Éphémérides des Grands Lacs – Semaine du 30 mai au 5 juin 2015
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Rubrique : Actualité


Publié le 6 Juin 2015 par Gaspard Musabyimana

RESUME : Au Burundi, bien que la police tente par tous les moyens de les empêcher, les manifestations contre le troisième mandat brigué par le président Nkurunziza, qui ont fait de nouvelles victimes et auxquelles les femmes demeurent très actives, ont continué, tandis qu’on dénombre plus de 90.000 personnes ayant fui le pays : en milieu de semaine, certains observateurs estimaient que la contestation commençait à s’essouffler sous une présence policière écrasante, même si elle s’étendait au sud et au centre du pays (BUR_1) (BUR_2) (BUR_5) (BUR_7).

Sur le plan politique, on note une certaine confusion. Deux membres de la commission électorale ont démissionné, compliquant ainsi la tenue d’élections : la CENI ne dispose en effet plus que de trois membres sur cinq (BUR_4). Du côté du principal parti d’opposition dirigé par Agathon Rwasa, on demande le report des élections législatives et locales et le déploiement d’une force africaine (BUR_3). En milieu de semaine, on apprenait toutefois que 17 partis d’opposition, dont l’UPRONA, ont demandé le rappel du médiateur de l’ONU accusé de partialité : confirmant la poursuite des manifestations, ils déclaraient être prêts à reprendre le dialogue avec le pouvoir, ouvrant peut-être la porte à des discussions sur le troisième mandat, même si celui-ci était toujours considéré comme non-négociable. Un conseiller à la présidence a réagi en affirmant que la question du troisième mandat n’était pas un sujet tabou (BUR_8).

Par ailleurs, sous la pression des pays de l’Afrique de l’Est qui, réunis à Dar es-Salaam – mais sans la présence des présidents burundais et rwandais –, ont demandé le report des élections de six semaines (BUR_9), le gouvernement a annoncé un report des élections présidentielles sans qu’un nouveau calendrier électoral soit précisé : le pouvoir entendrait toutefois respecter les délais constitutionnels pour empêcher tout régime de transition (BUR_6). Du côté américain, on faisait à nouveau savoir qu’un troisième mandat pour l’actuel président constituait une « menace » pour la stabilité du pays et l’on pressait les pays africains à déléguer sur place un représentant de haut niveau pour le signifier au pouvoir : l’ambassade américaine à Bujumbura faisait aussi valoir que les conditions pour des élections crédibles n’étaient pas réunies (BUR_10).

En RDC, tandis que les Etats-Unis ont fait savoir que le dialogue national ne doit pas être un prétexte pour retarder les élections, des consultations en vue de ce dialogue, refusé par l’opposition, ont été lancées par le président Kabila qui a reçu les différentes églises et les chefs coutumiers ainsi que les premiers représentants des partis politiques : l’UDPS, un des seuls grands partis d’opposition qui ait accepté l’idée du dialogue national, a réitéré ses conditions (RDC_7) (RDC_8). Pour ce qui regarde la préparation des élections, la CENI a enregistré plus de 17.000 candidatures aux élections provinciales dont près de 2.000 femmes : on relèvera que, pour le financement des élections, le FMI demande que l’impôt soit davantage utilisé (RDC_9).

Dans le domaine de la sécurité, une attaque violente a eu lieu contre l’aéroport de Goma par des bandits dont quatre ont été arrêtés : les autorités provinciales du Nord Kivu évoquent vingt arrestations de personnes qui disent  appartenir à un groupe Maï-Maï (RDC_3).

Par ailleurs, dans le territoire de Walikale, les miliciens NDC de Cheka et ceux de Raïa Mutomboki se sont affrontés violemment, ce qui a entraîné une fuite importante de population (RDC_4_1). Toujours au Nord Kivu, des combattants FDLR ont pillé une localité du territoire de Nyirangongo (RDC_4), tandis que, dans la foulée de plaintes de la population, l’armée annonce la permutation de certaines unités chargées de combattre les rebelles ougandais de l’ADF : les nouveaux effectifs proviennent d’unités spéciales et de militaires de l’infanterie originaire du Sud Kivu, tandis qu’un nouveau général de brigade a été nommé pour les opérations contre l’ADF (RDC_2).

En ce qui concerne le Sud Kivu, on signalera qu’une dizaine de meurtres ont été commis récemment dans le territoire de Kalehe (RDC_1). En Province Orientale, des consultations communautaires ont lieu près de Bunia pour amener la FRPI à déposer les armes : les FARDC ont réussi dans cette région à déloger des combattants de ce mouvement (RDC_5) (RDC_6). Toujours dans les environs de Bunia, des Maï-Maï Simba ont attaqué une position d’une unité spéciale des FARDC (RDC_6_1).

Dans le domaine de la justice, le procès du président du Scode, Jean-Claude Muyambo, ancien partisan de la majorité présidentielle passé dans l’opposition, a débuté à Kinshasa : l’intéressé est accusé d’abus de confiance et de menaces d’attentat, tandis que ses avocats évoquent un procès purement politique (RDC_10). Par ailleurs, 46 civils ont été condamnés à des peines de 7 à 15 ans de prison pour violences sexuelles au cours d’un marathon judiciaire à Bunia (RDC_11)

Dans le domaine économique, le président du Katanga, Moïse Katumbi, en froid avec le président Kabila et opposé à la division de sa province en quatre entités, a mis en garde contre une réforme du Code minier qui entraînerait des hausses de taxes et d’impôts et casserait l’élan des investisseurs miniers (RDC_12).

En Ouganda, le ministre de la Défense a débattu avec des représentants du Comité de sanctions des N.U. sur la contrebande d’or entre la RDC et son pays : il affirme que l’Ouganda fait tout son possible en ce domaine (OUG_1).

Au Rwanda, alors que des pétitions circulent pour demander au président rwandais de se représenter aux prochaines élections, un parti d’opposition a déposé une requête à la Cour suprême pour empêcher le Parlement de réformer un article de la Constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat du président : un fonctionnaire du Bureau Afrique du Département d’Etat a fait savoir que les Etats-Unis n’étaient pas favorables à un nouveau mandat (RWA_1). Par ailleurs, les programmes en langue locale de la BBC ont été définitivement suspendus par les autorités, une réaction au documentaire controversé de cette chaîne sur le génocide rwandais (RWA_2).

 BURUNDI

 Vie politique…

(BUR_1) AFP – 29/5

Un manifestant anti-troisième mandat a été tué par balle vendredi à Bujumbura, où des grenades ont été lancées à deux reprises dans le centre-ville par des inconnus, faisant deux blessés légers, a constaté un journaliste de l’AFP. Un homme a été tué par balle dans le quartier de Buterere (nord), alors qu’il tentait de manifester sous les tirs des policiers, ont indiqué à l’AFP des habitants.

En fin d’après-midi, une grenade a explosé dans un mini-bus en stationnement en plein centre-ville, près de la gare routière, a constaté l’AFP. Deux personnes ont été blessées. Le ou les auteurs de l’attaque ont pu prendre la fuite. Selon la police sur place, la grenade avait été dégoupillée et placée auparavant dans le minibus pour se déclencher à l’ouverture de la portière.

