DRAME RWANDAIS : FAITS, MENSONGES ET QUESTIONS ESSENTIELLES SANS RÉPONSES
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En juin 2007, nous avions publié sur ce site un texte intitulé « Le drame rwandais : faits, mensonges et questions essentielles sans réponses ». Ce document est plus que jamais d’actualité. Il pose les mêmes questions que celles soulevées par l’article ci-après.

Le 6 avril 1994 : attentat à Kigali
par Bertrand Loubard
mercredi 6 avril 2016

Il y a 22 ans ce 06/04/2016 que l’attentat de Kigali tuait les présidents du Rwanda et du Burundi, leur suite et l’équipage du Falcon 50 revenant de Dar Es Salam. Depuis 22 ans la Communauté Internationale refuse de donner les réponses aux questions de savoir qui a décidé, organisé et mis en oeuvre cet acte terroriste qui est considéré, depuis lors, comme le déclencheur du génocide. Le TPIR n’a mis personne en accusation pour ce crime, bien que cela entrait dans le cadre de ses attributions. Le TPIR n’a pas pu mettre en évidence la planification du génocide par les différents accusés hutus rwandais ni, à plus forte raison, la commission de l’attentat par les Hutus extrémistes. Cependant pour perpétrer un tel crime il fallait un sérieux savoir faire technique, une logistique précisément planifiée et l’appui d’une technologie hyper sophistiquée. Alors, puisqu’il n’a jamais pu être prouvé que les hutus avaient le savoir faire, la capacité de planification et la technologie pour commettre l’attentat pourquoi ne pas chercher d’autres pistes ? Il faut rappeler quelques faits qui devraient justifier une réflexion sur l’opportunité d’une réouverture des enquêtes sur ces événements.

1 – Dès l’accord de paix d’Arusha, signé le 04 août 1993, divers observateurs mettaient en doute le fait qu’il pourrait être appliqué jusqu’aux élections prévues. En effet, celles-ci auraient donné des résultats conformes à un vote ethnique donnant un large majorité aux Hutus et ne laissant au FPR qu’une infime partie du pouvoir. La CIA « tablait », d’ores et déjà, sur 50.000 victimes en cas de reprise des hostilités. Pourquoi la CIA devait-elle, à ce moment-là, faire de telles prévisions ? La reprise de la guerre que l’attentat a provoquée et le génocide ont permis au FPR d’être, depuis 22, ans au pouvoir sans aucun partage.

2 – Les « facilitateurs » de la Communauté Internationale qui participaient aux négociations de l’accord de paix avant août 1993 comptaient parmi eux l’ambassadeur américain au Rwanda, Robert Flaten. Celui-ci demandait à son Gouvernement d’envisager l’acquisition de données satellitaires qui auraient permis d’analyser la mesure dans laquelle les deux parties allaient respecter les clauses de l’accord. (Entre autres, les rôles de ravitailleur et de sanctuaire pour le FPR, joués par l’Ouganda depuis octobre 1990). L’Ambassadeur Flaten s’étonnait, à juste titre, des refus de l »Administration » Clinton. Dans l’équipe américaine des facilitateurs se retrouvait aussi un certain David Rawson qui s’est révélé, depuis, être un agent de la CIA et qui en janvier 1994 est devenu Ambassadeur des USA au Rwanda en succédant à Robert Flaten. (Pour « des raisons » incompréhensibles, il semblerait que David Rawson soit devenu « persona non grata » au Rwanda depuis 2010 environ). Les documents des négociations n’ont jamais fait l’objet d’études objectives c’est à dire en perspectives avec ce qui est arrivé le 7/04/1994.

