Comment régler durablement la question de l’insécurité à l’Est de la RDC ?

Est-ce que la « disparition » de Bosco Ntaganda dans le Parc de Virunga veut dire que la page sur son arrestation vient d’être tournée ? Si c’était le cas, il est clair que Ntaganda ne sera jugé ni par la CPI, ni par la justice congolaise. Plusieurs observateurs sont d’avis en effet qu’il détiendrait un certain nombre d’informations et de secrets sur des zones d’ombres des accords de Paix entre Kigali et Kinshasa que ni le Président Kagame, ni le Président Kabila n’ont intérêt qu’ils soient dévoilés. 
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Le kuretesha et le kuvugilira

Les préparatifs à l'acte sexuels étaient de règle dans le Rwanda ancien. Deux d'entre eux s'étaient imposés : le kuretesha et le kuvugulira.

Dans certaines rares familles « aux mœurs affranchies », il existait des pratiques sexuelles particulières, dont les plus connues sont le kuretesha et le kuvugilira.

En comparaison avec une vache, il y avait le phénomène de kuretesha. Quand un éleveur va traire sa vache, il commence par caresser le pis (mamelle de la vache) et les trayons d’une vache pour exciter les glandes mammaires. Celles-ci se gonflent et la sécrétion du lait est visible. C’est le kuretesha. Alors seulement le producteur peut commencer à traire la vache. Dans ces familles, le jeune homme était informé de ne pas faire l’amour à une femme avant que les glandes vaginales ne soient excitées et imbibent le vagin. Le sexe de la femme bien lubrifié, la pénétration pouvait se faire. Cela supposait de caresser le clitoris avec le pénis ou les doigts, doucement, jusqu’à ce que survienne le liquide visqueux sur les parties génitales de la femme. Subtilement, on apprenait au jeune homme que seule « une femme chaude » (warese) peut être montée. Les hommes pouvaient même caresser le sexe de leurs femmes. A en croire la chanson d’amour traditionnelle  Rwamilindi, une femme appelle son bien-aimé à venir lui faire l’amour en prétextant une souffrance due à une maladie inconnue. Il l’a palpée partout sans localiser l’endroit souffrant. Mais quand il a posé les doigts sur son ouverture vulvaire, la femme a crié de joie, car c’est là qu’elle voulait que son bien-aimé la caresse (Bigirumwami, 1971, p.200).

Quant au kuvugilira, il s’agissait d’un comportement,  d’une attitude que la femme adoptait lors de l’acte sexuel, pour plaire à son partenaire. Non seulement elle devait kunyara « verser des secrétions vaginales » quand l’homme sollicitait le clitoris, mais également lors de la première pénétration, elle devait commencer par pousser des soupirs, puis progressivement elle adressait au partenaire des mots doux, des sobriquets vantant sa virilité dans des berceuses originales. C’est le kuvugilira. Il signifie littéralement « décrire les qualités de quelque chose, le vanter par des mots appropriés ». Le terme est emprunté à la poésie pastorale, car chaque vache avait une sorte de chanson poétique créée en son honneur. De même, en matière sexuelle, il s’agissait de chanter spécifiquement en l’honneur du pénis ». Le kuvugilira était appris aux filles d’une façon subtile, soit par le biais de la tante paternelle, soit de la grand-mère. Le principe étant que, quand on fait l’amour, il ne faut pas être comme un cadavre. Celui-ci n’a plus la possibilité de parler. Cette image cadavérique était donc absolument à éviter. La pratique du kuvugilira ne signifie pas que la femme était en orgasme. Elle le faisait pour le bien du partenaire, pour le stimuler jusqu’à l’éjaculation.

Pendant les relations sexuelles, la femme était heureuse quand elle avait arrosé le mari de ses humeurs sexuelles, mais également en éveillant sa fierté par des mots doux accompagnant chaque coup d’intromission. Le lexique du kuvugilira variait d’une femme à une autre, selon les leçons de séduction apprises. Un éleveur était notamment vanté pour ses qualités d’éleveur, un guerrier pour sa bravoure sur le champ de bataille, un agriculteur pour son abondante production agricole, etc.