Deux heures auparavant, une grenade avait déjà explosé dans le centre-ville, devant les locaux d’une grande banque, endommageant trois véhicules mais sans faire de blessé. Là aussi, on ignore qui a jeté ou mis l’engin.

La Croix-Rouge locale a par ailleurs indiqué avoir évacué au cours de la journée, dans le quartier de Buterere, une fillette de douze ans qui a été violée. Interrogés par l’AFP, des habitants de ce quartier ont accusé un policier, et étaient très remontés contre la police. La Croix-Rouge a dit également avoir reçu des accusations de viols, au moins quatre cas, dans le quartier de Musaga. Là aussi, des policiers seraient responsables, profitant des opérations de maintien de l’ordre pour commettre leur forfait dans les maisons isolées et zones désertées par les populations effrayées par les tirs, selon les accusations des habitants de ce quartier.

Lire aussi sous :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/29/

burundi-tirs-soutenus-dans-la-nuit-a-bujumbura-reprise-des-

manifestations-au-petit-matin_4643506_3212.html

http://www.hrw.org/fr/news/2015/05/29/burundi-riposte-

meurtriere-par-la-police-aux-manifestations

(BUR_2) AFP – 30/5

Samedi matin, dans Bujumbura, des petits groupes de manifestants commençaient à se regrouper dans les habituels quartiers contestataires, où le dispositif policier reste toujours imposant, selon des habitants. À Cibitoke et Buterere, où les barricades souillées d’excréments ont été dégagées des routes principales par des engins de chantier, une centaine de personnes commençaient à se rassembler pour manifester. Même chose à Nyakabiga et Kinanira, où des dizaines de jeunes se regroupaient dans les ruelles, l’avenue principale étant occupée par les policiers. Aucune manifestation n’était, en revanche, signalée à Musaga, un bastion de la contestation où la police intervient en force depuis une semaine.

Dans tous ces quartiers, la police est plus présente que jamais, avec un policier tous les dix mètres, armé d’une kalachnikov ou parfois d’une mitrailleuse. Ce dispositif était encore plus imposant samedi alors que des renforts sont arrivés ces derniers jours en provenance de la province.

Le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) met en garde contre « une spirale de la violence » au Burundi, où le pouvoir s’est « radicalisé » ces dernières semaines, dans un nouveau rapport rendu public samedi.

Lire aussi sous :

http://reliefweb.int/report/burundi/burundi-silence-dans-

les-campagnes-bombe-retardement-de-la-crise

http://www.jeuneafrique.com/Article/

ARTJAWEB20150601134519/burundi-

femmes-crise-au-burundi-opposition-burundaise-

burundi-ces-femmes-au-coeur-de-la-contestation-anti-nkurunziza.html

http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_burundi-les-

femmes-actrices-d-une-transition-pacifique-et-d-un-

developpement-durable?id=8997069

(BUR_3) Belga – 30/5

Le principal opposant au Burundi, Agathon Rwasa, a appelé samedi au report des élections législatives et locales prévues vendredi prochain dans le pays qui, si elles se tenaient à cette date, seraient une "mascarade".

"Dans les conditions actuelles, si les élections sont organisées le 5 juin, ce ne seront pas des élections crédibles, transparentes, ce sera une mascarade", a déclaré à l’AFP M. Rwasa. "On doit absolument reporter ces élections le temps qu’on corrige ce qu’il y a à corriger et qu’on créé des conditions favorables à une élection qui réponde aux standards internationaux", a-t-il poursuivi. "J’interpelle les Burundais, y compris les membres du parti au pouvoir, pour leur dire qu’il ne faut pas aller à l’aventure pour satisfaire les intérêts égoïstes de quelques-uns. Je demande au pouvoir et à la Céni (commission électorale) de comprendre l’importance du report de scrutin du 5 juin pour que les élections ne soient pas une énième fois source de division des Burundais mais qu’elles soient au contraire une occasion de se réconcilier", a plaidé M. Rwasa.

Les chefs d’Etat des pays d’Afrique de l’Est se retrouvent dimanche à Dar es Salam en sommet pour tenter de trouver une issue à la crise. "À ces chefs d’Etat, je leur demande qu’ils disent à Nkurunziza et à son parti qu’il est inacceptable qu’il se représente" pour un troisième mandat, a réaffirmé M. Rwasa. "Ce serait balayer d’un revers de main les accords de paix d’Arusha (qui ont mis fin à la guerre civile en 2006 et n’autorise que deux mandats présidentiels, ndlr) que certains de ces chefs d’Etat ont contribué à accoucher".

Lire aussi sous :

http://www.theeastafrican.co.ke/news/

Agathon-Rwasa-calls-for-deployment-of-

EA-standby-force/-/2558/2736498/-/k35jx8z/-/index.html

(BUR_4) RFI – 1/6

Jour de trêve lundi 1er mai dans les manifestations à Bujumbura, après le sommet de Dar es Salaam où les chefs d’Etat de la région ont demandé un report des élections d’au moins un mois et demi. Le président de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) a accepté la démission d’une deuxième de ses membres, Iluminata Ndaba-Haga Miyé, qui se cachait depuis vendredi. Elle a envoyé sa lettre de démission ce mardi matin. La semaine dernière déjà, la vice-présidente de la Céni avait elle-même pris la fuite pour le Rwanda.

Le président de la commission électorale le reconnaît désormais, son équipe a bien enregistré deux défections : sa vice-présidente et une commissaire qui, toutes deux, avant de fuir le pays, ont laissé une lettre de démission postée sur les réseaux sociaux par des opposants. « Malheureusement, écrit la vice-présidente démissionnaire, le contexte politico-sécuritaire du moment n’offre pas les conditions requises à l’encadrement de cet événement majeur pour le peuple burundais. »

L’équipe, qui était composée de cinq personnes, n’en compte plus que trois. Or, le règlement leur impose une majorité de quatre voix pour chaque décision. Le quorum n’est plus atteint. « Aucun problème, explique le président, la Céni fonctionne très bien à trois. » Ces deux désertions nécessiteront pourtant des remplacements. Mais toute candidature doit être validée par le Parlement et le temps presse, car c’est ce vendredi qu’était censé se tenir le scrutin législatif et communal. Après le report du vote conseillé dimanche à Dar es Salaam par les chefs d’Etat, le président de la Céni ne connaît pas la nouvelle date des élections.

De l’aveu de son chef, cette commission devrait délivrer un avis technique et consultatif, mais ce sera le pouvoir politique qui tranchera en dernier ressort la nouvelle date des élections législatives et présidentielles. Le nouveau calendrier devrait être connu, selon la Céni, avant vendredi.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20150530-burundi-fuite-

vice-presidente-spes-caritas-ndironkeye-ceni/

http://www.rfi.fr/afrique/20150602-burundi-quel-

nouveau-calendrier-electoral-ceni-ndayicariye/

(BUR_5) AFP – 2/6

Des manifestants sont à nouveau descendus mardi dans les rues de Bujumbura, la capitale burundaise. Ils dénoncent la candidature à l’élection présidentielle de Pierre Nkurunziza, le chef de l’Etat sortant. La police a ouvert le feu dans la matinée dans les quartiers de Cibitoke et de Musaga, ont rapporté des témoins.

