR dans les villages de Bukonde, Kabingu et Ngaha, à plus de 250 km, au nord-ouest de Goma. Selon la société civile, la plupart des habitants des villages d’accueil ont eux aussi abandonné leurs maisons depuis lundi 15 septembre.

Dans les villages de Bukumbirwa, Kishongya, Rusamambo et Kanune, la plupart des habitants ont également fui, craignant pour leur sécurité. Épuisés et affamés après deux à trois jours de marche, les déplacés se disent incapables de poursuivre leur route.

Le président de la société civile du groupement d’Ikobo, Sylvain Mohindo, évoque même la présence de femmes enceintes dont le processus d’accouchement a été déclenché. Sur place, pourtant, il n’existe aucune structure médicale pouvant les assister, s’inquiète-t-il. D’après la société civile, la prise en charge alimentaire des déplacés aussi pose problème.

Les autorités administratives locales avouent leur incapacité à les encadrer. Elles invitent les organisations humanitaires à effectuer une mission sur les lieux pour évaluer leurs besoins.

(RDC_6) Radio Okapi – 17/9

La population d’Ufamandu 1er, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), est constamment en déplacement depuis environ 7 ans suite à l’insécurité causée par plusieurs groupes armés. Le chef de ce groupement plaide pour un déploiement des Forces armées de la RDC ainsi que de la police nationale pour y restaurer l’autorité de l’Etat. Ufamando 1er est actuellement illégalement administré par les Mai-Mai Kifuafua, les combattants Nyatura ainsi que le groupe dénommé «les volontaires».

Ces groupes armés font payer des taxes à la population, extorquent leurs biens, et s’érigent en juge parmi les habitants.

Alors que certains déplacés ont commencé à revenir dans ce groupement, plusieurs autres restent dans les camps, craignant pour leur sécurité.

Pour le Mwami Misati Joseph, on ne peut pas laisser cette population à la merci des groupes armés. «Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités pour sécuriser cette population. Ces groupes armés ont été suffisamment sensibilisés et n’attendent que le programme DDR, mais c’est le programme qui traîne», a-t-il expliqué.

Le groupement Ufamando 1er est une zone agricole par excellence, très riche en produits vivriers. On y cultive notamment du riz, du haricot et du manioc. Cependant, l’impraticabilité des routes a causé l’enclavement de cette région et la paupérisation de sa population, les paysans ne parvenant plus à écouler leurs produits sur les marchés locaux.

(RDC_7) Radio Okapi – 17/9

Un enfant a été tué et une centaine de magasins pillés lors de l’incursion mardi 16 septembre des combattants de Nduma Defense of Congo (NDC) de Cheka Ntabo Ntaberi dans les localités de Bunyatenge et Muhanga, au sud-ouest du territoire de Lubero (Nord-Kivu). Ces miliciens ont investi ces deux localités sans combats dans la matinée, avant de se retirer ce mercredi. Les Maï-Maï du groupe Lafontaine, qui les occupaient, quant à eux, se sont enfuis vers l’Est de cette zone.

Cheka et ses hommes ont quitté ce mercredi matin, les localités de Bunyatenge et Muhanga qu’ils ont contrôlées pendant au moins 24 heures. Les combattants de Cheka y ont passé  la journée en appelant les habitants à contribuer à leurs opérations. Mais la nuit dernière, indique la société civile locale, Cheka et ses hommes ont pillé les deux agglomérations. Cette source fait état de 104 magasins pillés et plus de 90 personnes, dont des infirmiers, prises en otage. Un enfant des trois ans atteint par balle a succombé à ses blessures ce mercredi matin.

Kakule Lafontaine et ses quelques combattants, quant à eux, se sont repliés vers l’extrême Est de la chefferie des Batangi, indiquent les sources administratives locales.

Des centaines d’habitants de Bunyatenge et Muhanga se sont enfuis dans la même direction, vers Kayna-Kanyabayonga, indiquent ces sources. Chassé depuis juin du territoire de Walikale, Cheka a évolué vers le Nord, en entrant dans le territoire de Lubero, où il affronte régulièrement les FDLR et d’autres groupes armés.

