Rwanda : qui paie la pension de retraite des militaires et cadres du FPR ?Les membres du FPR touchent les frais de pension pour lesquels ils n'ont cotisé. Avec la compliité du pouvoir, ils trichent avec la caisse sociale du Rwanda. |
|
|
|
|
|
Lorsque les éléments d’origine rwandaise appartenant à la l’armée régulière de l’Ouganda envahirent et s’emparèrent du Rwanda en 1994, la quasi-totalité des agents de l’Etat d’alors prirent le chemin de l’exil. Il en fut de même des membres des forces armées défaites. Cet exode a concerné plus de 100.000 fonctionnaires et militaires. Ces gens-là avaient cotisé à la Caisse Sociale du Rwanda dès leur entrée en fonction, en prévision de leur retraite. D’ailleurs, certains en étaient proches car ayant déjà accompli 25, 30 ou 35 ans de service ou près d’atteindre l’âge réglementaire de la retraite. Le FPR remplaça ces anciens serviteurs de l’Etat rwandais par ses membres venus pour la plupart des pays voisins, notamment d’Ouganda, de Tanzanie, du Burundi et du Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo. Les nouveaux fonctionnaires et nouveaux militaires n’avaient jamais pour la plupart cotisé à la Caisse Sociale du Rwanda. Pourtant, à peine quelques mois plus tard, beaucoup d’entre eux commencèrent à être mis à la retraite et à bénéficier de la pension versée par la Caisse Sociale du Rwanda. Au même moment, les vrais ayant droit à la pension, à savoir les anciens fonctionnaires et militaires, se sont retrouvés d’office en retraite anticipée et sans possibilité de réclamer les sommes qu’ils ont versées pendant toute leur vie active. Même ceux parmi ces anciens fonctionnaires ou militaires qui parviennent à se réinsérer dans la vie active n’ont aucune possibilité de faire prévaloir leur ancienneté de service. Pour illustrer notre propos et faire jaillir l’arbitraire et l’injustice qui caractérisent le régime du FPR et en même temps étaler les préjudices subits par des milliers de bons et loyaux serviteurs de l’Etat rwandais, nous donnerons quatre exemples concrets : 1. Le colonel INTSINZI (pseudonyme) a été recruté dans la rébellion de Museveni, la National Resistance Army (NRA) en Ouganda en 1981. Après la prise de Kampala en janvier 1986, il fut commandant d’unité dans la NRA devenue alors l’armée régulière de l’Ouganda. Il fut parmi les rares officiers d’origine rwandaise ‘‘autorisés’’ à rester en Ouganda après l’invasion de 1990. Il rejoindra finalement le Rwanda après1994 pour occuper de hautes fonctions de commandant au sein de l’armée. Pour des raisons non rendues publiques, le Colonel INTSINZI sera mis en retraite anticipée en 1999. Depuis lors, il touche une pension substantielle de la part de la Caisse Sociale du Rwanda dans laquelle il n’aurait cotisé que pendant cinq ans au grand maximum. L’Etat ougandais pour lequel il a travaillé et où il a versé une partie de sa solde en prévision de sa retraite ne supporte pas cette retraite qui reste entièrement à charge de la Caisse Sociale du Rwanda. 2. Monsieur MUKADA (pseudonyme) était depuis 1970 enseignant au Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo. Rentrée dans la foulée de la victoire du FPR en 1994, il exerça toujours son métier d’enseignant avant d’être admis à la retraite en 2000. Depuis, il touche une pension complète de la part de Caisse Sociale du Rwanda dans laquelle il n’aurait cotisé que pendant 6 ans au grand maximum. 