Comment régler durablement la question de l’insécurité à l’Est de la RDC ?

Est-ce que la « disparition » de Bosco Ntaganda dans le Parc de Virunga veut dire que la page sur son arrestation vient d’être tournée ? Si c’était le cas, il est clair que Ntaganda ne sera jugé ni par la CPI, ni par la justice congolaise. Plusieurs observateurs sont d’avis en effet qu’il détiendrait un certain nombre d’informations et de secrets sur des zones d’ombres des accords de Paix entre Kigali et Kinshasa que ni le Président Kagame, ni le Président Kabila n’ont intérêt qu’ils soient dévoilés. 
Lire le document

Ce que on ne dit pas dans les fondements de la crise hutu-tutsi du Rwanda.

Kigeli V NDAHINDURWA[1], le général major Paul KAGAME et LA TUTSITE RWANDAISE à la lumière de la Généalogie de la noblesse -les batutsi- du Rwanda et la «déclaration des bagaragu bakuru b’i bwami».

Ces derniers temps une radio émet au nom du mwami KigeliV Ndahindurwa, parce qu’il semble vouloir rentrer et régner à nouveau sur l’ancien royaume  « nyiginya ».

Aurait-il changé de position par rapport l’idéologie de l’Inganji kalinga telle qu’exprimée in illo tempore par la déclaration des Bagaragu bakuru b’i bwami ou l’extrait du programme de l’UNAR? A la lecture des ouvrages comme Sabizeze muzi w’u Rwanda (2004) de Amani Athar, ou le numéro 27 des Cahiers Lumière et Société : «Les poètes du clan abanyiginya» de septembre 2004 (publié par Bernardin Muzungu) ; et surtout à voir les pratiques de spoliations officielles de biens des non affiliés à l’ancienne généalogie de la noblesse…, il y a lieu de s’inquiéter….

Voici les extraits de ces documents :

La Charte du Parti du mwami, l’UNAR (Union Nationale Rwandaise) et dont voici un extrait:

«Bien que la société rwandaise soit composée d’individus de valeur très inégale et qu’il n’était pas équitable d’accorder la même valeur à la pensée vulgaire de l’homme ordinaire qu’au jugement perspicace de l’homme capable... ; bien que le suffrage universel aboutira infailliblement à l’asservissement de la minorité lettrée par la majorité inculte, situation qui prolongera l’esclavage..., il est cependant impossible de refuser le suffrage universel aux Bahutu. Une opposition manifeste donnerait un argument aux colonialistes... Si la majorité tutsi est vraiment capable et à la hauteur des événements, elle doit, par son énergie, influer sur l’opinion publique, étonner le monde par son organisation, son endurance et sa discipline. L’organisation de notre partie s’empressera de donner aux bahutu et aux batwa les mêmes droits et en même temps s’empressera de mater la sottise et la trahison commune aux êtres incapables de la plus élémentaire abstraction »[2].

Les réformes amorcées le mwami MUTARA III RUDAHIGWA (dont le règne est d’ailleurs apprécié par la plupart des personnes – rwandais - qui l’ont connu) depuis surtout 1954[3] (suppression de l’ubuhake et l’introduction du système de suffrage universel direct) accentuèrent d’abord les oppositions entre hutu et tutsi, chacun essayant de défendre ses intérêts et de trouver dans le passée de quoi légitimer soit des revendications de changement (comme le Manifeste des Bahutu[4] du 24 mars 1954, on y trouve comme revendications entre autres: l’abolition du principe de l’administration indirecte qui entraînait la promotion des seuls cadres tutsi et la démocratisation; la suppression des corvées; la liberté d’expression, la reconnaissance de la propriété foncière individuelle; la promotion des hutu aux fonctions publiques; l’accès équitable à l’enseignement secondaire;...); soit le statu quo(comme l’incendiaire déclaration du 17 mai 1958 des douze Dignitaires de la cour, Abagaragu b’i Bwami[5] et dont je donne un extrait) pour finir en une radicalisation totale. Voici l’extrait de cette déclaration de l’oligarchie alors au pouvoir:

« Ceux qui réclament le partage du patrimoine commun sont ceux qui ont entre eux des liens de fraternité. Or les relations entre nous (Batutsi) et eux (Bahutu) ont été  de tout temps jusqu’à présent basées sur le servage ; il n’y a donc entre eux et nous aucun fondement de fraternité : En effet quelles relations existent entre Batutsi, Bahutu et Batwa ?(…)

Les Bahutu prétendent que Kanyarwanda est père de Batutsi, Bahutu et Batwa ; or nous savons que Kigwa est de loin antérieur à Kanyarwanda et que conséquemment Kanyarwanda est de loin postérieur à l’existence des trois races Bahutu, Batutsi et Batwa, qu’il a trouvé bien constituées. Comment dès lors Kanyarwanda  peut-il être père de ceux qu’il a trouvés existants ? Est-il possible d’enfanter avant d’exister ? Les Bahutu ont prétendu que Kanyarwanda est notre père commun, le « Ralliant » de toutes les familles Batutsi, Bahutu et Batwa : or Kanyarwanda est fils de Gihanga, de Kazi, de Kimanuka, de Kigwa. Ce Kigwa a trouvé les Bahutu dans le Rwanda.