Ces combats ont occasionné le déplacement des populations locales, selon Ocha. Plus de deux mille familles avaient abandonné en juin dernier leurs habitations à Kitowa, Musenge, Mayombiya et Mukuku dans ce territoire, pour fuir les exactions des hommes fidèles à Cheka, avait annoncé le président de la société civile de Lubero, Joseph Malikidogo. Ces déplacés avaient trouvé refuge à une dizaine de kilomètre de leurs localités d’origine notamment à Kasuwo, Kaheri et Mbwavingo.

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http://radiookapi.net/actualite/2014/09/18/nord-kivu-des-ong-deplorent-les-exactions-des-mai-mai-cheka-lubero/

(RDC_7_1) Radio Okapi – 18/9

La vie reprend timidement son cours dans la cité de Kitshanga, située à 83 km au Nord-Ouest de Goma (Nord-Kivu), après un accrochage entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la police d’intervention mobile, mercredi 17 septembre dans la soirée. Difficile pour l’instant de savoir les raisons de cet affrontement. Les responsables politiques et militaires de cette cité sont restés injoignables.

Selon des sources concordantes, le calme est revenu ce jeudi dans la soirée à Kitshanga, où quelques boutiques, pharmacies, buvettes et marchés ont rouvert leurs portes.

Des sources sécuritaires indiquent que deux policiers sont décédés, neuf boutiques ont été pillées. Un véhicule du programme alimentaire mondial (Pam) a aussi été pillé au cours de cet accrochage.

Toutes ces informations sont confirmées par des sources administratives locales qui signalent le retour de quelques habitants dans la cité.

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http://radiookapi.net/actualite/2014/09/19/kitshanga-les-autorites-appellent-les-habitants-regagner-leurs-domiciles/

–        Province Orientale

(RDC_7_2) Radio Okapi – 19/2

Les miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) ont multiplié depuis le début de cette semaine les attaques contre les civils dans plusieurs villages au sud d’Irumu (Province Orientale). Selon des sources proches de la Monusco, des notables et des autorités coutumières de cette entité, deux personnes ont été tuées, quatre femmes ont été violées et une dizaine d’autres personnes enlevées. Ces attaques ont aussi provoqué le déplacement massif de la population dans plusieurs villages.

Ces attaques sont survenues notamment au village de Zunguluka, d’Alongi et de Sisa, dans la collectivité des Walendu Bindi et d’Ofayi, dans la collectivité des Walesse Vonkutu.

Mercredi dernier, dans le groupement Boloma, ils ont pillé le village d’Alongi et tué deux personnes. Il s’agit de l’épouse du chef du village et un villageois. Le même jour, des femmes qui revenaient du marché de Nyamavi, vers le Lac Albert, ont été dépouillées de leurs biens par ces miliciens. Parmi ces femmes, quatre ont été emmenées dans la brousse, et elles ont été relâchées jeudi dans la soirée.

Des sources proches de la Monusco rapportent que ces assaillants ont violé mardi dernier 4 femmes, et ont kidnappé deux autres, à Sisa, un village situé à plus de 100 kilomètres au Sud de Bunia.

Le même mardi, les miliciens ont enlevé sept personnes au village d’Ofay à plus de 100 kilomètres au sud-ouest de Bunia.

Selon un rapport de la Monusco, ces multiples incursions des miliciens de la FRPI dans des villages de la collectivité des Walendu Bindi et dans d’autres collectivités voisines ont provoqué le déplacement massif de population.

Le numéro 2 de la FRPI, Mbadu Adirodu, a rejeté toutes ces accusations. Il a indiqué que son groupe armé n’est pas au courant de toutes ces attaques.

–        Katanga

(RDC_8) Radio Okapi – 14/9

Deux personnes ont été tuées lors de l’attaque des miliciens Maï-Maï vendredi 12 septembre dans la localité située à plus de 300 kilomètres au Nord-Est de Kamina (Katanga). La société civile qui a livré cette information a indiqué que trois autres personnes ont été prises en otage et plus de dix maisons ont été incendiées.

Ces miliciens estimés à une dizaine sont venus du parc Upemba avant de faire leur incursion dans cette localité tôt vers 5 heures locales. Ils ont encerclé la maison du commandant de la police, ils l’ont sorti de son habitation et l’ont abattu à quelques mètres de chez lui, ajoute la même source. Les assaillants ont ensuite tué l’épouse du commandant qui s’était interposée entre les miliciens et son mari.

