La responsabilité personnelle de Paul Kagame dans le drame rwandais
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L’article ci-après est un extrait d’un document de 25 pages intitulé : « Le drame rwandais. Le non-dit caché à l’opinion. Mauvaise foi et stratégie du pire qui caractérisent le Front Patriotique Rwandais« .
Il a été rédigé par le général-major Aloys Ntiwiragabo.  Ancien chef des renseignements militaires, il révèle le non-dit sur la tragédie rwandaise initiée en octobre 1990 par le FPR.

C’est lui le planificateur et le commanditaire de tous les massacres et assassinats politiques commis au Rwanda par ses commandos et les troupes de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) depuis le 1er octobre 1990, pendant la catastrophe d’avril à juillet 1994 et après la prise du pouvoir par le FPR.

Au cours d’une interview en 1991, la journaliste Marie France Cros lui a fait remarquer que s’il poursuit la guerre il expose les Tutsi de l’intérieur à l’extermination. De répondre le Général Kagame a répliqué qu’il faut qu’il y ait des victimes.

Il a créé des escadrons de la mort qu’il a entraînés et infiltrés dans tout le pays pour semer la discorde, les troubles interethniques, la terreur et la désolation.

Il a ordonné des actes terroristes par la pose des bombes à retardement dans des lieux publics tels que les dancings, dans des places publiques telles que les marchés et les gares routières et dans des moyens de transport en commun, la pose des mines anti-personnel et des grenades piégées dans des lieux fréquentés par des enfants et notamment aux écoles primaires de Sainte Famille à Kigali et de Taba-Gitarama, ainsi que des mines antitanks sur les routes fréquentées par les véhicules civils en dehors de la zone des combats.

Il a ordonné à ses commandants de secteurs de débarrasser de la Zone tampon de leurs ressorts les membres des partis MRND et CDR.

Il est responsable de toutes les déportations et le dépeuplement des populations de certaines régions du pays effectués durant toute la guerre par l’APR.

Il a planifié et ordonné des assassinats des leaders politiques Hutu dans le but de provoquer les troubles interethniques.

Dans un message intercepté en mars 1994 le Général Paul Kagame a ordonné au Bataillon basé au CND et aux brigades clandestines d’instruire les femmes Tutsi mariées aux Hutu de tuer leurs maris quand le signal sera donné.

Peu de temps après, le Service de Renseignement de l’Armée Rwandaise a enregistré un cas concret. Une vielle dame, identifiée seulement sous le prénom de Perussi, originaire de Ruhengeri alors résidant à Nyamirambo à Kigali, est allée à la SONARWA pour transmettre la consigne à une jeune dame amie de ses deux filles qui y travaillait.

La jeune dame était Hutu d’apparence Tutsi si bien que ses amies et leur mère n’avaient jamais pensé qu’elle pouvait être Hutu. Mais elles savaient bien qu’elle était mariée à un Hutu.

La vieille dame lui a dit que la victoire du FPR était proche, que par conséquent elle devra se débarrasser de son mari (« igikoko » ou cet animal tel que le qualifiait la vieille dame) et des enfants qu’elle aurait faits avec lui quand le signal sera donné. Et d’ajouter : « si tu n’as pas le courage de te débarrasser des enfants, il faudra me les amener, nous saurons comment faire ». La vieille dame lui faisait remarquer qu’elle était encore très jeune et qu’elle aura un autre mari parmi ses « cousins » Tutsi. La jeune dame ahurie par un tel message est venue me rapporter l’information en ma qualité de responsable des Renseignements militaires à l’Etat-Major de l’Armée Rwandaise. Les Tristes événements d’avril 1994 sont survenus avant d’interpeller la vieille dame Perussi. Toutefois cela constitue une preuve supplémentaire de planification du génocide des Hutu par le FPR.

Pendant la planification de la reprise des hostilités après la signature de l’Accord de paix d’Arusha, la CIA avait estimé que la nouvelle guerre allait faire au moins 500.000 victimes, la plupart étant des Tutsi. Tandis que le Général Paul Kagame disait qu’elle sera une guerre éclair et qu’elle ne fera que 50.000 victimes « seulement ».

En novembre 1993 l’Ambassadeur des Etats-Unis au Rwanda Robert Flaten a fait remarquer à Paul Kagame que s’il rompt le cessez-le-feu et reprend la guerre il sera responsable des morts qui en résulteraient. Paul Kagame s’est foutu de cette mise en garde.

Après avoir appris le plan de Paul Kagame d’assassiner le Président Juvénal Habyarimana et de reprendre la guerre, une éminente délégation de Tutsi conduite par Mr Charles Shamukiga s’est rendue au Quartier Général de Paul Kagame à Mulindi pour lui demander d’abandonner son plan, car ce plan exposait les Tutsi. Paul Kagame a rejeté la pétition de la délégation et a répondu que les Tutsi de l’intérieur ont commis le crime de collaborer avec le Régime Hutu.

