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		<title>Musabyimana.be: Informations et documentation sur le Rwanda</title>
		<link>http://www.musabyimana.net/</link>
		<description>Musabyimana.be propose ses travaux de recherche et publications sur le Rwanda, mais aussi l'actualité du Rwanda</description>
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			<title>Musabyimana.be: Informations et documentation sur le Rwanda</title>
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		<lastBuildDate>Thu, 17 May 2012 22:47:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>RDC : Il y a 15 ans, L.D. Kabila chassait Mobutu. Et après?</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rdc-il-y-a-17-ans-ld-kabila-chassait-mobutu-et-apres/index.html</link>
			<description>La &quot;libération&quot; du Zaïre, 15 ans après...
17 mai 1997 - 17 mai 2012, cela fait quinze...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="csc-frame-frame2"><b>La &quot;libération&quot; du Zaïre, 15 ans après...</b></p>
<p class="bodytext">17 mai 1997 - 17 mai 2012, cela fait quinze ans, jour pour jour depuis que l'Alliance des Forces Démocratiques du Congo (<b>AFDL</b>) mettait fin au règne du Maréchal <b>Mobutu Sese Seko</b>, après une guerre de seulement quelques mois, lancée depuis les maquis du Sud-Kivu.</p>
<p class="bodytext"> L'armée de <b>kadogos </b>(enfants soldats recrutés au fur et à mesure de la bataille vers Kinshasa), soutenue par les armées rwandaise et ougandaise entrait triomphalement à Kinshasa, tandis que le vieux Mobutu prenait le chemin de l'exile, comble de l'humiliation qu'il venait de subir. Les Zaïrois ont accueilli <b>Laurent Désiré Kabila</b> comme un sauveur, un libérateur des trente années de règne de Mobutu.<br /><br />Je ne souhaite pas m'attarder sur les mérites et les ratés du Mzee et de son AFDL, car le fait que cet événement a été vécu à juste titre comme un tournant majeur dans leur histoire, et jusqu'au jour la majorité des Congolais de tous bords considèrent L.D. Kabila comme un véritable révolutionnaire visionnaire et patriote.<br /><br />L'unique question que je considère comme essentielle, à ce jour anniversaire, c'est celle de savoir l'héritage qu'il reste au Congolais de cette lutte juste contre la dictature légendaire de <b>Mobutu</b>, lutte qui aura en fin de compte coûté cher aux Congolais, en plus de susciter en eux un espoir inédit et incommensurable.<br /><br />L.D. Kabila n'a pas vécu assez longtemps, mais à l'avènement de son fils au pouvoir en 2001, nombreux sont ceux qui ont eu la naïveté qu'il serait au moins pareil à son père, en termes de leadership et d'actions révolutionnaires. Ils ont dû déchanter eu fil des années, et je me réjouis qu'il n'en reste pas beaucoup (hormis peut-être sa petite famille et quelques naïfs - j'allais dire quelques aveugles).<br /><br />Certes, L.D. Kabila n'avait rien d'un démocrate - et Dieu sait si c'est de démocratie (à l'occidental) qu'il faut - mais il a su, en très peu de temps, donner l'impression que les choses pouvaient évoluer positivement, et que le Congolais pouvait recouvrer sa dignité, se remettre au travail, et prospérer. Cela allait-il durer? Là n'est pas mon propos.<br /><br />Son fils, par contre, a contribué à tout remettre à néant, avec l'excuse bienveillante des rébellions successives (dont la dernière en cours du <b>M23</b> !). Il peut se targuer d'avoir réunifié le pays, mais cela ne suffit pas: à mes yeux (et j'espère aux yeux de la majorité des Congolais) il devait plus : réunifier le pays, pouvoir consolider cette unité, mais aussi construire son économie, ses infrastructures, ses institutions (surtout), ses systèmes éducatif et sanitaire, ...<br /><br />Même sur le plan idéologique, je puis parier la perception que les Congolais ont aujourd'hui de leur avenir est loin, très loin d'égaler celle qu'ils avaient en 1997 - 1998, avant le début des sinistres rébellions du <b>RCD </b>et du <b>MLC</b>. Or, cette espérance est essentielle, en ce qu'elle joue un rôle de leitmotiv, de stimulant. Le leadership de L.D. Kabila avait ceci de magique qu'il était parvenu à remettre les gens sur la voie du travail et de l'abnégation, de l'amour et du don de la patrie. L'autorité de l'Etat avait été rétablie en un rien de temps, contrairement aux slogans que les autres balancent à longueur des journées, sans les accompagner d'aucune action concrète et cohérente. Il était brutal, me diront certains. <br /><br />La méthode est discutable, mais permettez-moi de voir les résultats. Franchement, les maux congolais sont si enracinés et si nombreux qu'on ne peut pas les traiter avec la simple carotte. Il faut la chicotte. Hélas, après Kabila L.D., on a eu droit - jusqu'à présent - à un président aux mains molles et aux idées inconnaissables. Et vous serez d'accord que cela n'arrange rien? Bien au contraire...<br /><a href="http://congo-revolution.blogspot.com/" target="_blank" >Le blog de Jean-Mobert N'Senga !</a></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 17 May 2012 22:47:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Bruxelles : mobilisation pour la libération de Victoire Ingabire</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/bruxelles-mobilisation-pour-la-liberation-de-victoire-ingabire/index.html</link>
			<description>Hier le 12/05/2012 a eu lieu à Bruxelles une manifestion pour la libération de Victoire Ingabire...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Hier le 12/05/2012 a eu lieu à Bruxelles une manifestion pour la libération de Victoire Ingabire Umuhoza, présidente du parti politique <b>FDU-Inkingi</b>.</p>
<p class="bodytext">Haut en couleurs, et agrémenté de calicots, tambours, sifflets et vuvuzelas, le cortège, fort de plus ou moins 200 personnes, est parti du Rond-Point Montgomery en début d’après-midi, a arpenté la large avenue de Tervuren, pour arriver devant l’ambassade du Rwanda, après une marche de plus de 10km.</p>
<p class="bodytext">Sur les lieux, le message du jour a été délivré par Nkiko Nsengimana, &nbsp;président du Comité de coordination des FDU. Il a remercié le public ainsi que les représentants des formations politiques PDP Imanzi, PS Imberakuri et RNC, d’être venus nombreux pour réclamer la libération sans condition de Victoire Ingabire et de ses compagnons d’infortune que sont Déo Mushayidi, Bernard Ntaganda et Dr Théoneste Niyitegeka. Nkiko a tenu à préciser que Victoire Ingabire n’a jamais demandé pardon au président Paul Kagame comme l’a laissé entendre le procureur rwandais. Cette lettre demande de pardon, a-t-il dit, ne peut être qu’une fabrication des services rwandais car personne ne l'a vue. Il a promis que le parti fait tout pour en avoir une copie pour que son contenu puisse être dévoilé et son authenticité examinée. Le public a été en outre invité à se tenir prêt pour une autre manifestation qui aura lieu le 29/juin/2012 après le prononcé du verdict du procès de Victoire Ingabire. </p>
<p class="bodytext">Quant à Joseph Ngarambe de RNC, il a loué la coopération agissante entre les deux formations politiques &nbsp;RNC et FDU. Il a déclaré que leurs détracteurs qui pullulent actuellement sur le web &nbsp;ne pourront jamais arrêter la machine mise en marche par les deux partis politiques pour la libération du Rwanda et que la victoire était certaine.</p>
<p class="bodytext">Pour rappel, <b>Victoire Ingabire Umuhoza</b>, détenue à Kigali (Rwanda) depuis octobre 2010, a décidé, le 16 avril 2012, de se retirer avec effet immédiat, du simulacre de procès ouvert en son encontre depuis plus de 6 mois devant la Haute Cour de Kigali. </p>
<p class="bodytext">Après le refus par l'accusation et par le tribunal, d'entendre un témoin clé de la défense qui avait exposé la manipulation, par le procureur, des preuves à charge, la présidente du parti politique FDU-Inkingi a, à juste titre, perdu toute confiance en la justice et n'assistera plus aux audiences. La Haute Cour, qui devait statuer sur cette décision, a, comme depuis le début du procès, donné raison au procureur et a décidé de poursuivre le procès en l'absence de l'accusée.</p>
<p class="bodytext">Depuis le début du <b>procès</b>, de nombreuses irrégularités ont été soulevées par la défense, en vain. On peut relever entre autres que le Procureur a eu recours aux lois non rétroactives pour réprimer des faits ayant eu lieu avant leur promulgation, qu’il a procédé une modification intempestive de l'acte d'accusation en cours de procédure sans parler du non-respect des délais de remise à la défense de documents judiciaires. Le procureur n’a pas hésité, dans son arrogance, à chercher à intimider les avocats de la défense et des tentatives d'intimidation de l'accusée par le procureur ont eu également lieu, en dehors du tribunal. Le procureur a en outre procédé à la fabrication de pièces à conviction, telles que des e-mails échangés entre l'accusée-et des témoins. Tout au long du procès, la collision entre l'accusation, les témoins et les juges a été une constante. La défense n’a pas eu droit de contre-interroger les témoins de l'accusation, sans oublier que l'Exécutif n’a cessé de s’ingérer dans le procès et s’est systématiquement livré à la violation de la présomption d'innocence, etc.</p>
<p class="bodytext">Devant le silence de la cour face à ces faits non isolés, Victoire Ingabire Umuhoza n'a eu d'autre choix que de constater l'impossibilité de continuer à cautionner cette parodie de justice. Elle attendra courageusement le verdict dans sa cellule et continuera à clamer son innocence.</p>
<p class="bodytext">Gaspard Musabyimana<br />13/05/2012</p>
<p class="bodytext"><div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><b>Quelques photos de la manifestation&nbsp;</b></p>
<p class="bodytext"><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01503.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /></p>
<p class="bodytext"><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01505.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /></p>
<p class="bodytext"><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01506.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /></p>
<p class="bodytext"><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01516.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /></p>
<p class="bodytext"><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01517.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /></p>
<p class="bodytext"><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01521.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /></p>
<p class="bodytext"><br /><img src="uploads/RTEmagicC_DSC01523.JPG.jpg" width="300" height="225" alt="" /><br /><br /></p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 13 May 2012 12:12:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Actualité des Grands-Lacs</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/actualite-des-grands-lacs/index.html</link>
			<description>En RDC, la menace que font peser les déserteurs du CNDP de Bosco Ntaganda continue à peser de tout...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">En RDC, la menace que font peser les déserteurs du <b>CNDP </b>de Bosco Ntaganda continue à peser de tout son poids au Nord Kivu. Les FARDC, qui ont été saluées par une marche de soutien de la société civile du Nord Kivu, ont réussi à reprendre la localité de Mushaki, ce qui n’a pas empêché de nouveaux déplacements de population. À la suite de cette reprise, les opérations militaires contre les mutins, qui ont été appelés à rejoindre les troupes régulières, ont été suspendues pour cinq jours.</p>
<p class="bodytext">Dans le même temps, <b>Bosco Ntaganda</b> aurait été évincé et remplacé par son second, le colonel <b>Sultani Makinga</b>, lequel a annoncé la création d’un nouveau mouvement dénommé M23 qui exige l’application des accords de Goma de 2009, ce qui pourrait laisser penser qu’une nouvelle rébellion est en route au sein des troupes du CNDP. </p>
<p class="bodytext">Quant au général Ntaganda, il serait en fuite et se serait replié dans le Parc des Virunga, à la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda&nbsp;: dans sa ferme, on aurait découvert 25 tonnes d’armes lourdes. En fin de semaine, les combats entre les FARDC et les mutins fidèles au général, qui auraient pris plusieurs localités, se déroulaient toujours à Bunagana, localité proche de l’Ouganda et du Rwanda où <b>Laurent Nkunda</b> s’était positionné&nbsp; à l’époque de sa rébellion. Toujours au Nord Kivu, trois groupes Maï-Maï ont fait alliance dans les territoires de Walikale, Lubero et Masisi. Les combats se déroulaient toujours à Bunagana, à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda. Au Sud Kivu, où au moins 30 personnes, accusées de soutenir une milice Maï-Maï, ont été victimes d’attaques du <b>FDLR</b> en territoire de Kalehe, on signalera aussi que les FARDC ont repris le contrôle de la cité de Baraka en territoire de Fizi qui avait été occupée par les <b>Maï-Maï</b> Yakutumba, tandis qu’une dispute entre militaires à propos d’un butin pris aux habitants s’est produite à Mwenga et a fait plusieurs morts. En Province Orientale, des affrontements armés entre les FARDC et des miliciens Simba ont eu lieu en territoire de Mambasa et ont fait une vingtaine de morts, tandis qu’en Equateur on note dans le territoire de Kungu une forte tension foncière entre deux communautés ethniques.</p>
<p class="bodytext">L’affaire Ntaganda n’a pas manqué d’avoir des répercussions sur le plan politique. Les députés du Nord Kivu ont adressé un mémorandum dans lequel ils demandent que le Premier ministre se rende sur les lieux. De leur côté, les partis d’opposition ne sont pas unanimes sur la question du transfert du chef rebelle à la <b>CPI</b>, transfert qui est demandé par l’ONG «&nbsp;Justice Plus&nbsp;», tandis que 140 autres ONG nationales et internationales demandent l’implication américaine pour ce transfert. </p>
<p class="bodytext">Quant au gouvernement, qui a été intronisé par l’Assemblée nationale, le Premier ministre a présenté son programme qui est surtout socio-économique et qui ne s’étend guère sur la problématique de la sécurité dans l’est du pays bien que le ministre des Communications ait affirmé que le gouvernement allait se pencher sur la question de l’insécurité dans l’est du pays. </p>
<p class="bodytext">Parmi les autres nouvelles politiques, on mentionnera que le groupe parlementaire UDPS – FAC dénonce l’ «&nbsp;acharnement du pouvoir&nbsp;» contre les membres de l’opposition et les défenseurs des droits humains. Pour ce qui regarde le processus électoral, des divergences de vue opposent le vice-président de la CENI à la CSJ à propos des élections annulées et de l’invalidation de certains députés, tandis que l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa recommande une «&nbsp;restructuration&nbsp;» de la CENI.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine de la justice et des droits humains, JED se déclara préoccupé par les «&nbsp;graves menaces&nbsp;» qui pèseraient sur une journaliste de Radio Okapi qui aurait donné une liste contestée de localités prises par les mutins de Bosco Ntaganda.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine économique, le pharaonique projet d’<b>Inga</b> a reçu le feu vert, mais on peut craindre qu’il ne soit menacé par le changement climatique. Par ailleurs, selon l’agence ECOFIN, 40% des capacités industrielles installées en RDC seraient sous-utilisées par manque d’énergie électrique alors que le potentiel hydroélectrique du pays est estimé à 13% du potentiel mondial et 37% du potentiel africain. En ce qui concerne le secteur minier, la multinationale <b>Glencore</b> est appelée à plus de transparence dans la passation de ses contrats miniers avec la RDC.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine des relations extérieures, le secrétaire général adjoint aux droits de l'Homme de l'ONU a condamné les violations des droits de l’homme commises à l’occasion des expulsions d’immigrants congolais illégaux d’Angola, expulsions qui se sont chiffrées à 100.000 en 2011.</p>
<p class="bodytext">Au Burundi, un ex-commandant du FNL, considéré comme un des principaux chefs rebelles actifs à la frontière avec la RDC, a été tué par l’armée congolaise. Dans le domaine de la justice, la peine maximum est requise par le ministère public contre le correspondant de <b>RFI</b> accusé d’actes de terrorisme.</p>
<p class="bodytext">En Ouganda, l’ONG <b>Oxfam</b> est menacée d’expulsion&nbsp;: elle aurait accusé le gouvernement de complicité dans la saisie de terres pour des motifs commerciaux.</p>
<p class="bodytext">Au Rwanda, un parti d’opposition en exil accuse Kigali de maintenir dans l’isolement total son président qui a été condamné à perpétuité pour «&nbsp;atteinte à la sûreté de l’Etat&nbsp;». </p>
<p class="bodytext">Par ailleurs, le président <b>Kagame</b>, interviewé par <b>Jeune Afrique</b>, donne sa vision à la fois autoritaire et démocratique de la bonne gouvernance. </p>