Après ces  meurtres, ces assaillants sont entrés dans le village et se sont mis à piller tout sur leur passage : argent, bétail, volaille et plusieurs autres biens de valeur. Un opérateur économique et deux autres habitants de Kina ont été enlevés par ces Maï-Maï.

Selon la société civile de Mulongo, plus de dix  maisons ont également été incendiées. Toutes ces informations sont confirmées par l’armée congolaise et l’administrateur de territoire de Malemba Nkulu, Lwamba Pande Moya. Ce dernier a affirmé avoir transmis le rapport au commissaire de district du Haut Lomami.

Le calme est revenu ce matin dans cette localité. D’après la société civile de Mulongo, les FARDC ont repris la localité vers 2 heures du matin locales. Les assaillants ont replié vers le parc Upemba et la population regagne timidement les habitations, indique la même source.

Vie politique…

(RDC_9) AFP – 13/9

La police congolaise a dispersé samedi à Kinshasa des manifestants hostiles à tout projet qui permettrait au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016, interpellant plusieurs personnes dont un journaliste vidéaste de l’AFP.

Vendredi, les autorités avaient vivement "déconseillé" de se rassembler, arguant que d’autres opposants se réunissaient samedi et qu’il était "difficile (…) d’encadrer les deux manifestations", a expliqué le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, à l’AFP. Certains initiateurs avaient renoncé à manifester mais samedi matin des dizaines de personnes, surtout des jeunes, ont tenté d’atteindre la Gare centrale, point de départ de la marche. Ils se sont retrouvés face à des policiers dont une centaine est intervenue pour disperser les manifestants regroupés près de l’hôtel Memling, dans le nord de la capitale, ont constaté trois journalistes de l’AFP. Au moins une grenade lacrymogène a été tirée.

     

Forces de l’ordre et opposants ont joué au chat et à la souris mais l’opération s’est déroulée sans incident majeur, selon ces journalistes. Les organisateurs affirment toutefois dans une déclaration qu’il y a "des blessés" et des personnes "conduites vers des destinations inconnues", exigeant leur libération.

     

Un vidéaste de l’AFP a été violemment interpellé par la police avec un confrère de la télévision privée Sango Malamu alors qu’ils filmaient. Ils ont été relâchés à distance de la manifestation après avoir été forcés à monter dans un véhicule de la police pendant une quinzaine de minutes. Les journalistes de l’AFP ont par ailleurs vu quatre autres personnes être interpellées et emmenées dans des véhicules de la police.

     

M. Muyej a expliqué qu’en tout "huit personnes", "dont un député de l’opposition", avaient été interpellées. Il a ajouté que "toutes" avaient été "libérées" après une "cure de redressement" de la police: elles ont reçu des "conseils" pour ne plus se retrouver dans pareille situation. Mais cela n’a "rien à voir avec la dictature", a-t-il dit.

     

Parmi les principaux organisateurs de la manifestation figurent des responsables de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS, première force d’opposition au Parlement) et de l’Union pour la Nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition). Ils dénonçaient toute tentative de modification constitutionnelle qui permettrait à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter en 2016 et réclamaient la libération des détenus politiques – dont le député Jean-Bertrand Ewanga, le secrétaire général de l’UNC condamné jeudi à un an de prison ferme pour offense au chef de l’Etat. Cet élu avait été arrêté le 5 août, au lendemain d’un rassemblement autorisé qui avait réuni à Kinshasa des milliers d’opposants à tout maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà de son second mandat.

     

Samedi matin à Butembo, une autre marche de l’opposition a été "dispersée" sans violence par la police, malgré des "jets de pierres", a déclaré à l’AFP un responsable de la société civile sur place.

     

Le président de l’UNC, Vital Kamerhe, ex-meilleur allié de M. Kabila, et Bruno Mavungu, secrétaire général de l’UDPS, ont promis d’organiser d’autres marches à une date non encore fixée. "Les gens ne veulent pas de la révision de la constitution, le mandat pour le président actuel, c’est le dernier: il se termine le 19 décembre (2016) à minuit, et nous voulons de bonnes élections", a plaidé M. Kamerhe samedi devant la presse.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/13/kinshasa-vital-kamerhe-denonce-la-dispersion-de-la-marche-de-lopposition/

(RDC_10) Radio Okapi – 13/9

Le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jean-Pierre Kalamba, croit à la tenue des élections dans le délai. Dans un point de presse tenu, vendredi 12 septembre, à Kinshasa, ce cadre de la Ceni a fait allusion aux élections urbaines, municipales et locale, prévues en 2015 et à la présidentielle et aux législatives, fixées en 2016.

