TRIAL "Track Impunity Always" continue à inclure sur son listing de Rwandais 13/127 personnes libérées et innocentées
Chers amis,
J’ai opéré un screening du site de l’ONG suisse TRIAL
(http://www.trial-ch.org/fr/a-propos-de-trial/trial-se-presente/introduction.html; info@trial-ch.org), fondée en 2002.
J’ai été offusqué de constater que parmi la liste des 127 profils de personnes rwandaises accusées de tous les maux, TRIAL cite 13 personnes qui ont été, soit acquittées et qui sont donc libres de toute accusation, soit libérées après avoir purgé leur peine, et qui toutes reprennent ou doivent reprendre une vie normale. Voici cette liste de 13/127 (10,2%) personnes qui, en toute justice, et c’est une question de principe, devraient être sorties définitivement de la liste :
– Emmanuel Bagambiki (acquitté),
– Protais Zigiranyirazo (acquitté à Arusha),
– Hormisdas Nsengimana (acquitté),
– Jean Mpambara (acquitté à Arusha),
– Ignace Bagilishema (acquitté),
– André Ntagerura (acquitté),
– André Rwamakuba (acquitté),
– Gratien Kabiligi (acquitté à Arusha),
– Consolata Mukangango (libérée, peine purgée en Belgique),
– Julienne Mukabutera (libérée, peine purgée en Belgique),
– Eugène Rwamucyo (libéré en France),
– Georges Ruggiu (libéré, peine purgée en Italie),
– Léonidas Rusatira (innocenté et libéré)
Le logo de cette ONG suisse et donc européenne continentale stipule fièrement: « Track impunity always… everywhere ». D’accord pour les suspects de toute forme de crime, a fortiori de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qui doivent être jugées de manière juste et impartiale, avec instruction à charge et à décharge, et recours à un avocat de la défense ! Mais pas d’accord avec l’application de cette sentence « Track impunity always » à propos de personnes libérées et innocentées. C’est tout simplement un abus de pouvoir et un acte de non droit. L’on peut en effet considérer à juste titre que l’inclusion de personnes innocentées et donc innocentes, et de personnes libérées et ayant donc purgé leur peine, est un déni du Droit le plus élémentaire de la personne qui doit être réintégrée dans la société au terme du processus judiciaire et juridique.
Bien à vous.
Jean-Paul PUTS.
13/01/2010