<p class="bodytext">Pour ce qui regarde le <b>TPIR</b>, la chambre d’appel a réduit à 35 ans de prison le chef d’une unité d’élite de l’ancienne armée rwandaise impliqué dans le génocide. Le tribunal a également transféré à la justice rwandaise un quatrième dossier qui concerne un maire accusé de complicité dans le génocide.</p>
<p class="bodytext">EurAC<br /> 13/05/2012</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 13 May 2012 00:32:00 +0200</pubDate>
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		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : La vérité de Jean Kambanda</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rwanda-la-verite-de-jean-kambanda/index.html</link>
			<description>&quot;Rwanda face à l'apocalypse de 1994&quot;. C'est le titre du manuscrit de Jean Kambanda, le premier...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Un témoignage clé d'un témoin privilégié qui a reconnu le génocide dans toute son ampleur et dans toutes ses facettes, après avoir réclamé l'instauration d'un tribunal international indépendant au niveau de l'ONU en août 1994, depuis son exil dans le Kivu.</p>
<p class="bodytext">Nous voulons apporter ici la contribution de la commission &quot;Afrique centrale&quot; des Rencontres pour la Paix à la publication de ce manuscrit sorti de la prison malienne de <b>Jean KAMBANDA</b>, où celui-ci purge une condamnation à perpétuité à l'issue d'une procédure très douteuse d'isolement policier absolu et d'aveu, escamotant à terme l'accès à une défense authentique et la tenue d'un procès public équitable sur le fond.</p>
<p class="bodytext">Jean KAMBANDA, membre éminent de l'opposition démocratique dès avant l'agression du FPR en octobre 1990 et engagé dans les secours aux civils déplacés de guerre, est devenu le bouc émissaire de l'apocalypse de 1994 : il est condamné à la peine capitale en raison plutôt de sa fonction de chef de gouvernement au moment des faits que d'actes concrets constitutifs de violations indéniables du droit international humanitaire, dont le sommet est &quot;l'entente&nbsp; en vue de commettre le génocide des <b>Tutsi</b>&quot;.</p>
<p class="bodytext">Quelle que soit la qualification retenue par la justice internationale – crimes de guerre, crimes contre l'humanité, actes de torture ou actes de génocide –, ces violations ont entraîné selon toute probabilité entre deux et trois&nbsp; millions de morts rien que durant l'année 1994 et elle se sont prolongées dans l'ex-Zaïre, terre d'accueil de plus d'un million de réfugiés fuyant les massacres et dont plusieurs centaines de milliers seront éliminés lors de l'invasion de la nouvelle armée rwandaise, une agression extérieure sous couvert d'un support à la rébellion de <b>KABILA </b>en 1996 et 1997.</p>
<p class="bodytext">Le Parquet du tribunal d'Arusha (<b>TPIR</b>) qui s'est acharné pendant plus de dix ans sur la seule partie gouvernementale et l'état-major de l'ancienne armée rwandaise (FAR) s'est révélé incapable d'identifier les planificateurs de ces violations, se contentant de répéter les thèses auto-défensives d'une des parties engagées dans la guerre et dans la criminalisation généralisée de la société rwandaise, à savoir les&nbsp; chefs militaires du <b>FPR </b>dominant le pouvoir à partir de la mi-juillet 1994.</p>
<p class="bodytext">Le 10 novembre 2011, Jean KAMBANDA adresse à la Présidente du Tribunal d'Arusha Khalida Rachid KHAN une lettre de dénonciation au sujet de la &quot;planification du génocide des Tutsi et du génocide des Hutu par le général Paul KAGAME&quot; et lui soumet une série de preuves à l'appui. Nous publions ci-dessous quelques extraits significatifs de ce document au cœur du livre de Jean KAMBANDA. Mais il faut rappeler ici que les principaux chefs militaires du FPR/APR font déjà l'objet de poursuites devant l'Audiencia Nacional à Madrid depuis février 2008 pour de multiples crimes gravissimes commis entre 1990 et 2000 au Rwanda et en République démocratique du Congo.</p>
<p class="bodytext">Sans vouloir entrer dans une polémique stérile autour de la notion de &quot;double génocide&quot;, il nous suffit d'exprimer ici notre vive inquiétude devant l'empressement mis à vouloir fermer les portes du tribunal d'Arusha (TPIR) et éviter ainsi l'aboutissement judiciaire de multiples enquêtes et observations de terrain avec la tenue d'un grand procès de fond sur les acteurs décisifs du drame de 1994.</p>
<p class="bodytext">Pourtant, suite aux dérives et contradictions accumulées à Arusha, des révisions s'imposent à la conscience de ceux qui proclament lutter contre l'impunité dans la région des Grands Lacs et pour une justice équitable fondatrice de la réconciliation populaire tant attendue.</p>
<p class="bodytext">Nous lançons donc une souscription pour la publication du livre-témoignage de Jean KAMBANDA, &quot;RWANDA FACE A L'APOCALYPSE DE 1994&quot;, aux éditions &quot;SOURCES D'HOMME&quot; et vous proposons de verser dès maintenant la somme modique de 20 € sur le compte N° 063-4162781-61 de Jean GHISTE (Editions) 1150 BRUXELLES – IBAN : BE62-0634-1627-8161 – BIC : GKCCBEBB pour l'envoi du livre à votre adresse dans le courant du 3<sup>ème</sup> TRIMESTRE 2012.</p>
<p class="bodytext"><b>Ci-dessous de larges extraits du manuscrit<br /><br /><div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>2010-Documents sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 11 May 2012 15:04:00 +0200</pubDate>
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		</item>
		
		<item>
			<title>Mugunga, ou le calvaire des déplacés de Masisi</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/mugunga-ou-le-calvaire-des-deplaces-de-masisi/index.html</link>
			<description>Carte postaleMugunga est une petite bourgade située au pied du célèbre volcan Nyiragongo, à vingt...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b><i>Carte postale<br /></i></b><br />Mugunga est une petite bourgade située au pied du célèbre volcan Nyiragongo, à vingt minutes de voiture à l’ouest de la ville de Goma, sur la route qui mène vers les territoires de Masisi et Walikale au Nord-Kivu, ou encore le territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Il y a quelques années seulement, Mugunga, qui est un pan du parc des Virunga, était pratiquement inhabitée. C’est à peine que l’on pouvait y compter un millier d’autochtones, dont l’activité principale était l’agriculture, le petit élevage, et la chasse.&nbsp;<br /><br />En 1994, à la suite de l’afflux massif des réfugiés rwandais, un bon million d’entre eux s’y étaient installés. En seulement quelques mois, l’endroit avait pris les allures d’une véritable ville, à ceci près qu’il n’y avait pas une seule maison en matériaux durables. Mais les avenues étaient tracées et avaient des noms, l’eau courante était disponible à plusieurs points, avec de gigantesques citernes, des marchés étaient organisés …&nbsp;&nbsp;Cela dura deux ans, car en 1996, la guerre de l’AFDL de feu Laurent Désiré Kabila et ses alliés rwandais conduisit au démantèlement du camp. La plupart des réfugiés rwandais retournèrent bon gré mal gré au Rwanda, tandis que des milliers choisirent de poursuivre la fuite vers le profond Congo, à travers l’immense forêt équatoriale. Aujourd’hui, Mugunga s’est complètement métamorphosée. Elle est en passe se fondre dans la ville de Goma dont la poussée démographique occasionnée surtout par des années de guerres et de conflits à l’intérieur du pays est impressionnante. C’est le lieu de prédilection de tous ceux qui peuvent encore acquérir une parcelle de terre pour construire, étant donné qu’à Goma, ville atypique mais touchée elle aussi par la spéculation – le capitalisme assaille le monde de toutes parts – les parcelles sont devenues trop chères.<br /><b><i><br />Visite aux nouveaux&nbsp;&nbsp;déplacés en provenance de Masisi<br /></i></b><br />Trêve des préliminaires…&nbsp;&nbsp;Je me suis rendu à Mugunga dimanche dernier (le 6 mai 2012), non pas pour y acheter une parcelle, moins encore pour y admirer de plus près l’intimidant volcan Nyiragongo, mais pour me rendre compte de l’arrivée de la nouvelle vague des déplacés de Masisi suite aux affrontements entre les Forces armées de RDC (les FARDC) et les militaires insurgés fidèles au Général Bosco Ntaganda. (Il faut savoir que Mugunga abrite depuis trois ans quelques milliers de déplacés essentiellement originaires des territoires de Masisi et de Rutshuru, qui avaient fui leurs villages à l’époque de la rébellion du Congrès national pour le Défense du Peuple de Laurent Nkunda, et qui n’ont jamais pu ou voulu retourner).&nbsp;<br /><br />Des milliers de déplacés qui ont fui les récents affrontements dans le Masisi sont répartis dans plusieurs sites (Mugunga I, II et III), sans compter ceux qui ont eu la grâce de trouver refuge chez les habitants ou dans des églises et des écoles de la place. Je n’ai pu me rendre qu’à deux endroits&nbsp;: le camp de Mugunga III, à 1500 mètres de la route, vers le volcan, et le groupe de l’église CEPAC aux environs de Mubambiro. En tout, ce sont quelque 3&nbsp;000 personnes qui sont regroupés dans les deux sites.<br />&nbsp;<br /><b><i>Un spectacle désolant&nbsp;&nbsp;<br /></i></b><br />A Mugunga III, le responsable du camp m’a expliqué qu’ils avaient enregistré 1.912 personnes. Les plus anciens étaient là depuis une semaine, mais d’autres continuaient d’arriver dimanche. Ils viennent des localités de Sake, Mushaki, Rubaya, Kitshanga, Mweso, et autres.&nbsp;<br /><br />Ils passent la nuit à la belle étoile, et les plus chanceux ont pu trouver une place dans des pavillons en bâche ou devant les salles de classe d’où ils ont été chassés par les responsables des écoles. Un homme m’a expliqué, les larmes dans les yeux, qu’on l’avait battu la veille parce qu’il avait pris la place d’un autre, plus costaud, sous une maisonnette en planches pour lapins. La maisonnette qui fait à peine 80 centimètres de large sur 6 mètres de longueur, et dont les piliers en madriers s’élèvent à quelque 70 centimètres de hauteur, sert de toit de fortune à une dizaine d’hommes (les plus costauds,&nbsp;&nbsp;naturellement).&nbsp;<br /><br />Dans une paillotte en chaume, j’ai compté une dizaine de familles, avec leurs maigres effets. Pour nombreux d’entre eux, le matelas est déjà un luxe, dans leurs maisons de Masisi. Mais là, ils n’ont même pas de natte, ou une bâche à étaler sur le sol caillouteux de Mugunga. Ils n’ont d’autre choix que de dormir à même le sol, sans couverture pour la plupart, y compris des petits enfants, voire des nourrissons.Salongo et sa femme Tuyizere sont venus du village de Kibati, avec leurs six enfants âgés entre 10 ans et 9 mois. Ils n’ont pu prendre que leur vieux Kinga (vélo), un sac de vieux linges, et un bidon vide d’une capacité de dix litres. Les six enfants dorment chacun dans sa position, affaiblis autant par les jours et les nuits de marche depuis Masisi que par la faim. Ils n’ont rien mangé depuis deux jours. L’un d’entre eux, une fillette de 7 ans, a les yeux tout exorbités. Son père m’explique dans un demi-souffle que lorsqu’ils ont dû fuir suite aux affrontements, elle était déjà souffrante de malaria, et qu’il a dû l’attacher sur le vélo, au-dessus du sac de linges, pour l’emmener. La mère portait le nourrisson sur le ventre, un enfant sur le dos et un autre sur les épaules. Ils sont arrivés à Mugunga depuis mercredi, et étant restés deux jours durant aux abords de la route, ils ne sont montés à Mugunga III que le dimanche même car on leur disait que là on distribuait de la nourriture. Hélas, ils n’ont rien reçu jusque là.A mon arrivée, j’ai en effet trouvé une centaine de femmes sur des filles devant un hangar. En me faufilant, j’ai pu entrevoir des agents du camp qui distribuaient quelques vivres (un gobelet d’huile de palme, une mesure de haricots, un peu de sel et de savon). De quoi nourrir un homme pendant – quoi&nbsp;? – deux jours. C’est une aide d’urgence envoyée par le gouvernement provincial. Dans la foule, des femmes se lamentent. Certaines pleurent. Je m’approche d’elles pour savoir pourquoi. Elles me dévisagent et semblent reprouver le fait que je m’immisce dans leur cercle, comme si elles se doutaient que je sois de ceux qu’elles accusent de profiter de leur infortune. L’une d’elles finit par lâcher&nbsp;: «&nbsp;Nous n’avons pas mangé depuis plusieurs jours. Mais alors que nous pensions que ceci allait nous soulager, voilà que tout est entrain d’être distribué aux gens venus de Goma et aux anciens du camp, qui ne manquent de rien comparés à nous&nbsp;».&nbsp;<br /><br />Une autre enchaîne&nbsp;: «&nbsp;Moi, ils ont refusé de m’enregistrer, au motif que je n’ai pas de carte d’électeur. J’en avais une, mais comment veulent-ils que lorsqu’on court pour sauver sa peau on se souvienne de chercher sa carte. C’est inhumain ce qu’ils sont entrain de nous faire. Je préfère rejoindre les autres qui sont allés au Rwanda. Au moins eux reçoivent à manger et ont un abri&nbsp;».<br />Alors elles se mettent à parler en même temps. Comme si exprimer sa peine pouvait en atténuer l’intensité. C’est alors que Maria, 52 ans (mais qui paraît en avoir 80) me tire à côté. Elle me chuchote qu’elle est veuve, qu’elle a fui avec ses 6 enfants (dont le plus petit n’a qu’un an), qu’elle a pu leur préparer des légumes (des feuilles des haricots) qu’elle a cueillies dans les champs, mais que les enfants ne&nbsp;&nbsp;parviennent pas à les avaler, parce qu’il n’y a pas de sel. Elle me supplie de lui en donner. Pauvre moi&nbsp;! Où suis-je censé trouver du sel&nbsp;? Je l’accompagne voir de mes propres yeux ces enfants dans une salle de classe non loin. Seigneur&nbsp;! Ils sont là, déshydratés. Ils respirent à peine. Je cours chercher du sel. Je finis quand même par en trouver, avec un bonus de quelques beignets.&nbsp;<br /><br />Plusieurs autres histoires poignantes me sont racontées par ceux et celles qui les vivent. Je vous en épargne l’horreur.&nbsp;&nbsp;Je veux voir l’endroit où les malades sont soignés. On m’indique une grande bâche, qu’on croirait suspendue sur les pierres volcaniques&nbsp;: c’est ça le dispensaire. Un seul infirmier s’occupe d’une trentaine de patients. Parmi eux, huit femmes qui ont accouché la veille. Le dispensaire ne dispose que de 7 lits en tout et pour tout. Alors elles sont là, à trois sur un même lit –et quel lit&nbsp;! Marius (c’est le prénom de l’infirmier) m’explique qu’il a dû leur partager des morceaux de draps qui ornaient les matelas pour qu’elles en couvrent leurs bébés. Il m’explique aussi que depuis que ces nouveaux déplacés ont commencé à arriver, le dispensaire (qui relève de la zone de santé de Karisimbi – et qui est donc un dispensaire public) n’a reçu aucune dotation et aucune assistance en médicaments ou en quelque autre chose. Qu’aucune ONG n’était passée par là, et que ces femmes, en plus de n’avoir pas de vêtements ni de médicaments, n’ont pas à manger ou à boire. Qu’il va malgré tout être obligé de leur demander de libérer les lits pour laisser la place à de nouveaux patients.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Je me sens si impuissant. La colère enfle sous ma poitrine. J’en veux à mort à ces politiciens véreux qui ne peuvent pas assurer la sécurité d’une population innocente et longtemps meurtrie par des guerres qui n’ont de cesse à recommencer. J’en veux à ces ONG qui sont là, à Goma, et qui noient des millions de dollars sur le dos de cette population, mais qui sont incapables de soulager rapidement sa misère dans de telles situations. J’en veux ces fonctionnaires onusiens et ces soi-disant autorités qui se baladent en ce moment au bord du lac Kivu, ou qui écrasent, avec leur 4x4, les pauvres piétons et les motards sur les routes délabrées de Goma.<br /><br /><b><i>Une agréable surprise, tout de même…<br /></i></b><br />Dans mon tourment, j’assiste pourtant à une action qui va me soulager. Alors que je visite les déplacés entassés dans la cour de l’église CEPAC, le long de la route vers Sake, j’aperçois des queues de femmes et d’enfants, et devant eux des personnes entrain de distribuer des vêtements et des vivres. Une dizaine de jeunes&nbsp;&nbsp;gens de Goma se sont organisés en privé, ont réuni quelques effets et un peu d’argent, et sont venus porter secours à ceux que les fameux humanitaires et le gouvernement semblent avoir oublié. Vianney, l’un de ces jeunes, cadre dans une ONG internationale basée à Goma, me surprend tout particulièrement&nbsp;: il a ôté ses propres sandales pour les offrir à une dame qui a les pieds gonflés et blessés, et qui a du mal à marcher. Comme quoi, il y a dans ce pays des gens qui ont encore un cœur… Mais y en a-t-il assez pour mettre fin à la folie de nos politiciens véreux et de leurs armées de violeurs et d’assassins&nbsp;? Pas sûr…<br /><br />Jean-Mobert Nsenga<br />09/05/2012</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 09 May 2012 23:26:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>RDC : Après le CNDP de Nkunda, puis de Ntaganda, voici le M23 de Makenga!</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rdc-apres-nkunda-ntaganda-cest-maintenant-makenga/index.html</link>
			<description>Nord-Kivu : après le CNDP, voici le M23 !