«Les élections de 2016 auront bel et bien lieu dans le délai constitutionnel», a déclaré Jean-Pierre Kalamba, assurant que le calendrier des élections urbaines, municipales et locale, tel que publié par son institution, est en train d’être scrupuleusement respecté.

Pour garantir la crédibilité du processus électoral en cours, la Ceni a formé plus de 700 mandataires des partis politiques. Cette formation de deux jours a notamment porté sur la démocratie, le cadre légal des élections en RDC, les systèmes électoraux, la justice électorale, le cycle électoral, les rôles des partis politiques dans le processus électoral, la surveillance du processus électoral et autres. La Ceni se félicite de la poursuite normale de l’opération de la stabilisation des cartographies opérationnelles à travers le pays.

Après cette étape de la collecte des données sur terrain, la commission électorale entend lancer la deuxième phase de l’opération, à savoir : la fiabilisation du fichier électoral. Cette phase consiste à l’affichage des listes électorales provisoires par la Ceni et la consultation de ces listes par les électeurs. «À l’étape de l’affichage des listes électorales, la Ceni affichera les listes électorales provisoires dans les sites de vote tandis qu’à l’étape de la consultation des listes, chaque électeur devra se rendre personnellement muni de sa carte d’électeur au site de vote mentionné sur sa carte d’électeur pour voir si son nom y figure ou pas», a expliqué le rapporteur de la Ceni.

Jean-Pierre Kalamba a en outre assuré que la Ceni a pris toutes les dispositions pour que les cartes frauduleuses n’intègrent pas son circuit électoral et elle dit avoir planifié ses activités de manière professionnelle.

(RDC_11) Radio Okapi – 14/9

La plénière consacrée à l’ouverture de la session de septembre doit intervenir lundi 15 septembre au Palais du Peuple de Kinshasa. Durant cette session budgétaire, selon des sources parlementaires, plusieurs questions politiques seront aussi examinées. Il s’agit notamment du projet de révision de la constitution de la RDC. Cette reprise du travail des parlementaires intervient au moment où l’opposition et plusieurs organisations de la société civile notamment dénoncent toute initiative de la révision constitutionnelle.

Le vote du budget exercice 2015 est en effet la matière principale attendue pour cette session. Cependant, les parlementaires devront pendant ces 3 mois de travail mettre aussi en place la Commission nationale des droits de l’homme et la Cour constitutionnelle. Cette étape permettra à ces deux institutions de devenir opérationnelles.

Concernant le projet de révision de la constitution, le document a déjà été déposé au bureau de l’Assemblée nationale peu avant la clôture de la précédente session. Ce projet avait été adopté par le conseil des ministres lundi 9 juin dernier. Cette révision, conformément à la demande du gouvernement, concerne le processus électoral, précisément le mode des scrutins  sénatorial, provincial et des gouverneurs. Cette question divise la classe politique congolaise. D’un côté, il y a ceux qui veulent que tous ces scrutins se passent au suffrage indirect et de l’autre, ceux qui souhaitent que les députés provinciaux soient toujours élus au suffrage direct.

Selon les partisans de la révision, cette initiative est constitutionnelle, dans la mesure où elle touche les articles non-verrouillés. D’autres par contre soupçonnent la majorité au pouvoir de chercher à ouvrir une brèche qui conduirait à la retouche des articles voulus intangibles. Parmi ces dispositions, figure le célèbre article 220, qui empêche notamment à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat présidentiel.