Constatez donc, s’il vous plaît, de quelle façon nous, Batutsi, pouvons être frères des Bahutu au sein de Kanyarwanda, notre grand- père.

L’histoire dit que Ruganzu a tué beaucoup de « Bahinza» (roitelets). Lui et les autres de nos rois ont tué des Bahinza et ont ainsi conquis les pays des Bahutudont les Bahinza étaient rois : (…) Puisque donc nos rois ont conquis les pays des Bahutu en tuant leurs roitelets et ont ainsi asservi les Bahutu, comment maintenant ceux-ci peuvent-ils prétendre être nos frères ? »

Avec cette déclaration, toute idée de compromis semblait mise de côté, et l’Association pour la Promotion de la Masse (Aprosoma) ainsi que le Mouvement Social Hutu vont intensifier leur lutte en vue de la revalorisation des « hutu » taillable et corvéable à merci. A ce propos les articles de G CYIMANA, « Préalable à l’indépendance du Rwanda - Urundi», in revue Habari, XII, 5, pp2-13 et « Plaidoyer pour le menu peuple au Rwanda – Urundi » in La Revue nouvelle, 15ème année, XXXIX, 3, pp. 238-246, posent clairement la nature des problèmes qui étaient là. Il va y avoir dès 1959 un climat de méfiance qui va donner naissance aux actions de tentatives d’élimination physique de ces leaders du menus peuple et de tous ceux qui étaient favorables à ces réformes y compris le mwami Mutara III Rudahigwa éliminé le 25 juillet 1959. Et après son élimination fut alors intronisé un nouveau mwami de complaisance en la personne de Kigeri V Ndahindurwa (coup de force de mwima du 28 juillet 1959 lors de l’enterrement du monarque défunt «homme des blancs» comme l’appelaient les ultras conservateurs du système nyiginya– !). Ce nouveau roi va tolérer si pas autoriser les complots contre les élites, injijuke, du Rubandarugufi, par les Dignitaires de la Cour qui avaient à leur tête Michel Kayihura; l’ex provisionnaire de l’ex mwami Musinga déporté, Rukeba; et le Mwiru Kayijuka (voir le tableau des chefs de cette époque ainsi que leur répartition clanique, dans l’ouvrage Histoire du Rwanda. De la pré- histoire à nos jours de B Lugan), entre autres.

Avec les deux types documents qui entraînèrent la radicalisation des positions et la  cristallisation des oppositions, tous comme se référant aux mythes (confectionnés par la monarchie nyiginya pour légitimer sa domination séculaire), les uns pour se considérer comme d’origine divine et qu’ils doivent jouir d’une légitimité incontestable par qui que ce soit; les autres, que le mythe nyiginya nomme les trouvés sur terre, se considérant  comme autochtones dont le pays a été annexé des étrangers qui les maintiennent sous un joug dont il faudrait se débarrasser. Et ainsi le mythe de légitimation raciale nyiginya eut effet boomerang, en raison de leur ostracisme pour tout garder, puisqu’il sert de légitimation politique aux autres.

Avec l’attaque du seul membre issu de la plèbe(rubandarugufi) alors sous-chef à l’époque (sur 54 chefs tutsi), Mbonyumutwa Dominique le 1er Novembre 1959 par les jeunes extrémistes du parti du mwami Kigali V, (UNAR) au sortir de la messe à Byimana au centre du pays, la fameuse  Toussaint rwandaise, la rumeur circula dans tout le pays qu’il avait été tué ces jeunes unaristes. Entre le 2 et le 15 novembre, le désordre issu du mécontentement populaire en confrontation avec les miliciens du mwami Kigeli V fut maîtrisé grâce à l’intervention de la force congolaise (voir détails dans Nkundabagenzi F Rwanda Politique: 1958-1960, pp. 141-156 ; ou dans Murego D, La Révolution rwandaise; ou alors une synthèse dans l’ouvrage de B Lugan, 1997).