Au moment où les forces armées de la République...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><span style="background-color: rgb(255, 249, 238); color: rgb(34, 34, 34); font-family: Georgia, Utopia, 'Palatino Linotype', Palatino, serif; font-size: 24px; ">Nord-Kivu : après le CNDP, voici le M23 !</span></p>
<p class="bodytext">Au moment où les forces armées de la République démocratique du Congo (les FARDC) annonçaient dimanche avoir suspendu depuis le 4 mai leur offensive contre les mutins fidèles au Général Bosco Ntaganda et avoir donné un ultimatum de cinq jours aux militaires insurgés pour se rendre, le Colonel Makenga, ancien du CNDP et lui aussi devenu depuis 2009 officier au sein des FARDC comme Bosco Ntaganda, a annoncé dans un communiqué de presse la «&nbsp;redynamisation de l’aile politique du CNDP&nbsp;» à travers ce qu’il a nommé le Mouvement du 23 mars, M23.<br />&nbsp;<br />Le nom ferait référence au 23 mars 2009, date à laquelle le CNDP, alors mouvement politico-militaire, avait signé avec le gouvernement un accord pour mettre fin à la rébellion, se muer en parti politique, et faire intégrer ses troupes dans les FARDC. C’était quelques semaines seulement après la mise sur la touche de Laurent Nkunda et son arrestation au Rwanda, retournement qui avait été rendu possible par, semble-t-il, l’implication personnelle du Général Bosco Ntaganda, et la collaboration plus qu’indispensable – à quel prix&nbsp;? On ne le saura jamais – du Rwanda de Paul Kagame (qui soutenait la lutte et les revendications du CNDP).&nbsp;<br /><br />Ce mercredi, sur les ondes d’une radio internationale, le porte-parole de ce M23 a affirmé que leur mouvement avait comme objectif principal de faire respecter cet accord passé avec le gouvernement Congolais. Il a semblé indiquer que le Général Bosco Ntaganda ne faisait pas partie de leur mouvement, et que son problème avec les FARDC ne les engrangeait pas. Dans cette interview remplie de contradictions et d’incohérences, il a expliqué qu’ils se considéraient encore comme membres des FARDC, tout en relevant qu’ils s’étaient retirés dans le parc des Virunga, et qu’ils se sont affrontés aux FARDC ces derniers jours.Le président du CNDP, le Sénateur Edouard Mwangachuchu, a quant à lui indiqué que son parti politique s’insurgeait contre l’utilisation de son nom par ces militaires insurgés, tentant maladroitement de convaincre l’opinion que le CNDP restait attaché au processus de paix. Pour rappel, le CNDP fait partie de la plate-forme qui a soutenu le président Kabila lors des dernières élections, la MP (Majorité présidentielle). Cependant, il n’a obtenu aucun siège à la députation nationale, et les élections dans son fief de Masisi ont tout simplement été annulées par la CENI suite à de multiples irrégularités dont elles ont été entachées. Du coup, son poids politique a sensiblement baissé, et le Président Kabila a semblé vouloir s’en débarrasser. Par exemple, aucune place dans le nouveau gouvernement n’a été offerte au CNDP.&nbsp;<br /><br />Du coup, c’est la carte militaire qu’il reste au CNDP. La force politique, il n’en&nbsp;&nbsp;a pas eue. Mais la force militaire, il en a encore, et à mon avis&nbsp;&nbsp;c’est ce qu’il semble vouloir démontrer pour faire du chantage au pouvoir de Kinshasa et obtenir des postes, tout en protégeant le Général Bosco Ntaganda. Mais le CNDP joue la prudence et préfère agir en deux temps&nbsp;: un front politique, sur lequel il fait semblant de rester loyal à Kabila, et un front militaire qu’il dédie à Makenga et ses troupes, en prenant le soin de ne pas impliquer officiellement Bosco Ntaganda, au risque d’aggraver sa situation déjà délicate.Ceux qui le connaissent disent du Colonel Makenga qu’il est parmi les radicaux du CNDP, et qu’il a difficilement digéré l’arrestation de Laurent Nkunda en 2009, bien qu’à l’époque il ne disposait d’aucun levier pour s’opposer au rapprochement avec le gouvernement facilité par le «&nbsp;Terminator&nbsp;» Ntaganda. Le moment est-il propice pour lui de prendre sa revanche&nbsp;? Les prochains jours nous le diront. Les collines de Runyoni, à la frontière entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, où il s’est retiré constituent un lieu parfait pour pouvoir à la fois affronter les FARDC qui l’attaqueraient, et être proche des bases arrières que pourraient constituer ces deux pays voisins de la RDC. Vont-ils le soutenir, rester neutres, ou appuyer le gouvernement de Kabila&nbsp;? La réponse à cette question sera déterminante.&nbsp;<br /><br />Ce qui est sûr, c’est que le Président Kabila et le gouvernement Matata Ponyo qui devrait être investi aujourd’hui n’auront pas de cadeau, et qu’ils vont devoir choisir rapidement entre mener une guerre qu’ils ne sont pas certains de gagner, et faire des concessions au CNDP, ou plutôt au M23, enfin de maintenir la trêve obtenue en 2009. Cette dernière solution est la plus évidente au regard à la fois de l’incapacité des FARDC, dans les conditions actuelles, à juguler une rébellion, et de la décision prise la semaine dernière de suspendre les opérations militaires. Mais elle est bien sûr éphémère.<br />&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<br />Jean-Mobert Nsenga,&nbsp;<br />Le 5/09/2012&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 09 May 2012 23:07:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>TPIR : que retenir du procès « Bagosora et al » qui vient de toucher à sa fin ?</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/tpir-que-retenir-du-proces-bagosora-et-al-qui-vient-de-toucher-a-sa-fin/index.html</link>
			<description>Depuis 1998, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda installé à Arusha en Tanzanie détient...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Depuis 1998, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda installé à Arusha en Tanzanie détient et juge quatre officiers des ex-Forces Armées Rwandais dans un procès groupés connu dans la presse sous le sobriquet de «&nbsp;Militaires I&nbsp;» et enregistré au greffe de ce Tribunal comme «&nbsp;<b><i>Case n° ICTR-98-41-T&nbsp;»</i></b>.</p>
<p class="bodytext">En effet, ce procès regroupait quatre responsables qui en avril 1994, occupaient différents postes au sein des Forces Armées Rwandaises. Il s’agit de du Colonel en retraite Théoneste Bagosora qui était alors Directeur de Cabinet au ministère de la Défense, de l’officier qui était chargé des opérations à l’Etat-Major de l’armée, le général Gratien Kabiligi, de celui qui était Commandant du secteur opérationnel de Gisenyi le Lieutenant- Colonel Anatole Nsengiyumva et celui qui commandait le Bataillon para commando de Kanombe le Major Aloys Ntabakuze.</p>
<p class="bodytext">Ce procès vient de prendre définitivement fin après l’arrêt de la Cour d’Appel du TPIR qui vient de condamner le dernier accusé dont l’appel était encore pendant à savoir le Majot Ntabakuze à 35 ans d’emprisonnement.</p>
<p class="bodytext"><b>Au départ un groupement d’affaires «&nbsp;arbitraire&nbsp;»</b></p>
<p class="bodytext">Ceux qui connaissent ces personnalités et les structures militaires seraient d’avis qu’aucune logique d’ordre militaire ne pouvait avoir conduit à grouper ces quatre personnes dans un même procès. <br />En effet&nbsp;:<br />-&nbsp;L’un était un officier à la&nbsp;retraite depuis 1992, occupant un poste politique destiné à son parti dans un gouvernement de coalition (le Colonel <b>Bagosora</b>)&nbsp;;<br />-&nbsp;L’autre, un officier d’Etat-Major chargé des opérations et de l’entrainement à l’Armée (le Général de Brigade &nbsp;Kabiligi)&nbsp;;<br />-&nbsp;Le troisième commandait un des secteurs d’opérations que comptait le front qui s’étendait tout au long de la frontière Nord et Ouest du Rwanda (Lt Col Anatole Nsengiyumva)&nbsp;;<br />-&nbsp;Enfin le dernier était un commandant de bataillon comme en comptait une trentaine l’Armée Rwandaise de l’époque et qui était subordonné à l’Etat-Major et au Ministère de la Défense (Major Aloys Ntabakuze).</p>
<p class="bodytext"><b>Tapages médiatiques</b></p>
<p class="bodytext">Dès leur arrestation et l’annonce d’un procès groupé, la presse internationale proche du régime de Kigali a présenté ce procès baptisé pour la circonstance «&nbsp;Militaires I&nbsp;» comme &nbsp;«&nbsp;un procès phare<i>&nbsp;»</i> en soulignant que le colonel Bagosora était considéré comme «&nbsp;le cerveau du génocide&nbsp;». Il était entendu que le procès serait celui de l’institution «<b>&nbsp;Forces Armées Rwandaises&nbsp;»</b> qui devait être globalement condamnée &nbsp;pour toucher tous ceux qui en avaient fait partie.</p>
<p class="bodytext"><b>Verdicts déroutants</b></p>
<p class="bodytext">Dès que les jugements en première instance sont tombés le 18 décembre 2008, la surprise fut totale&nbsp;: non seulement le supposé&nbsp;«&nbsp;cerveau du génocide&nbsp;» Bagosora fut acquitté de ce chef d’inculpation, mais le général Kabiligi qui était chef des opérations militaires des FAR fut acquitté et immédiatement libéré. Les FAR en tant que telles ne furent donc pas condamnées comme l’aurait souhaité le FPR.</p>
<p class="bodytext">En appel, Bagosora et Nsengiyumva qui avaient été condamnés à perpétuité virent leurs peines sensiblement réduites. En effet, le 14 décembre 201,Bagosora a vu sa peine réduite à 30 ans d’emprisonnement, tandis que le Lt Col Nsengiyumva fut mis en liberté, la Cour ayant jugé qu’il était condamné à la peine équivalente&nbsp; au temps passé en détention.</p>
<p class="bodytext">Le Major Ntabakuze, dont entretemps l’avocat avait été appréhendé et détenu au Rwanda pendant plusieurs jours, n’avait pas pu faire appel en même temps que ces co-accusés. Ce n’est donc que le 08 mai 2012 que la Cour d’Appel a rendu son arrêt consécutif à son appel interjeté tardivement&nbsp; par rapport à ces co-accusés. La peine de prison à perpétuité infligée en première instance a été réduite à 35 ans d’emprisonnement.</p>
<p class="bodytext"><b>Récapitulatif&nbsp;:</b></p>
<p class="bodytext">Général Kabiligi&nbsp;: acquitté&nbsp;;<br />Colonel Théoneste Bagosora&nbsp;: 30 ans&nbsp;;<br />Lt Colonel Anatole Nsengiyumva&nbsp;: peine équivalente au temps passé en détention préventive&nbsp;: libéré&nbsp;;<br />Major Aloys Ntabakuze&nbsp;: 35 ans.</p>
<p class="bodytext">Pour conclure, il y a lieu de noter qu’il est quand- même extraordinaire que dans un procès annoncé comme «&nbsp;phare&nbsp;<b>»</b> et fatal pour les ex-FAR, celui qui avait été présenté comme «&nbsp;<b>cerveau du génocide&nbsp;»</b> soit acquitté du chef «&nbsp;d’entente en vue de commettre le génocide&nbsp;». Mais il est aussi bizarre que le moins gradé et le subalterne du groupe écope de la peine la plus lourde. Décidément, les voies de la «&nbsp;justice internationale&nbsp;» sont insondables.</p>
<p class="bodytext">Emmanuel Neretse<br />09/05/2012</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Dans la même rubrique :&nbsp;<a href="http://www.hirondellenews.org/fr/tpirrwanda/232-proces-clos/proces-militaire-i/33162-80512-tpir-le-tribunal-pour-le-rwanda-rend-trois-jugements-en-appel-audio" target="_blank" >TPIR - LE TRIBUNAL POUR LE RWANDA REND TROIS JUGEMENTS EN APPEL (AUDIO)</a></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 09 May 2012 08:00:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : les ravages de la monoculture</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rwanda-les-ravages-de-la-monoculture/index.html</link>
			<description>Ce qui se passe dans le milieu rural au Rwanda procède d’un plan criminel minutieusement préparé...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Ce qui se passe dans le milieu rural au Rwanda procède d’un plan criminel minutieusement préparé par les nouveaux maîtres du pays en place depuis juillet 1994. Ce que m’a raconté un ressortissant de la région de Muyanza donne la chair de poule.</p>
<p class="bodytext">Muyanza est une paroisse catholique sise dans l’ancienne commune de Buyoga (Byumba). Le relief de la localité est fait de vallées bordées de hautes montagnes.</p>
<p class="bodytext">Les habitants de Muyanza et ses environs ont eu&nbsp;toujours une&nbsp;autosuffisance&nbsp;alimentaire. Ils produisaient du sorgho sur les versants des montagnes et des patates douces et du haricot dans les vallées. </p>
<p class="bodytext">Mais voilà&nbsp;! Les idéologues du <b>FPR</b>, qui contrôlent en sous main toute la politique gouvernementale, ont introduit la notion de monoculture. Tous les paysans ont été sommés par les autorités locales de ne cultiver que le&nbsp;maïs. Ils n’en croyaient pas leurs oreilles. Ils n’ont pas&nbsp;tout de suite&nbsp;obtempéré &nbsp;et ont continué à s'adonner à&nbsp;leurs cultures traditionnelles. Quand celles-ci poussaient, les milices du FPR parcouraient les champs en arrachant toutes les plantes et en infligeant&nbsp;des amendes aux propriétaires.</p>
<p class="bodytext">Les paysans ont fini par se replier aux nouvelles directives. Ils ont cultivé le maïs. Celui-ci n’a pas eu des épis suite probablement l'incompatibilité du&nbsp;sol&nbsp;avec&nbsp;les&nbsp;grains de maïs&nbsp;distribués&nbsp;comme semis et&nbsp;importés d'Ouganda selon mon interlocuteur.&nbsp;Ce fut la famine surtout que même les lopins de terre que ces paysans&nbsp;avaient dans les vallées leur furent retirés, avec comme explication que tous les marais appartenaient à l’Etat. Aux abords de ces marais, il y avait de petits artisans qui vivaient de la fabrication des tuiles et des briques. Ils en furent eux aussi dépossédés et les carrières&nbsp;remises aux entrepreneurs inconnus dans la région.</p>
<p class="bodytext">Pour échapper à leur triste sort, certains paysans courageux se résolurent à aller cultiver leurs champs la nuit, sur éclairage de lampes torches. Peine perdue car quand ces cultures clandestines ont poussé, les milices du FPR sont revenus et les ont systématiquement arrachées. </p>
<p class="bodytext">Dans la région de Muyanza, c’est la désolation. Les champs ont été envahis par des herbes sauvages faute d’entretien car&nbsp;aucune autre culture n’est autorisée. Les quelques plants de bananes ont été elles aussi coupés sur ordre des autorités avec toujours des justifications légales, les unes plus farfelues&nbsp;que les autres.</p>
<p class="bodytext">Les réserves alimentaires sont épuisées depuis longtemps. Les paysans sont toujours dans les cimetières pour des enterrements des personnes décédées à cause de la famine et des maladies qui profitent des corps affaiblis.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Mon interlocuteur avait encore à dire sur les conditions inhumaines que vit cette population mais il a été pris de sanglots car ses parents, ses connaissances, etc. sont dans cette situation pour le moins inextricable. Et quand on pense que dans tout le pays, la monoculture fait des ravages que ceux de Muyanza, la conclusion est facile à tirer.</p>
<p class="bodytext"><b><i>Gaspard Musabyimana</i></b><br />08/05/2012&nbsp;</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 08 May 2012 10:23:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Affaire Bosco NTAGANDA : Et si Kabila jouait un double jeu !</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/affaire-bosco-ntaganda-et-si-kabila-jouait-un-double-jeu/index.html</link>