Un groupe d’organisations de la société civile congolaise condamne «les manœuvres du pouvoir en vue de la révision des articles intangibles de la constitution.» Il s’agit entre autres de la Ligue des électeurs, La Voix des Sans Voix (VSV), la Nouvelle Société civile du Congo (NSCC) et le Conseil de l’apostolat des laïcs. Lors d’un point de presse tenu ce week-end au siège de la VSV à Kinshasa, ces ONG ont lancé un appel à tous pour décourager toute nouvelle initiative de révision ou de changement de la constitution. Ces ONG ont décidé de «mobiliser la population contre toute tentative de révision de la  constitution de nature à remettre en cause les acquis obtenus sur les voies de consolidation de la démocratie et de l’Etat des droits, gage du développement économique et social», a déclaré Jonas Tshombela, président de la NSCC.

Jonas Tshombela a par ailleurs attiré l’attention des organisations de base sur les risques de dérives autoritaires et d’atteinte aux droits de l’homme qui pèsent sur la nation: «Les ONG ont relevé que le débat sur la constitution ne devrait pas être réservé aux seuls parlementaires. Elles ont noté qu’au-delà des arguments avancés en faveur de la révision constitutionnelle, les motivations profondes de celle-ci sont à chercher dans l’instinct de survie des animateurs et des institutions publiques.»

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/15/rdc-ouverture-de-la-session-parlementaire-de-septembre-2014/

(RDC_12) AFP – 15/9

Le président du Sénat de la RDC, Léon Kengo wa Dondo, a mis en garde lundi contre un "changement de constitution" qui pourrait "menacer" la paix et la cohésion nationale. "Il ne faut pas tirer prétexte de la révision constitutionnelle pour aboutir à un changement de constitution: cela n’est pas prévu par la Constitution en vigueur", a-t-il insisté dans son discours de rentrée parlementaire, en présence de ministres congolais et de diplomates étrangers.

     

M. Kengo faisait référence à un projet de loi de révision constitutionnelle annoncé par le gouvernement, et qui figure à l’ordre du jour de la nouvelle session parlementaire. Ce projet est destiné à réformer le mode d’élection des députés des assemblées provinciales, mais l’opposition y voit une manoeuvre pour modifier plus en profondeur la Constitution de manière à permettre au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir à son poste au-delà de 2016.

     

M. Kengo a rappelé que la Constitution du 18 février 2006 était le fruit des accords de paix conclus trois ans plus tôt à Sun City (Afrique du Sud) pour mettre un terme à la deuxième guerre du Congo (1998-2003). "Comment peut-on prendre le risque d’altérer ce compromis politique sans menacer la cohésion nationale et la paix sociale?", s’est interrogé M. Kengo, ancien Premier ministre, face à une assistance silencieuse.

Lire aussi sous :

http://afriquedecryptages.wordpress.com/2014/09/15/elections-en-rdc-kabila-restera-t-il-au-pouvoir-hypotheses-en-route-vers-2016/

https://docs.google.com/file/d/0B7uQ2UPRutH_dXVUTHpSYjZRMFk/edit

http://www.rfi.fr/afrique/20140916-rdc-le-projet-modification-constitutionnel-divise-le-parlement/

http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-la-fronde-setend-contre-la-modification-constitutionnelle/

(RDC_13) Radio Okapi – 16/9

Les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) réaffirment leur opposition à la modification de l’article 220 de la constitution. Cet article interdit notamment de modifier l’article fixant le nombre et les mandats du président de la République. Dans un message adressé « aux fidèles catholiques ainsi qu’aux hommes et femmes de bonne volonté de la RDC » et publié à Rome où ils sont réunis, ils estiment que cet article pose les bases de la stabilité du pays et de l’équilibre des pouvoirs dans les institutions.

Pour la Cenco, modifier l’article 220 serait « faire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la nation ». Les évêques catholiques avaient déjà publié un message en juin dernier pour exprimer leur opposition à la modification de cet article de la constitution.

Interrogé sur les raisons de ce deuxième message, le premier secrétaire général adjoint de la Cenco, Donatien Nshole, affirme qu’il ne s’agit pas d’un acharnement. « Il n’est pas question d’acharnement ici. Les évêques ne visent qu’une seule chose : le bien-être du peuple congolais qui passe nécessairement par une démocratie assise. Or notre démocratie est jeune. Et le socle de la démocratie c’est justement la constitution. Vouloir balancer la constitution dans tous les sens pour des intérêts d’une famille politique, ce n’est pas juste », explique-t-il. En outre, la Cenco invite les curés et catéchistes à sensibiliser les Chrétiens « pour qu’ils s’engagent à protéger la nation contre toute tentative de modification de l’article 220 ».