Et le Mwami, en prenant à ce sujet position au sujet de la crise « hutu»- « tutsi » déclara[6]:

« On nous a posé un problème, et après un examen attentif nous déclarons : il n’y a  pas de problème. Et que prennent garde ceux qui disent le contraire ... Le pays entier est coalisé à la recherche de l’arbre mauvais qui produit ses mauvais fruits de division. Quand il sera trouvé, il sera coupé, déraciné et brûlé pour qu’il disparaisse et que plus rien ne reste».

Apercu sur la nature des injustices d’alors.

Ubuhake et les «abakorerabushake » de Kagame : nouvelle forme d’ubugaragu ?

« Le contrat de servage pastoral (le buhake) est un engagement volontaire par lequel une personne, appelée umugaragu vient se recommander à une autre personne d’un rang social plus élevé, appelée shebuja. L’acte de se recommander se dit gukeza, les relations sociales du maître (shebuja) au serviteur (umugaragu) s’appellent ubuhake. Le serviteur s’engage, vis à vis de son maître, à rendre tous les services coutumiers et le shebuja consacre le contrat par l’octroi de vaches ou dans certaines régions de parcelles de terres à cultiver. Les services coutumiers que le serviteur doit prester sont, de la part d’un Muhutu, tous les genres de travaux serviles ordinaires; tandis qu’un Mututsi est conseiller, messager, informateur, compagnon d’armes, en un mot, l’instrument de l’influence sociale et politique entre les mains de son maître. Ne dispose –t-il pas lui-même, d’une ramification plus ou moins puissante d’associés constituée de ses propres serviteurs, de ses parents qui ont également leur clientèle et des allés de sa parentèle »[7] .

Le buhake était destiné à renforcer la puissance[8] de la famille du maître. La parentèle[9] était la cellule sociale de base: foyer isolé détenant un fief (ensembles de vaches ou de pâturages détenus par des particuliers)ou une propriété autonome (dépendant en toutes ses paries d’un seul et même foyer); ou bien un ensemble de foyers ayant un ascendant commun dont ils possèdent, par voie d’héritage, le même fief (ou la même propriété foncière) qu’ils se partagent.  Mais c’était avant tout pour «garantir leur mode de vie pastoral par l’instauration de droits exclusifs de pacage, réservant pour cela de vastes étendues aux seules activités pastorales»[10]), « pour sauvegarder les biens de la vache contre la rapacité de la houe... »[11].

Sur les collines rwandaises pré- coloniales, la réalité des relations sociales étaient que les communautés claniques taillables et corvéables à merci vivaient sous le joug des seigneurs possesseurs de bétail et de terres selon un modèle de contrat féodal d’un système de clientélisme dit UBUHAKE (institution selon laquelle, lorsqu’un homme prête des vaches à un autre, il devient à jamais le patron –shebuja - et l’autre son client –umuja, umugaragu ou esclave - selon des obligations du type du féodalisme médiéval ; le féodalisme rwandais reposant sur la vache) et UBUGERERWA dans certaines régions du nord-ouest notamment non incorporées dans le système nyiginya. Tout le territoire rwandais- il s’agit ici du Rwanda nyiginya- appartenaient au mwami avec tout ce qui s’y trouve, mais chaque chef était maître absolu sur son igikinki. Les détails sont à voir dans l’ouvrages de NKULIKIYIMFURA JN Le gros bétail et la société Rwandaise, évolution historique: des XIIe- XIVe siècles à 1958, L’Harmattan 1994; les ouvrages de M. d’HERTEFELT sur le Rwanda; lire ce qui est la Version Officielle de l’histoire (construction des biru, voir un récit dans COUPEZ A et KAMANZI T. Littérature de Cour au Rwanda, pp. 48-75) du Rwanda (cette histoire nyigiya à bien distinguer de ce que devra être l’HISTOIRE du RWANDA qui intégrera les autres composantes des réalités rwandaises dans chacune des régions historiques successivement soumises sous domination de la dynastie rwandaise nyiginya) selon l’Honorable abbé KAGAME A. (qui avait publié une synthèse sur autorisation de la Cour de RUDAHIGWA, voir dans La Revue Zaire, d’avril 1947 « le Code ésotérique de la dynastie du Rwanda » p.364) ; et non pas seulement  s’informer au près des anciens dignitaires féodo-monarchistes et les administratifs batware, plutôt que de chercher à engager un débat scientifique sans maîtriser les concepts les plus élémentaires pour le débat (comme il le dit lui même).