			<description>L’état-major général des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont publié...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">L’état-major général des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont publié hier dimanche 6 mai 2012, un communiqué annonçant la suspension depuis vendredi 4 mai, des opérations militaires qui étaient menées depuis près de dix jours dans le territoire de Masisi contre les insurgés proches du <b>Général Bosco Ntaganda</b>. Le communique laconique explique que les FARDC ont repris «&nbsp;le contrôle de la situation dans ce territoire&nbsp;», et que le haut commandement militaire a donné un ultimatum de cinq jours aux militaires dissidents pour se rendre, sans nullement faire allusion à ce qu’il se passera à l’expiration de ce délai si les concernés refusaient toujours de se rendre.&nbsp;<br />Au milieu de la semaine dernière, plusieurs sources, dont la société civile du Nord-Kivu, confirmaient la reprise par les FARDC de tous les villages qui étaient tombés sous le contrôle des insurgés, à l’exception notable de la colline de Mushaki, où le Général dissident a admis se trouver, Mushaki où les combats faisaient encore rage jeudi.&nbsp;&nbsp;<br />Mardi dernier pourtant, le Gouverneur du Nord-Kivu, Monsieur Julien Paluku Kahongya qui avait pour la première fois mis officiellement en cause le Général Bosco Ntaganda «&nbsp;dans ce qui se passe à Masisi&nbsp;», avait semblé indiqué que ce dernier était devenu la cible des FARDC en vue de son arrestation et de sa présentation devant la justice.&nbsp;<br />Et voici que les FARDC suspendent brusquement leurs opérations sans dire à l’opinion, ni si le fief de Mushaki est aussi rentré sous leur contrôle, ni si le Général Ntaganda a été arrêté ou s’il s’est rendu. C’est donc une fois encore la confusion qui s’installe dans le chef de la population qui a cru, peut-être trop naïvement, que le gouvernement congolais, ou plutôt que Monsieur Kabila avait (enfin) résolu d’en finir avec Ntaganda et de le traduire devant la justice. Des rumeurs font état du déplacement de Bosco Ntaganda vers le territoire voisin de Rutshuru, limitrophe avec le Rwanda. A ce propos d’ailleurs, des combats ont été signalés dimanche dans le parc des Virunga, entre des insurgés en provenance de Masisi et les FARDC, les premiers ayant, voulu, semble-t-il, reprendre la colline de Runyoni (territoire de Rutshuru), lieu stratégique d’où partaient toutes les grandes campagnes de leur «&nbsp;ancien&nbsp;» mouvement, le CNDP, il y a de cela quelque trois ans.&nbsp;<br /><b><i>A quoi joue donc Kabila&nbsp;?&nbsp;</i></b><br />Il est à se demander si Kabila veut vraiment arrêter et faire juger son B. Ntaganda, contre qui il existe depuis plusieurs années un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale. L’on se reppelera que durant son premier mandat, Kabila a toujours soutenu qu’exécuter le mandat de la CPI n’était pas sa priorité, qu’il tenait à préserver la paix, et que Ntaganda en était un élément clé. A l’époque, Kabila jouissait d’une importante légitimité sur les plans interne et international, à la suite des élections – moins contestables – de 2006. Mais depuis novembre 2011 et sa réélection très contestée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, la donne a changée, et<b> Kabila</b> est conscient qu’il n’a plus toutes les cartes en main&nbsp;; il est plus vulnérable aux pressions internationales. C’est sans doute ce qui explique ce que j’appellerais un changement de stratégie de sa part dans la gestion de ce dossier ö combien sensible.&nbsp;<br />De mon analyse, l’intention du Président Kabila de protéger Bosco Ntaganda n’a pas évolué d’un iota, comme on a voulu le croire, à la suite de ses récentes déclarations et de l’insurrection des officiers des FARDC issus de l’ancienne rébellion du CNDP. Sa nouvelle stratégie protectionniste s’analyse en deux hypothèses&nbsp;:&nbsp;<br />1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Soit simuler une ferme résolution de se plier aux pressions pour arrêter Bosco Ntaganda, puis démontrer que ce fait est susceptible de (re)mettre la poudre sur le feu dans cette région, et en définitive amener ceux qui font pression sur lui à déduire d’eux-même que l’on ne peut mettre la main sur Bosco Ntaganda sans gravement compromettre les maigres progrès réalisés au Kivu en termes de paix et de stabilisation&nbsp;;&nbsp;<br />2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Soit alors créer une situation telle que Ntaganda soit errêté, mais jugé par la justice militaire congolaise, au lieu qu’il ait à être transféré à la Haye. C’est cette dernière hypothèse qu’il a clairement évoqué lors de son entretien avec la société civile de Goma il y a trois semaines, lorsqu’il expliquait qu’il n’était pas fonctionnaire de «&nbsp;cette communauté internationale&nbsp;», et que si Ntaganda devait être jugé, la justice congolaise ne manque pas de reproche à lui faire.&nbsp;<br />Pour vous en convaincre, je vais vous citer quelques faits qui rendent plus vraisemblables ces deux hypothèses, plutôt que tout autre cas de figure. Tenez&nbsp;:&nbsp;<br />-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;A l’occasion de la première vague d’insurrections dans le Nord et le Sud Kivu il y a de cela trois semaines, le Président Kabila, qui s’était dépêché dans la région, n’a pas pu ne pas comprendre que Bosco Ntaganda était derrière tout cela. L’on se rappellera que c’est à cette occasion-là que Kabila avait annoncé qu’il mettait fin aux opérations&nbsp;<i><b>Amani Leo</b></i>, dont le commandant n’était autre que Bosco Ntaganda, mettant ainsi ce dernier sur le banc de touche. Même si à l’époque Ntaganda n’avait pas été directement mis en cause comme la personne qui téléguidait – ou en tout cas qui était à la base de cette insurrection, ceux qui suivent la situation au Kivu savaient qu’il ne pouvait pas en être autrement, et que les revendications de solde et de conditions de vie des militaires – qui sont réellement mauvaises – n’étaient qu’un faux prétexte. Récemment encore, Bosco Ntaganda affirmait qu’il se trouvait à Mushaki au vu et au su du Gouvernement congolais et de la hiérarchie militaire.&nbsp;<br />-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Kabila a toujours refusé d’arrêter Bosco Ntaganda (peut-être parce qu’il n’en a pas la capacité, peut-être aussi parce qu’il a des raisons politiques ou autres de ne pas le faire). Et lorsqu’il décide de le faire, il sonne clairon et tempête comme pour l’avertir. Et puis, brusquement, on met fin aux opérations et on en appelle à sa bonne foi (et celle de ses hommes) afin qu’ils «&nbsp;réintègrent leurs postes au sein des FARDC&nbsp;» (voir communiqué du dimanche 6 mai).&nbsp;<br />-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Alors que les combats et les exactions de ces derniers jours dans le Masisi ont causé le déplacement d’une vingtaine de milliers de personnes, et que des atteintes graves ont été commises par les insurgés, selon la société civile du Nord-Kivu, le haut commandement militaire des <b>FARDC </b>demande aux mutins de réintégrer leurs postes au sein de l’armée, et parle de vouloir régler «&nbsp;quelque cas minimes d’indiscipline&nbsp;» dans ses rangs.&nbsp;<br />Tous ces éléments, et beaucoup d’autres encore, montrent que le Président Kabila essaie tout simplement de soustraire Bosco Ntaganda à la justice, ce qui est une opprobre pour lui, pour son gouvernement, et pour tous ceux qui croient encore en l’humanité et en la justice.&nbsp;<br />Et moi qui pensais, naïvement, que Monsieur Kabila avait enfin compris que l’impunité est ingrate&nbsp;; qu’elle joue toujours des tours à ceux qui la préfèrent à la rigueur et à la justice. J’ignore si c’est du culot ou des moyens qu’il lui manque, mais je suis sûr d’une chose&nbsp;: tôt ou tard, le Président Kabila paiera lourd le tribut de ses actes et de ses décisions irresponsables.&nbsp;<br />Quant à la soi-disant communauté internationale, je me demande si elle prend la mesure du martyr des populations innocentes du Kivu. Sinon, pourquoi n’agit-elle pas&nbsp;? Et si elle agit, pourquoi est-ce si long&nbsp;? Ceux qui meurent de faim, de fatigue, de maladies, de balles, .ne peuvent pas attendre des semaines, des mois, des années. Je suis convaincu qu’il y a à travers le monde des femmes et des hommes épris de justice et de paix&nbsp;: je vous exhorte à interpeller vos gouvernements afin que l’on mette fin à ce qui se passe dans le Kivu (dans le <b>Nord-Kivu</b> spécialement). Vous pouvez faire quelque chose, alors s’il vous plaît n’attendez pas&nbsp;!<br />--<br />Envoyé par jean-mobert dans&nbsp;<a rel="nofollow" target="_blank" href="http://congo-revolution.blogspot.com/2012/05/affaire-bosco-ntaganda-et-si-kabila.html">Le blog de Jean-Mobert N'Senga !</a>&nbsp;le 5/07/2012 05:11:00 PM</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 07 May 2012 23:46:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Actualité des Grands Lacs - Semaine du 28-4 au 4-5-2012</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/actualite-des-grands-lacs-semaine-du-28-4-au-4-5-2012/index.html</link>
			<description>En RDC, comme le confirme cette semaine la MONUSCO qui a renforcé ses patrouilles et ses forces...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">En RDC, comme le confirme cette semaine la <b>MONUSCO</b> qui a renforcé ses patrouilles et ses forces héliportées dans les zones de combat, la situation sécuritaire reste très préoccupante au Nord Kivu où les nouvelles troupes des FARDC peinent à se déployer. </p>
<p class="bodytext">De violents affrontements à l'arme lourde ont eu lieu près de Mweso entre ces troupes et celles loyales à <b>Bosco Ntaganda</b> dont le second dans l’opération Amani Leo, le Colonel Sultani Makenga, a rejoint les mutins du CNDP. Ces mutins se sont emparés de plusieurs localités dans le territoire de Masisi, ce que dément le gouverneur de la province. Suite à ces affrontements, 2 à 3.000 personnes ont trouvé refuge au Rwanda, tandis que plus de 20.000 personnes ayant fui leurs villages selon le Conseil de Sécurité qui s’inquiète des évolutions et demande à la MONUSCO d’aider le gouvernement à «&nbsp;poursuivre et arrêter les responsables de crimes de guerre&nbsp;». </p>
<p class="bodytext">Toutefois, une contre-offensive de la force de réaction rapide, formée par la Belgique, a réussi à récupérer certaines de ces localités, tandis qu’une coalition composée de déserteurs fidèles à Bosco Ntaganda et de Maï-Maï Cheka, lesquels contrôlent la localité de Luvungi dans le territoire des Walikale, a attaqué une base militaire dans ce territoire De son côté, celui qui est désigné comme le principal fauteur de troubles, Bosco Ntaganda, qui doit être jugé en RDC selon Evariste Boshab, ex-président de l’Assemblée nationale et secrétaire général du PPRD, et dont le gouverneur du Nord Kivu demande d’urgence l’arrestation, nie être impliqué dans ces combats&nbsp;: <b>Amnesty International</b> réclame quant à lui que les populations soient protégées contre les violences dans ce contexte. </p>
<p class="bodytext">Toujours au Nord Kivu, on signalera aussi l’attaque d’un camp militaire par des Maï-Maï du PARECO à Kanyabayonga. L’insécurité qui découle de ces combats a provoqué de nouveaux exodes&nbsp;de populations&nbsp;: selon les N.U., le cap des 2 millions de déplacés a été franchi en RDC, dont la majorité proviennent des deux provinces du Kivu.</p>
<p class="bodytext">Toujours dans le domaine de la sécurité, des éléments des FARDC, chargés de la lutte contre les braconniers dans la région de Bunia, se livrent en réalité à des pillages et à l’exploitation illégale de l’or. Enfin au Katanga, les populations ayant fui les atrocités commises par les <b>Maï-Maï</b> de Gédéon vivent dans des conditions misérables en territoire de Mitwaba.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine politique, la nouvelle de la semaine est l’annonce du nouvel exécutif par le Premier ministre. Celui-ci, où ne figurent que six anciens membres du dernier gouvernement, est présenté comme une équipe «&nbsp;resserrée&nbsp;de techniciens&nbsp;» qui devrait permettre de «&nbsp;restreindre le train de vie de l’Etat&nbsp;»&nbsp;: en fait, le PPRD qui a essuyé une défaite aux élections s’y est taillée la part du lion de même que les originaires du Katanga&nbsp;(<i>En outre, la plupart des nouveau ministres sont surtout soit&nbsp; des anciens ou récents députés, soit des ex-membres d’exécutifs provinciaux ou nationaux - NDA)</i>. Les nouveaux élus de l’Assemblée nationale ont réagi en sens divers à la présentation de ce gouvernement et ont invité le nouvel exécutif à «&nbsp;plus de célérité&nbsp;». Le vice-président du nouveau groupe parlementaire d’opposition UDPS/FAC, <b>Roger Lumbala</b>, a quant à lui annoncé que le nouveau gouvernement allait «&nbsp;imposer&nbsp;» l’austérité, tandis qu’un parti d’opposition, le CDC, a exclu de ses rangs un ministre ayant rejoint le nouveau gouvernement qui comporte aussi un représentant de la dissidence du MLC, l’ADR de François Mwamba. </p>
<p class="bodytext">En ce qui regarde le processus électoral, la CSJ a rejeté la quasi-totalité des 519 recours déposés par les nouveaux élus&nbsp;: les invalidations concernent en majorité des candidats de la majorité présidentielle. </p>
<p class="bodytext">Toujours dans le domaine politique, on signalera que l’assemblée provinciale du Bandundu a élu son nouveau gouverneur qui appartient au PPRD et son vice-gouverneur, un membre du PALU.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine de la justice et des droits humains, le procès de <b>J.P. Bemba</b> à La Haye a repris avec l’audition du premier témoin des représentants légaux des victimes centrafricaines. En matière de liberté de presse, l’ONG <b>Journalistes en danger</b> dénombre 64 atteintes à la liberté de presse depuis la fin des élections.</p>
<p class="bodytext">De leur côté, les journalistes de Bukavu réclament&nbsp;justice pour leurs collègues assassinés tandis qu’à Mbuji Mayi, les journalistes dénoncent les obstacles qui sont mis à l’exercice de leur profession.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine économique, la multinationale <b>Anglogold Ashanti</b> a démarré la construction d’un site aurifère à Mongwalu qui doit entrer en production à la fin 2013 : la société doit toutefois faire face aux&nbsp; 200.000 et quelque creuseurs d’or qui sont le plus souvent des ex-membres des milices de l’Ituri. Par ailleurs, dans la même région, des ressortissants chinois sont accusés par une ONG d’exploiter illégalement&nbsp;:des mines d’or depuis sept mois. Enfin, on signalera l’ouverture par le Centre Carter d’un site internet comprenant une documentation en français sur le secteur minier industriel en RDC.</p>
<p class="bodytext">Au Burundi, <b>Human Right Watch</b> a déposé un rapport sur l’escalade de la violence dans ce pays&nbsp;: la conférence de presse autour de la publication de ce rapport a été interdite sans explication par le gouvernement. Par ailleurs, le président de la République a annoncé un train de mesures «&nbsp;fortes&nbsp;» pour lutter contre la vie chère.</p>
<p class="bodytext">En Ouganda, un colonel de l’armée affirme que la <b>LRA</b> serait soutenue par le Soudan, ce que ce dernier nie catégoriquement. Par ailleurs, dans le domaine économique, une société chinoise a décidé d’investir 100 millions $ dans la réhabilitation d’une mine de cuivre.</p>
<p class="bodytext">En ce qui concerne le Rwanda, les avocats de 6 officiers français, accusés d’être impliqués dans le <b>génocide</b> à travers leur participation à l’<b>opération Turquoise</b>, demandent la relance de l’instruction de leur plainte pour diffamation.</p>
<p class="bodytext"><a href="http://www.eurac-network.org/accueil.php?lg=fr&amp;pg=actus" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >EurAC</a><br />05/05/2012</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 07 May 2012 16:40:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>RDC : Lettre ouverte de 142 ONGs sur Bosco Ntaganda</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rdc-lettre-ouverte-de-142-ongs-sur-bosco-ntaganda/index.html</link>
			<description>Plus d'une centaine d'ONG congolaises et internationales de la société civile et de défense des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Le 3 mai 2012</p>
<p class="bodytext">L’honorable Hillary Rodham Clinton<br /><span style="font-family: 'Franklin Gothic Book'; font-size: small; ">Secrétaire d’État<br /></span><span style="font-family: 'Franklin Gothic Book'; font-size: small; ">United States Department of State<br /></span><span style="font-family: 'Franklin Gothic Book'; font-size: small; ">2201 C St, NW<br /></span><span style="font-family: 'Franklin Gothic Book'; font-size: small; ">Washington, DC 20520</span></p>
<p class="bodytext">Madame la Secrétaire d’État,</p>
<p class="bodytext">Nous soussignées, 142 organisations congolaises et internationales de la société civile et de défense des droits humains, appelons le gouvernement américain à faire preuve, de toute urgence, de leadership sur le plan diplomatique afin d’apporter son soutien au gouvernement de la République démocratique du Congo pour arrêter <b>Bosco Ntaganda</b>.</p>
<p class="bodytext">Les violations brutales des droits humains commises par Ntaganda pendant de nombreuses années ont affecté des dizaines de milliers de citoyens congolais dans l’est de la RD Congo. Sa position en tant qu’officier haut gradé de l’armée congolaise, tout comme sa capacité à continuer à perpétrer des exactions, constitue l’exemple le plus flagrant de la culture d’impunité aux effets destructeurs qui prévaut en RD Congo.</p>
<p class="bodytext">Comme vous le savez, Ntaganda est recherché, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (<b>CPI</b>) pour crime de guerre pour le recrutement d’enfants soldats de moins de 15 ans et leur engagement actif aux hostilités de 2002-2003 dans le district de l’Ituri, dans le nord-est de la RD Congo.&nbsp;En dépit de ce mandat d’arrêt et l’obligation légale du gouvernement congolais – en tant qu’État partie à la CPI – d’exécuter ce mandat, Ntaganda a été promu général au sein de l’armée congolaise en 2009. Il continue d’être impliqué dans des violations graves des droits humains, notamment des meurtres, des violences sexuelles, des actes de torture et toujours le recrutement d’enfants soldats. Jusqu’à il y a quelques semaines, il vivait au vu et au su de tous à Goma, dans l’est de la RD Congo, sans crainte d’être arrêté. Il était considéré par le gouvernement congolais comme un partenaire incontournable pour le processus de paix.</p>
<p class="bodytext">Le fait que Bosco Ntaganda puisse éviter son arrestation démontre les grandes difficultés en matière de l’État de droit dans l’est de la RD Congo. La population de l’<b>est de la RD Congo</b> s’oppose depuis longtemps à l’impunité pour des auteurs des atteintes graves aux droits humains. Son désir de justice est ardent, surtout face aux atrocités commises par Ntaganda. Les organisations congolaises et internationales de défense des droits humains ont dénoncé à de nombreuses reprises la promotion de Ntaganda au grade de général, les crimes qu’il continue de perpétrer et le fait qu’il ne soit pas arrêté. Les militants congolais des droits humains l’ont fait au prix d’énormes risques pour eux-mêmes et pour leurs familles.</p>
<p class="bodytext">Nous avons à nouveau l’espoir que la justice pourra être rendue. En avril, la situation a considérablement changé lorsque Ntaganda a cherché en vain à organiser des défections à grande échelle au sein de l’armée congolaise. Face à la crise, le président congolais, <b>Joseph Kabila</b>, lors d’un meeting public à Goma, a donné le signal d’un changement de position du gouvernement à l’égard de Ntaganda. Il a indiqué qu’il envisageait de l’arrêter et que l’indiscipline dans les rangs de l’armée ne serait pas tolérée. Des membres de la communauté internationale, dont l’ambassadeur américain en RD Congo, ainsi que le ministre belge des Affaires étrangères, l’ambassadeur néerlandais et d’autres, ont également appelé publiquement à l’arrestation de Ntaganda et à son transfert à la CPI. Nous avons accueilli ces propos avec grande satisfaction.</p>