3 – En octobre 1993, deux mois après la signature l’accord d’Arusha, le premier Président burundais Hutu était assassiné. Ndadaye avait été élu en juillet 1993, lors des premières élections démocratiques tenues au Burundi depuis l’indépendance. La présence (« privée ») de Kagame, à Bujumbura, juste avant l’assassinat de Ndadaye est interpellante quant on sait que Ndadaye était opposé à une immixtion burundaise dans les affaires du Rwanda. Il refusait d’être favorable à l’une ou l’autre partie en conflit (et en cela, il s’opposait aux tendances dans l’armée burundaise, à 90% tutsies). L’assassinat de Ndadaye n’a jamais été élucidé. (Il faut se souvenir que l’assassinat de son successeur, cinq mois plus tard, le 06/04/94 à Kigali dans l’attentat sur le Falcon 50 rwandais, engendra le chaos d’une guerre civil de plus d’une dizaine d’année !)

4 – Le vendredi 6 janvier 1994 une mystérieuse réunion « non officielle » s’est tenue, vers 18h30, à la résidence de l’Ambassadeur de Belgique à Kigali. Etaient certainement présents Paul Kagame et celui qui, le lendemain, présentait ses lettres de créances en tant qu’ambassadeur des USA au Président de la république du Rwanda, un certain David Rawson dont il a été question ci-dessus. Il est possible que L’Ambassadeur Johan Swinnen n’ait pas assisté à la rencontre elle-même mais que son rôle se résumait à mettre discrètement sa résidence à disposition pour cette rencontre (privée) qui ne pouvait avoir lieux qu’officieusement avec un David Rawson non encore Ambassadeur US en fonction. Les questions que soulève de cette rencontre n’ont jamais été posées dans les diverses commissions d’enquêtes.

5 – Début janvier 1994, de nouveaux officiers belges de la Minuar sont arrivés à Kigali et, parmi eux, au grand étonnement de ceux qui le connaissait, un ancien membre de la CTM (Coopération Technique Militaire Belge). Il semblait malsain à beaucoup qu’un ex coopérant militaire soit « repris » par la Minuar peu après la fin de son terme de service à la CTM. C’est à cette époque aussi que des uniformes d’officiers belges de la Minuar (logés à l’Hôtel Méridien – Izuba) ont été « dérobés ». Ces aspects des choses n’ont jamais retenus l’attention des « observateurs ».

6 – Trois semaines avant sa mort, Jean-Pierre Minaberry (co-pilote du Falcon 50) confiait à des connaissances : « Depuis que l’Onu a décidé que Kagame était président du Rwanda, nous ne décollons plus ni n’atterrissons sans son accord ». La piste d’atterrissage avait été, sur ordre de la Minuar, interdite d’accès « depuis la ville ». L’autre accès passait par Masaka et le Camp Kanombe. Pourquoi cette « interdiction » et ces « obligations » ?

7 – Le Président Clinton avait pris une résolution mettant un terme à la présence américaine en Somalie. Les derniers soldats devant être retirés pour le 31/03/1994 Le 13/03, 18 jours avant l’achèvement de ce retrait et 24 jours avant l’attentat de Kigali, John Shalikasvili, Chairman of the Joint Chiefs of Staff, s’est rendu à Mogadiscio et, sur le Peleliu, bateau de débarquement amphibie, mouillant dans les eaux somaliennes, annonçait à la 11MEU que leur départ « fin de mission » était reporté de quelques semaines (……we are going to ask you to stick around for a while, I’m not sure for exactly how long !).

8 – Le 5 mars, Charles Vukovic, attaché militaire US en poste au Cameroun arrive à Kigali, tandis que Roger Winter de la CIA arrive à Mulindi (QG de Kagame. Il ne s’agit pas d’un « camp » dans la « jungle » ou la « brousse » comme d’aucuns l’ont décrit mais bien d’un lotissement de 4 villas tout confort à l’européenne dans le domaine d’une « usine » à thé).

