RETABLISSEMENT DE LA VERITE PAR DES FAITS HISTORIQUES
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RETABLISSEMENT DE LA VERITE PAR DES FAITS HISTORIQUES :
Le Rwanda et ses dirigeants politiques : Des origines au XXème siècle.
Bref essai d’identification

Dr. Phil. Innocent Nsengimana

De la coexistence des royaumes claniques indépendants à la cogestion dominée. Tels sont les deux modes de gouvernance qui doivent entrer en ligne de compte lorsqu’il s’agit de l’étude de la typologie des acteurs socio-politiques qui ont évolué sur le territoire occupé par le Rwanda actuel des origines jusqu’en 1962. L’inventaire de quelques faits qui corroborent l’existence de ces deux modes de gouvernance envisagé dans le présent écrit permet de situer lesdits acteurs dans le temps et dans l’espace et en même temps de répondre à la question : qui a fait quoi ? Cet inventaire permet aussi de démythifier certaines considérations dans le but final de contribuer au rétablissement de la vérité historique.

Mots-clés : Indirect Rule – Administration indirecte – Colonisation – Cogestion – Décolonisation – Indépendance – Clans – Lignages – Ruanda-Urundi – Rwanda- Burundi

 

Introduction 

 

Au cours de son histoire, le territoire occupé par le Rwanda actuel a connu des dirigeants politiques divers dont les réalisations ont marqué, non seulement les dimensions dudit territoire, mais aussi le mode de vie de sa population. Si l’identification de ces dirigeants ainsi que la présentation de leurs réalisations sont relativement aisées au cours des XXème-XXIème siècle ; elles sont de plus en plus complexes au cours des siècles précédents à cause surtout d’un manque de sources matérielles. Cette complexité fait naître une controverse quant à la typologie et à la longévité des règnes des dirigeants politiques ayant évolué sur ledit territoire avant le XXème siècle.

 

On lira dans pas mal d’ouvrages d’histoire du Rwanda, ou on entendra de certains, les affirmations indiquant que « la dynastie ‘sindi-nyiginya’ a régné plus de 400 ans sur le Rwanda, qu’elle l’a unifié, qu’elle a combattu des roitelets ou ‘Abahinza’… ». Dans quelle mesure lesdites affirmations sont-elles vraies ? La dynastie « sindi-nyiginya » a-t-elle réellement régné plus de 400 ans sur le territoire occupé par le Rwanda actuel ? Y a-t-il moyen d’identifier et de situer dans le temps et dans l’espace d’autres acteurs en plus des « sindi-nyiginya » qui ont occupé l’échiquier socio-politique rwandais d’avant le XXème siècle ? Si l’existence d’autres acteurs est établie, quels rapports entretenaient-ils entre eux ? Sont-ils parvenus à mettre sur pied un système de gestion commune du territoire occupé par le Rwanda actuel ? Le présent essai se propose d’analyser ces différentes interrogations et partant contribuer à aplanir la controverse évoquée plus haut.

 

Cet essai n’ambitionne pas l’identification de tous les acteurs politiques qui ont œuvré sur le territoire occupé par le Rwanda actuel ainsi que le relevé de tous leurs faits et gestes ; il est plutôt envisagé comme un essai de synthèse constituée d’éléments rassemblés sur base des sources disponibles. Il s’agira de sortir des sentiers battus pour démonter certains schémas idéologiques qui étouffent la vérité historique, afin de proposer une feuille de route vers une réflexion scientifique beaucoup plus approfondie sur la typologie et l’historique des dirigeants politiques rwandais et/ou étrangers qui ont marqué l’espace territorial occupé par Rwanda actuel.