<p class="bodytext">Nous attendons maintenant une action concrète pour arrêter légalement Ntaganda tout en protégeant les civils contre toute retombée éventuelle. Une meilleure sécurité pour la population se base sur l’État de droit et doit commencer par son arrestation. Cela ne peut attendre. Ntaganda, qui est toujours en liberté, s’est récemment séparé de l’armée et se trouverait dans son ranch ou près de son ranch dans le territoire du Masisi (<b>Nord-Kivu</b>), avec un nombre considérable de ses partisans. L’absence d’action visant à arrêter Ntaganda constitue une source constante d’anxiété et de traumatisme pour la population de l’est de la RD Congo, qui craint qu’il ne déclenche une nouvelle vague de violences et de violations des droits humains comme il l’a fait dans le passé. Les récentes violences dans le territoire de <b>Masisi </b>sont des signes forts indiquant que ceci est déjà en cours, et que Ntaganda est en train de rassembler les troupes qui lui sont fidèles. L’absence d’action visant à arrêter Ntaganda risque de déboucher sur une détérioration de la situation sécuritaire et sur de nouvelles attaques contre les civils. Il faudrait éviter cela.</p>
<p class="bodytext">Au nom de la société civile congolaise et des milliers de victimes des crimes de Ntaganda, nous appelons le gouvernement américain à&nbsp;:</p>
<p class="bodytext">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aider le gouvernement congolais à planifier et à procéder de toute urgence à l’arrestation de Bosco Ntaganda, notamment en procurant au gouvernement un soutien à travers la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo, la <b>MONUSCO</b>, pour que Ntaganda soit traduit en justice.</p>
<p class="bodytext">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Presser le gouvernement rwandais, qui a appuyé Ntaganda dans le passé, de soutenir l’arrestation légale de Ntaganda par le gouvernement congolais et de lui refuser l’asile.</p>
<p class="bodytext">·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Accorder la priorité à la réforme globale du secteur de la sécurité en RD Congo, qui comprend un mécanisme de contrôle pour démettre les officiers supérieurs avec un passé de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains, et pour les traduire en justice.<span style="font-family: 'Franklin Gothic Book'; font-size: small; ">&nbsp;</span></p>
<p class="bodytext">Le 14 mars, notre combat contre l’impunité a connu un nouvel élan important lorsque les juges de la CPI à La Haye ont reconnu Thomas Lubanga Dyilo coupable de crimes de guerre perpétrés en RD Congo. Comme l’ont déclaré publiquement des associations congolaises de défense des droits humains dans les semaines qui ont suivi, l’heure est maintenant venue pour le co-accusé de Lubanga, Bosco Ntaganda, d’affronter à son tour la justice.</p>
<p class="bodytext">Nous connaissons les difficultés qui se posent pour procéder légalement à l’arrestation de Ntaganda, mais nous croyons fermement qu’avec l’engagement politique du gouvernement des États-Unis, elles pourront être surmontées. Nous vous prions de recourir à toutes les actions nécessaires et appropriées notamment dans l’assistance au gouvernement congolais, afin que cette arrestation devienne réalité.</p>
<p class="bodytext">Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d’État, l’expression de notre haute considération.</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">En copie: &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Thomas E. Donilon, conseiller à la Sécurité nationale<br /><span style="font-family: 'Franklin Gothic Book'; font-size: small; ">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Ambassadrice Susan E. Rice, Représentante permanente aux Nations Unies</span></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><b>Signataires&nbsp;:</b></p>
<p class="bodytext"><i>Organisations internationales</i></p>
<p class="bodytext">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Amnesty International USA</p>
<p class="bodytext">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Eastern Congo Initiative</p>
<p class="bodytext">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;The ENOUGH Project</p>
<p class="bodytext">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)</p>
<p class="bodytext">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Human Rights Watch</p>
<p class="bodytext">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Humanity United</p>
<p class="bodytext">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jewish World Watch</p>
<p class="bodytext">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Open Society Foundations</p>
<p class="bodytext">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Réseau Européen pour l'Afrique centrale (EurAc)</p>
<p class="bodytext">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sanela Diana Jenkins Human Rights Project</p>
<p class="bodytext"><i>Organisations congolaises</i></p>
<p class="bodytext">1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Communautaire pour le Développement Intégral et Intégré du Diocèse de Mbuji-Mayi (ACDIM), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action des Chrétiens pour la Promotion de la Paix et le Développement (ACPD), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Globale pour la Promotion Sociale et la Paix (AGPSP), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Humanitaire pour le Développement Intégral (AHDI), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Intégré pour le Développement de Ngandajika (AIDN), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Kivu, Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Paysanne contre la Faim (APCF), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action pour la Paix et la Concorde (APC), Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action pour la Promotion de la Participation Citoyenne (APPC), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action pour la Protection des Droits Humains et du Développement Communautaire (APDHUD), Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action pour le Développement Communautaire de Lusambo (ADCL), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Actions des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT/NK), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Actions pour la Promotion Socio-économique des Ménages (APROSEM), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Africa&nbsp;Justice Peace and Development (AJPD), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aide Kivu, Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Amical des Anciens du Séminaire (AMAS), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Amis de Nelson Mandela, Kinshasa</p>
<p class="bodytext">19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Application des Droits Humains dans le Pays des Grands Lacs (ADHOPGL), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Arche d’Alliance, Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Assistance Judiciaires aux Vulnérables (AJV), Equateur</p>
<p class="bodytext">22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), nationale</p>
<p class="bodytext">23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ), Katanga</p>
<p class="bodytext">24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association des Enfants et Jeunes Travailleurs (AEJT), Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association des Volontaires du Congo (ASVOCO), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association des Volontaires pour le Développement Intégré du Kasaï (AVODIK), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association pour le Développement Intégral au Congo (ADI), Orientale</p>
<p class="bodytext">28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association pour le Développement de Kitamba-Mwenga (ADKI), Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association pour les Nations Unies de la RDC (ANU/RDC), Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association Régionale de Développement Rural Intégré (ARDERI), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">32.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bénévolat pour l’Enfance (BENENFANCE), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">33.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Blessed Aid, Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">34.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bons Samaritains des Grands Lacs (BOSAM GL/DDH), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">35.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bureau de Développement Communautaire (BDC), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">36.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">37.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Campagne pour la Paix (CPP), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">38.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Carrefour pour la Justice, Développement et les Droits Humains (CJDH), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">39.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Caucus des Femmes Congolaises du Sud-Kivu pour la Paix, Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">40.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre d’Appui et de Réhabilitation des Infrastructures pour le Développement (CARID), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">41.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre de Droits de l'Homme et du Droit Humanitaire (CDH), Katanga</p>
<p class="bodytext">42.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre de Formation International en Droits Humains et Développement (CFIDH/D), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">43.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre de Recherche sur l'Environnement, la Démocratie et les Droits de l'Homme (CREDDHO), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">44.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre de Réhabilitation pour le Développement (CRDS), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">45.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre d'Etudes et de Formation Populaires pour les Droits de l'Homme (CEFOP/DH), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">46.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre Féminin pour la Formation et l’Information pour le Développement (CEFIDE), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">47.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre National d’Assistance aux Invalides du Congo (CNAICO), Kasaï oriental</p>
<p class="bodytext">48.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Centre Olame, Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">49.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Civis Congo, Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">50.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Coalition Congolaise pour la Cour Pénale Internationale (CN-CPI/RDC)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; , nationale</p>
<p class="bodytext">51.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Coalition Congolaise pour la Justice Transitionnelle (CCJT), nationale</p>
<p class="bodytext">52.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI/RDC), national</p>
<p class="bodytext">53.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa/NK (COJESKI/NK), Nord-Kivu</p>
<p class="bodytext">54.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa/SK (COJESKI/SK), Sud-Kivu</p>
<p class="bodytext">55.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comité de Développement de Bilomba (CDB), Kasaï occidental</p>
<p class="bodytext">56.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et des Églises à la Transformation Humaine (COSCET), Katanga</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sat, 05 May 2012 09:49:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>RDC : le Nord-Kivu s'embrase</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rdc-le-nord-kivu-sembrase/index.html</link>
			<description>Insurrection au Nord-Kivu: Bosco NTAGANDA se moque du monde !
La trève de l'insurrection au...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Insurrection au Nord-Kivu: Bosco NTAGANDA se moque du monde !</h2>
<p class="bodytext">La trève de l'insurrection au Nord-Kivu n'aura finalement été que de courte durée.<br /> Alors qu'à Kinshasa l'on annonçait le nouveau gouvernement à la fin de la semaine dernière, la population de Masisi, elle, était mise en débandade par des affrontements entre des insurgés que les médias ont donné pour fidèles au général Bosco Ntaganda, et les forces armées de la République Démocratique du Congo, les FARDC.<br /> <br /> Lundi matin, plusieurs cités et agglomérations du territoire de Masisi (à la limite nord-ouest de la ville de Goma, à plus ou moins 25 kilomètres) étaient sous le contrôle de ces mutins: Kitchanga (ancien quartier général du CNDP de Laurent Nkunda), Kingi, Rubaya, Bwiza, Muheto, Kibabi, Kirorirwe, Mweso, Murambi, Bihambwe, Bunyoli, et surtout Mushaki (lieu où B. NTAGANDA dit se trouver actuellement). Selon certaines sources dignes de foi à Masisi, les insurgés, qui avaient lancé leur offensive dans la nuit de samedi à dimanche, avaient installé leur état-major sur les collines de Kingi et Kibati.<br /> <br /> Dès dimanches, des dizaines de milliers de gens affluaient vers Sake (à la limite sud du territoire de Masisi) et Goma, bagages sur la tête (certains visiblement très fatigués et désemparés). Quelques centaines d'entre eux ont même passé la frontière au niveau de la grande barrière de Goma pour se réfugier au Rwanda voisin. Plusieurs témoignages faisaient état de la poursuite des combats ce dimanche-là dans les collines verdoyantes du territoire le plus meurtri du Nord-Kivu. L'on a parlé aussi d’enrôlement forcé d'hommes et d'enfants, ainsi que des mesures prises par les mutins pour empêcher systématiquement la population de fuir. Mais c'est des informations difficiles à vérifier. Certes les personnes qui ont traversé la frontière pour se réfugier au Rwanda étaient remarquablement des femmes et des enfants pour la plupart, mais cela ne veut pas dire forcément que leurs maris et frères sont restés entrain de combattre aux cotés des insurgés...&nbsp;<br /> <br /> A Goma, l'on a assisté à une mobilisation générale de l'armée et de la Monusco (la force onusienne dite de stabilisation): visiblement, les FARDC avaient été prises de cours et se déployaient en cascade dans la zone de combat. Les combats auraient fait plusieurs morts et blessés au sein des FARDC, mais aucun bilan officiel n'a été donné.<br /> <br /> L'attitude des autorités congolaises a été très maladroite: le porte-parole des FARDC à l'Est a minimisé la situation, assurant que l'armée maitrisait la situation. Le Gouverneur Julien Paluku a abondé dans le même sens dans la soirée sur les antennes de Radio Okapi. Selon lui, il s'agissait de petits troubles occasionnés par des militaires indisciplinés, et aucune cité parmi les neuf données pour prises n'était contrôlé par les insurgés. Ah, il a d'ailleurs refusé d'employer le terme insurgé... Sur le plan humanitaire, le loquace Gouverneur avait parlé de &quot;quatre ou dix familles&quot; qui auraient paniqué suite au crépitement des balles, et auraient décidé de quitter les villages. Pourtant dans la matinée, un conseil extraordinaire de ministres s'était tenu, sous les hospices du vice-gouverneur Feler Lutahichirwa, et avait bien parlé d'une insurrection, invitant les mutins à se rendre. Il avait aussi mis en place un &quot;comité de crise&quot; pour s'occuper de la situation humanitaire.&nbsp;&nbsp;<br /> <br /> Mardi, l'on a annoncé la reprise de quelques cités par les forces loyalistes, après d'intenses combats à l'arme lourde. Mais Mushaki serait toujours aux mains des insurgés. il faut dire que c'est un endroit stratégique, pour ceux qui ne connaissent pas Masisi...<br /> <br /> En meme temps, le Général Bosco Ntaganda, qui d'habitude n'aime pas parler aux médias, a donné une interview téléphonique à un journaliste de l'AFP (Agence France Presse), assurant ne pas être ni de près ni de loin associé à cette insurrection, et ne pas la soutenir. &quot;Je me trouve à Mushaki, la hiérarchie militaire sait où je me trouve, je suis toujours membre des FARDC, et je ne suis pas impliqué dans ce qui est entrain de se passer à Masisi&quot;, a-t-il proclamé, en swahili. &quot;Je ne peux pas combattre ces insurgés, parce que je n'ai aucune fonction de commandement pour le moment&quot;.&nbsp;<br /> <br /> Mais il faut être naïf pour penser que B. NTAGANDA n'est pour rien dans tout ça. Non seulement il a &quot;repris le maquis&quot; après que l'on ait mis de la pression sur lui pour l’arrêter, mais aussi les insurgés sont ses anciens militaires qu'il commandait au sein du CNDP, et l'insurrection s'est faite là où il se trouve. Mushaki, sa colline de retraite, a même été prise, elle aussi. serait-il prisonnier de guerre, là? Rien n'est moins sur !<br /> <br /> Bien plus, le Gouverneur Julien Paluku vient d'annoncer lui-même ce mercredi, lors d'une conférence de presse, que Bosco NTAGANDA sera &quot;responsable de ce qui se passe dans le Masisi&quot;. Il faut dire qu'à Goma, tout le monde sait que Ntaganda essaie juste d'égarer les dupes, mais qu'il est l'instigateur de cette nouvelle guerre qui ne dit pas son nom. Pour quelle revendication? Quel objectif? Malin est celui qui saurait le dire pour le moment (d'ailleurs les insurgés n'ont fait aucune déclaration officielle. Personne ne sait ce qu'ils veulent).<br /> <br /> Je crois pour ma part que c'est une démonstration de force, en vue de dissuader le gouvernement congolais de mettre la main sur Ntaganda. Le message codé que je crois dénicher est: osez, et nous saccageons la province !<br /> <br /> Pour sa part, le CNDP (l'atypique parti politique), a publié mardi un communiqué dans lequel il s'explique, sans que personne ne lui ait rien demandé. Il dit ne pas être lié à ces affrontements, et en appelle au dialogue. Oui, au dialogue. Avec qui ? Au sujet de quoi? Allez vous-mêmes savoir... &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br />&nbsp;&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><span style="color: rgb(69, 69, 69); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; ">Envoyé par jean-mobert dans&nbsp;</span><span style="color: rgb(35, 71, 134); outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; "><a rel="nofollow" target="_blank" href="http://congo-revolution.blogspot.com/2012/05/insurrection-au-nord-kivu-bosco.html">Le blog de Jean-Mobert N'Senga !</a></span><span style="color: rgb(69, 69, 69); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;le 5/02/2012 06:11:00 PM</span></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">A lire, sur le même sujet :&nbsp;</p>