3. Le Colonel MUSILIKARI (pseudonyme) né en 1945 est entré dans l’armée rwandaise en 1965. En 1994, il venait d’accomplir 29 ans de service et était à un an sa mise à la retraites soit à l’âge de 50 ans comme le prévoyait le statut des officiers d’alors. Il fut chassé du pays en juillet 1994 et dans son exil, il n’a aucune pension de retraite ni de la part du pays d’asile ni de la part de la Caisse Sociale du Rwanda dans laquelle il a versé une partie de sa solde pendant 29 ans. 4. Monsieur RUBANDA (pseudonyme) était fonctionnaire au Ministère de la Fonction publique depuis 1980. En 1994, il venait donc de boucler 14 ans de service c’est-à-dire autant d’années de cotisations à la Caisse Sociale du Rwanda. Il fut chassé comme tous ses collègues par les conquérants du FPR et remplacés par les nouveaux venus d’Ouganda, de Tanzanie, du Burundi ou du Zaïre. Après une longue traversée du désert, il a décroché à 50 ans un emploi dans son pays d’exil. Il ne peut malheureusement pas prétendre à aucune ancienneté en matière de sécurité sociale alors qu’il se trouve à quelques années de son départ à la retraite définitive. Les 14 ans pendant lesquels il a cotisé à la Caisse Sociale du Rwanda sont pour lui perdus. A travers ces quelques exemples, il est clair que l’Etat rwandais actuel, incarné par le régime du FPR de Paul Kagame, se comporte plus comme un « Etat-voyou » ou une organisation maffieuse et donc criminelle, que comme une un véritable Etat de droit soucieux de garantir à chacun de ses citoyens ce qui lui revient. Sinon comment comprendre que le colonel INTSINZI touche l’argent de la pension qu’il n’a jamais versée à la Caisse Sociale du Rwanda au moment où le Colonel MUSILIKARI qui a servi son pays pendant 29 ans en cotisant mensuellement ne bénéficie pas de la moindre centime de la part de la même Caisse sociale ? D’où vient l’argent que touche Monsieur MUKADA pour sa retraite, lui qui n’a pas cotisé à la Caisse Sociale du Rwanda et que le Congo qu’il a longtemps servi ne lui verse aucun sous ? Qui bénéficie de l’argent que le Colonel MUSILIKARI et Monsieur RUBANDA ont longtemps versé en préparation de leurs retraites mais ne peuvent désormais plus toucher ? Pour le FPR, le Colonel INTSINZI a remplacé le Colonel MUSILIKARI physiquement et juridiquement tout comme l’a été Monsieur MUKADA en ce qui concerne Monsieur RUBANDA. Drôle de conception de la part d’une organisation politique du 21è siècle. Le régime du FPR ne pourra jamais inspirer confiance tant qu’il continuera à se comporter comme une organisation maffieuse qui n’hésite pas à considérer une partie de rwandais ainsi que leurs biens comme « un butin de guerre » à distribuer à ses partisans et combattants. Ce faisant le gouvernement actuel du Rwanda se comporte comme un gouvernement « voyou » et tant qu’il ne montrera pas des signes allant dans le sens d’être disposé à se comporter comme un gouvernement civilisé, soucieux d’assurer à chaque citoyen ce qui lui revient de droit, le FPR et son régime resteront illégitimes au Rwanda. Emmanuel Neretse Le 25 juillet 2008.
Catégories Actualités sur le Rwanda, Rwanda, Témoignages, ibuka bose
|
|
Commentaires / réactions
Displaying results 1 to 1 out of 1
ni amahoro amina from rwanda (Wednesday, 31-03-10 16:53)
uva rero nyakubahwa caisse sociale du rwanda igira amategeko igenderaho kandi ayomategeko yashyizweho FPR itaragera mu gihugu.bivuga ngo nta mpamvu yo kwitiranya leta na CSR kandi ufite uburenganzira ku mafaranga ye wese arayahabwa,ntabwo CSR ijya irobanura.abo bose bafite ibibazo ku mafaranga yabo niba bari mu gihugu bazegere ibiro bya CSR basobanurirwe uko bigenda dore ko amashami yayo ari muri buri karere. naho ku bari hanze bo ni ibindi bindi. murakoze
Autres messages :

