Le génocide rwandais : une mine inépuisable pour les opportunistes de tous bords
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Depuis des années, l’on savait que l’enseignant français retraité Alain Gauthier avait eu la lumineuse idée de surfer sur la vague de haine et de vengeance caractérisée par la chasse aux opposants hutu. Il a à cet effet fondé, conjointement avec son épouse d’origine rwandaise, une association appelée pompeusement « Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR) sous le couvert de laquelle il traque tout ressortissant rwandais vivant en France pointé du doigt par le régime de Kigali.

A y voir  de très près, c’est une sorte d’officine qui fonctionne comme une succursale du Parquet Général du Rwanda, entretenue par le gouvernement rwandais tout comme d’autres lobbies de France comme « Survie », « Ibuka-France », etc… Il a déjà un nombre impressionnant de trophées de chasse dans son salon.  Mais non content de constater qu’il ne pourrait peut-être pas toujours continuer à mener tout son  monde en bateau aussi facilement, il vient de pousser le bouchon plus loin à l’occasion du dernier développement  de l’affaire de l’abbé Wenceslas Munyeshyaka.

Le parquet de Paris vient en effet de se prononcer pour un non-lieu pour Wenceslas Munyeshyaka installé en France depuis 1995. « (…) l’instruction n’a pas permis, au final, de corroborer de façon formelle des actes précis et certains de sa participation active  comme auteur ou complice », a indiqué le Procureur de la République, François Molins, dans un communiqué.


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C’est alors que l’activiste Alain Gauthier sort de ses gonds et publie, le 24/08/2015 : Affaire Munyeshyaka: toujours la consternation.  Son militantisme envers le régime rwandais le pousse à pêcher contre le principe sacro-saint du droit, à savoir : la présomption d’innocence. En effet il écrit : « Pourquoi les victimes sont-elles méprisées à ce point et les bourreaux épargnés ? ». Faut-il rappeler à Alain Gauthier que lui et son Collectif n’ont pas le monopole de la vérité ? Le procureur, en âme et conscience et après des années de recherches, de vérifications et de recoupements d’informations, estime que ce qui constitue l’acte d’accusation du père Wenceslas Munyeshyaka n’est pas fondé. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que les témoignages fournis par Alain Gauthier et son Collectif à la justice française, dans sa hargne contre les réfugiés hutu installés en France, ne sont qu’un tissu de mensonge.

A lire entre les lignes l’article ci haut cité sur l’abbé Wenceslas Munyeshyaka, il ressort que « le collectif des parties civiles » d’Alain Gauthier est une affaire de gros sous et son appel le trahit : « Cette affaire et toutes celles qui viendront devant la justice française demandent beaucoup de moyens dont nous ne disposons pas. Nous lançons donc à nouveau un appel, presque un appel au secours: aidez-nous à financer les procès qui nous attendent. Si vous ne pouvez pas personnellement, peut-être connaissez-vous des portes auxquelles on pourrait frapper? Toute aide nous sera précieuse. Les victimes et leurs familles ont besoin de vous. N’hésitez pas à aller sur le site du CPCR, vous trouverez toutes les informations pour nous soutenir. »

On croit rêver : le CPCR est une officine financée avec beaucoup de moyens, souvent obtenus en sous main d’un régime dictatorial africain qui ne lésine pas sur les moyens quand il s’agit de traquer ses opposants.

Elle lance un appel pour que ses caisses soient renflouées. Un observateur averti compare,  même si comparaison n’est pas raison,  le CPCR à une entreprise mafieuse, et conclut qu’en matière d’escroquerie et de moquerie, on ne peut pas trouver pas mieux !

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