9 – Le 6 mars, le Peloton Mortier, du Lieutenant Lotin (l’un des 10 casques bleus belges assassinés le 7 mars), de la Minuar part vers 7h30 du matin pour une mystérieuse mission dans le parc de l’Akagera, jusqu’à la frontière avec l’Ouganda. Personne ne sait rien de cette mission ni à la Minuar, ni dans les forces armées Belges. Les commissions d’enquêtes sénatoriales belges parleront de « mission touristiques » (Sic). L’avion présidentiel est abattu vers 8h30 et le contact n’est établi avec le Lieutenant Lotin que vers 2 h du matin le 7 (? ?? !!!) Il se trouvait à « faire le plein » des véhicules du Peloton Mortier à Kanombe, alors que le cantonnement du Peloton Mortier est « Viking » (Maison privée) et non « Top Gun « ou « Viper » (à l’aéroport). Cela ne semble interpeller personne.

10 – Au moment de l’attentat un C130 belge était en « approche » de l’aéroport de Kigali. Ce C130 était l’un des deux seuls C130 belges à être équipés de contre-mesures électroniques de défense antimissile. Aucune enquête ne porte sur le rôle exact de cet avion, ni sur les circonstances de son approche, de son déroutement ni des observations qu’auraient pu faire l’équipage de la présence d’autres avions dans les environs de Kigali au moment de l’attentat. Un autre C 130 belge était en « stand-by » à l’aéroport. Pour quelle raison ? L’équipage de ce C130 logeait à l’hôtel des 1.000 Collines au centre ville à 6 km de l’aéroport !!!!!

11 – Juste avant le tir des missiles, Minaberry a communiqué à son épouse, par « motorolla », que les balises de la piste d’atterrissage s’étaient éteintes. Les contre mesures électroniques antimissile peuvent être brouillées par des systèmes électroniques embarqués de « contre – contre » mesures sur certains appareils C130 appelés Commando Bravo ou Commando Solo. L’utilisation du brouillage provoque des interférences et des coupures dans les systèmes électriques et les télécommunications aux environs du site où ces mesures sont mises en oeuvre. De tels C130 étaient en Somalie jusqu’au retrait américain et ensuite ….. à Mombassa, à Bujumbura (?).

12 – Le Chef de la Sûreté du Président Burundais déclara à Colette Braeckman : »…En arrivant à l’aéroport de Bujumbura le 6 avril au soir, (avec le Beechcraft présidentiel burundais, peu après l’attentat) nous y avons retrouvé les militaires américains qui y étaient arrivées depuis quelques jours déjà sans que le Président n’en soit averti. Nous ne savions pas ce qu’ils étaient venus faire là. Ils ne sont repartis que quelques semaines en plus tard. »

13 – Le 7/4 à 8h du matin RFI annonce « la mort, à Kigali, dans une embuscade sur la route de l’aéroport de trois casques bleus belges ». Information erronée ou intoxication ? Toujours est-il qu’il n’existerait plus de trace enregistrée de cette émission à l’INA (!).

14 – Les troupes américaines du Peleliu, en « rade » de Mogadiscio, se mettent en routes dès l’annonce de l’attentat, dans le cadre d’une NEO (Non armed evacuation operation) du nom de « Distant Runner ». La décision est prise par David Rawson de faire évacuer les ressortissants américains de Kigali via Bujumbura (275 km dont 200 km en aux mains des FAR) et non via Kigali (l’aéroport était encore accessible et sous protection de la Minuar, comme il lui a été proposé) ou via Entebe (500 km en pays aux mains du FPR).

15 – L’opération « Distant Runner » comprend le parcours par le USS Peleliu de la distance Mogadiscio – Mombasa (+/- 1.000 km), un débarquement amphibie à Mombasa, une opération aéroportée et héliportée jusqu’à Bujumbura par C-130, KC-130, C-141, CH-53s (4th Airlift Squadron at McChord AFB pour le transport de Bujumbura à Nairobi des évacués), Marine Light Attack Helicopter Squadron 369, en appui (+/- 1.250 Km). Personne ne pose la question des délais de mobilisation, de transport et d’organisation et de coordination de ce type d’opération.