Le 2 avril 1994 Paul Kagame a dit au Général Romeo Dallaire, d’une manière énigmatique, qu’on était à la veille d’un cataclysme et qu’une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler. « […] Finalement, je lui ai demandé s’il avait des questions à me poser. Il a voulu savoir ce qui se passait relativement à la proposition concernant l’admission du CDR et du PDI. J’ai regardé son visage. Jamais, je ne l’avais jamais vu aussi sombre. Il a seulement ajouté que nous étions à la veille d’un cataclysme et qu’une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler ».

Ce cataclysme n’était rien d’autre que la reprise de la guerre et les massacres interethniques que Paul Kagame avait projeté de provoquer par l’assassinat du Président Juvénal Habyarimana.

Paul Kagame a planifié et ordonné l’assassinat du Président de la République Rwandaise Juvénal Habyarimana et sa suite, de l’assassinat du Président Cyprien Ntaryamira du Burundi et sa suite le 6 avril 1994 et a déclenché ce cataclysme qu’est la Catastrophe rwandaise d’avril à juillet 1994.

A la page 632 de son livre « J’ai serré la main du diable », le Général Romeo Dallaire Ex-Commandant de la MINUAR dit: « Mais les morts rwandais peuvent aussi être attribués à Paul Kagame, ce génie militaire qui n’a pas accéléré sa campagne quand l’envergure du génocide fut manifeste et qui, en quelques occasions, m’a même entretenu avec candeur du prix que ses camarades Tutsi auraient à payer pour leur cause  ».

A la page 451 Paul Kagame dit : «  Cette guerre sera la cause des sacrifices. Si les réfugiés (Tutsi qui étaient à l’Hôtel des Mille Collines) doivent être sacrifiés pour la bonne cause, on considérera qu’ils étaient inclus dans le sacrifice ».

Le Général Dallaire témoigne encore: « Quand j’ai demandé à Kagame d’aller directement à Kigali pour arrêter les massacres des Tutsi, il m’a répondu que s’il y avait un prix à payer, ce serait à ces Tutsi de le payer! ».

A la page 588, Dallaire dit : «… qui au juste tirait les ficelles tout au long de la campagne ? Je plongeai dans des pensées sinistres, me demandant si la campagne et le génocide n’avaient pas été orchestrés pour un retour du Rwanda au statu quo d’avant 1959 époque à laquelle les Tutsi dirigeaient tout ».

Paul Kagame a planifié et ordonné la reprise de la guerre le 6 avril 1994 en rompant l’Accord de Paix d’Arusha pour aggraver la situation, créer le chaos et priver le gouvernement des moyens de pacification.

Il a rejeté la proposition de cessez-le-feu qui devait permettre de rassembler les forces de pacification, alors même que la partie gouvernementale voulait l’associer à la pacification, et cela pour assouvir sa soif du pouvoir au détriment de la population.(…)

Dans une déclaration faite à la BBC les 9 et 10 avril 1994 il a sommé la MINUAR de quitter le Rwanda endéans 24 heures. Le Général Anyidoho, alors commandant du contingent Ghanéen et adjoint du Général Dallaire, précise dans son ouvrage: Guns over Kigali, page 41:

« The inherent difficulties in the organizational and logistical support for the force from its inception were exacerbated when the civil war broke out and we had to withdraw our troops from the DMZ. The first major problem was an ultimatum we received from RPF High Command to withdraw our troops from-the DMZ ».

Lorsqu’il fut informé par le Colonel Luc Marchal, le commandant du contingent belge à la MINUAR, que la Belgique allait envoyer des troupes chargées de la sécurité et l’évacuation des ressortissants étrangers, Kagame lui a répondu qu’il allait abattre le premier Hercule C 130 qui tentera d’atterrir à l’aéroport de Kanombe. Les troupes belges sont arrivées malgré lui. Ensuite il leur a donné l’Ultimatum de quitter le Rwanda.

Dans son témoignage devant le Comité du Sénat belge, M. Willy Claes, Ministre belge des Affaires étrangères en 1994 a précisé que c’est le FPR qui s’est opposé à l’intervention des forces étrangères au Rwanda. Dans une interview qu’il a donnée au journaliste Peter Verlinden en septembre 2009, répondant à la question de savoir si Kagame ne voulait pas la paix mais prendre le pouvoir, M. Willy Claes déclare :

« Cela ne fait aucun doute, Kagame voulait le pouvoir. Cela ne fait aucun doute, et cela a même été confirmé plus tard, lorsque les graves événements se sont déroulés et lorsque nous avons envoyé des troupes pour mettre en sécurité non seulement des compatriotes et des Européens, mais aussi des Africains.