<h2><a href="http://direct.cd/2012/05/03/nord-kivu-les-conflits-armes-provoquent-de-2000-deplaces-au-rwanda/" title="Opens external link in new window" target="_top" class="external-link-new-window" >Nord-Kivu – Les conflits armés provoquent plus de 2000 déplacés au Rwanda</a></h2>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 03 May 2012 14:46:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : Un régime en trompe-l’oeil</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rwanda-un-regime-en-trompe-loeil/index.html</link>
			<description>Les informations et les analyses sur la situation au Rwanda sont contradictoires. D’aucuns louent...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Les informations et les analyses sur la situation au Rwanda sont contradictoires. D’aucuns louent les progrès de ce pays en termes d’infrastructures, de développement économique, de sécurité sociale et même de politique de réconciliation. D’autres dénoncent l’abandon des zones rurales, la corruption, l’absence de libertés et le climat de répression, ainsi que le fossé grandissant entre riches et pauvres. Que le Rwanda ait progressé est une évidence. S’il ne l’avait pas fait depuis 18 ans que le FPR est au pouvoir, cela serait totalement anormal. Mais que ce développement s’accompagne d’effets pervers importants est malheureusement tout aussi indéniable.</p>
<p class="bodytext">Dans l’article qui suit, nous allons voir comment la juxtaposition de politiques sociales, agricoles, commerciales et autres, qui individuellement sont pleinement justifiées par les autorités, conduit lentement et inexorablement à la paupérisation et à la marginalisation de la grande masse de la population rwandaise, celle qui vit dans les campagnes ou ne gravite pas autour des sphères du régime aux commandes. Or, ces politiques sont pour la plupart financées et appuyées plus ou moins directement par la coopération internationale, bilatérale ou multilatérale. Il est donc essentiel que les bailleurs de fonds saisissent l’importance des effets pervers des politiques menées avant que, poussées à bout de misère, les populations ne meurent ou ne se révoltent violemment. Dans le domaine agricole, le gouvernement rwandais a lancé un vaste de programme de redéploiement des cultures. L’objectif présenté étant de promouvoir les cultures les plus adaptées aux différentes régions, de manière à augmenter la production agricole dans un monde à 90% constitué de petites entreprises familiales. </p>
<p class="bodytext">Malheureusement, l’exiguïté des parcelles familiales est telle que pour obtempérer aux injonctions officielles, les paysans on été obligé de sacrifier leurs cultures vivrières et de soudure au profit de monocultures, identiques dans chacun des grandes régions agricoles. Par ailleurs, les autorités ont, dans cette même optique de productivisme et de monoculture, réquisitionné les marais, qui sont les zones les plus fertiles et traditionnellement dévolues aux cultures vivrières et maraîchères. Les paysans ont donc été chassés de ces terrains les plus fertiles et repoussés sur les flancs érodés des collines. Le phénomène a été encore amplifié par les projets de cultures en vue de produire du biocarburant. Le gouvernement rwandais cherchant à surfer sur la « vague verte », s’est lancé tête baissée dans ce type de cultures, alors même que les instances internationales dénonçaient leurs effets pervers sur l’alimentation des petits paysans. </p>
<p class="bodytext">Défendant son souci de rationaliser le commerce, le gouvernement rwandais a entrepris de revoir les conditions d’accès au commerce des produits agricoles. Ce faisant, il a limité l’accès au commerce de gros des productions agricoles à quelques très gros commerçants, créant de ce fait un déséquilibre de type monopolistique largement défavorable aux petits producteurs qui non seulement n’ont plus aucune maîtrise sur la fixation du prix, mais ne parviennent plus à acheter les productions d’autres régions afin d’équilibrer le régime alimentaire familial. Ce phénomène est encore accru par des directives draconiennes limitant l’accès aux marchés. Non seulement, il n’y a pratiquement plus de production vivrière et maraîchère familiale, mais l’accès de ces marchés est limité par l’exigence de taxes prohibitives perçues à leur entrée, soit avant la vente, à ceux qui voudraient écouler le petit peu de surplus de leur production. </p>
<p class="bodytext">Comme tous les pays à forte pression démographique, le Rwanda est de très longue date confronté à un problème de raréfaction du bois de chauffage. Le bois est non seulement le combustible quasi exclusif pour la population rurale, mais les arbres sont aussi les seuls moyens efficaces de lutte contre l’érosion massive des sols pentus des collines rwandaises. Il importe donc de protéger la forêt et de promouvoir le reboisement. Les autorités rwandaises ont donc logiquement pris des mesures de protection de la forêt, malheureusement leur mise en place est beaucoup plus coercitive qu’incitative et produit des effets désastreux. Il est aujourd’hui extrêmement difficile pour un paysan d’obtenir l’autorisation de couper un arbre de son propre reboisement, même s’il replante par ailleurs. Il n’est même pas autorisé à ramasser du bois mort. La principale conséquence en est que les paysans en sont réduits à ne plus cuire leurs aliments que tous les deux ou trois jours, et surtout à éviter les aliments qui nécessitent les plus longs temps de cuisson, comme les haricots ou les pois. Or ces aliments, sont les seuls sources protéinées pour ces familles où la viande est absente du régime alimentaire pour des raisons économiques. </p>
<p class="bodytext">Si l’on juxtapose les effets pour les petits agriculteurs, des monocultures forcées, de la quasi disparition des cultures vivrières, de la perte de contrôle sur les prix de vente des productions, de la limitation d’accès aux marchés et du manque de bois de chauffage, on obtient des conséquences désastreuses non seulement sur le pouvoir d’achat des populations rurales, mais sur leur niveau même de santé en raison de l’apparition de graves déséquilibres alimentaires. On voit réapparaître au Rwanda, des cas de Kwashiorkor (déficit protéiné) chez des adultes, maladie auparavant rencontrée chez de jeunes enfants au moment du sevrage. </p>
<p class="bodytext">Les autorités rwandaises mettent en avant leur système d’assurance soins de santé universelle qui garantirait selon elles, l’accès aux services de santé à l’ensemble de la population contre une cotisation « modique ». La première remarque concerne le caractère réellement « modique » de ladite cotisation. Une large part de la population ne possède pas la somme nécessaire pour la payer et cette population est justement celle qui, parce qu’elle est la plus pauvre, et celle qui a le plus besoin des soins de santé primaire. On constate ainsi une 25 large désaffection des structures de santé, qui se vident de leurs patients incapables de payer. </p>
<p class="bodytext">Les gens restent chez eux et succombent à des maladies parfaitement curables ou aisément évitables, faute de cette « modique » cotisation. La deuxième remarque concerne la couverture octroyée par cette carte de mutuelle. Si elle semble effectivement permettre l’accès au centre de santé le plus proche, elle ne donne droit à aucune intervention en cas de transfert vers un hôpital, c’est-à-dire en cas de pathologie plus lourde ou d’intervention chirurgicale et donc de frais bien plus importants. En milieu urbain, l’hôpital est souvent le centre de référence et la couverture est donc assurée. Les autorités rwandaises ont entrepris un vaste programme d’embellissement et de propreté des lieux publics. On ne peut que se louer de la disparition des immondices qui jonchaient les rues de Kigali. </p>
<p class="bodytext">Mais cette course à l’apparence s’est largement faite au détriment des populations les plus faibles. Expropriés pour une bouchée de pain, des quartiers populaires qui jouxtaient des quartiers aisés comme à Kiyovu, Remera, Kacyiru ou ailleurs, les habitants ne parviennent pas à se reloger et sont chassés loin des centres et de leurs lieux de travail. Chassés des villes tous ceux qui ne peuvent s’offrir de chaussures fermées, les tongs ne sont même plus tolérées. Chassés des routes asphaltées ceux qui assurent le transport de marchandises ou de personnes sur leur vélo, ils perdent ainsi leur gagne-pain. Dans les campagnes aussi, des mesures dites de « salubrité » ont jeté hors de chez eux en pleine saison des pluies, 400 000 personnes dont les maisons aux toits de chaume devaient disparaître du paysage. </p>
<p class="bodytext">Ces maisons rondes traditionnelles, parfaitement adaptées au climat rwandais, appartenaient le plus souvent aux plus pauvres qui ne pouvaient s’acheter les tuiles ou les tôles exigées. À ces mesures s’ajoutent un nombre incalculable de taxes et de redevances en tous genres, souvent minimes mais cumulatives et qui, si elles ne sont pas honorées, conduisent les personnes en défaut de paiement en prison ou les privent de tout accès aux services publics et documents administratifs indispensables dans un pays aussi quadrillé et organisé que le Rwanda. Car le gouvernement, s’il assure une communication intense à destination de l’étranger, semble ne connaître que la coercition comme moyen de garantie de l’application des mesures qu’il prend à l’intérieur du pays. De nombreux projets de développement des zones rurales sont soutenus par des fonds internationaux et notamment européens. </p>
<p class="bodytext">Malheureusement, leur attribution à des groupes de populations agricoles relativement aisées mais très peu nombreuses empêche tout effet redistributif de l’amélioration économique qu’ils pourraient engendrer. C’est ce qu’a démontré la chercheuse anversoise An Ansoms<a href="file:///E:/musabyimana.net/Rwanda%20un%20r%C3%A9gime%20en%20trompe%20l'oeuil.doc#_ftn1" name="_ftnref1">1</a>. Il faudrait pour que l’aide aux agriculteurs ait un effet redistributif et tire vers le haut la plus grande part de la population, que cette aide parvienne vers le plus grand groupe de ces paysans, ceux qui sont à la limite de la survie et pourraient améliorer de façon substantielle leurs revenus avec un léger coup de pouce, tirant derrière eux les plus pauvres auxquels ils pourraient offrir du travail et des revenus. L’affectation actuelle de l’aide aux milieux ruraux les plus aisés crée une inégalité croissante entre riches et pauvres et renforce l’exclusion de la grande masse de la population hors du système économique rwandais. C’est le même constat qui prévaut dans l’analyse des mouvements associatifs et coopératifs ainsi que dans l’octroi de crédits et de micro-crédits. Les conditions légales édictées par les autorités rwandaises sont telles que d’une part, la création d’associations sans but lucratif est découragée au profit de groupements coopératifs à vocation économique. C’est d’autant plus vrai pour les associations à vocations culturelles ou sociales dont les autorités craignent qu’elles évoluent vers des groupes de pression à revendications politiques. Ne sont encouragées que les coopératives à vocation économique, les groupements de production, qui resteront malgré tout sous la surveillance étroite des autorités et soumises à une pléthore d’obligations légales et administratives. Ceci évince les paysans les plus pauvres de toute possibilité de création de groupement, en raison de l’importance et de la technicité des obligations préalables indispensables. Sous prétexte de rationalisation de l’administration territoriale, les Rwandais ont vu leur paysage socio-administratif subir une mutation importante ces dix dernières années. Les communes devenues districts ont été totalement redessinées. </p>
<p class="bodytext">De nombreuses structures ont perdu leur référence territoriale d’activité et leur homogénéité voire leur capacité de fonctionnement. Mais surtout, l’élargissement des collectivités territoriales a un effet désastreux sur l’accès des administrations pour la population. Alors qu’il était auparavant possible à tout un chacun d’accéder en une journée aller-retour, aux bâtiments administratifs pour une démarche ou la participation à une réunion, c’est devenu impossible pour la plupart aujourd’hui. Ainsi, non seulement les contacts entre les autorités et la population ne se font plus que dans le cadre de contrôles et de perception, mais, ces autorités ne peuvent matériellement plus connaître leurs administrés qui ne sont plus que des foules anonymes et de surcroît la distance kilométrique entre populations et autorités est devenue infranchissable pour des piétons. Le Rwanda se vante de la multiplication de ses établissements d’enseignement, en particulier, supérieur. </p>
<p class="bodytext">Aujourd’hui, nombre de fonctions même subalternes sont réservées aux seuls détenteurs de diplômes universitaires (quelle que soit leur valeur réelle). Même un Bourgmestre (Maire) de district ou un conseiller de secteur doit posséder un master. Ceci pose avant tout la question de la nature même de la fonction. Sont-ils des fonctionnaires, auquel cas on peut envisager des conditions d’accès à la fonction, ou bien sont-ils des mandataires et alors se pose la question du caractère démocratique de l’élection de candidats si bien sélectionnés ? Mais la nécessité actuelle de posséder un diplôme supérieur est un luxe souvent inaccessible aux plus pauvres. Et les autorités rwandaises qui ont, il y a quelques mois, supprimé 17.000 des 22.000 bourses d’état, ont privé des milliers de jeunes issus de milieux pauvres et ruraux de tout espoir d’emploi. </p>
<p class="bodytext">Par ailleurs, il est à déplorer qu’aucun effort conséquent ne soit réalisé pour promouvoir et permettre l’accès à l’enseignement technique et professionnel dans ce pays qui manque cruellement de techniciens. L’article qui s’achève ici ne donne malheureusement qu’un aperçu des effets pervers de la juxtaposition des politiques mises en œuvre par les autorités rwandaises. La liste est loin d’être close et s’allonge malheureusement trop rapidement. Il est essentiel que les bailleurs de fonds soient conscients que les fonds qu’ils octroient en toute bonne foi, peuvent devenir partie du problème plutôt que de contribuer à la solution et à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables, lorsque ces fonds soutiennent des politiques qui génèrent tant d’effets pervers, de marginalisation des populations, d’accroissement des inégalités entre riches et pauvres, entre citadins et urbains. Reste à déterminer si cette marginalisation et cette paupérisation sont les résultats de choix délibérés des autorités rwandaises ou bien d’erreurs et d’un manque de réflexion en profondeur. Quoi qu’il en soit, il nous semble urgent de tirer la sonnette d’alarme. </p>
<p class="bodytext">Car, la paupérisation et la marginalisation de la majorité de la population rwandaise qui est paysanne et vit avec largement moins de 1 dollar par jour, ne peut conduire qu’à des résultats désastreux ; au mieux à la lente agonie d’un peuple rendu amorphe par la peur, au pire à de nouvelles flambées de violences de cette population désespérée qui pourrait exploser à la moindre étincelle ou sous l’influence de quelque agitateur. Il faut également garder à l’esprit cette parole du Général Paul Kagame, prononcée il y a une plus dizaine d’années en, parlant du Rwanda : « Je viderai le tonneau à la petite cuiller s’il le faut ». l’immense majorité des Rwandais qui a une mémoire collective très vive, a perçu dans cette petite phrase, le dessein du général Kagame d’éliminer du Rwanda tous ceux qui n’épouseraient pas ses visées politiques ou qui différeraient de lui, par leur origine ethnique ou leur niveau économique, afin de créer au sein de la population du Rwanda une nouvelle forme « d’équilibre » qui lui serait plus favorable. </p>
<p class="bodytext">Bénédicte van Cutsem, Décembre 2011. </p>
<p class="bodytext">[publié dans «&nbsp;Rencontres pour la paix&nbsp;», avril 2012]</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<hr />