16 – Le 11/04 Bill et Hillary Cliton, Warren Christopher et son épouse se rendent au centre de coordination de crise de Washington pour féliciter le staff qui a « suivi » l’évacuation de Kigali. C’est la deuxième fois dans l’histoire de ce centre de crise qu’un Président s’y rende pour le suivi d’une NEO et certainement la première fois que la « First Lady » accompagne le président, son Secrétaire d’Etat et l’épouse de ce dernier.

17 – Le 12/04 Bill Clinton signe le « War Powers Resolution » autorisant le déploiement de troupes américaines au Burundi dans le cadre de l’opération d’évacuation des ressortissants de Kigali, alors que celle-ci est théoriquement terminée.

18 – Dans son livre « A problem from hell », Samantha Power écrit que « dans les tous premiers jours du génocide quelques deux douzaines de « US Special Forces » furent envoyées à Kigali (au Rwanda et non au Burundi) pour une mission de reconnaissance d’une journée……après débriefing un rapport a été envoyé au European Command Headquarter in Stuttgart, Germany ». En quoi consistait réellement la mission : exfiltration de tireurs ou de leur cadavre, élimination de témoins …… ?

Toutes ces questions sont restées sans réponses comme des centaines d’autres depuis 22 ans. En croisant toutes les hypothèses on en arrive à une convergence aveuglante et tellement effroyable que la vérité ne pourra certainement pas être dite de si tôt et surtout pas avant qu’Hillary Clinton n’ait terminé ses deux mandats présidentiels….c’est à dire au trentième anniversaire de l’attentat de Kigali, au mieux, sauf évidemment en cas de procédure efficace d' »impeachment »……..En 2016 Ange Kagame (la fille de Paul) fête ses 22 ans et entre dans les services de relations publiques de la présidence du Rwanda, le Gotha !…….Plus besoin de stratégie « Poutine-Medvedev-Poutine », « Bush père, fils et frère », « Fidel – Raoul », « Bill et Hillary »……Avec ou sans la constitution modifiée, elle ira loin cette « petite » !

Source : http://www.agoravox.fr/

2 commentaires

COMMENTS

Bertha / 16 avril 2016 à 17 h 36 min

Les faits releves et questions posees ici sont en effet pertinents… Je pense qu’ils ne sont pas exhaustifs. On pourrait y ajouter, par exemple, un coup de presse de Kaguta Yoweri Museveni qui (je ne me souviens plus de la date exacte), peu apres l’attentant terroriste qui a coute la vie au President Juvenal Habyarimana, a declare, je cite, « IT WAS TIME TO END THE MATTER (c.a.d., IL ETAIT TEMPS D’EN FINIR ». Fin de citation. Il serait utile de chercher la date et les circonstances a l’occasion desquelles cette declaration a ete faite.
Ceci dit, alors que vos ecrits oh combien pertinents s’adressent a et peut-etre ouvrent les yieux d’une certaine opinion francophone, il serait interessant que leurs versions soient aussi disponibles en Kinyarwanda (pour les Rwandais ne parlant/comprenant pas francais) et en anglais (pour le public anglo-saxon de la rue ou des personalites non avisees, qui presque toujours sont sous-informes ou n’avalent/rapportent/defendent que ce que le lobby et medias anglophanes, acquis a la cause du FPR, leur vendent).
Libati