Par ailleurs, les évêques catholiques annoncent qu’ils suspendent leur participation au Comité d’intégrité et de médiation électorale (Cime). Cette structure créée par les confessions religieuses et la Ceni est un cadre d’échange d’informations électorales et de dialogues permanents qui vise à gérer par la médiation les tensions électorales, avant, pendant et après les élections.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/18/revision-constitutionnelle-lambert-mende-accuse-la-cenco-dinventer-une-controverse/

http://www.romandie.com/news/Kinshasa-accuse-les-eveques-congolais-detre-a-la-solde-de-maitres/518996.rom

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_14) AFP – 15/9

Le président congolais Joseph Kabila a gracié au nom de la "cohésion nationale" le pasteur Ferdinand Kuthino, chef d’une Église évangélique condamné à 10 ans de prison en 2008, selon un ordonnance présidentielle lue dimanche soir à la télévision nationale.

              

"Voulant marquer de façon particulière la cohésion nationale par un acte individuel de clémence", le président accorde au pasteur "la remise totale de la peine restant à purger", indique l’ordonnance. Le choix de cette grâce a été fait sur proposition de la ministre de la Justice, Wivine Matipa.

    

Responsable de l’Église évangélique "Armée de la victoire", le pasteur Fernando Kuthino a été arrêté le 14 mai 2006 après un meeting dans un stade de Kinshasa où il avait tenu, selon les autorités, des "propos incendiaires". Les services de police avaient interpellé deux militaires et plusieurs fidèles de l’Armée de la victoire au domicile du pasteur, où ils avaient affirmé avoir découvert plusieurs armes et munitions. Le 16 juin 2006, il avait été condamné 20 ans de prison par un tribunal militaire de Kinshasa. Après appel, il avait écopé le 2 octobre 2008 de 10 ans de servitude pénale.

     

Le pasteur Kuthino avait fui Kinshasa en mai 2003 alors qu’il était recherché par les autorités congolaises après une série d’émissions de télévision où il avait violemment critiqué le pouvoir, à l’époque détenu par Joseph Kabila, l’actuel président. Il était rentré au pays début mai 2006 en RDC.

(RDC_15) AFP – 15/9

L’organisation de défense de la presse Journaliste en danger (JED) a dénoncé lundi "l’acharnement judiciaire" visant selon elle un journaliste congolais détenu depuis près de quatre semaines à Kinshasa. "Journaliste en danger est scandalisée par l’acharnement judiciaire" dont fait l’objet Mike Mukebayi Nkoso, directeur du journal Congo News, écrit cette ONG congolaise dans communiqué.

     

M. Mukebayi a été arrêté le 21 août et est poursuivi pour "imputations dommageables" à la suite de la publication en juillet par son journal d’un pamphlet contre l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo. La justice a déjà rejeté par trois fois la demande de mise en liberté provisoire déposée par ses avocats, déplore JED dans son communiqué.

     

En mars, les autorités congolaises avaient suspendu Congo News pour trois semaines. Elles reprochaient à ce bi-hebdomadaire tirant à un millier d’exemplaires environ la publication d’un article faisant état d’une rencontre secrète entre l’épouse d’une figure de l’opposition et un proche du chef de l’Etat, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.

     

Congo News, figure sur la liste des 61 organes de presse visé fin août par une interdiction de publication arrêtée par le ministère des Médias. Le gouvernement, qui reproche à ces journaux de ne détenir "aucun titre les autorisant à exercer en RDC" a néanmoins annoncé qu’il leur accordait un délai de 45 jours pour se mettre en règle.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/16/rdc-la-liberte-provisoire-refusee-au-journaliste-mike-mukebayi/

(RDC_16) Radio Okapi – 16/9

L’abbé Jean Bosco Bahala, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), a été suspendu de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre. La décision a été prise mardi 16 septembre par l’assemblée plénière de cette institution chargée de la régulation des médias en RDC.

Selon une source proche du CSAC, il est reproché à Jean Bosco Bahala d’avoir délivré un avis de conformité à la société de télédistribution Startimes. Une décision qui, selon la même source, relève uniquement de la compétence de la plénière de cette institution.