Gervais Abayeho, porte-parole du président Pierre Nkurunziza, a déclaré lundi qu’un groupe technique de la CENI examinait la demande de report des élections et rendrait rapidement compte au gouvernement de ses conclusions. Ce groupe "fera une proposition et verra s’il est possible d’ajuster le calendrier (électoral). Mais le gouvernement est ouvert à la proposition faite lors du sommet de Dar es Salaam", a-t-il dit à Reuters par téléphone.

Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 90’000 personnes ont fui le Burundi ces dernières semaines pour trouver refuge dans les pays voisins. Des ONG font état de la mort d’au moins 30 personnes depuis le début des affrontements, le 26 avril.

(BUR_6) Le Soir – 2/6

Le gouvernement burundais a annoncé mardi que les élections présidentielles prévues le 26 juin seraient reportées.

Le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, a annoncé que «les services techniques compétents sont déjà en train de travailler à la mise en place de la recommandation» de report des élections émise dimanche par les pays d’Afrique de l’Est.

Les pays réunis en sommet avaient recommandé un report d’un mois et demi des élections en raison des troubles actuels.

Lire aussi sous :

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150602180213/

crise-au-burundi-crise-au-burundi-burundi-la-ceni-a-fait-une-

proposition-de-report-des-scrutins-nkurunziza.html

http://www.lesoir.be/897053/article/actualite/fil-info/

fil-info-monde/2015-06-03/burundi-pas-d-elections-ce-

vendredi-en-attendant-decision-commission

http://www.rfi.fr/afrique/20150603-burundi-

pas-elections-vendredi-willy-nyamitwe-report-sommet/

(BUR_7) Belga – 3/6

La police burundaise empêche mercredi toutes tentatives de manifestations hostiles au pouvoir dans les quartiers contestataires de Bujumbura.

Déployés en masse depuis presque deux semaines maintenant dans ces quartiers, les policiers interviennent systématiquement, à coups de gaz lacrymogène et de tirs de sommation, pour prévenir tout rassemblement suspect. Ils pourchassent les manifestants jusque dans les moindres ruelles, alors que les grandes avenues sont désormais fermement sous leur contrôle et que toutes les barricades y ont été dégagées.

La tactique a un certain succès, puisque quasiment aucune manifestation d’importance n’était à signaler mercredi matin dans Bujumbura, après plus d’un mois de vive contestation populaire contre la candidature à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

La nuit a été une nouvelle fois ponctuée de tirs par intermittence. Dans la soirée de mardi, un véhicule a été attaqué à coups de cocktails molotov et incendié par des inconnus. Son chauffeur a été grièvement brûlé.

Une sensible augmentation des manifestations a été observée en province, avec des rassemblements anti-troisième mandat à Ijenda, à une trentaine de km de Bujumbura, à Mugamba (sud), à Matana (sud), à Gisozi (centre), et Kibumbu (centre).

Lire aussi sous :

http://www.jeuneafrique.com/Article/

ARTJAWEB20150604085827/crise-au-burundi-

crise-au-burundi-burundi-touff-e-sous-la-pression-polici-re-

la-contestation-contre-pierre-nkurunziza-s-essouffle.html

https://www.google.com/maps/d/viewer?usp=sharing&mid=zqYMAVwxPljo.k4HXvk9wSxXE

(BUR_8) AFP – 3/6

L’opposition s’est dite prête mercredi à reprendre le dialogue avec le pouvoir pour trouver une issue à la crise politique au Burundi, ouvrant la porte à des discussions sur le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Dix-sept partis et organisations politiques ont signé une déclaration commune dans laquelle ils affirment de nouveau leur engagement à poursuivre le dialogue entre les parties prenantes au processus électoral en vue de l’organisation d’élections libres, apaisées, transparentes et crédibles.

Cette déclaration est une réaction officielle au sommet des chefs d’État de la région qui s’est tenu dimanche en Tanzanie et a demandé le report au moins jusqu’à la mi-juillet des élections, alors que des législatives et des communales sont censées se tenir vendredi, et une présidentielle le 26 juin.

L’opposition burundaise a pris acte des décisions du sommet, a déclaré à l’AFP l’un des signataires de la déclaration, Charles Nditije, pour le parti Uprona. « Pour nous la question du 3ème mandat de Nkurunziza reste non négociable, mais comme les chefs d’État de la région ont formalisé un cadre de dialogue, nous sommes prêts à discuter de cette question autour d’une table », a-t-il expliqué, ajoutant: il n’y a pas de question tabou.

Cette déclaration marque une inflexion de la position de ces partis politiques, qui exigeaient jusqu’à présent comme préalable à toute discussion le retrait de la candidature de M. Nkurunziza. Ses signataires réaffirment néanmoins avec force que la question du 3ème mandat (…) constitue la cause numéro un de la crise politique actuelle dans toutes ses dimensions. « Bien sûr que nous continuons à appeler à la poursuite des manifestations, a souligné M. Nditije. Nous avons fait des manifestations pacifiques, alors que la violence est venue du pouvoir et de sa police. Le message d’arrêt des violences (exprimé au sommet de Dar es Salaam) s’adresse au gouvernement de Nkurunziza », a-t-il insisté. « Si nous revenons à la table des négociations, il y a des conditions qui doivent être remplies, qui doivent être discutées, notamment le retrait des mandats d’arrêts contre les leaders de la société civile et de l’opposition, et la réouverture des médias privés », selon le chef de l’Uprona.

Lire aussi sous :

http://www.romandie.com/news/Burundi-la-question-

du-troisieme-mandat-nest-pas-tabou/599700.rom

http://www.rfi.fr/afrique/20150604-burundi-

opposition-demande-nouveau-mediateur-onu-djinnit-said-recuse/

http://www.jeuneafrique.com/Article/

ARTJAWEB20150605085218/lections-pr-sidentielle-

burundi-2015-crise-au-burundi-lections-g-n-rales-

burundi-2015-crise-au-burundi-burundi-report-sine-die-des-lections-le-m-diateur-de-l-onu-rejet-par-l-opposition.html

http://www.jeuneafrique.com/actu/20150605T110248Z20150605T110218Z/burundi-un-sursis-d-une-poign-e-de-semaines-pour-d-nouer-la-crise.html

Relations extérieures

(BUR_9) AFP – 31/5

"Profondément inquiets de l’impasse" actuelle au Burundi, les pays d’Afrique de l’Est ont demandé dimanche un report des élections d’au moins un mois et demi. Mais ils se sont abstenus de se prononcer sur la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat.

Réunis en sommet à Dar es Salaam, les chefs d’Etat de la région ont appelé "à un long report des élections" censées avoir lieu vendredi, "pas moins d’un mois et demi". Ils ont exigé de "toutes les parties burundaises qu’elles mettent fin aux violences". Les pays est-africains demandent également "au désarmement urgent de tous les mouvements de jeunesse armés" et "encouragent le gouvernement burundais à créer toutes les conditions nécessaires pour le retour des réfugiés (burundais) dans leur pays".

Cette déclaration a été lue par le secrétaire général de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), Richard Sezibera, en présence des présidents ougandais Yoweri Museveni, tanzanien Jakaya Kikwete, kenyan Uhuru Kenyatta et sud-africain Jacob Zuma. À noter l’absence du président rwandais Paul Kagame, pourtant incontournable dans la région.