D’après des confidences recueillies, la femme devait saluer l’entrée du pénis dans son vagin, sécuriser l’homme en lui disant qu’elle sentait son sexe la pénétrer : nayumvise iyo ni ninyubahiro « le respectueux [le pénis] est déjà dedans, je le sens ». Lorsque l’homme commençait le kunyaza, la femme allait jusqu’à donner à son mari des cadeaux souvent virtuels comme : nguhaye Mbilima « je te donne la contrée Mbilima pour agrandir ton fief » ; nguhaye mukara n’iyayo « je te donne la vache au teint noirâtre et sa génisse », etc. La femme pouvait enchaîner par l’évocation des qualités du partenaire comme : « tu es l’insurpassable », « tu es le plus beau », « tu es l’égal du Dieu du Rwanda ». La femme qui savait aller loin dans le kuvugilira, jusqu’à l’extrême exagération, était la plus appréciée.

La conciliation entre la réserve exigée de la femme par la culture, lors de l’acte sexuel, et le fait de « chanter pour le pénis » relève d’une subtilité que seules les Rwandaises savent faire passer. Tout devait se faire avec la pudeur la plus absolue pour que l’homme ne considère pas la partenaire comme une éhontée. Il est même probable que, dans certains milieux comme à la cour royale, la femme pouvait caresser le sexe de son partenaire et vice versa. En effet, on y rencontrait des femmes portant des surnoms évocateurs comme Rutokirutobinzage « femme aux doigts qui triturent le pénis ».

Extrait tiré de : "Pratiques et Rites sexuels au Rwanda" de Gaspard MUSABYIMANA, publié en 2006 à Paris (France) aux Editions L'Harmattan.

 

 


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Coutumes rwandaises, Culture et coutumes rwandaises, Sexualite rwandaise

 

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Commentaires / réactions

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tatagi godbout from canada (Wednesday, 19-01-11 06:47)

ah oui nibyo koko , kandi bira foctiona. Nyuma yaho nakurike kuri tv5 (le sex au tour du monde ) mu rwanda nahise ko menya ako kantu ( kunyasa. dok karakora kabisa bida sanswe kadi nakabere viv le kunyaza !!!

 

Miburo Festus from Bujumbura (Thursday, 11-11-10 13:39)

Je suis Burundais et j'aimerais avoir une copine Rwandaise pour qu'elle m'apprenne la pratique de Kunyaza.

 

tumba sedrick from kinshasa (Saturday, 03-07-10 11:15)

j'aimerais savoir comment faire pour que ma fiancee qui est rwnadaise jouisse comme ca.elle a vecu a l'etranger pendant plusieurs annees et quand je lui demande comment ca marche elle me dit qu'elle n'en a aucune idee

 

pascal Itire from France (Sunday, 31-01-10 21:10)

Bonjour et merci pour cette recherche scientifique enfin sur la sexualité africaine par les africains.

Je suis congolais et ma belle copine est rwandaise. C'est elle qui m'a initié au kuretesha, mais encore cela a enrichi nos rapports et nous rapproche davantage. En effet, après la séance de kuretesha, elle kunyara abondamment et moi aussi évidemment.

 

Ndimubeza Alubert from Kigali-Rwanda (Sunday, 09-08-09 19:24)

Mugabo nawe mugore nimudashimishanya mumukino wokuburiri umwe agahura numutekinisiye usobanukiwe azahita amutwara

 

Ndimubeza Albert from Kigali-Rwanda (Sunday, 09-08-09 19:19)

Ndagira inama byumwihariko abanyarwandakazi ko gufata nabi abagabo babo mugihe cyimibonano ari impamvu 1 ituma bacana inyuma mugabo nutarongora umugore ngo umumare ipfa agahura numutekinika ntuzamurenganye

 

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