 

Pour la clarté du texte, il sera d’abord question d’une brève présentation du territoire occupé par le Rwanda actuel à travers le temps : Son évolution et ses caractéristiques. Ensuite, nous présenterons le leadership clanique et ses possessions pendant la période précoloniale. Après, nous tenterons de montrer comment l’avènement des appellations hutu et tutsi a contribué au recul du pouvoir clanique pendant la période précoloniale. Ce point sera suivi par l’identification des types d’acteurs qui ont dominé la période coloniale, ainsi que les rapports qu’ils ont entretenus entre eux. Enfin, dans la conclusion, une tentative d’attribution de périodes de règne aux dirigeants politiques rwandais sera donnée.

 

  1. Le territoire occupé par le Rwanda actuel à travers le temps : Son évolution et ses caractéristiques jusqu’au XIXème siècle
  2. 1 De la coexistence des royaumes claniques…

 

La zone de départ du territoire occupé par le Rwanda actuel ainsi que l’origine de l’appellation « Rwanda » ont fait couler beaucoup d’encre sans pour autant qu’un consensus entre les chercheurs se dégage. L’absence de ce consensus a encouragé la prolifération des spéculations et interprétations de tout genre si bien qu’il nous est apparu très opportun de revisiter les sources disponibles dans le but de relever les faits qui permettront d’enrichir la réflexion sur l’origine du territoire occupé par le Rwanda actuel, son évolution au fil du temps ainsi que ses caractéristiques.

 

Le Rwanda dans sa configuration territoriale actuelle est le résultat d’un processus d’unification qui, selon la tradition, est parti de Gasabo sur les rives du lac Muhazi. Cette localité que d’aucuns considèrent comme le noyau du Rwanda aurait été, dès le départ, gérée par le clan Sindi[1]. Gasabo des Abasindi aurait coexisté avec d’autres localités dans lesquelles évoluaient d’autres clans. Ceux qui ont été retenus par la tradition sont surtout :

 

  • Abasinga : Ils régnaient sur un territoire qui englobait les anciennes préfectures de Gisenyi, Kibuye, et certaines localités des anciennes préfectures de Gikongoro comme le Bunyambiriri[2] ou celles de Cyangugu comme Biru, Busozo et Bukunzi… Leur tambour emblème s’appelait Mpatsibihugu et à l’avènement des Banyiginya leur roi était « Jeni, fils de Rurenge » (« Jeni rya Rurenge ») et habitait à « Rwerere du Bugoyi » (« Rwerere rw’I Bugoyi »), dans le Nord-ouest du Rwanda actuel.
  • Abacyaba : Ils régnaient sur le Bugara qui regroupait les régions avoisinant les lacs Bulera et Ruhondo, au Nord du Rwanda actuel. Le roi qui fut retenu par la tradition fut « Nzira ya Muramira ». Celui-ci aurait été vaincu par Ruganzu Ndori. Leur tambour-emblème s’appelait Rugara.
  • Abagesera : Ils régnaient sur le Gisaka, à l’Est du Rwanda actuel. Ils auraient aussi régné sur le Bugesera. Leur tambour-emblème s’appelait Rukurura.
  • Abenengwe: Ceux-ci régnaient sur le Bungwe qui englobait entre autres le Busanza sud, le Bufundu, le Nyaruguru, le Buyenzi… Le roi qui régnait à l’avènement des Banyiginya s’appelait Rwamba et habitait Nyakizu, dans l’ancienne préfecture de Butare. Un autre roi mwenengwe qui régna sur Bungwe au crépuscule de son annexion par les « sindi-nyiginya » s’appelait Samukende. Leur tambour-emblème s’appelait Nyamibande.
  • Abazigaba : Ils régnaient sur le Mubali, au Nord-est du Rwanda actuel. A l’avènement des Banyiginya, leur roi s’appelait Kabeja. Leur tambour emblème s’appelait Sera.
  • Ababanda : Ils régnaient sur le Nduga. Qui englobait l’ancienne préfecture de Gitarama, le Busanza-Nord, ainsi que les anciennes communes de Butare à savoir Shyanda, Ntyazo et Muyira. Leur tambour-emblème s’appelait Nyabahinda
  • Abungura : Ils régnaient sur un territoire qui englobait le Bumbogo, le Buriza, le Busigi, le Bwanacyambwe, le Rukaryi et une partie du Buganza, dans l’ancienne préfecture de Kigali. Leur tambour-emblème s’appelait Kamuhagama (…)