Les participants au sommet ont encore "accueilli positivement le retour à l’ordre constitutionnel", après la tentative de coup d’Etat manqué contre M. Nkurunziza le 13 mai, alors qu’avait lieu un premier sommet est-africain sur la crise burundaise, déjà à Dar es Salaam. Pour les pays de la région, ces demandes qui ne se prononcent pas sur M. Nkurunziza doivent contribuer à obtenir du pouvoir burundais un minimum de garanties dans la préparation des élections, "de laisser les partis politiques et les médias travailler et s’exprimer librement", selon un diplomate.

La réunion était jugée cruciale parce que le blocage est total entre le camp présidentiel et les manifestants hostiles à la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat à l’élection présidentielle du 26 juin. Avant le sommet, des consultations au niveau ministériel avaient eu lieu samedi et dimanche matin.

Le Burundi était représenté par son ministre des Relations extérieures, M. Nkurunziza étant resté au Burundi, officiellement pour y "faire campagne".

Lire aussi sous :

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2015/05/29/le-president-du-burundi-est-peut-etre-moins-seul-quon-ne-le-croit/

http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/burundi/b111-burundi-peace-sacrificed.aspx

http://www.rfi.fr/afrique/20150531-burundi-dar-es-salaam-nkurunziza-kagame-afrique-est-bujumbura/

http://www.rfi.fr/afrique/20150601-burundi-rwanda-paul-kagame-absence-sommet-dar-es-salaam/

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150601082938/diplomatie-pierre-nkurunziza-crise-au-burundi-lections-burundi-2015-crise-au-burundi-burundi-pourquoi-le-sommet-de-dar-es-salaam-ne-r-gle-rien.html

http://www.rfi.fr/afrique/20150601-burundi-reactions-deception-rues-bujumbura-societe-civile/?aef_campaign_date=2015-06-01&aef_campaign_ref=partage_user&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=editorial&ns_mchannel=social&ns_source=twitter

http://www.rfi.fr/emission/20150601-adama-dieng-burundi-pas-droit-faire-ressurgir-demons-passe-/?aef_campaign_date=2015-06-01&aef_campaign_ref=partage_user&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=emission&ns_mchannel=social&ns_source=FB

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_burundi-une-democratie-en-peril?id=8997015

(BUR_10) AFP – 2/6

Les Etats-Unis estiment que la candidature à un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza menace "gravement" la stabilité du Burundi, indique un communiqué de l’ambassade américaine à Bujumbura.

Un troisième mandat du président Nkurunziza "est en violation avec l’accord d’Arusha", accord de paix qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2006), déclare ce communiqué, transmis dimanche soir à l’AFP. "Nous continuons vivement d’exhorter le président Nkurunziza à reconsidérer son intention de conserver le pouvoir au détriment de cet accord (…) et de la stabilité chèrement acquise après une tragique guerre civile", poursuit l’ambassade. "La position du gouvernement des Etats-Unis demeure que l’accord d’Arusha doit être respecté, et que toute violation de l’accord d’Arusha porte gravement atteinte à la stabilité du Burundi", souligne le texte.

Selon l’ambassade US, "les conditions pour des élections libres, justes, transparentes et crédibles ne sont pas actuellement réunies suite au rétrécissement de l’espace politique, à la fermeture des médias privés et indépendants, la répression violente du gouvernement des manifestations politiques et des cas persistants rapportés des violences et des intimidations par la milice armée des jeunes appartenant au parti au pouvoir".

Lire aussi sous :

http://af.reuters.com/article/burundiNews/idAFL1N0YO2W720150602

OUGANDA

Relations extérieures

(OUG_1) Xinhua – 1/6

Le ministre ougandais de la Défense a eu des discussions avec le Comité des sanctions des Nations unies sur la contrebande de l’or dans son pays voisin, la RDC.

Selon une déclaration publiée samedi, Crispus Kiyonga, ministre de la Défense s’est entretenu jeudi avec Mme Dina Kawar, représentant permanent de la Jordanie auprès de l’ONU et chef du Comité des sanctions de l’ONU. Kiyonga a fait savoir à Kawar que l’Ouganda a joué un rôle important dans la lutte contre la contrebande de l’or dans la partie riche en minéraux de l’Est de la RDC.

"Le gouvernement ougandais a fait tout son possible pour coopérer dans la lutte contre la contrebande de l’or en RDC", a déclaré Kiyonga. Il a indiqué que le manque de protection adéquate des ressources naturelles dans l’est de la RDC encourage les forces négatives à exploiter les ressources naturelles illégalement et financer leurs activités terroristes et illégales. Kiyonga a appelé l’ONU et la communauté internationale à assister la RDC et la région pour éradiquer les forces négatives dans cette région.

Les officiels ont également discuté de l’arrestation de Jamil Mukulu, un chef rebelle de l’Alliance des forces démocratiques (ADF), un groupe rebelle ougandais dans l’est de la RDC. Kiyonga a déclaré que Mukulu serait bientôt extradé vers l’ Ouganda à partir de la Tanzanie où il a été arrêté.

RDC

Sécurité, Armée…

–        Kivu

(RDC_1) Radio Okapi – 31/5

Une dizaine de cas de meurtres ont été enregistrés au mois de mai dans le territoire de Kalehe au Nord de Bukavu (Sud-Kivu). L’autorité territoriale qui a livré cette information dimanche 31 mai a indiqué que le dernier cas en date remonte à samedi dernier avec trois personnes tuées dans des circonstances différentes. Parmi ces personnes, on dénombre deux militaires.

Selon l’armée, ces militaires se sont tirés dessus à Nyakagezi dans la localité de Nyabi groupement Mbinga Nord. À la base : une altercation au sujet du partage d’un butin.

La troisième personne tuée hier est un motocycliste abattu vers Kalungu. Le motocycliste a reçu des balles et suit des soins dans un hôpital de la place.

Vendredi dernier, une autre personne a été tuée par balle à Lushebere dans le village Chirunga toujours à Kalehe au sud. D’après des sources locales, des hommes armés non identifiés se sont introduits dans sa maison et ont tiré sur lui à bout portant.

Mercredi dernier c’était le tour d’un officier des FARDC et de son garde du corps qui ont été tués. L’un à Lushebere et l’autre à Kayirenge dans la même région. Une arme appartenant à ces deux victimes a même été emportée par les assaillants, à en croire la même source.

L’administrateur du territoire a indiqué que la raison de cette recrudescence des cas d’insécurité est liée à la prolifération des armes dans son entité où les groupes armés restent actifs. Il a notamment cité les Raïa Mutomboki, les Nyatura et les Maï-Maï Kirikicho.

Du côté de l’armée, on signale depuis samedi la présence de quarante hommes non identifiés armés de fusils et d’armes blanches à Nyamugari et à Kinyindu à l’ouest de Lushebere.

(RDC_2) Radio Okapi – 1/6

La permutation des soldats FARDC déployés à Beni a commencé le week-end dernier. Vendredi 29 mai dans la soirée, des troupes en provenance du Sud-Kivu sont arrivées dans cette ville du Nord-Kivu, d’après des sources militaires. La semaine dernière, lors de sa mission à Beni, le ministre de la Défense, Aimé Ngoy Mukena, avait promis que la relève des soldats déployés à Beni se ferait progressivement.