Le président de République avait investi les membres du CSAC en août 2011. Depuis sa mise en place, cette institution est dirigée par Jean Bosco Bahala.

Le CSAC a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi. Il veille au respect de la déontologie  en matière d’information et à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/11/laffaire-startimes-en-huit-questions/

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/17/csac-jean-bosco-bahala-je-ne-suis-pas-suspendu/

http://radiookapi.net/actualite/2014/09/18/le-csac-confirme-la-suspension-de-jean-bosco-bahala/

Économie, Finances…

(RDC_17) AFP – Radio Okapi – 14/9

L’ONG Global Witness a appelé jeudi 11 septembre à Kinshasa la société pétrolière britannique Soco à se retirer «pour de bon» du parc national des Vrunga, en République démocratique du Congo. Cette association rappelle l’engagement pris en juin dernier par Soco à n’entreprendre aucune activité d’exploitation pétrolière sur ce site du patrimoine mondial de l’Unesco. Contacté par l’AFP, Soco indique qu’elle n’avait “plus aucune présence opérationnelle en RDC” depuis le 30 août 2014.

Dans son communiqué, Global Witness déplore le fait que Soco se soit vu octroyer par les autorités congolaises en 2010 un contrat de partage de production pétrolière portant sur une concession à cheval sur une partie du parc; et cela, en dépit du fait que les Virunga figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité établie par l’Unesco.

Après une intense mobilisation locale et internationale, Soco s’est engagée au mois de juin dernier «à n’entreprendre ou commander aucune activité d’exploration ou de forage à l’intérieur du Parc national des Virunga.» Cela, à moins que l’Unesco et l’Etat congolais ne conviennent que de telles activités ne sont pas incompatibles avec le statut du patrimoine mondial.

Global Witness déplore ce qu’elle qualifie d’ “ambiguïté” de cette déclaration qui, selon cette ONG internationale,  ”laisse la porte ouverte à une déclassification partielle ou totale du parc”. L’ONG demande à Soco de “s’engager à ne mener aucune activité d’exploration pétrolière à l’intérieur des limites actuelles du parc”, comme l’a fait avant elle la société française Total.

Contactée par l’AFP, Soco a indiqué dans un e-mail que sa position exprimée en juin n’avait “pas changé”.

RWANDA

Vie politique…

(RWA_1) RFI – 14/9

Au Rwanda, la police a annoncé l’arrestation de l’ancienne directrice générale de la caisse de sécurité sociale, Angélique Kantengwa avait été renvoyée de son poste au début de l’année. La police l’accuse de mauvaise gestion.

« C’est étrange. Certaines personnes volent l’argent du contribuable, on leur demande des comptes et elles se disent persécutées politiquement », s’exclame Paul Kagame. Vendredi, devant le Parlement, le président rwandais n’a pas mâché ses mots, demandant à ce que ceux qui détournent de l’argent soient jugés et que les fonds soient récupérés. Jamais le chef de l’État n’a cité le nom de l’ancienne directrice de la sécurité sociale.

Angélique Kantengwa a fait l’essentiel de sa carrière dans les banques et les institutions financières publiques. « Avant cette arrestation, personne n’aurait jamais pensé qu’elle puisse être soupçonnée dans une histoire de détournement », explique une source à Kigali. La police rwandaise dit poursuivre l’enquête et la maintenir en détention.

Si le président Kagame a raillé l’idée d’une persécution politique, parmi les détracteurs du régime, ce sont plutôt des motifs économiques qui sont évoqués. L’ancien conseiller économique du président, David Himbara, aujourd’hui en exil, accuse le FPR, le parti au pouvoir, d’avoir détourné à travers son consortium Crystal Ventures l’argent des fonds de pension des Rwandais. Depuis le début de l’année, cette personnalité très critique n’a cessé de dénoncer sur les réseaux sociaux de possibles détournements par le pouvoir à la caisse de sécurité sociale et la Banque nationale du Rwanda.