 

Sur le plan politico-administratif, on remarque que le territoire occupé par le Rwanda actuel qui fait objet du présent écrit était composé de plusieurs entités que se partageaient différentes formations claniques qui vivaient les unes indépendamment des autres. Il n’est pas aisé d’établir les frontières géographiques exactes de ce territoire avant que ne commence le processus d’unification politico-administrative, seulement à voir de plus près la situation des entités claniques susmentionnées, il y a lieu de noter qu’elle correspondait grosso modo au territoire occupé par le Rwanda actuel. Ce territoire,  composé de régions autonomes portant des noms comme le Mubali, le Nduga, le Bwanacyambwe…est de formation ancienne et le processus d’unification qu’il a connu, s’est opéré sur un territoire qui était déjà habité par des groupes familiaux qui évoluaient dans une même matrice culturelle ; celle-ci était constituée par une même langue, des mêmes pratiques religieuses, un même système d’organisation basé sur les clans et/ou lignages,… Sur le plan géographique, ce territoire constituait un bloc qui se relevait graduellement d’Est en Ouest et qui était fait de « trois fractions qui peuvent recevoir les dénominations approximatives de Plat-Pays, Hauts Plateaux et Hauts-Monts… »[3]

 

Comme on peut le constater toujours par rapport aux différentes entités claniques relevées plus haut, aucune de celles-ci ne portaient le nom de Rwanda. Également, le groupe socio-politique nyiginya ne figure pas parmi les clans et/ou lignages dont les domaines composaient le territoire occupé par le Rwanda actuel avant le processus d’unification. Que représentaient ces appellations à l’aube du processus d’unification ? Louis de Lacger tente de répondre :

 

« …au nord du Bugesera et du Gisaka se déploie dans le bassin hydrographique du lac Muhazi, vallée verrouillé et noyée, le Buganza qui fut le berceau du premier Rwanda ainsi que de sa dynastie actuellement régnante. C’est là à la pointe sud-ouest du lac, que se dresse l’ancienne résidence royale de Gasabo sur un mamelon attenant à un large plateau appelé précisément Ruanda ; au contact immédiat de Rwamagana, autre résidence princière, aujourd’hui station missionnaire, s’étend le plateau dit Munyiginya… »[4]

 

De par ces propos, Louis de Lacger mentionne Gasabo comme résidence royale mais ne donne, ni l’identité du roi/des rois qui y aurai(en)t résidé, ni le nom du royaume dont cette localité (Gasabo) était la capitale. Ce royaume s’appelait-il Gasabo ? C’est fort probable !

 

Quant aux appellations Rwanda et Munyiginya, Louis de Lacger les associe à des localités aux voisinages du lac Muhazi. Le plateau appelé Rwanda aurait donc appartenu à une entité clanique dont le chef résidait à Gasabo ; d’où probablement l’appellation « Rwanda de Gasabo » (« Rwanda rwa Gasabo »), c’est-à-dire le Rwanda appartenant ou faisant partie de Gasabo. Dans cet adage, la primauté de Gasabo sur le Rwanda est à relever et soulève des interrogations : Pourquoi Gasabo n’a pas continué à jouir de cette primauté et devenir l’appellation pour désigner le territoire occupé par le Rwanda actuel ? Pourquoi le Rwanda qui, apparemment était une composante de Gasabo a été choisi pour désigner un territoire dont l’unification est partie de Gasabo ? Peut-on dater dans le temps ce remplacement? Nous reviendrons sur ces interrogations dans la suite.

 

Le plateau Munyiginya que Louis de Lacger situe également dans cette entité clanique ayant Gasabo comme capitale, aurait été le berceau des Banyiginya qui auraient été, non seulement gestionnaires des lieux mais aussi auteurs du processus d’unification par laquelle ils se répandirent dans des régions avoisinantes.