Les militaires arrivent par vague depuis vendredi soir à Beni, d’après des sources militaires. Ces soldats, qui viennent de la province voisine du Sud-Kivu, remplacent les unités FARDC qui étaient engagées depuis plusieurs mois au front contre les rebelles ougandais des ADF.

Bien que leur nombre n’ait pas été révélé, des sources au sein des FARDC précisent que ces troupes sont constituées d’unités spéciales ainsi que de régiments d’infanterie. D’après les mêmes sources, les militaires relevés eux, sont envoyés au Sud-Kivu.

Jusqu’à présent, personne ne sait si le commandement militaire des opérations Sokola 1 sera également remplacé.

La relève des troupes FARDC à Beni avait été sollicitée par la société civile locale. Cette structure citoyenne avait exprimé des préoccupations concernant le relâchement de ces troupes dans leurs actions contre les rebelles des ADF. Ces derniers, traqués depuis janvier 2014, ont déjà massacré, d’après le bilan des autorités provinciales, plus de trois cents personnes à Beni.

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http://www.rfi.fr/afrique/20150605-rdc-grand-menage-tete-lutte-rebelles-adf-general-mbangu-muhindo-beni/

(RDC_3) AFP – 2/6

Au moins deux personnes – un militaire et un assaillant – ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi lors d’une incursion d’hommes armés dans l’aéroport de Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès d’une source officielle.

              

"Des bandits se sont introduits dans l’enceinte de l’aéroport pour chercher à voler dans des dépôts qui attendent d’être embarqués dans les avions cargo, peut-être qu’ils visaient aussi des dépôts de munitions", a déclaré le gouverneur de cette province troublée, Julien Paluku, à l’AFP. "Heureusement, l’armée était là. Il y a eu des échanges de tirs: un assaillant a été tué et trois capturés et un militaire a été tué et quelques-uns blessés", a-t-il poursuivi, précisant que les assaillants étaient en civil et que deux kalachnikovs avaient été récupérés.

     

Un porte-parole de l’armée basé à Goma, capitaine Guillaume Djike, a pour sa part expliqué à l’AFP que les assaillants – munis "d’armes blanches et de kalachnikovs" et dont l’identité "n’est pas encore connue" – ont "rencontré une résistance farouche des FARDC (armée congolaise) qui les ont repoussés". Selon lui, le bilan est d’un assaillant tué et un capturé. Il a catégoriquement refusé de donner un bilan des éventuelles victimes du côté de l’armée, mais un habitant du quartier Murara, qui jouxte l’aéroport, a affirmé à l’AFP qu’il avait vu mardi le corps de deux gardes républicains gisant à terre. Un officier de la Garde républicaine a pour sa part expliqué, sous le couvert de l’anonymat, que "quatre militaires de la garde républicaine ont été tués cette nuit à l’aéroport de Goma (…) lors d’une attaque d’hommes armés".

M. Paluku a indiqué que les militaires avaient poursuivi les assaillants dans la ville, sous une forte pluie. Les coups de feu nourris ont réveillé et effrayé les habitants.  "Ce n’est pas une attaque de grande envergure, mais comme ils ont réussi à s’infiltrer dans l’aéroport, c’est un peu inquiétant. Nous allons faire en sorte qu’on puisse sauver leur vie (aux rescapés) pour remonter la filière et comprendre d’où ils sont venus et qui les a envoyés", a souligné M. Paluku.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2015/06/03/goma-accalmie-apres-lattaque-de-laeroport/

http://radiookapi.net/actualite/2015/06/03/attaque-de-laeroport-de-goma-4-personnes-arretees/

(RDC_4) Radio Okapi – 2/6

Des rebelles FDLR ont emporté, dans la nuit de dimanche 31 mai, plusieurs biens de valeur de la population et du bétail dans la localité de Mukondo, en territoire de Nyirangongo (Nord-Kivu). Des sources concordantes indiquent que ces assaillants n’ont pas causé de pertes en vies humaines. Un villageois, pris de force pour transporter le butin, n’est toujours pas retrouvé.

Selon les mêmes sources, ces rebelles rwandais ont fouillé des maisons avant de se retirer dans le parc des Virunga à la suite d’un échange de tirs avec les FARDC venues de leur position de Rusayo.

Paniqués, tous les habitants ont passé la nuit dans la brousse avant de regagner lundi dans la matinée leurs habitations.

La société civile de Nyiragongo plaide pour le renforcement de l’effectif militaire dans cette région, précisément dans les groupements Muja, Kibati et Rusayo pour empêcher ces incursions devenues récurrentes. Cette structure explique par ailleurs que ces rebelles rwandais ont profité de l’absence des FARDC dans la contrée pour faire cette incursion.

(RDC_4_1) Radio Okapi – 4/6

Deux coalitions Maï-Maï se sont affrontées violemment toute la journée de lundi 2 juin dans la localité de Nsindo dans le groupement Waloa Uroba, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu. Selon la société civile locale, quatre civils et cinq miliciens ont été tués lors des combats. Ces affrontements ont opposé deux coalitions de miliciens. Les Maï-Maï NDC de Cheka et le Raïa Mutomboki de Ngoa Bisiri ont attaqué lundi la coalition Kifuafua de Delphin Mbaenda et le Raïa Mutomboki/Shebi Muhisa, à Nsindo.

Selon la société civile des groupements Waloa, Ihana et Luberike, cinq combattants auraient été tués de deux côtés et dix autres blessés. Du côté des civils, deux femmes et deux enfants ont été tués, indique cette source, ajoutant que ces combats ont jeté des milliers de gens dans la rue. Les affrontements ont eu lieu deux jours seulement après ceux qui ont opposé deux factions Maï-Maï Kifuafua à Tchambucha, samedi dernier.

L’administration du territoire de Walikale est restée injoignable. Mais d’autres sources coutumières dans la région craignent que ces combats ne se cristallisent en conflit ethnique entre les Nyanga de Ntoto et les Tembo, qui sont à Nsindo.

–        Province Orientale

(RDC_5) Radio Okapi – 30/5

Des consultations communautaires pour la recherche de la paix durable à Getty au sud de Bunia dans la collectivité de Walendu Bindi ont démarré vendredi 29 mai. Ces consultations sont effectuées par une commission créée par le ministre de la défense, Aimé Ngoy Mukena, dans le but de sensibiliser les miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) à déposer les armes. Ce samedi, cette commission doit rencontrer les miliciens à Aveba toujours dans le territoire d’Irumu, où ils sont regroupés depuis une semaine.

Cette commission est composée de vingt-cinq personnes, notamment les membres de l’Union des associations culturelles et du développement de l’Ituri (Unadi), les députés provinciaux, les représentants des confessions religieuses et le chef de Division unique de l’Ituri.

Les militaires FARDC en opération dans le Walendu Bindi ont été les premiers à être consultés. S’en sont suivis les notables, les associations des jeunes, les regroupements des femmes et les membres de la société civile locale.