Les Belges ont vu dans l’ubuhake une structure de gouvernement indirect, parce ce qu’ils prenaient ce système comme une grande pyramide sociale au sein de laquelle les banyarwanda avaient les mêmes chances[12] (alors que c’était une structure aristocratique, féodale, excluant la masse populaire[13] constituée essentiellement de hutu). C’est ainsi qu’avec l’officialisation de l’uburetwa (travaux pour le chef traditionnel dans le cadre des contrats d’ubuhake) par la législation tutélaire; ainsi que l’introduction de nouvelles formes de contribution obligatoire pour tout le monde depuis 1917, sous forme d’un impôt en argent ikoro et d’une corvée obligatoire, akazi (les tutsi étant dans une position leur permettant d’obliger un subordonnée à faire ce travail à leur place) rendirent le système plus oppressif.

L’injustice sociale et la pauvreté qui en résultaient (trois jours par semaine de travail non rémunéré au service des autorités traditionnelles ou coloniales) sont devenues tellement flagrantes que, depuis les années vingt déjà, l’administration coloniale s’est vue obligée de prendre (progressivement) des mesures pour garantir aux masses paysannes, taillables et corvéables, le minimum vital en terre (jusqu’à l’abolition de l’uburetwa en 1949 et de l’ubuhake en 1954. C’est durant cette période que les antagonismes se sont cristallisées, avec la prise de conscience que l’ordre traditionnel pouvait bien être modifier (en raison notamment des mesures de redressement qui avait saper les structures du système socio-politique, l’enseignement, les campagnes d’alphabétisation,...) d’abord; un mouvement d’émancipation qui fut soutenu par la hiérarchie catholique et par les autorités coloniales, en raison de l’ostracisme de l’oligarchie au pouvoir, devant les revendications hutu.

L’administration belge créa des conditions qui favorisèrent une transformation de la société, grâce notamment à l’enseignement et à l’introduction de certaines réformes politiques avec le décret du 14 juillet 1952 instaurant le système électif au Rwanda. (voir à ce propos l’ouvrage de Maquet J et D’Hertefelt M., Elections en société féodale. Une étude sur l’introduction du vote populaire au Rwanda-Urundi. Bruxelles, Académie Royales des Sciences coloniales, 231p).

Déjà au début des années 1950, même des « des nobles» scolarisés avaient remis en cause le système féodal institutionnalisant la propriété exclusive des terres et des pâturages (territoires conquis sur les divers toparchies claniques tout au long de l’expansion du royaume féodal de la dynastie nyiginya), la succession à tous les postes de commandement par héritage et non par le mérite ou la concurrence… .  (lire à ce propos les travaux de Maquet J. dont l’article «La participation de la classe paysanne au mouvement d’indépendance du Rwanda » paru en 1964 dans Cahiers d’études Africaines, IV, 4 (n° 16), 552/568;  mais aussi « Rwanda castes» paru en 1970 dans Social Stratification in Africa, pp 93/124). Tous ceux qui avaient été donc à l’école ressentaient le système féodo- monarchique avec assez de déliquescence  qu’il fallait le réformer, y compris le mwami Mutara III Rudahigwa qui décrète l’abolition de l’Ubuhake le 01 avril 1954 (acte qui lui attire les critiques des ultra conservateurs traditionalistes dont un certain nombre décident de quitter le pays – les premiers exilés tutsi nyiginya rwandais). Les tensions au sein des familles des clans dynastiques qui en découlèrent sont considérées comme une des causes de l’élimination de ce mwami (roi) qui était considéré comme assez ouvert au changement démocratique du Rwanda (voir à ce propos dans l’ouvrage de LINDEN J 1978, Church and revolution in Rwanda (livre récemment traduit en 2004 en français).

En 1957, des élites formées (essentiellement des moniteurs et d’anciens séminaristes) issues de la masse, rubanda rugufi (le menu peuple, comprenant à la fois les hutu et les « petits tutsi») revendiqueront ouvertement le 24 mars, dans La Note sur l’aspect social du problème racial indigène au Rwanda – noté appelée par la suite « Le manifeste des bahutu »- , l’égalité des droits et la participation équitable aux postes de commandement et de gestion administrative du pays. Le manifeste rejette la chosification extrême du hutu en général et du tutsi pauvre, le système d’obscurantisme et de mensonge dit ubwiru et celui de clientélisme pastoral comparable au servage médiéval dit ubuhake (lire à ce propos l’article « Le buhake, une coutume essentiellement munyarwanda », in Bulletin de jurisprudence des Tribunaux indigènes du Rwanda-Urundi, n°3, 103-136 ; 1947 de Ruhara Chr, Rwamasirabo Chr et Sendanyoye Gr.), la réduction des hutu à des objets taillables et corvéables à merci (Voir forme du « contrat » d’ubugaragu (umugaragu= client pastoral, un serf, un esclave) dans les annexes de l’ouvrage de NKULIKIYIMFURA JN 1994, l’exclusion radicale des hutu à tout poste de responsabilité,…. . Ces élites vont s’organiser dans diverses associations dont le Mouvement social hutu à Kabgayi et l’Association pour la Promotion de la Masse (cette dernière association fut le premier parti politique agréé au Rwanda multi - partite).

