COMMUNIQUÉ DE LA FAMILLE HABYARIMANA EN CE 6 AVRIL 2017
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Le 6 avril 1994 au soir, un Falcon 50 est abattu dans le ciel de Kigali au Rwanda.
À son bord, le Président Juvénal HABYARIMANA de la République du Rwanda, le Président Cyprien NTARYAMIRA de la République du Burundi et leurs délégations respectives ainsi que l’équipage français.

Aucun survivant.

Les commanditaires et les exécutants de ce crime odieux se connaissent et sont connus de certaines grandes puissances, mais jusqu’ à maintenant beaucoup d’obstructions et diverses manœuvres de digression empêchent l’éclatement de la stricte vérité sur ce catalyseur des horreurs qui ont endeuillé le pays des Mille Collines et la région des Grands Lacs africains.

Instauré en novembre 1994 pour juger les responsables des crimes commis entre le 1er janvier et le  31 décembre 1994, le Tribunal pénal international pour le Rwanda a achevé ses travaux en décembre 2015 en refusant sciemment d’enquêter sur cet attentat terroriste qui méritait pourtant la plus haute attention pour avoir mis le feu aux poudres, et ce, malgré le fait qu’il rentrait clairement dans ses compétences.

Pourquoi cette abstention? Pourquoi ce passe-droit? Pourquoi ce silence? Pourquoi ce vide? Rien n’est caché qui ne sera porté au grand jour.

Six avril 2017, 23 ans après la disparition de Juvénal HABYARIMANA, sa veuve, ses enfants et sa famille élargie se souviennent de ce père de famille qui n’a cessé de démontrer chaque jour son attachement à son foyer et à ses parents proches ou lointains.
Six avril 2017, 23 ans après la disparition du Président Juvénal HABYARIMANA, sa famille se souvient de cet homme d’État qui a toujours, sans ménager aucun effort, travaillé pour l’unité du peuple rwandais de même que pour le développement de tout son pays, et ce, dans tous les secteurs de la vie quotidienne tant urbaine que rurale.

Elle se souvient de cet homme d’État qui a, en permanence, œuvré pour la paix à l’intérieur de son pays et avec les pays voisins. Et c’est justement de retour d’une de ses nombreuses missions de recherche de la paix dans les Pays des Grands Lacs qu’il a été assassiné.

Au retour de cette réunion de Dar-Es-Salaam en Tanzanie, réunion qui semble avoir été plus un guet- apens qu’une vraie réunion de travail.

N’en déplaise ses détracteurs, dont par ailleurs la majorité ne l’ont jamais connu de son vivant, Juvénal HABYARIMANA a été un Chef d’État soucieux du bien-être de TOUT le peuple rwandais, préoccupé par la bonne gestion du bien public en vue du développement de tous les secteurs de la vie sociale, malgré le peu de ressources dont disposait le pays.
Et cette gestion était bien appréciée par le peuple rwandais et tous ceux qui voyaient droit, notamment les organismes internationaux.

Dans toute chose et action, la vérité est une et immuable.

L’histoire aussi est inaltérable, et c’est elle qui en définitive remet tous les faits à leur place. Et personne ne pourra se soustraire à son jugement ni à celui de Dieu.

Nous remercions très sincèrement toutes les personnes qui ont estimé à sa juste valeur le travail accompli par Juvénal HABYARIMANA en tant que père de famille et Chef d’État, qui gardent en elles son souvenir et qui l’expriment d’une façon ou d’une autre.

Nous remercions toutes les personnes qui nous soutiennent, toutes celles qui se battent pour que les tenants et les aboutissants du drame rwandais soient connus de tous, pour le triomphe de la vérité  et la justice.

Nous partageons la douleur avec toutes les victimes de la guerre qui nous a été imposée par le FPR depuis le 1er octobre 1990 à partir de l’Ouganda, et avec toutes les personnes qui ont vécu et vivent encore les conséquences fâcheuses de l’attentat du 6 avril 1994.

Nous continuons à déplorer l’inertie de la communauté internationale à ce sujet, 23 ans après les faits. Sans une élucidation sérieuse et crédible de l’attentat du 6 avril 1994, la tragédie rwandaise continuera à être instrumentalisée par ceux qui n’ont aucun intérêt à ce que la vérité se sache. Nous rappelons à la communauté internationale son devoir d’aider toutes les victimes à obtenir une justice impartiale, qui conduira tout le peuple rwandais à une réelle réconciliation.

Fait à Paris le 5 avril 2017

La famille HABYARIMANA

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Un commentaire
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Olivier KAKA / 11 avril 2017 à 22 h 03 min

Imana ibari inyuma kandi muhumure, munakomere, ubu abamukuye kuri iy’isi bazi ko bamucecesheje, nyamara aravuga kurusha na mbere.Ntibasinzira abo bagome, igihe cyose bakora batagohetse basibanganya ibimenyetso, imitima yabo ihangayitse birenze urugero.Ntibashyira uturaso ku mubili kuko batazi ejo habo hazaza.Umubyeyi ntapfa na rimwe.Twavukijwe umubyeyi, ariko yari yaraturaze byinshi.RIP mon GENERAL.Twari tukigukeneye. Ariko aho uri ntukumve ko wasize ibigwari.Turimo turwana n’isi , n’ibihanganjye by’iy’isi wahanganye na byo imyaka hafi ine yose.Ukuri kuzatsinda.Udusabire mubyeyi w’uRWANDA, natwe turagusabira.

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