Un seul point est au centre de ces consultations : la recherche des voies et moyens pour retrouver une paix durable dans la région. Didi Angaika, président de l’Unadi et membre de cette commission, indique que l’objectif est d’amener tout le monde à s’impliquer pour convaincre les miliciens de la FRPI à déposer les armes. Selon lui, il s’agit de la dernière chance à saisir pour la restauration de la paix dans cette région déchirée par les exactions des hommes armés depuis plusieurs années.

Ce samedi, cette commission est attendue à Aveba, localité situé à 70 kilomètres au sud de Bunia, où sont cantonnés plus de quatre cents miliciens. La commission va y rencontrer les leaders de la FRPI. Cette démarche a été saluée par la société civile locale.

(RDC_6) Radio Okapi – 3/6

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont délogé les miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) d’Aveba, au terme d’une offensive lancée, mercredi 3 juin, dans cette localité située à 75 km au Sud de Bunia, dans le district de l’Ituri (Province Orientale).

Des officiers militaires affirment contrôler la localité d’Aveba, où les miliciens sont mis en déroute. Des témoins rapportent que les miliciens ont été mis en déroute, tandis que la Monusco a donné le feu vert à ses forces pour protéger la population civile. C’est vers 10 heures locales que les premiers coups de feu ont été entendus à Aveba.

Un journaliste local rapporte que des FARDC ont lancé une attaque généralisée contre toutes les positions des miliciens dans ce village. Jusque dans la mi-journée, des coups de feu en provenance des localités voisines de Munobi et Nyarara, près de 10 km d’Aveba étaient encore entendus.

Le commandant second du secteur opérationnel des FARDC en Ituri affirme de son côté que ses hommes pourchassent l’ennemi. Il parle également d’un bilan lourd sans autres précisions.

D’autres témoins rapportent que les miliciens ont brûlé la nuit dernière le campement des FARDC situé dans le village de Nyongo avant de se retirer.

Deux hélicoptères de la Monusco effectuent une patrouille aérienne dans la région afin d’assurer une protection maximale aux populations civiles.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2015/06/05/ituri-retour-au-calme-apres-les-accrochages-entre-fardc-frpi-aveba/

(RDC_6_1) Radio Okapi – 4/6

Des hommes armés ont attaqué une position des FARDC mercredi 3 juin non loin de Badengaido, à plus de 300 km au sud-ouest de Bunia (Province Orientale). Le commandant de la 32ème région militaire des FARDC, le général Jean-Pierre Bongwangela, annonce le bilan d’un mort, un blessé, un soldat porté disparu ainsi que de trois armes emportées par les assaillants identifiés aux Maï-Maï Simba d’un certain Manu.

L’attaque a eu lieu dans une position des FARDC au village Talisa Lokele, situé en pleine forêt à une dizaine de kilomètres de Badengaido dans une partie de la Réserve de faune à okapi (RFO). Des sources locales indiquent que trois militaires étaient en poste au moment de l’attaque. Selon les mêmes sources, un soldat FARDC a été tué par les assaillants. Un deuxième a été blessé tandis qu’un troisième a été kidnappé et emmené dans la brousse. Les assaillants ont également récupéré trois armes de guerre. Ces soldats faisaient partie d’une unité spéciale qui travaille en collaboration avec la RFO, selon divers témoignages. Radio Okapi n’a pas pu joindre le conservateur de la RFO, Lucien Gédéon Lokumu, pour donner sa version des faits.

De son côté, l’administrateur du territoire de Mambasa, Alfred Bongwalanga, a confirmé l’attaque et l’appartenance des assaillants au groupe du pygmée Manu. Mais, il s’est réservé par rapport au bilan de cette attaque.

Vie politique…

(RDC_7) AFP – 29/5

Le président congolais Joseph Kabila lancera samedi des consultations tous azimuts en vue d’un dialogue politique aux contours encore flous et rejeté par une partie de l’opposition qui y voit un stratagème pour permettre au chef de l’Etat de rester au pouvoir illégalement.

"C’est demain (samedi) que les consultations vont commencer, c’est ce que ce nous avons appris", a expliqué une source à la présidence à l’AFP. "Le chef de l’Etat commence vendredi des consultations avec toutes les forces vives de la nation", avait auparavant annoncé à l’AFP un haut responsable congolais. "Il va écouter tout le monde", en particulier "les réflexions sur le calendrier électoral global", a ajouté ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

     

Publié en février par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), cet échéancier prévoit une série d’élections (locales, provinciales, sénatoriales…) devant commencer en octobre et mener jusqu’à la présidentielle et aux législatives en novembre 2016.

     

Selon le haut responsable congolais, les interlocuteurs du chef de l’Etat "vont faire des réflexions sur le dialogue" politique et dire "quel pourrait en être le format" et "quand il pourra avoir lieu". "Depuis plus d’un an, le principal parti d’opposition (Union pour la Démocratie et le Progrès social, UDPS) a multiplié les prises de position exigeant un dialogue (…) Le président a répondu à une initiative de l’UDPS", a expliqué le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, lors d’une émission politique sur la Radio-télévision nationale congolaise.

Il a ajouté qu’il fallait "absolument être à l’écoute des points de vue" de l’UDPS. Ce parti a rejeté le résultat des élections présidentielle et législatives de novembre 2011, remportées par le président Kabila et son camp après des scrutins entachés d’irrégularités massives. Depuis, le pays traverse une grave crise politique. "Il faut parler (…) parce que le pays a besoin de cette façon de gérer les problèmes (…). Ce n’est pas en se taisant qu’on peut résoudre les problèmes", a souligné M. Mende.

Lire aussi sous :

http://www.rfi.fr/afrique/20150530-rdc-ouverture-dialogue-kabila-nation-sans-opposition-udps-envol/

http://radiookapi.net/actualite/2015/05/30/rdc-le-mlc-lunc-le-cdr-les-fac-reaffirment-leur-refus-du-dialogue/

http://www.rfi.fr/afrique/20150531-rdc-congo-faux-depart-consultations-president-kabila/

http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-qui-veut-dialoguer-avec-joseph-kabila/

http://www.reuters.com/article/2015/06/01/us-congodemocratic-politics-opposition-idUSKBN0OH2VC20150601

(RDC_8) Radio Okapi – 1/6

Le Président de la République a débuté lundi 1er juin à Kinshasa les consultations présidentielles avec les confessions religieuses. Pour le premier jour, le chef de l’Etat a reçu tour à tour la délégation de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), l’Eglise Kimbanguiste, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), la Communauté islamique du Congo et l’Armée du Salut. Les échanges portent essentiellement sur la question du calendrier électoral avec comme question principale : faut-il le réaménager ou non ?

Pour Mgr Marini Bodo, représentant légal de l’ECC, il est important que le chef de l’Etat écoute tout le monde en sa qualité de garant de la nation. « Il semble qu’il y a encore des choses à ajouter. Pour certains, ce calendrier n’est pas globalisant, et qu’il faille ajouter d’autres éléments. Alors dans ce cas-là, le chef de l’Etat voulait aussi écouter et les opérateurs politiques et aussi du côté de la société civile », a affirmé Mgr Marini Bodo. Il a indiqué que tous les partis politiques, tant de la Majorité que de l’opposition ainsi que d’autres structures n’ont qu’un seul pays, « il n’y a pas un autre lieu où l’on peut s’exprimer ».