<p class="bodytext"><a href="file:///E:/musabyimana.net/Rwanda%20un%20r%C3%A9gime%20en%20trompe%20l'oeuil.doc#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> An ANSOMS : <b>“</b>Resurrection after Civil War and Genocide: Growth, Poverty and Inequality in Post-Conflict Rwanda<b>”</b>, <i>European Journal of Development Research</i>, 17:3, pp.495-508, 2005</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 01 May 2012 12:07:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>La RDC a un nouveau gouvernement</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/la-rdc-a-un-nouveau-gouvernement/index.html</link>
			<description>Le nouveau Premier Ministre de la RD Congo, Augustin Matata Ponyo Mapon a publié,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Le nouveau Premier Ministre de la RD Congo, Augustin Matata Ponyo Mapon a publié, ce&nbsp;&nbsp;samedi 28 avril 2012, son gouvernement tant attendu.<br />Ce gouvernement compte trente-six membres, dont le Premier Ministre lui-même, deux vice-premiers ministres, un ministre délégué à la Primature chargé des Finances, vingt-cinq ministres et huit vice-ministres.Les deux vice-premiers ministres s’occuperont l’un du Budget, et l’autre de la Défense et Anciens combattants.<br />Il y a également un «&nbsp;ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Finances&nbsp;», en la personne de Monsieur Patrick Kitebi Kibol Mvul.<br />Quatre ministres du gouvernement sortant d’Adolphe Muzitu sont reconduits, parmi lesquels le tonitruant et tristement célèbre Lambert Mende Omalanga aux médias (il s’occupera également des relations avec le Parlement et de l’&nbsp; «&nbsp;initiation à la nouvelle citoyenneté&nbsp;»). Ses trois compères rescapés du gouvernement sortant sont&nbsp;:&nbsp;</p><ol start="1" type="1"><li>Fridolin Kasweshi, qui demeure aux Infrastructures et Travaux publics, et à qui l’on a ajouté l’aménagement du territoire, l’urbanisme et l’habitat ;</li><li>Martin Kabwelulu reste au ministère des Mines ;</li><li>Maker Mwangu conserve quant à lui l’Education primaire, secondaire et professionnelle.</li></ol><p class="bodytext">Trois femmes sont à la tête de ministères :</p><ol start="1" type="1"><li>Wivine Mumba Matipa, ministre de la Justice et Droits humains ;</li><li>Louise Munga Mesozi, ministre du Portefeuille ;</li><li>Géneviève Inagosi, ministre du Genre, famille et Enfant.</li></ol><p class="bodytext">Le reste des membres de ce gouvernement sont :</p><ol start="1" type="1"><li>Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie : Raymond Tshibanda ;</li><li>Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières : Richard Muyej ;</li><li>Plan et suivi de mise en œuvre de la révolution de la modernité : Célestin Vunabandi ;</li><li>Economie et commerce : Jean-Paul Nemoyato ;</li><li>Transport et Voies de communication : Justin Kalumba Mwana Ngongo ;</li><li>Environnement, Conservation de la nature et Tourisme : Bavon N’sa Mputu Elima ;</li><li>Ressources hydrauliques et électricité : Bruno Kapanji Kalala;</li><li>Hydrocarbures : Crispin Atama Tabe ;</li><li>Industrie, Petites et Moyennes Entreprises : Remy Musunganyi Bampale ;</li><li>Postes, Télécommunication et Nouvelles technologies : Tryphon Kin-kiey Mulumba ;</li><li>Emploi, Travail et Prévoyance sociale : Modeste Bahati Lukwebo ;</li><li>Santé publique : Felix Kabange Numbi</li><li>Enseignement supérieur et universitaire : Chelo Lotsima ;</li><li>Agriculture et Développement rural : Jean-Chrysostome Vahamwiti ;</li><li>Affaires foncières : Robert Mbuinga ;</li><li>Affaires sociales, Actions humanitaire et Solidarité nationale : Charles Nawej Mundele</li><li>Fonction publique : Jean Claude Kibala ;</li><li>Jeunesse, Sport et Loisirs, Culture et Arts : Banza Mukalayi Sungu</li></ol><p class="bodytext">Ce gouvernement compte aussi huit vices-ministres, dont trois femmes :</p><ol start="1" type="1"><li>Affaire étrangères : Tunda wa Kasende ;</li><li>Coopération internationale : Dismas Magbengu ;</li><li>Décentralisation et Affaires coutumières : Eugide Ngokoso ;</li><li>Droits humains : Sakina Binti ;</li><li>Plan : Sadok Bukanza ;</li><li>Finances : Roger Shulungu ;</li><li>Budget : Abuyuwe Lixa ;</li><li>EPSP : Maguy Rwakabuba.</li></ol><p class="bodytext"><b>Observation critique&nbsp;:</b><br />Le nouveau gouvernement présente quelques points marquants par rapport à ceux qui l’ont précédé durant la première législature, mais je note les principaux (à mon sens)&nbsp;:</p><ol start="1" type="1"><li>C’est un gouvernement réduit (10 membres de moins par rapport à celui de MUZITO)&nbsp;;</li><li>Le PPRD (parti du Président Kabila) se taille la part du lion dans ce gouvernement, et le PALU de Gizenga est en réel déclin, au profit de partis moins connus comme le MSR&nbsp;;</li></ol><p class="bodytext"><br />Autre constat&nbsp;:</p>
<p class="bodytext">- &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;Aucun membre de l’opposition n’y est entré (l’ADR de François Mwamba y a deux membres, mais rien n’indique qu’il est encore un parti de l’opposition, depuis le rapprochement de son leader avec le camp de la Majorité Présidentielle), ce qui tranche avec les promesses d’ouverture de Monsieur Kabila lors de son discours d’inauguration, en décembre dernier&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le nombre des femmes n’atteint toujours pas les 30 pourcent (seulement 6 femmes sur 36 membres)&nbsp;;</p>
<p class="bodytext">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le retour d’anciens membres du gouvernement Muzito n’est pas étonnant, mais celui particulier de Monsieur Lambert Mende Omalanga l’est&nbsp;: s’il y avait des sondages sur les personnalités publiques les plus détestées des Congolais, je suis presque sûr qu’il viendrait parmi les premières. Il s’est distingué en effet par ses mensonges patents, ses frasques verbales, sa virulence et ses décisions aussi arbitraires qu’impopulaires (fermeture de médias, interdiction des SMS, propos discourtois, voire injurieux à l’endroit des journalistes, des défenseurs des droits humains ainsi que des personnalités étrangères, …). Son retour ne va plaire ni à l’opposition, ni à la société civile, ni aux journalistes, ni même à certaines puissances étrangères comme la Belgique. Il aurait dû rester au Parlement où il s’était trouvé une place, plus ou moins loin de nos oreilles et de nos regards…</p>
<p class="bodytext"><br />Malgré des points négatifs, je pense qu’il y a une chance à ce que ce gouvernement peut faire la différence, et sauve la face de Kabila salie par une sale élection.</p>
<p class="bodytext"><br />Cependant, je ne suis pas certain que le critère de l’intégrité ait été pris en compte.Parmi les défis urgents qui l’attendent figure notamment le vote du budget 2012 et le retour de la sécurité à l’est du pays (au Nord-Kivu, en particulier).&nbsp;&nbsp;<br />--<br />Envoyé par jean-mobert dans&nbsp;<a rel="nofollow" target="_blank" href="http://congo-revolution.blogspot.com/2012/04/rdc-matata-ponyo-rendu-public-son.html">Le blog de Jean-Mobert N'Senga !</a>&nbsp;le 4/29/2012 06:45:00 PM</p>]]></content:encoded>
			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 23:39:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Actualité des Grands Lacs – Semaine du 21 au 27 avril 2012   </title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/actualite-des-grands-lacs-semaine-du-21-au-27-avril-2012/index.html</link>
			<description>En RDC, le climat d’insécurité reste de mise dans l’est du pays, principalement au Kivu où...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">En RDC, le climat d’insécurité reste de mise dans l’est du pays, principalement au Kivu où l’&nbsp;«&nbsp;affaire Ntaganda&nbsp;» est loin d’être close. Bien que 14 militaires de l’ex-<b>CNDP </b>ont été transférés à Bukavu pour y être jugés et qu’un millier de militaires de ce groupe ait été transféré à Kananga, ce dont se félicite la société civile, trois officiers loyaux à <b>Bosco Ntaganda</b> ont encore déserté avec leurs hommes et se sont rendus à Kitshanga au Nord Kivu tandis que 300 militaires du CNDP auraient rallié les Maï-Maï Cheka dans le territoire de Walikale. </p>
<p class="bodytext">Dans cette province, où l’ONG <b>Heal Africa</b>, a recensé 112 cas de violences sexuelles en mars dernier, des Maï-Maï ont tendu une embuscade qui a fait neuf morts dont deux colonels en territoire de Walikale, tandis qu’une autre attaque <b>Maï-Maï</b> a eu lieu contre un camp militaire en territoire de Beni où l’on dénonce aussi des exactions de militaires. Au Sud Kivu, on relèvera des échanges de coups de feu entre soldats des FARDC qui ont duré six heures dans le territoire de Kalehe.</p>
<p class="bodytext">En Province Orientale, la société civile du Bas Uélé dénonce la complicité entre les <b>FARDC </b>et des braconniers qui sont peut-être des déserteurs, tandis qu’au Nord Katanga, les militaires sont accusés de pillage, de trafic d’or et d’ivoire dans le territoire de Malemba-Nkulu.</p>
<p class="bodytext">Sur le plan régional et toujours dans le domaine de la sécurité, une campagne contre le rebelle <b>Joseph Kony</b> se déploie dans certaines grandes villes américaines. La position de ce chef rebelle semble devenir très fragile, mais l’administration Obama a prolongé la mission de la centaine de conseillers militaires présents dans la région.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine politique, pendant que le Premier ministre récemment nommé poursuit ses consultations avec les partis liés à la majorité présidentielle et avec quelques indépendants, l’opposition, qui avait mal ressenti la manière dont avait été nommé les membres du bureau, a accepté de reprendre sa place à l’Assemblée nationale et demande la présidence de trois commissions parlementaires. Cette Assemblée, qui est désormais composée de 16 groupes parlementaires et qui va travailler avec le Sénat existant «&nbsp;pour doter la RDC de lois claires, diverge sur la tenue des élections provinciales en janvier 2013&nbsp;: le problème de la légitimité des gouverneurs en place et du Sénat (dont les membres sont élus par les assemblées provinciales) est en effet posé. </p>
<p class="bodytext">Du côté de la CSJ, celle-ci, qui a déjà traité 350 recours sur 500, a jugé insuffisant le délai de 60 jours qui lui est imparti pour l’examen de ces recours&nbsp;: elle a cependant déjà invalidé les mandats de 32 députés, dont la plupart appartiennent à la coalition au pouvoir, et a décrété que les élections étaient invalides dans un seul territoire seulement (au lieu de 7 où des violences et/ou des fraudes ont eu lieu), celui de Masisi où les élections devraient être recommencées par la <b>CENI</b>. Pour ce qui regarde cette même CENI, le problème de la paie des arriérés des agents électoraux et policiers commis à la surveillance des bureaux de vote reste pendant dans plusieurs provinces.</p>
<p class="bodytext">Par ailleurs, on signalera que l’<b>ASADHO</b> a rédigé un rapport sur les faibles avancées démocratiques en RDC, rapport où il est question d’une «&nbsp;démocratie de papier&nbsp;» et auquel le gouvernement a répondu en évoquant les efforts qu’il a consenti.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine des droits de l’homme, la même ASADHO a dénoncé les menaces de mort contre des défenseurs de l’environnement qui luttent contre l’éventualité de l’exploration pétrolière dans le <b>Parc des Virunga</b>. De son côté, Journalistes en danger demande au nouveau Premier ministre de garantir la liberté d’expression et de presse afin de redorer l’image démocratique du pays.</p>
<p class="bodytext">Dans le domaine économique, un groupe d’investisseurs américains a été reçu par le Premier ministre intérimaire dans le cadre de la faisabilité de deux projets au <b>barrage d’Inga</b> au Bas Congo et à celui de Mobayi en Equateur.</p>
<p class="bodytext">Au <b>Burundi</b>, une ONG dénombre 160 personnes tuées de manière mystérieuse au cours du premier trimestre de cette année.</p>
<p class="bodytext">En <b>Ouganda</b>, une vague de protestation de femmes a déferlé sur le pays suite au cas d’une burundaise malmenée par la police.</p>
<p class="bodytext">Au <b>Rwanda</b>, le parquet a requis la prison à perpétuité pour l’opposante <b>Victoire Ingabire</b>, accusée de «&nbsp;complicité de terrorisme&nbsp;» et de «&nbsp;propagation de l’idéologie de génocide&nbsp;». Par ailleurs, le premier accusé transféré du TPIR à la justice rwandaise, un pasteur pentecôtiste, a comparu pour la première fois devant un tribunal.</p>
<p class="bodytext">EurAC<br />27/04/2012<br /><br /><div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 23:38:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le Kivu, ça sent une nouvelle guerre !</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/le-kivu-ca-sent-une-nouvelle-guerre/index.html</link>
			<description>On croyait les démons d'une nouvelle guerre éloignés du Kivu avec la récente descente du Président...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">On croyait les démons d'une nouvelle guerre éloignés du Kivu avec la récente descente du Président <b>Kabila </b>à Goma et Bukavu, et les vagues de retour ou d'arrestation de certains militaires insurgés, il n'en est apparemment rien...<br /><br />De nombreux officiers FARDC anciens du <b>CNDP </b>sont retournés dans la brousse dans le territoire de Masisi. Une vingtaine plus précisément, et quelques centaines d'hommes de troupe, d'après mes sources. Parmi ces officiers se trouvent les Colonels MUTONI, NGARUYE et Innocent ZIMURINDA (ce dernier est très connu à Goma). Avec les militaires restés loyaux aux FARDC, ils se regardent en chien de faïence. Ce mercredi, ils se sont même accrochés, et les combats ont fait plusieurs morts parmi les FARDC. D'après la radio onusienne Okapi, des centaines de milliers de déplacés fuyant les affrontements ou la tension sont déjà signalés.&nbsp;<br /><br />D'après une source proche du CNDP, la guerre ouverte n'est plus loin. Les militaires ex CNDP sont hostiles à l'idée de les déployer dans d'autres provinces. Le CNDP aurait meme menacé le Président Kabila<b> </b>de quitter sa coalition politique et de rejoindre l'opposition en s'alliant à l'<b>UDPS</b> de Tshisekedi, afin de &quot;réclamer la vérité des urnes&quot;. C'est une menace grave qui, si elle venait à se concrétiser, donnerait au viel opposant la force militaire qu'il lui manque pour imposer le pouvoir qu'il clame détenir à la suite des dernières élections.<br /><br />Les <b>Mayi-Mayi</b> alliés aux <b>FDLR </b>ne sont pas loin du décor. Hier mardi ils ont attaqué des positions des FARDC dans plusieurs localités du territoire de Masisi. Toujours d'après nos sources, ils seraient décidés à descendre jusqu'à Goma pour, semble-t-il, &quot;corriger Kabila&quot;. Le corriger pour quelle erreur? Je ne saurais le dire. Mais quand on vit dans cette région, ce ne sont pas des rumeurs que l'on prend à la légère. Etant donné la fébrilité - et maintenant les défections au sein des FARDC, tout est possible; tout peut arriver et n'importe quand.&nbsp;<br /><br />Dans l'ordre de cette tension grandissante au Kivu, signalons que lundi dernier, deux colonels des <b>FARDC </b>(CHUMA BALUMISA et PILIPILI) ont été tués dans une embuscade tendue par des éléments du rebelle Janvier dans le territoire de Walikale. L'attaque a fait sept autres morts parmi les FARDC, ainsi que plusieurs blessés. Les cadavres de ces officiers ont été amenés à Goma mardi pour y être enterrés.<br /><br />Pendant ce temps à Fizi et Mwenga dans le Sud-kivu, des affrontements violents opposent les Mayi-Mayi aux FARDC. En tout cela c'est la population civile qui paie le tribut. Notre économiste de nouveau Premier Ministre <b>Matata Ponyo</b> saura-t-il mettre fin à cette &quot;inflation&quot; de tension et de violence? Attendons voir...&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />--<br />Envoyé par jean-mobert dans&nbsp;<a rel="nofollow" target="_blank" href="http://congo-revolution.blogspot.com/2012/04/le-kivu-ca-sent-une-nouvelle-guerre.html">Le blog de Jean-Mobert N'Senga !</a>&nbsp;le 4/25/2012 06:44:00 PM</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 23:16:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rwanda : Léon Mugesera est en train de mourir à petit feu</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rwanda-leon-mugesera-est-en-train-de-mourir-a-petit-feu/index.html</link>
			<description>Léon Mugesera est arrivé à Kigali  le 24 janvier 2012 pour y être jugé pour son discours tenu...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Léon Mugesera est arrivé à Kigali&nbsp; le 24 janvier 2012 pour y être jugé pour son discours tenu à Kabaya en 1992. Il a été transféré au Rwanda&nbsp;par le Canada qui considère le&nbsp;contenu de ce discours&nbsp;comme un appel&nbsp;à la haine ethnique et une incitation à la violence.</p>
<p class="bodytext">Comme cela ressort d'une requête adressée au Procureur général rwandais par son&nbsp;avocat, Maître Donath Mutunzi, des garanties d'avoir un&nbsp;procès équitable&nbsp;avaient été données par&nbsp;le Rwanda &nbsp;au Canada dans un document signé le 18 &nbsp; février 2009.</p>
<p class="bodytext">Ces garanties portent notamment sur le&nbsp;droit de disposer du temps et des facilités &nbsp;nécessaires à la préparation de sa défense et de communiquer avec le conseil de son choix. Or, Mugesera&nbsp; est&nbsp;privé des facilités nécessaires de communiquer directement avec les avocats&nbsp;pressentis &nbsp;pour sa défense&nbsp;en vue de&nbsp;leur&nbsp;donner mandat.</p>