CESAR / 17 avril 2016 à 18 h 14 min

Tout a été dit sur les causes réelles du drame rwandais. Les assassins du Président Habyalimana sont connus. Ils ont même avoué publiquement leur méfait. Les preuves existent. La Vérité est donc connue.
Les assassins jouissent de l’impunité, du moins pour l’instant, parce que leur protecteur à savoir les USA au premier chef, peu importe le président en place, mettent en oeuvre les outils de leur puissance pour que les assassins ne répondent pas de leurs actes devant la justice internationale. Et ce sera toujours ainsi aussi longtemps qu’ils seront les plus puissants dans le monde dans lequel nous vivons.
Illustrations.
1/ La France a perdu trois ressortissants dans l’attentat terroriste qui a emporté les présidents rwandais et burundais ainsi que plusieurs autres passagers de l’avion présidentiel.
Les victimes françaises ont laissé des veuves et orphelins. La France n’a rien fait pour trouver et envoyer à la barre les assassins de ses citoyens. Les dirigeants français de droite comme de gauche leur ont demandé de ne pas saisir la justice française, a dit à la télévision française, Monsieur Glana, frère de Madame Gilda Didot, épouse de l’un de deux gendarmes français, Alain Didot, massacrés par les soldats du FPR, sur ordre de Kagame le 8 avril 1994 à Kigali. Ces gendarmes étaient en mission de coopération au Rwanda. En raison de l’inaction de la France, les membres de familles d’équipage de l’avion du président Habyalimana, nonobstant la pression des dirigeants de leur pays pour qu’ils s’abstiennent à saisir la justice de française, ont porté plainte par le jeu de constitution de partie civile. L’affaire est pendante devant la justice française depuis plusieurs années. Après cinq ans d’investigations sur tous les continents, le juge Bruguière a, au nom du Peuple Français, émis les mandats d’arrêt internationaux contre les présumés assassins des citoyens français. Le monde entier a vu l’accueil qui a été réservé par la France à Madame Rose Kabuye, pourtant présumée assassin des citoyens français. Le juge Trévidic qui avait succédé Bruguière a tenté de tripatouiller cette Affaire par le jeu de réalisation d’expertises balistique et acoustique en France et nullement au Rwanda sans toutefois remettre en cause les mandats d’arrêt émis par le juge Bruguière. Il a commis cette énormité sous la pression des décideurs. Les dirigeants français ont tout fait et font tout pour que les mandats d’arrêts émis par un juge français au nom de la France ne soient pas exécutés afin de ne pas gêner les USA , protecteurs notoires des assassins. Les intérêts d’Etat de l’allié de la France d’abord et ceux des citoyens français ensuite. Par contre, la France a fait, via le Conseil de Sécurité de l’ONU, créer une commission internationale d’enquête pour trouver et juger les assassins d’un ex-premier ministre libanais, Rafik Hariri. Celui-ci mérite donc plus de justice et de compassion que les citoyens français.
2/ Lorsque Carla Del Ponte alors procureure du TPIR a voulu actionner les présumés criminels du FPR dont elle avait la liste, la réaction du président américain, Georges Bush a été immédiate. Il a sommé Koffi Annan, alors secrétaire général de l’ONU de débarquer la procureure. Celui-ci s’est exécuté.
3/ Sur le Rapport Mapping de l’ONU, relatif aux crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu en ex-Zaïre et Congolais du Kivu, Madame Clinton alors secrétaire d’Etat sous la présidence Obama a vainement mis en œuvre une armada de moyens pour le faire enterrer. Si le Journal le Monde ne l’avait pas publié, il aurait été définitivement enterré sur décision d’Obama, successeur de Bush. Obama à l’instar de Bush, Merkel et tous les premiers ministres canadiens depuis 1994, a toujours utilisé le droit dé véto de son pays pour rejeter les projets de résolution dont l’objet était de sanctionner les auteurs des crimes commis en RDC contre les Congolais du Kivu, pillages des ressources minières de ce pays et agressions armées contre la RDC. Les auteurs des faits notoires sont les soldats rwandais sous le commandement de Kagame.