Selon l’Eglise catholique, le dialogue reste une voie royale et pacifique de sortie de crise. Le Secrétaire général de la Cenco, l’Abbé Léonard Santedi croit à la nécessité de dialogue dont les objectifs sont préalablement définis. La Cenco, dit-il, met l’accent sur l’adoption d’un calendrier électoral consensuel. « Il est impérieux pour le moment d’avoir un consensus national sur le calendrier global promulgué par la Ceni et les évêques ont rappelé que le dialogue doit se faire dans le strict respect des règles constitutionnelles et des institutions en place dans la République », a ajouté l’Abbé Léonard Santedi. Pour lui, il y a des points comme la sécurisation des opérations électorales et des candidats mais aussi la mobilisation de fonds pour réussir un processus électoral « qui doit conduire le pays vers des lendemains meilleurs ». « Ce qui importe pour les évêques catholiques, c’est le bien être de la population, le service du bien commun, bâtir un grand pays et l’avenir meilleur », a souligné l’Abbé Santendi.

Le représentant légal de la Communauté islamique du Congo, l’Imam Ali Mwinyi, a interpellé tous les acteurs politiques à se mettre autour d’une même table pour trouver une solution. « Ils doivent se concerter pour conduire notre pays vers une destinée meilleure », a déclaré l’Iman Ali Mwinyi. Il a rappelé qu’avant la publication de ce calendrier, plusieurs revendications ont été soulevées par des acteurs politiques et des organisations de la société civile pour la publication du calendrier global. « Subitement, après la publication du calendrier, les gens ont commencé à la critiquer », s’est-il étonné.

De son côté, le chef de l’Eglise Kimbanguiste dit avoir plaidé pour la paix en RDC. À en croire Simon Kimbangu Kiangani, son église avait déjà prédit des troubles dans le pays. D’où l’importance de prier pour la paix.

Joseph Kabila poursuivra ses consultations mardi avec le cardinal Laurent Monsengwo, l’Eglise Orthodoxe, celles de Réveil, les indépendantes ainsi que les chefs coutumiers.

Lire aussi sous :

http://radiookapi.net/actualite/2015/06/02/rdc-les-eglises-les-chefs-coutumiers-pronent-dialogue-pour-la-paix/

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150602083926/lections-joseph-kabila-pr-sidentielle-rdc-2016-rdc-rdc-ce-que-les-v-ques-ont-conseill-joseph-kabila.html

http://radiookapi.net/actualite/2015/06/04/ne-mwanda-nsemi-les-conditions-pour-des-elections-credibles-ne-sont-pas-remplies/

http://www.onewovision.com/actu-rdc/Dialogue-national-en-RDC-le-parti-d-opposition-historique-pose-des-conditions,i-20150604-7cd0

http://radiookapi.net/actualite/2015/06/05/rdc-azarias-ruberwa-propose-le-report-de-certaines-elections-jusquen-2018/

http://www.jeuneafrique.com/actu/20150604T191546Z20150604T191523Z/rdc-les-etats-unis-demandent-que-le-dialogue-national-ne-retarde-pas-les-lections.html

(RDC_9) Belga – 3/6

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) congolaise a reçu 17.410 candidatures pour les 711 sièges à pouvoir lors des élections provinciales du 25 octobre prochain, a rapporté mercredi la radio onusienne Okapi. La clôture des candidatures avait été fixée au 30 mai, après deux reports causés par le faible nombre de candidatures reçues.

      

Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, a indiqué mardi lors d’une conférence de presse que 17.410 candidats avaient déposé un dossier auprès des 171 bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) répartis sur tout le territoire de la République démocratique du Congo (RDC). Sept cent-onze sièges seront à pourvoir dans les futures 26 provinces – elles sont actuellement au nombre de onze – après scission des plus grandes d’entre elles. Selon M. Kalamba, 15.422 hommes ont postulé contre 1.988 femmes. Les candidatures reçues représentent les partis politiques (pour 92%), des indépendants (7%) et les regroupements politiques (1%).

     

La Céni a par ailleurs a annoncé mardi le report de l’inscription des conseillers des communes, des secteurs et chefferies pour les élections municipales et locales, également prévues le 25 octobre. "Ce report se justifie par le fait que le projet de loi portant répartition des sièges pour ces scrutins n’est pas encore adopté au niveau du parlement ni promulgué par le président de la République", a expliqué M. Kalamba, cité par Radio Okapi. Il a toutefois assuré que les délais seraient respectés pour permettre la tenue des scrutins le 25 octobre. Les résultats seront annoncés le 10 décembre.

Lire aussi sous :

http://www.lalibre.be/actu/international/financement-des-elections-en-rdc-le-fmi-recommande-de-jouer-sur-les-impots-5570651335709a87ac70803a

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_10) RFI – 3/6

En RDC, 135 jours après son arrestation, le procès de l’opposant politique Jean-Claude Muyambo s’est finalement ouvert mercredi à Kinshasa. L’occasion pour ses avocats de demander la libération provisoire de leur client. La cour a 48 heures pour rendre sa décision.

Jean-Claude Muyambo s’est présenté devant les juges assis sur un fauteuil roulant. Le visage alerte, mais physiquement diminué. Habillé en tenue d’hôpital, son pied gauche dissimulé dans un bandage, sa main portait la trace d’une perfusion. La petite salle du tribunal de paix d’un quartier du centre-ville était bondée, essentiellement remplie d’avocats.

Pendant plus de deux heures, sa défense a plaidé pour sa libération provisoire. 135 jours après son arrestation selon Maître Georges Kapiamba, il n’y a aucune raison qu’il ne puisse bénéficier de cette possibilité qui lui est offerte par la loi. « Nous estimons qu’il a aussi le droit fondamental, conformément à l’article 17 de la Constitution de pouvoir solliciter la liberté provisoire et ainsi qu’il ait la possibilité de se faire opérer le pied qui pose énormément de problèmes à ce jour », explique-t-il.

Cette libération provisoire doit en effet permettre à l’opposant politique de subir une opération à l’étranger pour ressouder les cinq os fracturés de son pied. En face, l’accusation avance que cette opération serait une excuse pour que l’opposant échappe à son procès.

Le président du Scode (Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement) est accusé d’abus de confiance, de menaces d’attentat et de rétention des documents. Des chefs d’inculpation factices selon sa défense, qui dénonce un procès politique pour faire taire Jean-Claude Muyambo depuis qu’il s’est opposé à un troisième mandat pour Joseph Kabila.

La cour a donc jusqu’à vendredi pour trancher sur la liberté provisoire. Le procès, lui, a été reporté à mercredi prochain, jour où l’instruction et les plaidoiries pourraient commencer.

(RDC_11) AFP – 4/6

Quarante-six civils ont été condamnés pour des violences sexuelles à l’issue d’un marathon d’audiences à Bunia, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. "Le résultat, c’est 46 condamnés, 13 acquittés et six dossiers renvoyés pour approfondir l’instruction", a déclaré Alphonse Wonga, président du tribunal de grande instance de cette ville, chef-lieu de l’Ituri, district de la Province Orientale où des groupes armés tiennent tête à l’armée depuis de nombreuses années. "Les condamnations vont de sept à 15 ans de prison ferme", a ajouté M. Wonga, joint par téléphone depuis Kinshasa.