<p class="bodytext">Il ne peut non plus communiquer avec sa famille restée au Canada. Plus grave, &nbsp; &nbsp;les autorités pénitentiaires tentent de le&nbsp;faire mourir de faim. Comme cela ressort de la requête précitée, le gouvernement rwandais s'était engagé à nourrir ce prisonnier&nbsp;conformément&nbsp; aux normes acceptées à l’échelle internationale, soit&nbsp;trois repas par jour. Mugesera a à peine un repas par jour et il arrive qu'il passe deux jours de suite sans avoir à manger, la prison prétextant l'oubli. Son avocat ne cache pas son indignation car dans sa lettre il écrit : &quot;celui qui oublie de lui apporter [à manger]&nbsp;n’oublie certainement &nbsp;pas lui même de manger&quot;.&nbsp;</p>
<p class="bodytext">L'épouse de Mugesera, restée au Canada, a écrit une lettre le 21 avril 2012 au&nbsp;Ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration pour l'alerter sur le cas de son mari qui subit des tortures psychologiques voire physiques car le gouvernement rwandais est en train de le&nbsp;faire mourir à petit&nbsp;feu , par inanition, et conclut que son mari est condamné d'avance car tout indique qu'il ne peut pas&nbsp;avoir un procès équitable, notamment&nbsp;au vu des agissements&nbsp;du procureur&nbsp;John Bosco Siboyintore, en charge du dossier.<br /><br />Gaspard Musabyimana<br />24/04/2012&nbsp;</p>
<h2><b>Ci-dessous en attaché</b>:&nbsp;</h2>
<p class="bodytext">- La lettre de l'avocat Danath Mukunzi au Procureur général rwandais.&nbsp;<br />- La lettre de l'épouse de Mugesera à&nbsp;Jason Kenney, ministre de &quot;Citizenship, Immigration and Multiculturalism&quot;.</p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 10:19:00 +0200</pubDate>
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		</item>
		
		<item>
			<title>Actualité des Grands Lacs - Semaine du 14 au 20 avril 2012</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/actualite-des-grands-lacs-semaine-du-14-au-20-avril-2012/index.html</link>
			<description>En RDC, la principale nouvelle de la semaine est la nomination d’un nouveau Premier ministre,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">En <b>RDC</b>, la principale nouvelle de la semaine est la nomination d’un nouveau Premier ministre, l’ancien ministre des Finances, <b>Augustin Matata Mpoyo</b>, un technocrate peu politisé et reconnu pour sa compétence&nbsp;: proche des milieux financiers internationaux et originaire du Maniema, fief du Chef de l’Etat, sa nomination a été généralement bien accueillie à Kinshasa, chez les diplomates et surtout à Kindu où la nouvelle a suscité des manifestations de joie. Parmi les autres nouvelles politiques, on signalera qu’aucun recours à la CSJ n’a jusqu’ici été déclaré fondé par cette Cour.</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">De son côté, l’Union européenne conditionne son financement à la suite processus électoral au suivi des recommandations de son rapport, à un budget crédible et à un calendrier réaliste. Concernée au premier chef, la CENI, qui a établi le calendrier des <b>élections</b> des gouverneurs et vice-gouverneurs devenus députés, a annoncé, dans la foulée d’un atelier d’évaluation, que les élections provinciales auraient lieu en janvier 2013 et a promis&nbsp; de respecter les recommandations de cet atelier, notamment concernant le nombre élevé des omis les listes électorales, la mise en œuvre d’une cartographie correcte pour les sites de vote, la participation de la société civile, le fichier électoral etc.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Du côté des partis politiques, alors que le conflit pour le poste de secrétaire général du PPRD se poursuit au Kasaï Oriental, l’UDPS a radié 33 des 42 députés au motif qu’ils ont accepté de siéger à l’Assemblée nationale, tandis qu’<b>Etienne Tshisekedi</b>, pour lequel une nouvelle manifestation de soutien a encore eu lieu à Bruxelles, a créé une nouvelle plate-forme politique, la «&nbsp;majorité présidentielle populaire&nbsp;». Enfin, à l’Assemblée nationale, l’opposition s’apprête à nommer sans tarder son porte-parole conformément à la constitution.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Malgré le retour à une certaine normalité avec la fin des désertions au Nord et au Sud Kivu des officiers proches de <b>Bosco Ntaganda</b>, dont&nbsp; Amnesty International et Human Rights Watch réclament une nouvelle fois l’arrestation immédiate, l’insécurité continue à prévaloir dans l’est du pays. Alors que plus de 2.500 enfants soldats sont répertoriés, un rapport de 13 ONG nationales et internationales réclame un accord de toute urgence sur la réforme du secteur de la sécurité de la part du gouvernement et de la communauté internationale, réforme à laquelle la Russie déclare vouloir prendre part, notamment en traquant la LRA de Joseph Kony dont deux dirigeants américains affirment que «&nbsp;ses jours sont comptés&nbsp;».</span>&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Sur le terrain, au Sud Kivu, les <b>Maï-Maï Yakutumba</b> refusent de libérer quinze villages occupés dans la région de Baraka et réclament 25 millions $, tandis que des hommes armés ont sévi dans les territoires de Walungu et d’Uvira. Au Nord Kivu, des combats ont opposé les FARDC à la milice APCLS, alliée au <b>FDLR</b>, tandis que des exactions commises par les FDLR et le PARECO ont entraîné de nouveaux déplacements de population en territoire de Masisi et que dix villages du territoire de Walikale sont passés sous le contrôle des <b>Maï-Maï Cheka</b> .</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En Province Orientale, on a pu observer des déplacements de population vers l’Ouganda suite à une présence importante des <b>miliciens de Cobra Matata</b> du FRPI et qui attendent toujours des autorités congolaises une décision sur leur intégration dans les FARDC. Enfin, au Katanga, les affrontements entre les FARDC et des milices ont entraîné plus de 18.000 déplacés en territoire de Mitwaba.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine économique, deux ONG suisses accusent le groupe <b>Glencore</b> de violations des droits humains et des normes environnementales ainsi que d’évasion fiscale en RDC. Par ailleurs, il est toujours question de l’affaire de la prospection pétrolière dans le Parc des Virunga&nbsp;: le ministre belge des Affaires étrangères a fait part au Parlement belge de l’envoi d’une lettre à son homologue britannique pour attirer son attention sur cette question.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Dans le domaine social, la grève des médecins s’est radicalisée depuis le 2 avril, mais le syndicat des médecins a finalement appelé à la reprise du travail dans la foulée de la menace du Premier ministre intérimaire de bloquer les primes de risque des médecins grévistes.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au <b>Burundi</b>, une conflit oppose la <b>Commission nationale des terres</b> et autres biens au parti tutsi <b>UPRONA</b> à propos de l’attribution des terres aux réfugiés qui sont rentrés au pays.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">En <b>Ouganda</b>, un nouveau projet de loi criminalisant l’<b>homosexualité</b> a été déposé au Parlement. Dans le domaine économique, les conflits fonciers menacent certaines parties septentrionales du pays.</span></p>
<p class="bodytext"><span lang="FR">Au <b>Rwanda</b>, 23 officiers supérieurs ont été promus au rang de général. Par ailleurs, la principale opposante au régime, <b>Victoire Ingabire</b>, déclare avoir perdu définitivement confiance dans un déroulement correct de son procès&nbsp;: elle accusé l’exécutif d’interférer avec le judiciaire.<br /><br />EuraAC<br />24/04/2012</span></p>
<p class="bodytext"><span style="font-size:12.0pt; line-height:115%" lang="FR">&nbsp;<div id="pub_google_728"><script type="text/javascript"><!--
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 00:58:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Bruxelles : les jeunes belgo-rwandais contre la monopolisation de la Mémoire</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/bruxelles-les-jeunes-belgo-rwandais-contre-la-monopolisation-de-la-memoire/index.html</link>
			<description>Jambo asbl est une association de jeunes rwandais de Belgique. Elle est surtout connue par son site...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><a href="http://www.jamboasbl.com/" title="Opens external link in new window" target="_top" >Jambo</a> asbl est une association de jeunes rwandais de Belgique. Elle est surtout connue par son site <a href="http://www.jambonews.net/" title="Opens external link in new window" target="_top" >Jambonews</a> qui traite l’actualité rwandaise. Par contre, sa branche «&nbsp;<a href="http://www.mpore.org/" title="Opens external link in new window" target="_top" >Mpore</a>&nbsp;» (ne pleures pas) dédiée à la commémoration de toutes les victimes de la région des Grands Lacs, est&nbsp;moins connue. C’est elle qui a organisé, ce vendredi le 20/04/2012, une soirée de commémoration de la mémoire de toutes les victimes de la tragédie rwandaise. L’événement a rassemblé une centaine de Rwandais et d’étrangers.</p>
<p class="bodytext">A l’ordre du jour, il y avait entre autres une conférence, des témoignages et des moments de recueillement et de rédaction de messages d’espoir par le public.</p>
<p class="bodytext">Intitulée «&nbsp;Les blessures invisibles de la guerre&nbsp;», la conférence a porté sur les traumatismes et a été donnée par le docteur Frodouald Gatarayiha, un psychiatre d'origine rwandaise. Ceux-ci surviennent après un événement horrible comme la guerre et apparaissent après une période de latence, c’est-à-dire qu’ils prennent un temps pour se manifester. </p>
<p class="bodytext">Les traumatismes sont étudiés depuis surtout la première et la deuxième guerre mondiale mais surtout après la guerre du Vietnam. Scientifiquement, l’état de stress post traumatique est caractérisé par tout un tas de facteurs dont notamment des pensées intrusives qu’un individu essaie d’évacuer mais sans y parvenir car elles reviennent constamment. Il ne peut donc les éviter, ni les chasser, ni les maîtriser. Un traumatisme impose un encodage spécial des informations et les événements sont racontés par épisodes car la mémoire est fragmentée. Le conférencier a souligné que quand le psychologique souffre, le physique souffre aussi. Ce sont donc les manifestations somatiques qui sonnent souvent l’alerte, dont une hypervigilance caractérisée par un manque de sommeil, des troubles de la mémoire, …</p>
<p class="bodytext">Malgré la technicité du sujet, le public a suivi la conférence avec intérêt, en témoignent les nombreuses questions posées dont notamment celle de savoir si la commémoration du génocide opérée chaque année au Rwanda au mois d’avril et au&nbsp;cours de laquelle des os sont déterrés et exposés n’est pas une façon de réactualiser les traumatismes. Dr Gatarayiha a s’est dit ne pas avoir de réponses adéquate à la question. Celles-ci sont venues du public. Déterrer les os permet d’enterrer dignement un membre de famille une fois qu’il est reconnu soit par ses habits soit par un autre signe, selon un participant. Joseph Matata, un activiste des droits de l’Homme, a éclairé le public en montrant que dans la culture rwandaise, aucune personne ne peut exposer les os de ses parents ou d’un membre de famille. Il les enterre. Pour lui, le but de cette exposition ne peut qu’avoir des fins politiques, dont celle de terroriser les survivants, de rappeler aux uns et autres que la mort peut toujours les frapper, bref d’empêcher la population d’avoir la paix.</p>
<p class="bodytext">La conférence a été suivie de témoignages. Alice Nsabimana, la fille de feu-général Déogratias Nsabimana, Chef d’Etat-Major des ex-Forces Armées Rwandaises, a longuement parlé des séquelles laissées par la parte de leur père, qui a trouvé la mort dans l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. Cela devient dur à supporter surtout que la célébration de la mémoire des victimes a un caractère sélectif car une partie de la population n’a pas droit d’honorer la mémoire des leurs qui ont trouvé la mort soit en 1994 soit dans les camps de réfugiés de l’ex-Zaïre. </p>
<p class="bodytext">Quant à&nbsp;Pudentienne Seward, née d’un couple mixte, de père tutsi et de mère hutu, elle a raconté comment en avril 1994, alors qu’elle était dans sa région natale de Butare, elle a failli être tuée plusieurs fois par des Interahamwe, mais que grâce à Dieu elle a survécu et a pu retrouver son mari anglais au mois de juin. Ils ont quitté le Rwanda et la dame y est revenue en août 1994. Elle est retournée à Butare mais elle a trouvé sa mère et bon nombre des membres de sa famille assassinés par les militaires du FPR qui contrôlaient la région. Actuellement en Angleterre, elle a fondé une association dénommée Pax qui prône un dialogue entre Hutu et Tutsi notamment en organisant des conférences et des séances de réconciliation entre les Rwandais.</p>
<p class="bodytext">Les moments de recueillement furent marqués par une intense émotion perceptible dans la salle éclairée aux bougies sous une musique choisie pour la circonstance.</p>
<p class="bodytext">Gaspard Musabyimana<br />&nbsp;21/04/2012</p>
<p class="bodytext"><b><br /></b></p>
<p class="bodytext"><b>Témoignage de Pudentienne Seward<br /><span class="rgmediaimages-player rgmi1842 " id="player3d200f7292730599f921c08f837c74df">Flash is required!</span>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 14:25:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>RDC: la Commission électorale a échoué...</title>
			<link>http://www.musabyimana.net/lire/article/rdc-la-commission-electorale-a-echoue/index.html</link>
			<description>RDC: Pour une véritable réforme de la CENI 
Que la Commission Electorale Nationale Indépendante...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b style="color: rgb(69, 69, 69); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; text-align: justify; "><span style="font-size: 11pt; " lang="FR">RDC: Pour une véritable réforme de la CENI</span></b> </p>
<p class="bodytext">Que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ait échoué dans sa mission d’organiser des élections justes et transparentes semble désormais être reconnu par la quasi totalité des acteurs nationaux et internationaux qui ont joué un rôle dans le processus électoral en RDC. La seule exception est faite par le président de la CENI lui-même qui, se dit satisfait de la manière dont l’institution qu’il préside a su relever les énormes défis que ces élections représentaient. <br />En clair, plusieurs acteurs sont d’accord sur le fait que l’actuelle CENI a perdu toute sa crédibilité. Pour cette raison, elle ne peut pas, dans sa composition actuelle, organiser la suite du processus électoral qui prévoit des élections provinciales et locales qui sont aussi fondamentales pour la poursuite du processus de démocratisation du pays. <br />Depuis plusieurs années, EurAc plaide pour la tenue des élections locales car il est convaincu&nbsp; qu’elles représentent la seule garantie d’une participation active de la population congolaise dans l’élection de ses représentants.&nbsp; C’est pour cela que nous réitérons, la nécessité d’éviter à tout prix l’acceptation du fait que les prochaines cinq années se passent sans que des instances politiques proches de la population soient mises en place. <br />Il nous semble, par contre, qu’une unanimité manque par rapport aux solutions envisagées pour sortir de la profonde crise politique dans laquelle le pays est tombé au lendemain des élections présidentielles et législatives. Plusieurs représentants de la société civile congolaise, y compris le réseau d’AETA avec qui EurAc a observé les élections de novembre 2011, ont donné leur adhésion à une pétition dans la quelle ils demandent d’un côté la démission de la CENI, et de l’autre, la représentativité réelle de la société civile dans le bureau de la nouvelle CENI. <br />Dans ce cadre, la mission d’observation de l’Union Européenne recommande un investissement dans l’éducation civique, pour la quelle les organisations de la société civile congolaise sont expertes, et la restructuration de la CENI «afin de la rendre véritablement paritaire, de garantir une bonne représentation de la Société civile et de prendre en compte la nouvelle réalité politique&nbsp;».&nbsp;<br />Pour EurAc, qui soutient l’idée d’accorder à la société civile la possibilité de jouer un rôle actif dans le processus électoral, une CENI réellement indépendante ne doit pas passer par une désignation de ses membres par les partis politiques, car cela aboutirait inéluctablement à une politisation à outrance de cette institution.&nbsp; <br />Comme indiqué dans son dernier communiqué, EurAc demande à l’Union Européenne d’appuyer la suite du processus électoral en RDC, si certaines conditions sont remplies. Celles-ci incluent la désignation des membres de la CENI selon un modèle dans le quel les membres sont choisis sur base de leurs qualités personnelles, leurs expériences professionnelles et leur intégrité.&nbsp; <br />Puisque nous avons eu la preuve que le modèle de CENI dont les membres ont été recrutés sur base de leurs appartenances politiques a échoué, les acteurs engagés dans le processus démocratique doivent prendre leur courage à deux mains.&nbsp; Ils doivent accepter le modèle qui aurait du être appliqué depuis longtemps et qui est le seul à relever le défi réel d’aujourd’hui et de demain. A savoir&nbsp;: donner un vrai pouvoir au peuple congolais pour qu’il soit à la fois au début et à la fin du processus de démocratisation de son pays.<br /><br />Donatella Rostagno, <br />Secrétaire Exécutif AI d’EurAc<br /><br /></p>
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			<category>Actualités sur le Rwanda</category>
			<category>2010-Documents sur le Rwanda</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 10:24:00 +0200</pubDate>
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