4/ Plusieurs prisonniers politiques Hutu dont la présidente des FDU croupissent dans les geôles de Kagame depuis plusieurs années pour des pseudos crimes fabriqués par Kagame. Celui-ci étant à la fois loi et justice à tel point que même pour lui, la constitution de notre pays est un vulgaire papier qu’il peut piétiner comme bon lui semble. En témoigne son auto-proclamation président à vie au mépris non seulement de la loi fondamentale du Rwanda et mais également de sa propre parole quant au respect de la constitution et ce, en tout état de cause. Le nombre de disparus Hutu et des assassinats de Rwandais à l’étranger se chiffre par milliers. Le caractère tyrannique sui generis du régime Kagame n’est donc pas à prouver. A ce macabre actif de Kagame, il faut y ajouter les crimes dont l’existence n’est pas à prouver commis au Burundi par le même Kagame.
Au regard des faits, il n’est pas à prouver qu’en matière de tyrannie, à côté de Kagame le président syrien actuel, qualifié de tyran et sanguinaire par Obama et le président Français Hollande, est un nain. Or, force est de constater qu’alors que la France et les USA ont déployé er déploient les instruments de leur puissance faire déguerpir le président syrien, pour eux, Kagame est un démocrate comme en témoigne l’invitation de celui-ci pour donner une prétendue conférence sur la recette Kagame en matière de la gouvernance à l’Université de Harvard. C’est son ami Clinton qui a tout orchestré. L’objectif de cette pseudo conférence ou la mise en scène pitoyable était de montrer au monde que Kagame n’est pas un tyran mais un président visionnaire qui œuvre dans l’intérêt de son peuple alors que ses méfaits contre les citoyens burundais font la Une d’actualité et qu’ils ne sont pas à démontrer quant à leur effectivité.
5/ Mugesera vient d’écoper l’emprisonnement à vie pour un prétendu discours qu’il a prononcé en novembre 1992 à Kabaya devant quelques cinquante personnes majoritairement paysans.
Il est de notoriété publique que le discours imputé à Mugesera a été fabriqué par des Tutsi, fonctionnaires au Ministère de la Justice, sur supervision de Mbonampeka Stanislas, alors ministre de la Justice du gouvernement Nsengiyaremye. C’est Mbonampeka qui a poussé Professeur Mugesera à prendre le chemin d’exil. Le cas Mugesera est la parfaite illustration de la couverture des broyeurs des millions de Rwandais avec l’appui des USA, Canada, Allemagne et autres Etats.
Le Canada est dit Etat dit de droit et démocratique. Or, l’Affaire Mugesera prouve que le Canada la définition d’un Etat de droit est à géométrie variable.
En effet, devant la justice Canadienne, Mugesera a irréfutablement précisé que le discours exhibé par le Rwanda n’est pas celui qu’il a prononcé devant les Rwandais à Kabaya le 22 novembre 1992. Il est truffé d’erreurs de syntaxe et de style qu’un Professeur des universités, docteur en lettres qu’est Mugesera Léon, un excellent orateur au demeurant et dont la parfaite maîtrise de notre langue, le Kinyarwanda, n’est pas prouver, ne peut sûrement commettre. Le 22 novembre 1992, date à laquelle il a prononcé son discours, il n’y avait pas de journalistes pour l’enregistrer et le diffuser à la Radio Rwanda. Le public présent ne dépassait pas cinquante. Les effets de ce discours étaient donc limités à ceux qui l’ont écouté. Il s’ensuit qu’il il était inopérant non seulement dans les commune et, préfecture où il a été prononcé et encore moins sur l’ensemble du pays. Un discours prétendument attribué à Mugesera a été curieusement diffusé par le ministère de la justice via la Radio Nationale et repris ensuite par les journaux d’opposition politique.
Mugesera a demandé à la justice canadienne de sommer l’ex-ministre de la Justice du Rwanda à l’époque des faits, à savoir Mbonampeka Stanislas qui vit en Belgique, semble-t-il et le Premier Ministre à l’époque des faits, Monsieur Nsengiyaremye Dismas, de venir expliquer devant la justice canadienne comment ont-t-il obtenu ce discours, le bien-fondé des propos attribués à l’accusé d’une part et d’exposer s’ils ont préalablement vérifié si Mugesera en est effectivement l’auteur et s’ils l’ont lu avant d’ordonner sa diffusion à la Radio Rwandaise.