Cette association du groupe familial – supposé être un clan – à une localité paraît étrange du moment où l’on sait que les autres groupes familiaux sont plutôt associés aux ancêtres éponymes. Une telle association illustre encore une fois la controverse dans laquelle se noient pas mal d’historiographes rwandais quand il s’agit de déterminer l’origine et la nature des Banyiginya. Il se pourrait que ces Banyiginya du plateau Munyiginya ont existé, mais nous pensons qu’ils appartenaient au clan Sindi, car, non seulement les récentes recherches effectuées par le Professeur Antoine Nyagahene[5] ont montré la prédominance de ce clan dans la région, mais aussi dans sa déclaration de 1947, le mwami Mutara Rudahigwa a rattaché la dynastie des Banyiginya au clan Sindi[6]. Ceux qui sont considérés par la tradition comme les ancêtres de Rudahigwa avaient fait le même rattachement. Ainsi lorsque :

 

 « …Ruganzu Bwimba se décide à aller au Gisaka dans une attaque ‘suicidaire’ pour mourir volontairement sur le sol de ce royaume afin de lui jeter magiquement le mauvais sort, acceptant ainsi le rôle traditionnel d’umutabazi (littéral=libérateur), il prononce ces mots qui sont restés un adage : ‘umusindi yarenze akarwa’ (littéral=le musindi a déjà dépassé l’ilot), pour dire que lui, dans sa qualité de musindi, ne peut plus revenir sur sa décision. Ils ne se dénomment pas alors umunyiginya»[7]

 

A la veille du processus d’unification, le territoire occupé par le Rwanda actuel était constitué de plusieurs entités claniques organisées en petits États avec des tambours-emblèmes, des dirigeants dont le chef suprême (souvent le plus âgé du clan et/ou lignage) portait le titre de « Umwami » c’est-à-dire roi. Les différents clans étaient liés entre eux par une même langue, des mêmes pratiques religieuses, des rapports matrimoniaux… En somme, ils constituaient une communauté de culture.

 

  1. 2 De l’unification…

 

Toutes les sources s’accordent que l’unification est partie de Gasabo qui était tenu par les Basindi vers la fin du XVe siècle. A cette époque-là, les appellations hutu, twa, tutsi n’étaient pas encore entrés dans le vocabulaire socio-politique rwandais car nulle part dans les traditions n’est mentionné que telle entité territoriale était sous le commandement des hutu, des tutsi ou des twa. Ce sont seulement les clans qui sont évoqués.

 

Les premiers à avoir annexé les domaines des clans environnants furent Ruganzu Bwimba et ses successeurs : Cyilima Rugwe et Kigeri Mukobanya. Avec ces derniers, l’expansion partit de Gasabo et «gagna au Nord dans ce quadrilatère […] délimité par le Basé, un bief de la Nyabarongo, le cours de la Nyabugogo et le lac Muhazi, englobant le Bumbogo, le Buliza, le Buyoga, le Busigi et surtout le Buganza et le Bwanatshyambge [Bwanacyambwe, dans l’ancienne Préfecture de Kigali: NDLR].»[8] L’annexion du Bwanacyambwe se traduisit par la mort de Nkuba fils de Nyabakonjo (« Nkuba ya Nyabakonjo ») qui régnait sur cette localité. Et voulant marquer la victoire, les vainqueurs optèrent pour un changement de nom : Bwanacyambwe devint Kigali en conformité avec leur idéologie expansionniste. Ainsi, « Kigali du Bwanacyambwe »  :(« Kigali yo mu Bwanacyambwe ») devint « Bwanacyambwe de Kigali » : (« Bwanacyambwe bwa Kigali ») ; sous-entendu « Bwanacyambwe  appartenant à un pays vaste » 🙁« Bwanacyambwe  y’igihugu kigali »)

 

Nous pensons que c’est aussi à cette époque-là, toujours dans le souci de valoriser l’idéologie expansionniste qui animait les conquérants des domaines des autres clans que l’appellation Rwanda aurait été adoptée pour désigner le pays qui venait d’être constitué mais qui devait continuer à s’agrandir, à s’éparpiller partout : kwanda. La tentative de Ruganzu Bwimba d’annexer le Gisaka échoua. Quant à Mibambwe Sekarongoro Mutabazi, la tradition lui attribue l’annexion du Bugesera et du Nduga.

