Comment régler durablement la question de l’insécurité à l’Est de la RDC ?

Est-ce que la « disparition » de Bosco Ntaganda dans le Parc de Virunga veut dire que la page sur son arrestation vient d’être tournée ? Si c’était le cas, il est clair que Ntaganda ne sera jugé ni par la CPI, ni par la justice congolaise. Plusieurs observateurs sont d’avis en effet qu’il détiendrait un certain nombre d’informations et de secrets sur des zones d’ombres des accords de Paix entre Kigali et Kinshasa que ni le Président Kagame, ni le Président Kabila n’ont intérêt qu’ils soient dévoilés. 
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Un livre de Joseph Sagahutu

Vient de Paraître : Joseph Sagahutu , Espérer contre toute espérance, Témoignage d'un rescapé des massacres de religieux au Congo - Collection "Mémoire Collective". ISBN : 2-9521712-6-2, format 14,8x2,183p - 17€

Editions Sources du Nil 2009

L’assassinat de Mgr Christophe Munzihirwa, Archevêque de Bukavu, le 29 octobre 1996, dès l’attaque du Zaïre par l’Armée Patriotique Rwandaise du Général Paul Kagame, s'inscrit dans la logique des nouveaux seigneurs de la guerre en Afrique des Grands Lacs : détruire toute autorité morale et éliminer tous les témoins de la tragédie surtout quand ils étaient suspectés d’établir des liens avec l’étranger. Au Rwanda et au Congo, les religieux furent aussi pourchassés et massacrés parce qu’ils étaient susceptibles d’offrir un havre de paix aux réfugiés rwandais et qu’ils avaient été témoins des massacres de populations ou de leurs confrères.

Le massacre des Frères Maristes d'origine espagnole à Nyamirangwe le 31 octobre 1996, le massacre de 11 religieux et religieuses d'origine rwandaise à Kalima le 2 mars 1997, s'inscrivent, eux aussi, dans la même logique.

Unique rescapé du massacre de Kalima, l’abbé Joseph Sagahutu a rencontré l’archevêque Mgr Christophe Munzihirwa avant son assassinat. Devant l’afflux de réfugiés rwandais et sa détermination à les accueillir le mieux qu’il pouvait, l’Archevêque Munzihirwa avait confié à l’abbé Joseph Sagahutu, la charge pastorale de Vicaire de sa paroisse natale de Burhale. Dans ses divers entretiens avec l’Archevêque, celui-ci lui recommandait de garder espoir : « Espérer contre toute espérance ». L’auteur a gardé cette phrase comme testament et comme nourriture sur son long et périlleux chemin d’exil.

 

 


Catégories

Livres sur le Rwanda, Témoignages, ibuka bose

 

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