Après la diffusion de ce faux discours, Mugesera qui était un homme politique, a naturellement contesté les allégations du Ministère de la Justice. Au lieu de se livrer à la chasse à l’homme contre l’intéressé, pourquoi le Ministre Mponampeka qui, au surplus, connaissait Mugesera ne lui a-t-il pas demandé de prouver l’existence du vrai discours ou celui qu’il a effectivement prononcé à Kabaya? Le Ministre de la Justice Mbonampeka a-t-il écouté l’enregistrement du vrai discours politique de Mugesera qui a été fait par les agents du service de renseignements qui s’étaient infiltrés dans le groupe d’une poignée de gens présents à Kabaya le 22 novembre 1992? Mugesera a cité les noms des Rwandais qui étaient présents dont Higaniro Jean, le traité Colonel Serubuga Laurent et autres lorsqu’il a prononcé son discours. L’accusé a demandé à la justice canadienne d’accepter que ces personnes viennent témoigner c’est-à-dire venir dire ce qu’elles ont effectivement entendu, le tout dans l’intérêt d’une bonne justice.
Les juges canadiens ont rejeté toutes les demandes de l’accusé alors que les faits étaient notoires. Au mépris total du droit de la défense, ils ont donc obéi aux instructions de leurs dirigeants et expédié Mugesera à Kagame comme un colis avarié. Il vient d’être condamné à vie pour des faits fabriqués contre lui par le FPR via le Ministre rwandais de la justice d’alors, l’avocat Mbonampeka Stanislas.
Aussi longtemps que les sponsors protecteurs de Kagame et son régime ne diront pas stop à l’expert incontesté en matière de cruauté, celui-ci continuera à broyer en toute impunité des milliers de Rwandais.
Mbonampeka a le devoir de dire la vérité et rien que la vérité sur ce qu’il a fait contre Mugesera Léon. Nul ne peut douter de son sens aigu de la justice de la justice. Pour ce faire, il peut déposer son écrit dûment signé à l’ambassade du Canada à Bruxelles et en adresser directement la copie à l’avocat de l’accusé par lettre recommandée avec accusé de réception car sous pli simple, le courrier sera en tout état de cause téléscopé par la police politique du régime Kagame et n’arrivera donc pas à l’avocat.
Il peut conjointement contacter les journalistes belges ou français et dire exactement ce qu’il sait sur le prétendu discours attribué à Mugesera qui mourra en prison car les juges d’appel, obligés de son accusateur en chef, confirmeront la décision de la première instance. Outre l’inexistence effective du discours qui lui est attribué, même un idiot mongolien comprend parfaitement qu’un discours prononcé le 22 novembre 1992 à Kabaya devant une poignée de personnes au surplus n’a eu un effet de quelque nature qe ce soit sur les agissements des Rwandais en 1994. Il n’y aucun lien direct ou indict entre l’assassianat du Président Habyalimana et le discours de Mugesera à supposer qu’il ait existé effectivement.Mugesera Léon est un prisonnier politique.Il vient d’être condamné à vie non pas pour ce qu’il a fait mais uniquement parce qu’il est Hutu et intellectuel. Mbonampeka Stanislas a dès le devoir de dire la vérité. Il ne lui est pas demandé de sauver Mugesera car il a été expédié à Kagame par les autorités canadiennes ( le Canada a payé l’intégralité de la dtte contractée par le FPR auprès de la Banque Commerciale Ougandaise qui était en quasi-faillite pour financer la guerre contre le Rwanda) pour être broyé par celui-ci comme des milliers d’autres Rwandais mais de participer à la manifestation de la Vérité. Un fonctionnaire de son ministère à l’époque des faits qui a gardé l’anonymat a expliqué clairement comment et pourquoi Mponampeka a autorisé la fabrication d’un faux discours contre Mugesera et sa diffusion d’une part et comment il a instruit le procureur de l’époque pour arrêter celui-ci d’autre part. Il ne peut dionc nier les faits.

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