     

Son tribunal a organisé à partir du 12 mai un cycle d’audiences foraines (hors des murs de la cour) pour statuer sur 65 affaires de violences sexuelles. Ce cycle, dont les jugements peuvent faire l’objet d’un appel, s’est achevé jeudi. La tenue de ce marathon judiciaire a été rendue possible grâce à un soutien financier venu de la présidence de la République et destiné à accélérer les procédures.

     

M. Wonga a précisé que cette aide se traduisait notamment par une "petite prime" remise après chaque audience au personnel du tribunal et aux avocats de la défense et de l’accusation, dont les clients peuvent être démunis

Economie, Finances…

(RDC_12) AFP – 3/6

Attention à ne pas "casser l’élan des investisseurs" en RDC: dans un entretien à l’AFP, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, met en garde contre la réforme du Code minier défendue par le gouvernement central de Kinshasa. M. Katumbi, qui dirige cette riche province minière depuis 2006, indique également qu’il se prépare à abandonner ses fonctions ainsi que l’y contraint l’entrée en vigueur, censée avoir lieu avant la fin du mois, d’une loi découpant le Katanga en quatre nouvelles provinces.

     

Populaire, ce richissime propriétaire du célèbre club de football Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi passe pour un possible successeur au président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, et a qui la Constitution interdit de se représenter fin 2016 à l’issue de son mandat. Il s’est cependant gardé à ce jour d’afficher publiquement d’éventuelles ambitions présidentielles.

     

Sur le projet de réforme du Code minier dont l’examen au Parlement a été récemment suspendu pour permettre des discussions entre les autorités et le patronat, M. Katumbi affiche clairement ses réticences. Il juge l’entreprise risquée pour le pays et inopportune dans un environnement de baisse des cours du cuivre, dont la RDC est un des premiers producteurs mondiaux. "Ce n’est pas le meilleur moment" pour changer les règles du jeu, dit-il. Les investisseurs "ont fait confiance au Code minier" promulgué en 2002, ajoute le gouverneur, et "on s’est mis d’accord avec eux". "Il faut le respect de la parole" donnée, ajoute cet ancien homme d’affaires.

     

Le Code minier de 2002, qui accorde de nombreux avantages fiscaux aux investisseurs étrangers a permis le redressement d’une industrie minière sortie exsangue de la deuxième guerre du Congo (1998-2003) puis le boom minier qu’à connu le pays à partir de 2006. Le projet de réforme du texte présenté par le gouvernement a suscité une levée de bouclier du patronat, qui a dénoncé une hausse généralisée des impôts et des taxes menaçant selon eux de faire fuir les investisseurs.

"J’espère, s’il y a des négociations, que nous allons aller dans le bon sens", dit M. Katumbi. "On dit qu’on est un pays riche, mais si nos richesses ne sont pas exploitées, on n’est pas riche", estime M. Katumbi. M. Katumbi prend l’exemple de la Zambie, où le gouvernement a dû renoncer en avril à une hausse de la fiscalité applicable aux groupes miniers. Son entrée en vigueur avait entraîné l’annonce de licenciements dans le secteur. "Partout on fait marche arrière, pourquoi veut-on aller de l’avant" en RDC? , demande M. Katumbi.

     

Ne souhaitant pas parler "de politique", le gouverneur du Katanga accepte de revenir sur la réforme territoriale, par laquelle le nombre des provinces de la RDC doit passer sous peu de onze à 26. Il s’est opposé à cette loi, estimant que l’État congolais n’avait pas les moyens de la mettre en œuvre. Il compare la RDC à une femme ayant "onze gosses" qu’elle ne peut nourrir et qu’on "aime tellement [qu’on va lui] donner 26 enfants". Néanmoins, "la loi c’est la loi" et M. Katumbi dit attendre son entrée en vigueur pour abandonner son poste. Muet sur ses projets, le gouverneur, indique simplement qu’il sera alors "plus libre de (ses) mouvements".

     

Fin décembre, M. Katumbi, que certains membres de la majorité verraient bien succéder à M. Kabila, avait laissé entendre à mots couverts son opposition à un éventuel maintien au pouvoir de celui-ci après 2016, alors que l’opposition soupçonne le président de manœuvrer pour s’accrocher à son poste. Ces propos ont fortement déplu en haut lieu et M. Katumbi s’est gardé depuis lors de trop intervenir dans le débat politique national.

RWANDA

Vie politique…

(RWA_1) AFP – 4/6

Le Parti démocratique vert du Rwanda a déposé une requête à la Cour suprême pour empêcher le Parlement de réformer un article de la Constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat du président Paul Kagamé.

L’opposition politique au Rwanda veut bloquer la route au président Paul Kagamé, qui se dirige vers un troisième mandat à la tête de son pays. Une requête a été déposée à la Cour suprême "lui demandant d’empêcher tout futur plan du Parlement de réformer la Constitution, spécialement l’article 101 portant limitation du nombre de mandats présidentiels, a déclaré jeudi à l’AFP Frank Habineza, président du Parti démocratique vert du Rwanda.

Lire aussi sous :

http://sfbayview.com/2015/06/us-will-not-support-third-term-for-rwandas-kagame/

Relation extérieure

(RWA_2) RFI – 30/5

Kigali a annoncé ce vendredi 29 mai la suspension définitive des très populaires programmes en langue locale de la BBC dans le pays. Une décision en réponse à la diffusion en octobre sur la chaîne BBC 2 d’un documentaire controversé sur le génocide de 1994. Intitulé Rwanda, l’histoire jamais contée, ce documentaire multipliait les critiques contre le président Kagame et avait été qualifié par ce dernier de « négationniste ».

Jusqu’ici les programmes en kinyarwanda étaient suspendus de manière provisoire. Patrick Nyirishema, directeur de la RURA, l’autorité étatique de régulation des médias, a expliqué à RFI les motifs de cette sanction.

« La RURA a conclu que la diffusion du documentaire de la BBC constitue un abus de la liberté de la presse et d’expression, viole les propres lignes éditoriales de la BBC… transgresse les normes journalistiques et viole les lois rwandaises particulièrement celle relative à la négation du génocide et le révisionnisme ainsi que celle portant sur l’incitation à la haine et la division parmi les Rwandais » déclare Patrick Nyirishema.

« Considérant la gravité de ce qui précède, l’organe de régulation a décidé à l’unanimité que les programmes en kinyarwanda de la BBC au Rwanda seront suspendus indéfiniment, poursuit le directeur de la RURA. Enfin, les infractions identifiées seront transmises au procureur général pour examen et actions ».

LA BBC s’est dit « extrêmement déçue » de cette décision. La BBC touche un « auditoire de 2 millions de personnes au Rwanda (…) qui comptent sur elle pour obtenir des informations impartiales », a déploré un porte-parole du radio-diffuseur britannique, avant d’une nouvelle fois réfuter toute accusation de négation du génocide.

Lire aussi sous :

http://fr.rsf.org/rwanda-suspension-definitive-de-la-bbc-l-02-06-2015,47957.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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