 

Ce désir d’étendre le domaine initial des Sindi éveilla des convoitises et exposa celui-ci à des guerres d’invasion. Parmi ces dernières, la tradition a retenu deux invasions des Banyoro qu’elle situe sous les règnes de Kigeli Mukobanya et de Mibambwe Sekarongoro Mutabazi. Ces deux invasions portèrent préjudice au processus d’agrandissement du domaine initial des Sindi. Mais, ce fut surtout la deuxième qui eut lieu sous Mutabazi qui occasionna beaucoup plus de dégâts. La tradition rapporte que « …la cour et les armées rwandaises durent fuir et se réfugier au-delà de la Rusizi, au Bunyabungo. L’occupation Nyoro dura une douzaine d’années. Exploitant cette situation, le roi du Gisaka Kimenyi Shumbusho, aurait annexé le Buganza et le Bwanacyambwe… »[9]

 

Yuhi II Gahima, présenté par la tradition comme le successeur de Mutabazi, aurait agrandi le royaume jusqu’au lac Kivu, du moins selon les conquêtes que lui prête l’Abbé Alexis Kagame. D’après ce dernier, il aurait conquis le Nyantango, le Budaha-Bwishaza ainsi que les principautés du versant oriental de la crête Congo-Nil à savoir : le Bugamba, le Cyigongo,  le Bwanamwali, le Bushiru et le Buhoma. Parlant des dynasties desdites principautés, l’Abbé Kagame écrit : « …Toutes les dynasties de ces régions furent laissées en place… »[10] Comment aurait-il conquis ces régions et laisser les dynasties régnantes en place ? La conquête de ces régions par Gahima nous semblent improbables car les recherches ont montré qu’elles sont restées indépendantes jusqu’à l’unification complète du Rwanda en 1920-1931[11].

LIRE La SUITEHistoire-Rwanda-dirigeants-politiques.Juillet2018


[1] « …Le royaume de Banyiginya lui-même semble avoir été au départ purement de Basindi… »  (Voir A. NYAGAHENE, Histoire et peuplement. Ethnies, clans et lignages dans le Rwanda ancien et contemporain. Paris, ANRT, 1997, p. 297)

[2] Pour la localisation de toutes ces régions, voir Carte n°1.

[3] L. de LACGER, Ruanda I.  Ruanda ancien. Namur, Grands lacs, 1939, p. 21.

[4] Idem, p. 22

[5] A. NYAGAHENE, Histoire et peuplement…, op. cit.,  p. 282.

[6] Voir à ce sujet, I. NSENGIMANA, Le Rwanda et le pouvoir européen (1894-1952). Quelles mutations ? Bern, Peter Lang, 2003, p. 3.

[7] A. NYAGAHENE, Histoire et peuplement… op. cit.,  p. 272.

[8] L. de LACGER, Ruanda.  Ruanda ancien …, p. 88.

[9] J.-L. GALABERT, Les enfants d’Imana. Histoire sociale et culturelle du Rwanda ancien.  Editions Izuba, Saint-Jean, 2011, pp. 138-139.

[10] Abbé A. KAGAME, Un abrégé de l’ethnohistoire su Rwanda. Université nationale du Rwanda. Collection « Muntu », 1972, p.83.

[11] F. Nahimana, Le Rwanda. Émergence d’un Etat. L’Harmattan, 1993, p. 151.

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