Rosalie GicandaRosalie Gicanda avait contracté le mariage avec le Roi Mutara Rudahigwa, en 1942. Elle est la dernière reine du Rwanda. Elle est morte à Butare en avril 1994. Que Dieu ait son âme |
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Grande, belle, Rosalie Gicanda avait été choisie à la manière dont le roi du Rwanda renouvelait ses femmes. Des messagers parcouraient le pays à la recherche des belles jeunes filles issues de familles nobles qui seraient épousées par le roi. Aucune famille ne pouvait s'opposer au choix de ces envoyés spéciaux, car c'était plutôt un honneur que d'avoir sa fille épousée par le roi. Comme le voulait la coutume, les filles choisies étaient placées à la cour, sous les soins de la reine-mère qui les familiarisait avec les coutumes et les usages de la cour royale. La reine-mère prenait un temps d'observation sur leur beauté, leur savoir-faire, leurs qualités physiques et morales. En plus de cela, il était fait recours aux divinations mais aussi, et cela dans le plus grand secret, une sorte de défilé était organisé : toutes les filles Pour Rosalie Gicanda, par exemple, on raconte que quand elle passa devant ce jury, toute nue, elle éclata en sanglots car elle ne supportait pas cette épreuve. Le roi fut touché par cette marque de pudeur et la prit pour épouse. Le mariage du roi et de Rosalie Gicanda allait contre le principe d'exogamie, les mariés étant du même clan des Abanyiginya. Rosalie Gicanda a été épousée par Mutara Rudahigwa en secondes noces. La première épouse, Nyiramakomari, une princesse du clan Abagesera du Gisaka, venait d'être répudiée pour avoir fait deux fausses couches. C'est dans la recherche effrénée d'un héritier que ce second mariage fut célébré. C’était le 13 janvier 1942. Malheureusement Rosalie Gicanda ne lui donna pas, elle aussi, d'enfants. Nyiramakomari, répudiée, sera mariée à Nyirimbirima fils de Nshozamihigo, fils de Rwabugiri. Elle eut beaucoup d’enfants. Le problème était donc du côté de Mutara Rudahigwa
Catégories Photos anciennes du Rwanda
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Commentaires / réactions
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SEMANZI Epimaque from Kigali (Tuesday, 04-05-10 08:58)
Quand je je vois cette dame je suis plein d'emotion et je me demande pourquoi la ferocite rwandaise n'a pas epargne l'histoire du pays ? immaginez vous la personne qui a eu le courage d'enlever la vie a la seul reine du pays. Quand je passe devant sa derniere demeure devant l'ex commune de NGOMA je m'incline et je prie pour elle.
Enfin j'invite a toute personne qui sait la ou son corps a tete jete d'indiquer l'endroit pour qu'elle soit enterre dans la dignite humaine.
MUROKAMBALI Sudi from Kigali / Rwanda (Thursday, 08-10-09 11:22)
Muraho?Mufite ifoto ya GICANDA YA Couleur muyimpaye byanshimisha
Innocent (Wednesday, 01-07-09 13:44)
Tres bon analyse Manzi!
Le type etait un egoiste!!!
Il n'avait pas apris ce qui etait la vie au Rwanda, et comme ca il a aussi crie' la fertilite en Gicanda. Mais apres sa mort, pourquoi est ce que Gicanda n'a pas fait un enfant? Avec qui? Ne me demande pas ca.....
Manzi (Monday, 13-04-09 03:26)
Oui, le problème était du coté de Mutara Rudahigwa, et surtout de sa méconnaissance des us et coutumes du pays dont il se prétendait roi.
En effet, Nyirimbirima étant petit-fils de Rwabugiri comme lui, la tradition rwandaise permettait (en fait exigeait), si besoin il y avait, qu'il donnât des enfants à la femme de mwene se (kumubyarira), des enfants de Rudahigwa car "habyara inka".
La répudiation n'était donc pas nécessaire et surtout Rudahigwa aurait eu des héritiers au lieu d'être enterré avec un charbon de bois éteint (yahambanywe ikara).
Ce sont les coutumes des étrangers (notamment la religion chrétiennne) qui ont introduit l'infertilité masculine, inconnue auparavant au Rwanda (nta ngumba y'umugabo).
Donc, le roi Rudahigwa est le premier homme infertile dans l'histoire du Rwanda.
N.B. Aujourd'hui la science permet aux occidentaux de pallier à cette lacune de leur coutume par le recours aux banques de sperme et autres inséminations artificielles...
Autres messages :


se déshabillaient et passaient devant un jury en présence du roi. Le verdict tombait à la fin du défilé. Il était tenu compte des mensurations du corps et d’autres signes de bauté et d’érotisme.