Le colonel Tom Byabagamba et le général à la retraite Frank Rusagara, respectivement frère et beau-frère de David Himbara, ont tous deux été arrêtés ces dernières semaines, accusés d’incitation au soulèvement entre autres chefs d’accusation. Le Rwanda a toujours été loué pour sa bonne gestion de l’aide internationale, ce qui a fait sa popularité auprès des bailleurs de fonds.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20140917-le-rwanda-traque-corruption-detournements-fonds-public/

(RWA_2) BBC – 14/9

Victoire Ingabire a été réélue à la présidence des FDU, un parti qui a tenu son congrès ce week-end à Alost, en Belgique. L’ancien commissaire à la mobilisation, Joseph Bukeye, devient le deuxième vice-président du parti.

Nkiko Nsengimana, coordinateur sortant des FDU, dénonce la tenue de ce congrès, dont il avait demandé le report, pour permettre d’abord la réintégration des membres exclus. "Pour moi, il s’agit d’une réunion tout à fait illégale et organisée en violation flagrante des statuts de notre parti", a-t-il dit à BBC Afrique.

Nsengimana affirme qu’il ne reconnaît pas le comité directeur élu lors du congrès d’Alost. "Je vais continuer à exercer mes fonctions de coordonnateur des FDU", a-t-il soutenu.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20140916-rwanda-opposants-fdu-tiennent-leur-congres-belgique/?ns_campaign=google_choix_redactions&ns_fee=0&ns_linkname=afrique.20140916-rwanda-opposants-fdu-tiennent-leur-congres-belgique&ns_mchannel=editors_picks&ns_source=google_actualite

(RWA_3) AFP – 17/9

Le président du Sénat rwandais, Jean-Damascène Ntawukuliryayo, a démissionné mercredi de ses fonctions, citant des raisons personnelles mais après avoir été mis en cause par 15 membres de la Chambre haute du pays, a affirmé le quotidien pro-gouvernemental New Times.

              

Sa démission a été unanimement approuvée par les sénateurs rwandais, réunis en session extraordinaires mercredi, toujours selon le New Times.

     

M. Ntawukuliryayo, 53 ans, ex-candidat à l’élection présidentielle de 2010 au cours de laquelle Paul Kagame avait été triomphalement réélu, était président du Sénat depuis octobre 2011. Il avait auparavant exercé plusieurs postes ministériels.

     

Selon le New Times, 15 sénateurs avaient réclamé sa démission dans une récente pétition, lui reprochant sa gestion de la Chambre haute.

     

M. Ntawukuliryayo, membre du deuxième parti politique rwandais, le Parti social-démocrate (PSD) qui appartient à la coalition gouvernementale, reste sénateur.

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_4) RFI – 13/9

Au Rwanda, l’ouverture du procès du célèbre chanteur Kizito Mihigo, rescapé du génocide, et de ses trois co-accusés a été reportée au 10 octobre prochain en raison d’un ajout plus que tardif d’un nouveau chef d’accusation par le parquet. De plus, deux des co-accusés du chanteur n’ont toujours pas pu avoir accès à un avocat. Kizito Mihigo et les trois autres prévenus, sont notamment accusés de « complicité de terrorisme » et « d’infraction contre le pouvoir établi ou le président de la République ».

Kizito Mihigo et ses co-accusés resteront donc encore un mois en prison avant que leur procès ne s’ouvre réellement. En cause, deux prévenus dont Cassien Ntamuhanga, un journaliste, se sont présentés à la barre sans avocats. M. Ntamuhanga affirme ne pas avoir les moyens de s’en procurer.

Autre raison de ce report, une nouvelle charge ajoutée au dossier de Kizito Mihigo et du journaliste, celle « conspiration en vue d’attenter à la vie d’un individu », selon le porte-parole du procureur Alain Mukuralinda. À la barre, les avocats du chanteur ont expliqué que cet élément ne leur avait été transmis que la veille et qu’il leur fallait donc plus de temps pour préparer leur défense.

Interrogé par RFI à l’issue de l’audience, l’un d’eux, Me John Bigarama s’est dit « écœuré » et « surpris », tout en reconnaissant qu’il s’agissait d’une prérogative du ministère public de présenter de nouvelles pièces au dossier.

Lors d’audiences préalables à son procès en avril dernier Kizito Mihigo avait admis avoir eu des conversations via Internet avec des membres de l’opposition. Il a également admis avoir estimé, au cours d’une de ces conversations, préférer la mort du président rwandais Paul Kagame plutôt qu’une guerre n’éclate au Rwanda, tout en ajoutant qu’il ne s’agissait que de paroles.

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