VOILA un aperçu sur le mwami KIGELI V NDAHINDURWA, le démocrate…..le célibataire « endurcie» FIDELE A LATRADITION de l’UBWIRU…

Et pourquoi ?

Parce qu’ils sont Nobles à la manière qu’ils se sont décrits sous Mutara III Rudahigwa, selon la manière que nous livre DELMAS, L. ; 1950a      Généalogies de la noblesse (les Batutsi) du Ruanda.
Kabgayi: Vicariat apostolique du Ruanda, 7 + 246 pp.,ill.

Fruit de quarante-cinq ans de notes prises au cours de la vie de missionnaire (1905-1950) de l'auteur., l'ouvrage comprend trois parties. Dans la première sont consignées des traditions, et réflexions de l'auteur. sur l'origine des "Hamites" (terme qu'il emploie pour la haute noblesse tutsi) et la date dé leur arrivée au Rwanda ; (qu'il situe, suivant A.Kagame, vers 1000 AD), sur Gihanga et les coutumes qui se rattacheraient à lui, sur certains reqalia (lances, bidents, tambours), sur les vaches inyambo et les pages intore, sur le "parallélisme" des clans dans les trois "races". Un essai de classification des clans tutsi en quatre groupes est également présenté. La deuxième partie, la plus longue (pp.22/192), contient les généalogies des lignages tutsi, l'A.  ayant pris  comme  base,  pour  les établir,  les noms  des  chefs (50) et  des sous- chefs (630) en fonction en 1947-1948. Les généalogies lignagères se suivent par clan; celles du clan nyiginya sont présentées dans l'ordre chronologique des rois dont les lignages sont censés descendre, avec une notice sur chaque roi. Les généalogies des lignages qui se rattachent à d'autres clans sont précédées d'une notice sur chacun de ces clans. La troisième partie donne; par chefferie et sous-chefferie, la liste des chefs et des sous-chefs en fonction en 1947-1948, avec indication du clan et du lignage auxquels ils appartiennent, ainsi qu'une liste alphabétique de ces autorités. Quarante-deux photos (quelques photos très anciennes de Musinga; trois photos concernant la remise des tambours dynastiques à Mutara Rudahigwa, le 16 novembre 1931; plusieurs photos de chefs en fonction).

Est-ce que tous ceux qui se disent être « tutsi» du Rwanda  ont-ils bien des origines nobiliaires attestables? Connaissent-ils la généalogie de la noblesse, les  batutsi – du Rwanda?

Qui vivra verra !

Emmanuel Nduwayezu.
Octobre 2009

 


[1] Denier monarque absolu du Rwanda sous règne de qui le problème Hutu-tutsi à être violent et conflictuel en octobre novembre 1959.

[2] P.ERNY,  1994 op.cit. p. 54

[3] B. LUGAN, op.cit. pp.353-355.L’année 1954 est « considérée comme la dernière année d’existence de l’ordre ancien» ), il put faire adopter par le Conseil supérieur du Pays un décret qui abolissait le système de l’ubuhake, le 01 avril 1954 ; cfr NKULIKIYIMFURA (1994), pp. 286-290.

[4]C.M. OVERDULVE 1997, pp.97-113 Lire Donat MUREGO, La Révolution Rwandaise.

[5]Idem, p.115-120.Pour en savoir plus il faudrait lire entre autres l’ouvrage de Fidèle NKUNDABAGENZI, Rwanda politique 1958-1960, 1962.  pp.35-36, extrait daté du 17 mai 1958 

[6] P. ERNY, 1994, op.cit.

[7] KAGAME A (1952), p.18

[8] idem, p. 7

[9] KAGAME A (1952), p.17

[10] LUGAN B.(1997), p. 136; mais lire aussi des pages 135 à 144.

[11] Idem, p. 152

[12] C M. OVERDULVE, op.cit, p.33

[13] NKULIKIYIMFURA J.N. (1994) p.101-140; mais aussi dans OVELDUVE C M., op.cit. p34

 

 


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