Et c’est ce même Kagame qui m’a envoyé un ultimatum, disant : « Je vous donne 24 ou 48 heures pour que vos troupes disparaissent, sans quoi nous n’hésiterons pas de tirer aussi sur les militaires belges ».

  1. Willy Claes affirme que Kagame voulait que les Belges partent: « Il le voulait absolument ! Je pense qu’il ne voulait aucun témoin ! C’est ainsi. Il voulait absolument y jouer le chef, et donc les militaires belges auraient pu être des témoins gênants ! Donc maintenant, il bat la mesure. Mais cela, je ne l’ai appris qu’ultérieurement. Mais auparavant, j’étais persuadé que de chaque côté il y avait un manque de bonnevolonté, qu’il y avait des ambitions malsaines des deux côtés. Et pour moi, il n’y avait aucun doute qu’il était alors évident que Kagame voulait devenir le seul leader ».

Il s’est opposé à une intervention d’une force étrangère de pacification et a menacé de la combattre. Il a donc tout fait pour que rien ne puisse permettre de contrôler le cataclysme qu’il a enclenché tel qu’il l’a déclaré au Général Dallaire. Celui-ci le précise dans son ouvrage : J’ai serré la main du diable, page 207:

« Nous combattrons toute armée d’intervention qui viendra au Rwanda. Laissez-nous résoudre nous-mêmes les problèmes du pays » (…)

Le 21 avril 1994, Paul Kagame a donné à un Commandant d’une Unité basée à Zoko en Commune Buyoga-Byumba, l’ordre de liquider les réfugiés Hutu qui fuyaient les combats. L’ordre a été donné en ces termes en Swahili: «Fagiyawalewashenzi » (Liquidez ces imbéciles).Toutes les Unités de l’APR ont alors massacré la population sans scrupule.

Il a ordonné le massacre des prêtres et d’autres religieux et religieuses qui s’étaient réfugiés au Petit Séminaire de Rwesero. Le petit séminaire et les lieux de refuge furent attaqués le 22 avril 1994. (…)

Il a ordonné l’utilisation des produits chimiques contre la population et contre les Forces Armées Rwandaises pendant la guerre, notamment les populations de Byumba et le Bataillon PM à Kigali en mai 1994. (…)

Au mois de juin 1994, il a ordonné au capitaine MbaragaYoshua, commandant du génie, de camoufler les fosses communes du FPR avant l’arrivée des journalistes devant visiter le secteur.Mbaraga lui a répondu qu’il avait fini avec les fosses de Kisaro, Byumba, Buyoga, Kibungo-Chantier Chinois et Rwamagana, qu’il restait celle du Bugesera mais qu’il aura fini avant l’arrivée des journalistes.

Il a ordonné le massacre des prélats de l’Eglise Catholique notamment Mgr Vincent Nsengiyumva, Archevêque de Kigali, Thaddée Nsengiyumva, Evêque de Kabgayi, Joseph Ruzindana, Evêque de Byumba, ainsi que neuf prêtres. (…)

Le Général Romeo Dallaire Commandant de la Force onusienne, la MINUAR, témoigne dans son livre « J’ai serré la main du diable » comme suit : « Quand j’ai demandé à Kagame d’aller directement à Kigali pour arrêter les massacres des Tutsi, il m’a répondu que s’il y avait un prix à payer, ce serait à ces Tutsi de le payer! ». Cette réponse de Paul Kagame démontre sans équivoque qu’il n’a jamais eu l’intention d’arrêter les massacres et que son armée, l’APR, n’a mené aucune opération visant l’arrêt du génocide contrairement à la propagande mensongère de son gouvernement relayée par son lobby le présentant, lui et le FPR, comme libérateur. (…)

Il a exécuté son plan diabolique en détruisant les camps des réfugiés à l’Est du Zaïre en 1996-1997, en poursuivant et en massacrant les réfugiés dans les forêts congolaises. Au moins 380.000 personnes ont été massacrées. Le rapport du Projet Mapping des Nations Unies sur les crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise contre les réfugiés Hutu rwandais en RDC de 1996 à 2003, publié le 1er octobre 2010, établit sans équivoque la responsabilité de Paul Kagame et son armée.

Il a ordonné le massacre des populations civiles. Il a fait bombarder et mitrailler les civils par l’artillerie de tous calibres et des hélicoptères de combat, ayant fait plus de 10.000 victimes durant la guerre contre les infiltrés en 1997-1998.

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LE NON-DIT SUR LE DRAME RWANDAIS_2
LE NON-DIT SUR LE DRAME RWANDAIS_2

 

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